22/01/2016

La chaine du F-22 « Raptor » ne redémarrera pas !

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Le secrétaire de l'armée de l'air est venu en fin de semaine, éteindre les espoirs du redémarrage de la chaine de fabrication du Lockheed-Martin F-22 « Raptor ». L’avion a cessé d’être produit avec 187 exemplaires à ce jour.

 

Maintien des équipements :

Par contre, il a été confirmé que l'outillage et les équipements nécessaires pour produire le F-22 « Raptor » de supériorité aérienne, restent stockés avec les instructions vidéo pour les différents processus d'assemblage. Ce qui devrait permettre à l’avenir permettre de fabriquer des pièces de rechange pour l'avion et de ses deux moteurs Pratt & Whitney F119. Optimisé pour le combat air-air de supériorité, l'exigence initiale était de 750 avions. Ce nombre a chuté à 339 plus tard, puis à 187 plus huit avions d'essai. Les coupes budgétaires de 2009 ont eu raison de l’avion dont Lockheed-Martin avait remporté le contrat il y a 18 ans. L’avion aurait dû remplacer l’ensemble des Boeing F-15 «Eagle» en tant qu’avion de supériorité aérienne. La chaine de montage a été stoppée en décembre 2011.

Tentative de relance :

Ces derniers mois, des officiers de l'US Air Forces retraités et actifs ont appelé à la remise en route de la chaine d’assemblage du F-22. Pour eux, la fin du « Raptor » a été "la plus grande erreur jamais commise au sein de la défense», d'autant plus que l'aéronef se retrouve en action en Syrie et que la Russie et la Chine finalisent de leur côté des avions de combat de cinquième génération concurrents.

Rappel :

Le F-22 "Raptor" a été conçu pour réduire au maximum sa signature radar qui, au final, est environ 100 fois inférieure à celle d’un F-15 «Eagle» bien que les deux avions aient à peu près la même taille. L'avion est entièrement recouvert d'une peinture absorbant les ondes radar. De plus les surfaces de contrôles sont conçues par thermoformage pour éviter d'utiliser des rivets qui créeraient des aspérités et ses antennes et détecteurs sont noyés dans le revêtement.

Pour réduire la signature infrarouge le F-22  dispose d’un système de refroidissement très sophistiqué. La chaleur est évacuée dans le carburant et part dans le sillage des réacteurs. Ce système ayant été calculé avec une tolérance réduite, quand l'avion termine sa mission, les équipements internes sont à haute température et pour diminuer la chaleur, les soutes sont ouvertes au sol. C'est l'une des raisons qui font que les frais de maintenance du F-22 sont particulièrement élevés.

Le « Raptor » dispose de son armement dans deux soutes latérales et une soute ventrale, afin, de maintenir sa furtivité. Les soutes latérales peuvent contenir 1 missile AIM-9 «Sidewinder»chacune. La soute ventrale peut recevoir 4 à 6 missiles AIM-20 AMRAAM, dans les soutes latérales et 2 AIM-120 AMRAAM ou 8 bombes  GBU39. Le F-22 dispose cependant de 4 pylônes sous les ailes, utilisables quand la furtivité n'est pas indispensable.

Le radar principal de type AESA est couplé directement aux divers capteurs noyés dans la cellule. Les moteurs Pratt & Whiney F119 qui produisent environ 38.000 livres de poussée chacun, permettent une vitesse de croisière Mach 1,8, sans postcombustion. Avec postcombustion la vitesse maximale est  d’environ Mach 2,2 et l’avion peut voler à 60.000 pieds. Les tuyères des réacteurs sont dotées de la poussée vectorielle et peuvent être orientées de 40 degrés vers le haut ou le bas, soit pour améliorer la manœuvrabilité, lors d'un combat aérien, soit pour réduire la distance de décollage.

Le F-22 est le premier avion militaire à disposer d'un tableau de bord entièrement composé d'écrans LCD multi-fonctions couleurs, en complément du système HOTAS (MMM, Mains sur Manettes et manche) et du viseur tête-haute.

 

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Photos : le F-22 « Raptor » @ USAF

 

 

 

Commentaires

Ils pourraient très bien ouvrir l'export à cet avion pour relancer la fabrication, le Japon était interessé, l'Australie aussi. Sa conception remonte à 20 ans, donc ce n'est plus un avion hitec comme pourrait l'être le F-35, et cet interdiction à l'export est à présent un peu obsolète.
Cela donnerait aussi une alternative à ceux qui ne veulent plus du F-35 et éviter qu'ils partent du coté européen (Eurofighter, Rafale, Gripen)

Écrit par : Spoutnik | 22/01/2016

En réponse @Spoutnik la chose parait compliquée. Même si la technologie date il y a certainement des spécificités que les USA veulent se garder pour eux : tous ce qui touche à la furtivité revêt une grande importance pour les militaires US, même si les nouveaux radars remettent en cause ces techniques.

Par ailleurs même si certains pays ont pu présenter un intérêt pour cet avion son coût d'achat et encore plus d'exploitation rendent son acquisition très compliquée. L'Eurofighter et le Rafale posent déjà des problèmes, alors un avion dont le coût opérationnel serait près de 4 fois plus élevé que ces derniers revient tout simplement inabordable

Écrit par : PC911 | 23/01/2016

Explique moi alors pourquoi le F35, qui a la meme techno furtive et des composants bien plus perfectionnés et modernes est autorisé à l'export ?
Aux dernieres nouvelles il estp aussi plus cher que le F22, à l'achat comme à la maintenance.

Écrit par : spoutnik | 23/01/2016

@spoutnik : le F35 n'a pas la même techno de furtivité (celle du f22 est plus proche de celle du B2), ni les mêmes technos embarquées de façon générale. Et le F22 est plus cher que le f35. Ca fait beaucoup d'erreur en simplement 3 lignes.

Écrit par : v_atekor | 25/01/2016

Les techno embarqué sur F-22 ont plus de 30 ans, ceux du F-35 ont à peine 10 ans. En 20 ans l'electronique a fait de très gros progrès.

Concernant le cout, tu confonds cout de l'appareil avec cout de développement.
Chiffres wiki:
-Cout de developpement F-22: 66.7 Md$
-Cout unitaire du F-22: 150M$
-Cout de developpement F-35: 1500 Md$ (pour 3 versions)
-Cout unitaire du F-35: 98 à 116M$ selon la version

Si le cout unitaire du F-35 est faible c'est parcequ'il est amortie sur son carnet de commande qui s'élève à au moins 3100 appareils. Le F-22 n'étant produit qu'à 195 unité la somme lié au dev a reporter par avion est donc plus importante.
Concernant la furtivité, je doute que la technologie de furtivité d'il y a 30 ans soit plus performante que celle d'aujoud'hui. Idem pour l'électronique embarquée.

Écrit par : Spoutnik | 25/01/2016

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