26/10/2015

Plus de F-16 pour le Pakistan !

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Washington, l’administration Obama prépare la vente de 8 nouveaux avions de combat Lockheed-Martin F-16  « Fighting Falcon » au Pakistan, et ceci en reconnaissance de la lutte des autorités du pays contre les militants talibans.

La vente arrive dans sa phase finale, et a été confirmée suite à la rencontre entre le Premier ministre pakistanais Nawaz Sharif et le président américain Barack Obama à Washington, DC.

En 2006, le Pakistan avait signé un contrat avec les Etats-Unis afin d’acquérir 12 nouveaux avions de combat F-16C et 6 F-16D Block 50/52 qui ont été livrés en2012. En parallèle, le Pakistan a modernisé 41 F-16 au sein des installations de Turkish Aerospace Industries (TAI). L’entreprise turque a procédé à la modernisation des aéronefs pakistanais dans ses installations de Kazan près d’Ankara. Plus de plus de 1300 pièces ont été changées sur chaque F-16, il aura fallu six mois de travail par avion. 

Les F-16 pakistanais ont reçu un renforcement de la structure des F-16, une nouvelle avionique avec écrans couleurs, la mise en place d’une liaison de données Link16, d’un nouvel enregistreur de vol numérique et une mise à jour des logiciels radars au standard AN/APG-68 (V)9. Le montage d’un viseur de casque de type JHMCS. De nouvelles radios AN/ARC-238 avec HAVE QUICK I/II. Les F-16 pakistanais disposent également d’une nouvelle protection électronique avec les systèmes ALQ-211 AIDEW d’alerte et le système de contre-mesures électronique AN/ALQ-184. Les 8 nouveaux F-16 seront aux mêmes standards que les appareils modernisés.

 

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Photos : 1 F-16 C pakistanais @ Daniel Obers 2 F-16D pakistanais Marc Van Zon

 

Commentaires

Concernant d'anciens débats concernant le Rafale :

Des avions de chasse français en « suractivité » face à l’Etat islamique après seulement 2 frappes aériennes…


Lors du raid français sur Rakka en Syrie, le 8 octobre, ses Mirage 2000 se sont tenus à proximité, juste derrière la frontière avec l’Irak, tandis que les Rafale venus d’Abou Dhabi frappaient l’Etat islamique. La base aérienne jordanienne Prince-Hassan, située à 115 km au nord-est d’Amman, est devenue un point nodal de l’opération « Chammal » en Irak et en Syrie. Les équipages des six chasseurs français qui y sont déployés depuis décembre 2014, avec le renfort d’un avion de surveillance, sont même « en suractivité », selon des sources parlementaires.

Dans les rangs français, la base ne doit être citée officiellement que sous son nom de code « H5 », ou BAP, pour « base aérienne projetée », au prétexte de ne pas froisser les autorités jordaniennes. Le site, avec ses 230 personnels français, est fermé aux reporters. Il est seulement rendu accessible lors des visites encadrées des autorités officielles, comme ce fut le cas avec le premier ministre Manuel Valls, lundi 12 octobre.

Cependant, deux députés, Marie Recalde (socialiste) et Alain Marty (Les Républicains), en mission sur place du 18 au 21 septembre, ont rapporté des éléments précis à l’occasion de l’audition, le 7 octobre, par la commission de la défense du nouveau chef d’état-major de l’armée de l’air, le général André Lanata, dont le compte rendu vient d’être mis en ligne.

« Aucune zone sûre en cas d’éjection des équipages »

Les élus, qui saluent l’engagement des personnels, mettent le doigt sur une forte préoccupation : « Le sujet majeur est la fonction de sauvetage », a indiqué M. Marty. « Compte tenu des théâtres d’engagement, il n’existe en effet aucune zone sûre en cas d’éjection des équipages. Or les Mirage 2000 étant monoréacteurs, la crainte d’une panne compromettant le vol est en permanence présente à l’esprit. » Le sort terrible subi par Maaz Al-Kassasbeh, le pilote du F16 jordanien tombé à Rakka qui avait été brûlé vif dans une cage en décembre 2014 à des fins de propagande par l’Etat islamique, n’est pas oublié.

