10/04/2016

A propos du groupe d’accompagnement pour le nouvel avion de combat !

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Berne, en cette fin de semaine, notre nouveau et réactif chef du DDPS a constitué un groupe d’accompagnement chargé de l’évaluation et de l’acquisition d’un nouvel avion de combat. L’objectif de ce groupe est d’obtenir une vue d'ensemble du projet.

Les buts :

Ce groupe d'accompagnement abordera tous les aspects des menaces présentes dans l'espace aérien et de celles qui en proviennent pour définir le rapport approprié entre les moyens de défense sol-air et les avions de combat. Ce groupe traitera en outre toutes les questions en lien avec l'évaluation et l'acquisition d'un nouvel avion de combat. Il accompagnera les travaux d'un groupe d'experts interne au DDPS s'occupant de la partie technique des dossiers. Une première séance est prévue avant la fin avril.

Le groupe actuel :

Présidé par l’ancien conseiller aux Etats Hans Altherr, le groupe de travail est formé de représentants des quatre partis gouvernementaux, de la Société suisse des officiers, de Swissmem, du DFAE, du DFF, du DEFR, ainsi que du DDPS et de l’armée.

Composition:

- M. l'ancien conseiller aux Etats Hans Altherr, président et représentant du PLR

- M. l'ancien conseiller aux Etats Peter Bieri, représentant du PDC

- M. l'ancien conseiller national Roland Borer, représentant de l'UDC

- Mme la conseillère aux Etats Géraldine Savary, représentante du PS

- M. le colonel EMG Stefan Holenstein, président de la Société suisse des officiers

- M. Beat Brunner, membre de la direction de Swissmem

- M. Simon Plüss, responsable du secteur Contrôles à l'exportation/Matériel de guerre, SECO, DEFR

- M. Jon-Albert Fanzun, collaborateur personnel du chef du DFAE et chef de cabinet, DFAE

- M. Karl Schwaar, directeur suppléant de l'Administration fédérale des finances, DFF

- M. le commandant de corps Dominique Andrey, conseiller militaire du chef du DDPS

- M. l'ambassadeur Christian Catrina, chef de la Politique de sécurité et secrétaire général suppléant du DDPS

- M. le commandant de corps Aldo Schellenberg, commandant des Forces aériennes

- M. Hans-Rudolf Sieber, chef des Finances du DDPS

- M. Peter Winter, directeur du domaine de compétences Systèmes aéronautiques, armasuisse

Ne manque-t-il pas des acteurs ?

Si l’on peut saluer ici, la création de ce groupe par notre Ministre de la Défense en vue des travaux préparatoire sur l’achat du nouvel avion de combat et d’une manière générale de l’ouverture du débat sur l’avenir de nos Forces aériennes, il n’en reste pas moins que, si la liste des représentants est démocratique avec notamment, une représentante du parti socialiste qui milite contre l’armée, il semble que les principaux représentants ne sont pas présents. Comment définir une ligne de conduite adéquate au sein de ce groupe, sans la participation d’un pilote de chasse? Sans remettre en cause les compétences de chacun, comment peut-on avoir une vision précise d’un sujet aussi complexe qu’un avion de combat et des tâches qui en découlent, sans avoir avec soi un pilote de chasse susceptible d’apporter ses « compétences métiers », son expérience ? Soit, une plus-value indéniable. Il ne s’agit pas pour l’heure de décider du choix de l’avion A, B ou C, mais bien de disposer de l’ensemble des connaissances nécessaires à l’établissement d’une feuille de route irréprochable. D’ailleurs, pour bien faire, un mécanicien devrait également être présent, car l’on néglige bien trop souvent le travail de la maintenance. Un avion de combat est un outil compliqué, que seul le binôme mécaniciens et pilotes est capable de mettre en œuvre correctement.

Il n’est donc pas trop tard, pour compléter ce groupe de travail, il n’en sera que plus « transparent » et « crédible ».

Commentaires

Connaissant les prises de position de Mme Savary, veut-on d'entrée tuer ce programme "d'acquisition" dans l’œuf?
D'une manière générale, je trouve qu'il y trop de "politiques" dans ce groupe...

Écrit par : forêt10 | 10/04/2016

Ce groupe de travail est important et devrait permettre d'éviter la cacophonie politique que nous avons connu avec le vote sur le fond Gripen. Mais la remarque est fort judicieuse, les pilotes ne doivent pas être mis de côtés et l'un des leurs doit être intégré à ce groupe de travail.

