03/03/2015

Assemblage final pour le C919 !

 

yourfile.jpg

L’avionneur chinois COMAC a débuté l’assemblage du C919. La cellule du premier  prototype est maintenant presque complète.Le premier COMAC C919 repose encore sur les montants, mais une partie du train d’atterrissage est déjà installé.

Il faut cependant être conscient que le gros œuvre comme l'installation de l'avionique, les systèmes de commande de vol et de l'hydraulique restent encore à faire. Les différents systèmes doivent également être intégrés et testés.

Le  COMAC C919 :

Le C919, C désigne autant la Chine que le constructeur Comac, le premier 9 étant le  symbole de longévité et le 19 final, faisant référence à ses 190 places. L’avion de type monocouloir sera capable de transporter entre 150 à 200 passagers et donc,venir se placer en concurrence directe avec les B737 et A320. Si celui-ci sera de conception chinoise dans son ensemble, les premières versions seront toutefois motorisées par le groupe CFM International (SNECMA & General Electric) qui fourniront la première version de leur nouveau moteur le Leap-X1C. La soufflante du moteur LEAP-X1C comportera dix-huit aubes, soit 50 % de moins que celle du CFM56-5C et 25 % de moins que celle du CFM56-7B. Nexcelle, société partenaire du groupe livrera les nacelles et les inverseurs de poussées. A terme ces moteurs seront fabriqués en Chine. Cependant, le groupe COMAC entrevoit déjà la possibilité d’équiper dans un deuxième temps, le C919 par une motorisation entièrement de conception chinoise.

Partenariat international :

La Chine a parfaitement compris les enjeux d’une telle industrie, si le besoin était jusqu’à maintenant d’aller chercher de l’aide en Occident, l’avenir sera la conception complète d’aéronefs en Chine, mais en ayant la même stratégie que ces concurrents. La vision chinoise n’est autre que de chercher des partenariats d’équipementiers susceptibles de lui fournir des systèmes complets. Traiter les Occidentaux en partenaire et d’ouvrir le marché des équipements (trains d’atterrissage, système de navigation, sièges passagers) pourrait permettre à la Chine d’ouvrir son marché à l’exportation pour ces avions, qui pour l’instant sont destinés aux compagnies chinoises.

 

comac-house-colors-C919-fsx1.jpg

Photos : 1 le premier COMAC 919 2 Image de synthèse @ COMAC

Commentaires

Faut-il voir le début de la fin du duo Airbus-Boeing ? Surtout quand le Comac aura sa certification FAA et Aesa 25. La fin des grosses commandes de la part des compagnies aériennes chinoises ? D’après vous une compagnie à bas coût commandera cet avion rapidement ?
Au plaisir de lire vos avis.

Écrit par : Benoit | 03/03/2015

Ne nous emballons pas, pour l'instant cet avion ne vole pas.
D'après les photos de la chaîne de montage en cours, il ne s'agit encore que d'un "Iron Bird" ou d'une coquille vide.
En outre, toujours d'après cette photo, nous ne voyons qu'un SEUL avion en cours de montage. Ne serait-ce que pour la certification, il en faudrait au moins 5!?
L'avionique et les moteurs sont toujours de sources occidentales.
Si le développement va aussi vite, que celui du J10A puis B, on peut encore dormir sur ses deux oreilles.
Pas de panique, d'ici à ce qu'il sera construit en masse, nous serons au minimum en 2022-2023.
A ce moment, les A320neo et 737Max domineront largement le marché et leurs descendants, en complète rupture avec ce qui se fait aujourd'hui, ne seront plus très éloignés...

Écrit par : forêt10 | 03/03/2015

Oh ! Le bel A320 !

Écrit par : v_atekor | 04/03/2015

@forêt : tout à fait d'accord. Ca bruisse d'un successeur à l'A320 avec des turboréacteur avec un couple d'hélices rapides contre-rotatives du côté de Toulouse... 2025 ?

Écrit par : v_atekor | 04/03/2015

@V_Atekor

Quand vous parlez de 2025, c'est la date de commercialisation ou de début des essais en vol? Car pour l'instant les essais des Open Rotor n'ont pas commencé sauf erreur de ma part.

Écrit par : Benoit | 04/03/2015

@Benoît:
SNECMA a déjà fait des essais très poussés dans la soufflerie de Modane et devrait faire tourner un premier Prototype au ban cette année puis plus tard, pour des essais en vol, sur un A340, en 2016.

http://cleansky.eu/sites/default/files/documents/aircosmos-openrotor-july2012.pdf

Écrit par : forêt10 | 04/03/2015

@benoit : des bruits de couloirs, rien de plus. On est loin d'une décision de lancement, et il faudra mettre préalablement les français et allemands d'accord, étant donné que selon les accords qui ont valu sur l'A320, son successeur doit être produit en Allemagne. Absolument impraticable.

Écrit par : v_atekor | 04/03/2015

@Forêt10, @V_Atekor,

Merci pour ces infos. Je ne connaissais pas cet accord avec l'Allemagne qui risque de poser un problème, à terme, dans la région de Toulouse et pour nos exportations. Y a-t-il un moyen de garder la production en France?

Écrit par : Benoit | 04/03/2015

@Benoit : je ne pense pas que ce soit un problème pour la région de Toulouse.
.
Je ne pense pas non plus que l'accord qui a été signé au début des années 90 lors du lancement de l'a320 soit appliqué à la lettre, de l'eau a coulé sous les ponts depuis ; mais on peut toujours compter sur des politiques pour remuer le bâton dans la plaie. On verra bien.

Écrit par : v_atekor | 06/03/2015

@V_Atekor.

Imaginons un scénario très noir? Le remplaçant du A320 s'assemble en Allemagne. Car nos politiques n'avaient pas d'arguments. Il reste sur Toulouse la Fal de A 380 et A 350. Que devient le personnel et les sous traitant de la Fal A 320? Les équipementiers resteront-ils dans la région? quels sont les solutions de reconversion à ces problèmes?

Écrit par : Benoit | 06/03/2015

Les commentaires sont fermés.