08/01/2015

Le Super Hornet sera produit jusqu’en 2017 !

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Washington, le Congrès américain a adopté un crédit d’urgence pour la production d’avions de combat Boeing EA-18G «Growler». Cette commande fait suite à une demande de la Marine.

 

Production jusqu’en 2017 : 

 

La ligne de production des avions de combat Boieng F/A-18E/F/G «Super Hornet» & «Growler» devait être fermée pour le début de l’année 2016. Mais, la demande express de la Marine pour se doter de 22 EA-18G «Growler», pour un montant de 2,6 milliards de dollars de financement, va permettre de retarder l’échéance d’une année. 

 

Mieux que le F-35 : 

 

La décision de la Marine américaine de renforcer un peu plus sa capacité de guerre électronique avec plus de EA-18G «Growler» tient du fait, que celui-ci, permet de traiter une plage bien plus large de fréquences en matière de guerre électronique, que ne le fait le F-35. 

L’idée de la Marine est d’engager à terme les EA-18G avec le F-35. En effet, ce dernier permet de lutter contre un éventail plus étroit de fréquences et ne peut brouiller ses adversaires, que dans une bande relativement étroite à l'avant de l'aéronef. Le EA-18G peut au contraire, engager la guerre électronique non seulement lorsqu’il vole en première ligne, mais également lorsqu’il commence à revenir à la base. De plus, le «Growler» peut générer assez de puissance pour une couvrir la zone en avant du F-35. Dans cette configuration, le F-35 jouerait de sa furtivité en première ligne et serait couvert électroniquement par le «Growler» qui le suivrait.

 

Le EA-18G «Growler» : 

 

L’EA-18G dispose du radar AN/APG-79 à antenne active (AESA) lui permettant non seulement d’être autonome en comparaison de son prédécesseur le EA-6B en mode air-air, mais intègre des possibilités de liaisons de données numériques et de brouillage dirigé indépendant du reste des systèmes embarqués.

Pour la lutte contre les défenses ennemies, l’EA-18G dispose de pod ALQ-99 de brouillage couplé à un système d’analyse à large spectre ALQ-218, lui permettant de différencier les types de radars (surveillances, poursuites, sol ou embarqué) et l’analyse des types de fréquences. Le système enregistre  et répertorie l’ensemble des menaces pour permettre leur restitution sur un écran tactique, avec une plus grande précision que par le passé.

Les systèmes embarqués du «Growler» lui permettent d’agir sur trois modes tactiques :

- Reconnaissance électronique (analyse des diverses menaces, radar et missiles)

- Suppression des menaces connues et mémorisées selon un scénario prévu.

- Réaction immédiate à l’engagement d’une nouvelle menace non répertoriée.

Du point de vue des communications, l’avion dispose du système AlQ-227 qui lui permet d’épier et de brouiller les communications adverses, en contre partie le «Growler» dispose pour sa propre protection le nouveau concept INCANS qui améliore les communications et transferts de données à l’intérieur d’un groupe naval.

 

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Capacités ECM :

-          Détection passive/active.

-          Analyse des menaces et classifications.

-          Brouillage actif, perturbation électronique (radar et communication).

-          Paralysie électronique avec des virus informatiques.

Capacités de tirs :

-          air-air (AIM-9X Sidewinder, AIM-120 AMRAAM,) 

-          Elimination de radars ennemis (AGM-88 HARM)

L’ensemble de ces possibilités offrent l’opportunité aux équipages du Growler de pouvoir participer directement à l’escorte d’un groupe d’attaque tout en étant susceptible de se défendre face à n’importe quelles menaces en vol.

 

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Photos : Boeing EA-18G «Growler» @ USN

 

 

 

 

 

Commentaires

Bonne nouvelle pour Boeing et ceux qui hésitent à acheter de F-35...

Par Marine, c'est bien entendu la Navy qui commande ces appareils et non pas les Marines?

Écrit par : Jo-ailes | 08/01/2015

Mais qu'est-ce qu'on attend pour acheter des FA 18 E.F.G et moderniser nos C.D?
Bon prix, formation simple et bien suffisant pour la Suisse.