Écrit par : Steeve | 10/04/2016

Il y a deux groupes:
1) Un groupe d'experts composé de représentants des différents domaines concernés de l'armée, d'armasuisse et du Secrétariat général du DDPS.
2) Un groupe d'accompagnement composé d'un membre de chaque parti représenté au Conseil fédéral etc. Le groupe d'accompagnement suivra les travaux du groupe d'experts, discutera des aspects fondamentaux de l'acquisition et échangera ses vues avec celles du groupe d'experts.

Le pilote de chasse et le mécanicien devraient participer dans le premier groupe.

http://www.vbs.admin.ch/internet/vbs/fr/home/documentation/news/news_detail.60756.nsb.html

Écrit par : Karl Rieder | 10/04/2016

"les pilotes ne doivent pas être mis de côtés et l'un des leurs doit être intégré à ce groupe de travail." A condition d'être sûr qu'ils ne sont pas payés par le lobby Rafale. Au fait, c'est valable pour les politiques aussi. Les gens de cette commission devraient dire combien ils touchent de qui...

Écrit par : Géo | 10/04/2016

@psk : je pense qu'il est à peu près impossible de choisir un pilote sur ce panel.
.
Le problème central : la plupart des pilotes disponibles ont déjà une idée arrêtée de leur choix. Donc, du point de vue d'un responsable politique, choisir le pilote c'est déjà choisir l'avion... Même si, in fine, il faudra bien leur laisser la parole.

Écrit par : v_atekor | 10/04/2016

L'aspect professionel d'un pilote est absolument nécessaire à un bon déroulement préparatoire en vue de la future compétition.

Écrit par : Martin | 10/04/2016

@ V-atekor. On ne prépare pas dans ce groupe le choix A,B ou C comme je l'explique mais de la partie conception et besoin d'un avion et de la corrélation avec une défense sol-air. C'est là ou la connaissance d'un pilote doit venir compléter le manque de vision.

La compétition est un autre problème et le choix complexe.

Écrit par : PK | 10/04/2016

Effectivement, ce groupe ne vas pas aborder le type d'avion, mais bien la communication et la feuille de route en prévision d'un choix. Ceci, dit au vue de nos finances le rapport coût/efficacité jour en faveur d'un certain avion suédois.

Écrit par : Liv | 10/04/2016

je trouve que c'est une très bonne initiative d'incorporé une personne de divers partie politique dans le programme pour un nouvel avion.
personne ne pourra après venir dire que l'armée fait tout en cachette !!!
bon il y aura ceux qui sont là pour allumer le feu en prodiguant leur venin que c'est une mise en scène de l'armée en prétendant que ceux qui était contre l'achat d'un nouvel avion sont invité et seront manipulé.
on en reparlera, il y aura encore des problèmes.

Écrit par : michel | 10/04/2016

Tout pour finalement en revenir à choisir le Gripen ... que de temps et d'argent perdu

Écrit par : Spoutnik | 10/04/2016

@ Spountnik: Connaitre la Suisse , c'est connaitre ses spécificités politiques. La démocratie direct en est un élément indispensable, compliqué, mais au moins le Peuple à le dernier mot, on ne peut pas en dire autant en France ni même en Europe!!

Écrit par : Marco | 10/04/2016

@Spoutnik: je ne suis pas sûr que le Grippen soit gagnant d'office. Trois raisons à celà:
- Pour rappel, lors de la dernière confrontation technico -politique - financière de 2008, le Gripen C/D est sorti bon dernier. Le Gripen E a été amélioré en tout point, mais a-t'il été comparé aux derniers dévelopments des autres appareils? De plus, le meilleur remplaçant du F5 sera t'il le meilleur remplaçant du F18? Pas sûr! Il ne sagit plus d'épauler, mais d'être seul au "front".
- le projet Gripen a été refusé une première fois par le peuple. Est-ce un bon choix tactique que de représenter le même appareil? Il s'agira de convaincre les indécis.
- le conseillier fédéral en charge est-il aussi anti-européen (en particulier France / Allemagne) que le précédant? Le président français semble moins anti-Suisse que le précédant... voyons qui sera le suivant.

