13/07/2014

USA, compétition en vue du futur bombardier !

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Je vous l’annonçais en janvier 2013, les Etats-Unis se préparait au lancement d’un programme en vue du lancement du futur bombardier stratégique. Cette fois la compétition est officiellement lancée, dans le cadre du programme Long Range Strike-Bomber (LRS-B).

 

Trois compétiteurs :

 

L'US Air Force a lancé la phase compétitive en vue du futur bombardier stratégique, on retrouve trois avionneurs, Boeing, Northrop-Grumman et Lockheed-Martin qui se lance en vue du développement du super bombardier américain de la prochaine décennies. L’USAF compte acquérir entre 80 et 100 appareils.

Les détails est exigences de la force aérienne pour le nouveau bombardier sont classés, il sera donc difficile d’obtenir des informations précises sur le cahier de charges. On sait par contre que ce futur appareil sera furtif et capable de voler très haut avec peut être une nouvelle génération de moteurs permettant également des vitesses supérieures à Mach3.

 

Enorme coût : 

 

On estime le financement de base du projet à près 6,3 milliards de dollars. Cette somme  ne représente qu'une fraction du financement nécessaire pour le nouveau bombardier de l’USAF, qui doit entrer en service en 2025. Si l’on se base par exemple sur l'expérience de du Lockheed-Martin F-22 « Raptor » du  F-35 «Joint Strike Fighter», le coût de développement du nouveau bombardier pourrait atteindre 60 milliards de dollars. 


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De fait, en tenant compte du contexte budgétaire actuel, les choses ne vont pas être simple pour l’administration américaine. Il faudra probablement s’attendre à des retards, peut-être attendre 2030 pour voir entrer en service le premier exemplaire, sans compter les hausses de budget.

 

Remplacement des B-52H et B-1B : 

 

Le programme LRS-B vise le remplacement à terme de 76 bombardiers Boeing B-52G et une partie de la flotte de Rockwell B-1B. Le B-2 devrait rester en service au côté du nouvel aéronef.

 

Pour les Etats-Unis, il s’agit également de disposer d’un appareil capable de contrer le futur bombardier russe PAK-DA.

 

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Photos : 1 Le LRS-B selon Boeing 2 Le LRS-B selon Lockheed-Martin 3 Le LRS-B selon Northrop-Grumman


Commentaires

Sur "Air & Cosmos", on évoque plutôt le remplacement du B-2, ce qui m'a étonné vu qu'il est le plus récent des bombardiers en service. Pour les B-52, on évoque un retrait pas avant 2040 ! Ce camion a bombes est idéal pour le pilonnage a moindre coût de zone sans DCA. Je pense donc que c'est le B-1B qui risque d'être sur le grill vu qu'il n'a plus de capacité nucléaire.

Écrit par : Frédéric | 17/07/2014

Mais le B1 B est un "camion à missile" pour les AMRAAM dont les F22 n'emportent que quelques exemplaires (furtivité oblige!). Peut-être est-ce une opération d'intox? ou un think tank pour faire tourner les bureaux d'études et éviter de perdre un savoir faire très chèrement acquis?

Le mieux reste tout de même de s'interroger sur l'intérêt de ces caions à bombe peu discrets qui frappent presque à l'aveugle...

Écrit par : fabien | 18/07/2014

Fabien:

L'intérêt, c'est la frappe "globale" : être capable de bombarder n'importe quel point du globe sans avoir besoin de porte-avion par là ou de base amie pas trop loin. L'intérêt stratégique et diplomatique est énorme!

Écrit par : pascal (l'ing) | 19/07/2014

je suis d'accord sur l'intérêt de la mission, mais pas sur le vecteur: un appareil capable de couvrir des milliers de kilomètres sans ravitailler est toujours grand. Pour sa sa défense, il doit voler haut... et c'est nocif pour la précision. Ou alors, on fabrique un petit appareil qui escorte son ravitailleur et effectue seul la partie offensive, notamment en volant bas.

Écrit par : fabien | 20/07/2014

Quid du B1-R esquissé par Boeing en 2004 ? qui devait ou devrait éventuellement remplacé le B1-B ?

Écrit par : florian | 02/08/2014

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