27/04/2015

A380 : Dix ans déjà !

 

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Toulouse, le temps passe, déjà dix années que l’A380 a effectué son premier vol.Airbus fête ce lundi, le dixième anniversaire du premier vol d'essai de l'A380. Le 27 avril 2005, à 10h29, le premier prototype de l’A380, numéro de série 001 F-WWOW avait décollé devant plus de 50.000 personnes depuis le tarmac de l'aéroport de Blagnac. 3 heures et 53 minutes plus tard, le plus grand avion commercial jamais construit au monde était revenu se poser en douceur

 

Aujourd’hui, l’A380 est en service au sein de 18 compagnies et s'est vendu à 317 exemplaires, dont 156 volent actuellement. Depuis dix ans, l'appareil a fait voyager 85 millions de passagers. Le problème de l’A380 provient du manque de vente, qui ne suffisent pas à rentabiliser le programme d'Airbus. Et même si l'avionneur européen, avec cet avion, possède 90% du marché des très grands porteurs. Pour beaucoup de compagnies aériennes, la logistique est lourde à mettre en place.

 

Pourtant, l’A380 ne manque pas d’atouts, grâce à son volume exceptionnel, l'A380 offre plus d'espace que son concurrent. Ses cabines sobres, soignées dans les moindres détails, et ses allées spacieuses, vous invitent à la quiétude et à la sérénité. L'A380, issu des dernières avancées technologiques, il est l'avion le plus silencieux de sa catégorie. Grâce à la performance de ses moteurs et à son profil aérodynamique, il émet en effet 2 fois moins de bruit au décollage qu'un avion classique. Les matériaux utilisés pour la construction de l'A380 (fibres de carbone, de verre et d'aluminium notamment) ont permis d'alléger sa masse et d'améliorer son aérodynamisme. Malgré sa taille imposante, l'A380 consomme 20 % de carburant en moins que l'A330.

 

Photo : l’A380@ Airbus

 

 

Commentaires

@pk : lorsque tu parles de rentabiliser le programme, tu parles de quoi exactement ? Car pour EADS, les appareils vendus en 2015 sont les premiers rentables, avec un passage à l'équilibre l'an passé...

Écrit par : v_atekor | 27/04/2015

L'art de la comptabilité est de faire paraître les comptes les plus beaux possible. Le programme du Boeing 787 en est la preuve.

Écrit par : Benoit | 27/04/2015

Certes l'A380 n'a pas atteint ses objectifs de vente et donc de rentabilité, mais j'avais lu dans un A&C, que Boeing qui avait autrefois le monopole du Jumbo jet avec le 747, imposait aux clients du 747 de prendre aussi des autres modèles (737, 767, 777).
Avec l'arrivée de l'A380, Boeing a non seulement perdu le leadership du Jumbojet mais ne peut plus imposer d'autres modèles à ses clients du 747.
Donc, si l'A380 n'a pas atteint ses objectifs de rentabilité, le bénéfice s'est malgré tout reporté sur d'autres modèles de sa gamme A320 à A350.

Écrit par : mustard | 27/04/2015

Certes, l'infrastructure nécessaire au A380 semble lourde (personnel, planning, etc pour ne citer que les plus basiques), mais en rapport coût-investissement/passager, cet investissement n'est que très légèrement supérieur à celui nécessaire lors de la mise en service des Jumbo jets de Boeing à l'époque. Il y a d'autres motifs freinant l'achat de ce gros porteur tels que, par exemple la rentabilisation. En effet, à l'instar de Swiss qui n'achètera pas cet appareil, le remplissage est primordial.

Or, Lufthansa, AIr France, les compagnies du Golf desservent l'Europe avec succès et l'on peut compter sur de super autres compagnies sur lesquelles on peut compter(Singapor Airlines est celle que j'utilise le plus souvent, cette ville étant mon "hub" pour mes déplacements en Asie et au Pacifique Sud).

Les infrastructures aéroportuaires sont, elles, assez conséquentes et, outre le manque de place en M2 et la non-volonté ou non possibilité d'investir jouent un rôle décisif dans la mise en service de ce géant.

D'autre part, il faut également trouver la bonne moyenne des distances à parcourir pour rentabiliser un tel engin. En effet, Singapor Airline a prouvé avec pertes et fracas que les vols ultra-longs courriers (de plus de 15h00) be sont pas rentables du tout et c'est la raison pour laquelle S.A. a supprimé les destinations Singapour-New York, un périple de près de 19 heures et 15.350 km et
Singapour-Los Angeles = 17 heures et 35 minutes de vol, 14.100 km.

Si vous n'avez pas encore eu l'occasion de voler dans un A380... faites-le. C'est un rêve !

Écrit par : byp | 28/04/2015

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