A mon avis, le choix est plus ouvert que ce que je lis ici. (Je suis suisse et sans provoque) à mon avis, le Rafale reste le grand favori!

Écrit par : Pascal (l'autre) | 11/04/2016

Tout chef de projet sait qu'un groupe décisionnel ne doit pas comprendre plus de 5 personnes avec un leader.
Ce groupe avec un nombre pareil de membres et aussi disparates ne va rien produire, si ce n'est des coûts inutiles.
Si on tient à une chimère pareille alors autant les charger aussi d'accompagner la défense aérienne... Au moins afin d'avoir un but cohérent...
Quel gâchis pour arriver à la même décision d'acheter le Gripen, comme Spoutnik le mentionne.
Bon entre-temps, le modèle E/F sera sur le marché avec le F-35 et les Su-37 ;-)
Courage, discutons!

Écrit par : Al&X | 11/04/2016

Comme la plupart d'entre vous, je trouve cette liste bien faite... mais manquant évidemment d'un pilote militaire et d'un mécanicien. C'est quand-même les premiers concernés et les plus à même de juger des besoins techniques (et non pas des besoins politiques et financiers).

Écrit par : Jo-ailes | 11/04/2016

@Pascal l'autre: Nous aurons un début de réponse dans d'ici l'été, la sortie prochiane des premiers Gripen E de série permettra de suivre au mieux le développement. Il est évident qu'en cas de forte maladie de jeunesse il n'y aura pas de deuxième chance.

Par contre si l'avion se comporte bien il a de très bonnes chances. Pourquoi ? Le prix, avec un besoin de 40 à 50 appareils et les finance du DDPS à tout juste 5 milliards (en tenant compte de l'ensemble des besoins) il sera impossible de disposer d'une dotation minimale de 40 aéronefs avec le Rafale et encore moins avec l'Eurofighter (tenir compte du coût à l'heure de vol également).

La question politique sur le vote de mai 2014 est déjà derrière, et la création du groupe d'accompagnement avec en son sein les partis politiques est une manière de préparer l'inévitable surtout en cas de referendum.

Et puis, il semble que pour l'instant Dassault ne soit pas très chaud pour répondre à l'appelle d'offre... a suivre nous aurons encore de quoi parteger sur le sujet durant ces trois prochaines
années. Et là c'est tout l'intérêt.

Écrit par : Steeve | 11/04/2016

@Pascal, Steeve, Spoutnik, Je ne pense pas que le choix sera plus ouvert cette fois-ci, Eurofighter est presque déjà recalé et Dassault ne voudra certainement pas se prendre un second râteau en Suisse. On comprend dès lors le peut de motivation. J'imagine que chez Dassault la réussite de la sortie du Gripen E sera l'élément clef pour se lancer ou non dans une offre pour notre pays. L'avionneur français en cas de bon fonctionnement de l'avion suédois préférera certainement se concentrer en Europe avec la Belgique et tenter de se placer aux EAU et peut-être finaliser se qui reste du contrat indien.

Mais comme l'écrit Steeve nous aurons l'occasion d'en reparler.

Écrit par : Martin | 11/04/2016

le problème avec le gripen testé était le version C et ce qui a fait très mal est le manque de logique de notre ancien conseiller fédéral qui a plus coulé le programme évaluation et achat dont nous connaissons bien les erreurs et qui sont encore marqué sur la majorité du peuple et y faudra du doigté pour notre nouveau conseiller fédéral pour sortir du bourbier la version E.
après il est normal de tester plusieurs avions mais je pense qu'il sera pas nécessaire de refaire une évaluation complète vue que les avions sont connu sauf pour le gripen connu mais nouveau aussi ou il faudra le poussé un peu plus.
après quel choix ? un rafale plus cher qui théoriquement, avec 1 avion on fait le travail avec 2-3 gripen ? reste à voir.
le prix nous savons qui est le moins cher.
la quantité de +/- 50 avions qui comprend le remplacement de nos F18 avec au final plus qu'un modèle pour notre aviation.
30 rafales font le travail de 50 gripen ? oui peut-être et reste à voir mais tous les avions ont le même problème --- la maintenance --- en ayant moins d'avion est aussi un risque de disponibilité sur le temps.