« J’ai bien conscience de la situation tactique et des dangers inhérents au survol d’une zone hostile, a répondu le général Lanata. C’est la raison pour laquelle nous accordons une attention particulière à la capacité de sauvetage en zone hostile, qui est aujourd’hui principalement assurée par les Américains sur les théâtres syrien et irakien. Nous sommes en effet parfaitement conscients des conséquences humaines et politiques de l’éventuelle capture d’un équipage ».

L’activité de la BAP « est permanente et soutenue, et la mission particulièrement exigeante », a relaté Mme Récalde. « Deux patrouilles de deux avions sont effectuées six jours sur sept, poursuit-elle. Le “no fly day” étant consacré au maintien en condition opérationnelle [la maintenance]. Les équipages réalisent ainsi vingt-quatre sorties par semaine. » Chaque avion effectue soixante-douze heures de vol hebdomadaires – en comparaison, c’est vingt et une heures dans les missions en France. « La base doit, en outre, être en mesure d’offrir pendant une semaine une capacité “surge”, qui suppose la mobilisation de deux avions supplémentaires, soit l’intégralité de la flotte présente », a précisé la députée.
Températures extrêmes et tempêtes de sable

Les avions français de la base Prince-Hassan comptent pour 500 des 1 100 opérations de Chammal, et la grande majorité des objectifs détruits (300 sur 350). La quasi-totalité des sorties des Mirage 2000 sont des missions d’appui des troupes au sol (5 % seulement étant des frappes sur dossiers d’objectifs préparés). Avec des températures extrêmes – 58 degrés au mois d’août –, des tempêtes de sable, la vétusté des installations américaines de cette base qui date de 1969, les conditions sont « particulièrement sévères », soulignent les deux députés.

Depuis la Jordanie, les pilotes français ne mènent pas de vols conjoints avec leurs camarades jordaniens ou américains qui partagent le site, bien que la coordination soit totale avec ces deux pays dans la coalition déployée en Irak. Mais, en août, un exercice conjoint de « force protection » a réuni les soldats des trois pays sur la base pour tester la réaction collective face « à une agression éventuelle » des installations. Une petite information glissée dans le dernier magazine interne de l’armée de l’air.

On ne parle que peu des Rafales en haut lieu, en tout cas, ce sont les Mirages 2000 qui semblent faire le travail !

Écrit par : Corto | 26/10/2015

@Corto : c'est quoi le lien avec le F16 ? Je sais que ce sont des avions de même génération et qui font encore le boulot en Syrie (F16 et M2k plus que Rafales et F18) mais pour le lien avec le Pakistan ?
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Oui, si la France était plus riche elle n'aurait remisé tous ses M2k pour des rafales, en aurait le double et il n'y aurait moins de soucis pour la récupération des équipages ; mais ce n'est pas le cas et l'armée de l'air est très sollicitée ces temps-ci, depuis la Syrie, l'Irak, le Mali, la RCA, sans compter la routine dans les ciels européens et guyanais...

Écrit par : v_atekor | 27/10/2015

@Corto : Je ne vois pas quel est le "débat" sur le rafale, je ne vois pas ce que votre message apporte à cette information en particulier. Et je ne vois pas en quoi taper sur la France, les rafales et les M2k et ses équipages apporte quoique ce soit.
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Pour les deux frappes, ils ne s'agit que de celles menées en Syrie, pour lesquelles il y a des limitations politiques très puissantes puisqu'il faut rester dans le cadre de l'autodéfense, c'est à dire du bombardement de personnes susceptibles de mener des attentats en France, pour rester dans le cadre légal annoncé.
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En Irak, c'est une autre affaire.

Écrit par : v_atekor | 27/10/2015

@ Corto :
Ceci est très intéressant, mais quel est le rapport avec les F-16s pakistanais ?

Écrit par : Matt | 27/10/2015

Engagés sur le théâtre syrien en septembre 2015
*6 avions Rafale6
*3 avions Mirage 2000D6
*3 avions Mirage 2000N6
*1 avion Atlantique 26
*1 avion C-135 FR6
*700 hommes

Bah, oui. J'imagine que les équipages sont en suractivité, et plus ceux de l'Atlantique et du C135 que ceux des rafales...

Écrit par : v_atekor | 27/10/2015

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