Écrit par : Stephane | 09/01/2015

Pourquoi les Forces aériennes des pays, utilisant les F-18, ne profitent pas de l'occasion pour renouveler à bon compte leurs escadres par des F/A-18E/F/G ''Super Hornet''?

Écrit par : Simon Perrault | 09/01/2015

@Stéphane : Je vous rappelle (ou porte à votre connaissance) que lors de la dernière demande d'offre de nouveaux avions de combat, Boeing avait du renoncé à proposer le Super Hornet à notre pays,ne pouvant répondre positivement en ce qui concerne le transfert de technologie et la participation au développement futur de l'avion.

Quant à nos actuels Hornet ils viennent d'être mis à jour au standard le plus haut.

Écrit par : PK | 10/01/2015

@Simon Perreault: Il est toujours très problématique d'investir à nouveau dans un appareil qui arrive en fin de production. Certes, des commandes vont réactiver un certain temps l'intérêt de l'aéronef, mais en ce qui pose le plus problème ici vient du fait que le principal utilisateur, soit l'US Navy ne prévoit pas d'investir plus dans l'avion et engage progressivement ses moyens en direction du F-35.

Acheter aujourd'hui un Super Hornet ne garantit pas que sur le long terme des mises à jours seront disponibles. en conséquence il est préférable pour un pays de se diriger vers des aéronefs ayant un potentiel long en terme de production.

Écrit par : PK | 10/01/2015

Je suis bien d'accord avec l'idée que l'avion est en fin de développement.
Mais, on voit que des avions bien plus anciens sont modernisés aus USA comme dans le reste du monde!
En fait, l'impression générale discutée avec des officiers des forces terrestres, c'est que les forces aériennes et le monde politique n'ont jamais voulu d'autre avion qu'un le F35 et que c'est le seul qui restera à acheter avec le Gripen dans 3 à 5 ans.
Peut-être que nous finirons par voler russe pour des raisons économiques....
Polémique peut-être, mais qu'elle autre choix aura-t-on à part la fin de notre aviation militaire.

Écrit par : Stephane | 10/01/2015

@Stephane
Le problème de l'aviation militaire ne se pose pas seulement en Suisse. Actuellement, en Europe il n'y a aucun projet de relève. Le Typhoon subit des améliorations pour le rendre mutirôle, le Rafale reçoit un viseur de casque... Et la Suède achève le développement du Gripen E.
Dans l'Etat actuel, le prochain avion de l'OTAN ne peut qu'être... Que Le F-35.
Seuls les USA et la Russie seront en course pour la 5ème génération.
Une coopération sur l'ATD-X serait-elle la solution?

Écrit par : Al&X | 12/01/2015

@Ai& X & Stephane : Il faut surtout être conscient que les USA cherchent à imposer (dominer) le F-35 au détriement des avions européens. Rafale, Eurofighter et Gripen sont eux une parfaite réponse aux besoins européens, avec pourtant un gros handicap, ils se font concurrence. Espéront qu'à l'avenir (2030-2050) l'Europe puisse se décidéer à n'avoir qu'un seul avion pour s'opposer aux USA.

Écrit par : Vincent | 12/01/2015

Reste à savoir si le F-35 est vraiment la solution pour l'avenir: cher, il reste en partie dépendant d'avions classiques pour certaines missions. Surtout que de plus en plus de techniques sont trouvées pour repérer un avion furtif tel que lui. Il ne faut surtout pas perdre de vue qu'un jour il faudra remplacer les avions de la génération des Rafale/Eurofighter/Gripen, mais il vaut peut-être mieux réfléchir aux besoins des différentes forces aériennes et d'étudier quel est réellement l'avenir d'un avion de combat (furtif? omnirôle? etc.)...

Écrit par : Jo-ailes | 12/01/2015

le F-35 sera peut-être aux avions multirrole, ce que le F-8F fut au chasseur à hélices.... Le summum et... Le dernier.
L'avenir nous dira si l'Europe aura par chance (stratégie?) au géré ce changement de cap....
Nous sommes a un point d'inflexion...

Écrit par : Al&X | 12/01/2015

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