Écrit par : michel | 11/04/2016

@Martin, je ne suis pas sûr que Dassault aie prit un râteau en Suisse. Le Rafale a fini premier de l'évaluation de 2008 (contre le Gripen C entre autre). Le choix du Gripen E (meilleur que le C, mais jamais formellement comparé aux autres) était sans doutes autant politique que technique. Le râteau, je le vois autant pour Saab à la votation...
La réévaluation entre le Gripen E (nouveau type), les versions actuelles des Rafale et Eurofighter est au contraire nécessaire. 10 ans ont passé ! Tous les appareils ont évolué.

Écrit par : pascal (l'autre) | 11/04/2016

@Pascal l'autre: je pense qu'il faut dissocier le vote qui a été perdu suite à une communication désastreuse du DDPS et le choix qui a été porté sur le Gripen E. Dassault était persuadé de gagner la compétition dès le début. Pires, une fois le choix fait, la communication de l'avionneur à tenté de descendre en flamme l'avion suédois avec de fausses infos. La seule réussite à été que ces informations douteuses ont servit le camps du Non. En résulte une image plutôt désastreuse de l'avionneur français qui d'ailleurs n'a même pas tenu ses promesses en matière industrielles.

Écrit par : Martin | 12/04/2016

Bonjour,

Le jour que l'on verra un Gripen en opération de guerre, on pourra peut-être le considérer comme autre chose qu'un avion de seconde catégorie !

Salutations

Écrit par : Stef | 12/04/2016

@Stef: Pour votre infos la version C du Gripen a été engagée en Libye dans les opérations de reconnaissances à basse altitude soit particiliprement dangereuses ! Le non engagement d'armes était par contre politique la Suède étant neutre. Le jour ou en France on se montrera moins arrogant et superficiel, peut-être que la situation ira mieux !!

Écrit par : Serge | 12/04/2016

@Stef: Votre commentaire n'a égal que votre arrogance, une bonne raison ne pas entrer de l'UE, ne pas acheter français !

Écrit par : Marco | 12/04/2016

Bon et bien reprenons une discussions un plus sérieuse Gentleman !

Écrit par : Steeve | 12/04/2016

@Steeve: "Bon et bien reprenons une discussions un plus sérieuse Gentleman !"
Merci.

J'aurai une petite question: (je laisse volontairement le cas du Gripen E/F de côté, sachant qu'il devrait entrer dans le budget de nos forces aériennes, à moins d'une très grosse surprise)
On sait que les Rafale et Eurofighter ont un coût d'utilisation supérieur au F-5E/F, qu'en est-il comparé aux F/A-18?
Je m'explique: si leur coût est inférieur à celui du Hornet et que ça correspond à ce que coûte en moyenne nos Tiger et Hornet, ce ne serait pas totalement irréaliste que ces modèles d'avions soient utilisés par nos FA, non?

Écrit par : Jo-ailes | 12/04/2016

@ Jo-ailes: le coût moyen à l'heure de vol d'un Hornet en Suisse (carburant, huile, salaires mécano, pilotes) est en moyenne entte 10'000 et 11'000 dollars US. Selon diverses estimations internationale (les coûts étant variables d'un utilisteurs à l'autre (salaires, taux de change)) L'Eurofighter est estimé entre 16'500 et 18'000 dollars US, le Rafale 14'500 et 16'000 dollars US.

Écrit par : PK | 13/04/2016

Merci Pascal!
Donc ces autres appareils biréacteurs reviennent nettement plus chers à l'utilisation que nos Tiger et que nos Hornet... ^^

Écrit par : Jo-ailes | 13/04/2016

Bonjour,

@steeve : merci !

@PK : je suis perplexe sur les coûts d'entretien car le Hornet est d'une génération différente. Ce faisant, les comparaisons entre ces chiffres n'est-elle pas un peu abstraite ?

Cordialement / Frédéric

Écrit par : FredericA | 13/04/2016

@ Jo-ailes: oui absolument.

Écrit par : pk | 13/04/2016

@PK et Jo-ailes: Il est (très) difficile de connaître les chiffres exacts.
Voici les chiffres "officiels" (copie de l'extrait) remis par les responsables "OPEX" aux sénateurs français:

- Concernant les Rafale, le coût d'entretien par heure de vol atteint 14.596 euros contre 8.082 euros pour un Mirage 2000, plus ancien et 6.902 euros pour un hélicoptère Puma. " D'une manière générale, l'entretien programmé des matériels des nouvelles générations est plus onéreux que celui des générations précédentes".-

Chacun pourra y trouver SA vérité...

Toutefois, la fourchette exprimée par Pascal paraît correcte.

Je ne possède aucune donnée (officielle) concernant le Typhoon.

Il faut également, prendre en considération le taux de disponibilité des aéronefs. (le chiffre avancé dans ce rapport est de 93% pour le Rafale, 88% pour le Mirage et 57% pour le Puma.

Je ne pense pas que nos escadrilles seront soumises à de telles exigences.

Écrit par : forêt10 | 13/04/2016

Bonjour et ravi déjà de faire bondir mes détracteurs: on parle "solution" (Rafale, Gripen, ...) et on n'a pas posé le "problème". Quel est-il ? Que voulons-nous ? Que seront les défis de l'aviation à la date où les nouveaux appareils seront livrés ? Hein ? Elle n'est pas bonne cette question ? Sommes-nous dans la défense ou l'attaque ? Sont-ce les cohortes de migrants nos ennemis futurs ? Pourquoi tenter de rattraper un avion qui vole plus vite que nous ? Ne faut-il pas simplement monter vers lui au point de rencontre, gentiment ? Allons, posons le problème, le défi, les envies et les besoins contextualisés. Et alors nous demanderons des offres. Et le le premier avionneur helvétique aura des réponses, c'est certain.

Écrit par : René Bart | 13/04/2016

@René Bart: Les questions que vous posez ici ont des réponses ceci depuis longtemps. Mieux, les outils dont nous parlons "Rafale, Eurofighter, Gripen, F-35" y répondent et y répondront clairement. Après, il s'agit d'un choix technique, financier, et adapté à chacun(entender par-là qu'un pays choisira en fonction des appareils selon des besoins intrinsèques bien spécifique).

Monter gentiment vers l'avion à controller ? Au vue des vitesses d'un avion de ligne ou militaire et à plus forte raisons dans un territoire exigu comme la Suisse, la détection avec un radar performant et l'accélération sont des éléments indispensables à la réussite. Non, les PC-7 et autres PC-21 ne peuvent et ne sont pas conçu pour celà.

Écrit par : Steeve | 13/04/2016

Merci Steeve, je comprends fort bien la démonstration. Et je note l'importance, pour moi également, d'un système de radar performant et d'une réponse à très haute réactivité. Si possible à coût économique raisonnable car, heureusement, il y a plus de temps de paix que de temps de guerre. Enfin, depuis 1945 ... ça n'est pas loin, c'est vrai aussi !

Écrit par : René Bart | 13/04/2016

@ René Bart: Finalement votre théorie démontre que PK a parfaitement raison de demander à ce qu'un membre du corps des pilotes participe aux discussions politiques suer la feuille de route du nouvel avion de combat.

Cher Monsieur, vous-êtes-vous déjà posé la question pour quoi les pilotes militaires suisses ou chez nos voisins optent pour des jets et non des appareils turbopropulsés ? Les réponses vous les avez ici de part PK mais aussi d'autres intervenant.

Mais peut être aurez-vous l'occasion lors d'un meeting ou si votre route vous conduit à Payerne sur la base aérienne de parler avec un pilote, qui vous expliquera encore mieux les besoins qu'il rencontre au quotidien et pourquoi seul un jet moderne convient.

Écrit par : LIv | 13/04/2016

Pour ce qui est du prix de l'heure de vol, il y a plusieurs façons de voir les choses:
- purement comptable (comme discuté ci-dessus), le prix de l'heure de vol considéré comme tel, comme fait ci-dessus avec certainement les meilleures valeurs disponibles. Attention toutefois à avoir des données comparables, ce qui n'est pas forcément le plus simple (coût de la main d'oeuvre, taxes, TVA...). Là, c'est probablement le Gripen le moins cher.
- après on peut compléter avec des aspects missions:
a) intercepteur pur : décoller, intercepter, atterrir. Là aussi, le Gripen est sans doutes avantageux
b) temps sur zone, genre protection Davos: là par contre, le but c'est d'avoir de l'autonomie et un chasseur plus lourd (F18, Rafale, EF, etc) sera plus avantageux (il en faut moins pour le même temps sur zone)
c) patrouille lointaine : la aussi, un chasseur plus lourd sera avantageux
d) bombarder (beaucoup) : un bombardier stratégique sera mieux (B-52 sera meilleur marché à la tonne de bombe). Bon pour nous c'est peu intéressant...
e) bombardier tactique : la aussi, un chasseur genre Rafale capable de transporter bc de bombes et bc de missiles d'auto-protection sera à nouveau moins cher à mission donnée...
Ce que je veux montrer, c'est que le simple coût de l'heure de vol ne permet pas de déterminer quel est le type le plus avantageux pour un pays donné...
D'où l'intérêt d'une évaluation complète...

Écrit par : pascal (l'autre) | 13/04/2016

@ Pascal l'autre, Forêt10,Jo-ailes : effectivement la problémarique des coûts est complexe, variable, la fourchette de prix transmise plus haut n'est pas figée dans le temps et ne peut que donner une image de la réalité, les prix eux sont évolutif.

Il faut tenir compte que d'une manière générale les coûts à l'heure de vol tiennent compte de multiples facteurs, et ceux-ci font généralement baisser le coût à l'heure de vol lorsque l'avion a attieint sa pleine maturation (gestion des systèmes, amélioration des performances moteurs grâce aux logiciel) puis la tendance s'inverse en fin de vie avec les problèmes de structure, les difficultés à trouver des pièces de rechange. Bref, les coûts ne sont pas fixe mais évoluent tout au long de la vie d'un aéronef. Nos Hornet vont par exemple voir leurs coûts de maintenance augmentés dans la période 2023-2030, alors que ceux des Rafale, Gripen et Eurofighter seront encore en phase de diminution.

Écrit par : PK | 14/04/2016

@pascal (l'autre): Merci. Je suis tout à fait conscient de ces différences, mais comme notre force aérienne est en grande partie destinée à effectuer les missions des points a, b, e de votre message (plus la reconnaissance tactique) comparer les coûts de l'heure de vol permet déjà de se faire une idée, bien que peu précise.

Pour la reconnaissance, j'imagine aussi que le Gripen serait plus avantageux, comme pour l'interception pure (pour autant que la version E/F tienne ses promesses et qu'il soit plus réactif que la version C/D qui avait été moins efficace que nos Hornet)
Pour la patrouille aérienne sur zone et les missions de bombardement tactique, comme vous le dites, c'est à voir en effet (des cycles atterrissages-décollages moins nombreux sont plus économiques).

Je vois la formation de ce groupe d'accompagnement comme une bonne chose (surtout si par la suite des représentants des pilotes et des mécanos intègrent l'équipe): cela permettra de montrer que ces évaluations seront faites de manière transparente et que le choix est réfléchi, ce qui augmentera la difficulté des opposants à faire capoter le projet.
Un avion de patrouille lointaine, un avion d'entrainement ou un bombardier stratégique n'est pas adapté à nos besoins... je doute que les candidats retenus seront différents du trio final de la première évaluation.

Écrit par : Jo-ailes | 14/04/2016

@ René Bart
que de questions effectivement.
je vois que vous avez un point de vu très différent sur un achat d'un nouvel avion, je comprend vos doutes, pourquoi achat d'un avion, de son utilité, de son prix.
je pense que vous ne voyais qu'une perspective prix et que ca sert à rien.
pouvons-nous prédire l'avenir ? NON, pouvons-nous dire qu'il y aura jamais de guerre ? NON, pouvons-nous dire qu'il y aura jamais un avion dans le ciel avec de mauvaises intention ? NON
regardons en Asie, Russie, Moyen-Orient, que ce passe t'il pour ces pays ? ils remettent à jour leur défense et pourquoi ?
le monde actuel est sur un poudrière si on peu dire comme ca, je sais que ce serais bien de voir le contraire mais on ne peut changé ce qui ce passe dans le monde.

Écrit par : michel | 14/04/2016

quel avion serais le mieux pour la Suisse ? le plus gros, le plus cher, le plus rapide ? rien de cela mais juste avion adapté a notre pays et nos obligations.
effectivement pourquoi refaire une évaluation si on connais le choix final
ne pas oublié si un avion intrus entre dans notre pays il sera déjà vu par nos radars même avant qu'il soit sur la Suisse, après nous sommes en contacts avec nos pays voisin.
nous ne pouvons ne pas avoir de défense aérienne dépassée, il faut resté au niveau.
nous n'avons pas besoin d'un avion furtif ou qui transporte 8'000kg d'armement sous ses ailes.
le but d'un avion en Suisse est de protéger notre espace aérien.
après on pense on a un avion dernier cri mais de conception date de 10ans, oui il faut du temps du développement a sa production, ne pensons pas qu'on a un avion dépassé technologiquement car pendant ces années toute la dernière technologie est intégrée dans l'avion, mais tout constructeur du monde entier passe par là.

Écrit par : michel | 14/04/2016

@PK @Llv Merci de vos mots et, je confirme, s'agissant de choisir une machine, un système, un constructeur, etc ... on ne devrait pas solliciter le peuple mais bien les pilotes et la maintenance! Maintenant la "politique générale" et la "typologie prévisible des engagements futurs de forces militaires" devraient faire l'objet d'une réflexion top-down et complètement politique, fût-ce au prix d'un référendum. La dernière votation semblait faire réfléchir le peuple pour un avion ou un autre, or les "non" sont provenus de ceux qui ne voulaient simplement plus d'une armée. Si on me soumet une politique, en tant que citoyen, je serai capable de choisir les ressources nécessaires. Si on me demande ma préférence entre une solution à un ou deux réacteurs, pfffffffffffff

Écrit par : René Bart | 14/04/2016

Pour rappel: le résultat fut serré, juste au dessus de 50% de NON, et parmi eux, il y en avait qui espéraient en votant de la sorte que nos pilotes auront droit à un meilleur avion... c'était parti d'une bonne intention...

Écrit par : Jan | 14/04/2016

Pour info: Notre conseiller fédéral Guy Parmelin effectue en ce moement sa première visite officielle en Suède, les 14 et 15 avril. Il y rencontrera son homologue suédois Peter Hultqvist. Cette rencontre doit permettre un échange d'informations et d'idées sur la politique de sécurité en Europe, ainsi que la coopération bilatérale. Le conseiller fédéral Guy Parmelin profitera également de cette rencontre pour expliquer le projet d'évaluation d'un nouvel avion de combat pour l'Armée suisse présenté en février par le Conseil fédéral.

Écrit par : Marco | 15/04/2016

J'observe avec intérêts votre processus de remplacement de vos F-18. Il existe en Suisse comme au Canada maintes similitudes dans ce dossier de le renouvellement de ces aéronefs. La constitution de comité est une excellente manifestation de la vigueur de la démocratie dans un pays. Mais ce comité pourra-t-il convenablement et sereinement remplir le mandat qui lui est confié? Ce n'est vraiment pas dans les moeurs politiques canadiennes de constituer un tel comité sur l'achat de matériel militaire! Je me demande si on trouverait suffisamment de canadiens intéressés à ce sujet pour constituer un tel comité. Votre opinion publique me semble davantage préoccupée par les différents aspects de la défense de votre pays qu'au Canada. Le montant des deniers publics engagés dans cet achat est énorme et les considérations purement aéronautiques sont tellement complexes qu'aucun candidat ne ressorte clairement du lot. Et le temps pour prendre cette décision est compté. Un très cordial bonjour d'un lecteur d'Outre-atlantique.

Écrit par : Simon Perrault | 15/04/2016

@Simon Perrault : La constitution d'un groupe d'accompagnement pour cette acquisition n'est absolument pas habituel. Durant la précédente campagne qui a vu le refus du Gripen par une petite majorité des votants, un des arguments des opposants était que l'avion n'était pas adapté ("avion de papier" car il n'avait pas encore volé, pas assez performant, trop cher, etc.). La constitution de ce groupe qui déterminera les besoins afin, par la suite, de choisir l'avion le plus adapté, permettra de démontrer à tous qu'un travail de réflexion a été fait avant la décision d'achat. Une difficulté supplémentaire pour les opposants pour contrer cet achat.
En tout cas, ça nous changera de l'ancien conseiller fédéral qui donnait l'impression de ne rien y connaître et de ne pas s'y intéresser. ^^

Écrit par : Jo-ailes | 15/04/2016

Pour ce qui est de l'avion de papier, nous serons fixés le 18.5.2016 : http://saab.com/air/gripen-fighter-system/gripen/gripen/

Écrit par : Al&X | 17/04/2016

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