27/04/2014

Un livre pour dénoncer le NON au Gripen !

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En 2012, je dénonçais déjà de fausses informations concernant le choix de l’avion suédois. Plus récemment je dénonçais les méthodes des opposants à l’achat du Gripen E.  Voici qu’un livre reprend les éléments de cette désinformation et traite également de la manière dont les opposants livres de fausses informations.

 

Rappel : 

 

En automne 2013, le peuple suisse a accepté à une majorité écrasante de maintenir l’obligation de servir. Personne n’aurait attendu une profession de foi aussi claire. L’adhésion du citoyen envers l’armée a nettement augmenté ces dernières années, ce qui est remarquable. La majorité est consciente du fait que la sécurité de notre pays revêt une importance décisive. Sans sécurité, il n’y a pas de liberté, pas de paix, pas de stabilité et pas de bien-être!

Le 18 mai 2014, nous devrons de nouveau nous prononcer sur une question de sécurité fondamentale: l’acquisition de 22 avions de com- bat du type «Saab Gripen E». L’achat de ces avions est nécessaire et pressant, car nos 54 «F-5 Tiger» vieux de près de 40 ans, sont techniquement dépassés et ne répondent plus aux exigences opérationnelles requises actuellement. Ils doivent être remplacés. Le Conseil fédéral et le Parlement ont approuvé ce projet («loi sur le fonds Gripen») et recommandent au peuple de l’accepter.

 

Voici les thèmes abordés par le livre : 

 

 

Le Gripen pour un espace aérien sûr:

 

L’importance des forces aériennes ne pourra jamais être surestimée. Les avions constituent le seul moyen de combat en mesure de défendre le pays dans les airs contre des opérations étrangères inattendues. Par ailleurs, les forces aériennes sont le toit sur l’armée et sur la Suisse. L’armée ne peut remplir sa mission au sol et assurer notre sécurité que si cette toiture est imperméable.

 

En tant que pays souverain et neutre, la Suisse a le devoir de défendre son territoire et son espace aérien.4 Elle ne peut déléguer cette tâche à des tiers. Des forces aériennes performantes sont donc indispensables.

 

Pourquoi nous avons un besoin urgent du Gripen : 

 

Actuellement, nos forces aériennes disposent de 32 avions de combat «F/A-18»5 entièrement opérationnels et de 54 «F-5 Tiger» qui doivent être remplacés. Avec les seuls 32 «F/A-18», notre flotte d’avions de com- bat est trop petite et doit être complétée le plus rapidement possible. A défaut, nos forces aériennes perdront leur capacité de combat et leur savoir-faire. C’est la raison pour laquelle l’acquisition des 22 avions de combat «Gripen E» est une nécessité.

 

Pilotes d’essai en faveur du Gripen :

 

Lors du choix d’un nouvel avion de combat, la Suisse a examiné trois offres: le «Saab Gripen» suédois, le «Dassault Rafale» français et l’«Eurofighter», d’un consortium international. Les trois avions ont subi une évaluation complète avec de nombreux tests individuels. A la fin, les pilotes d’essai et les experts sont parvenus à la conclusion que les trois avions étaient à peu près équivalents. Ce sont donc avant tout des rai- sons économiques et politiques, mais également sur un certain nombre de points techniques qui avantage l'avion suédois, qui ont fait choisir «Gripen».

 

Le «Gripen» est le moins cher et présente le meilleur rapport prix/ utilisation. Le fait que Saab soit l’un des constructeurs d’avions de com- bat les plus expérimentés en Europe et que l’Etat suédois sera notre partenaire contractuel pour cette acquisition, ce qui nous garantit un degré élevé de sécurité, parle en faveur de l’avion de combat suédois. Du point de vue politique, la Suède est elle aussi un Etat neutre et nous a toujours traité avec respect.6 La Suisse et la Suède entretiennent traditionnellement de bonnes relations. Il est donc compréhensible que nous nous soyons finalement décidés en faveur du «Gripen».

 

Attaque contre notre souveraineté :


 

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Le véritable objectif de nos adversaires, Il ressort de ce qui vient d’être dit qu’un Oui pour le «Gripen» est un Oui pour l’armée et pour la protection du pays et de sa population.

Les cercles hostiles à l’armée ne veulent pas d’armée, donc pas de nouveaux avions de combat. Ils ont lancé le référendum contre l’achat des «Gripen». En première ligne, le «Groupe pour une Suisse sans armée (GSsA)», suivi d’une partie des Socialistes, des Verts et des Vert’libéraux.

Le nom de «Groupe pour une Suisse sans armée» dit bien ce qu’il veut dire. Le parti socialiste a défini dans son programme l’objectif suivant: «Le parti socialiste s’engage pour la suppression de l’armée».7 Le parti écologiste va dans le même sens: «Les Verts veulent que la Suisse re- nonce [...] à l’armée. » Seuls les Vert’libéraux se tiennent à couvert dans la question de l’armée. Ils ne se prononcent pas sur ce thème fondamental dans les lignes directrices de leur parti. En revanche, ils prennent d’autant plus violemment parti contre le «Gripen». Quelles sont les rai- sons de cette contradiction? Les Vert’libéraux se taisent-ils à propos de l’«armée» pour éviter les discussions désagréables et ne pas mettre en danger leur image bourgeoise?

 

Attaque contre notre souveraineté:

 

Outre les adversaires précités de l’armée, on trouve, de manière inattendue, dans le camp des anti-«Gripen» certains représentants de l’armée. Leur opposition au «Gripen» repose soit sur de l’ignorance soit sur le fait qu’ils jugent encore judicieux d’abandonner la défense aérienne de la Suisse aux mains de l’UE et de l’OTAN:

«La défense autonome du pays n’a pas de sens et n’est pas finançable.».  Elle doit faire place à une «spécialisation des rôles et à une concentration des ressources militaires nationales dans l’alliance européenne». Cela implique un «abandon conscient de capacités militaires en faveur d’autres pays».

Vu cette analyse, l’opposition au «Gripen» de ces «partisans» de l’armée devient un peu plus compréhensible. La renonciation à la souveraineté nationale et l’intégration de l’armée suisse à des forces armées étrangères ont réellement été soutenues dans certains cercles de l’armée et circulent encore dans certains esprits. Elles sont plus proches des buts des adversaires roses-verts de l’armée que de la volonté populaire et de la Constitution fédérale: «La Suisse a une armée. [...] Elle assure la défense du pays et de sa population».

 

La suppression de l’armée par étapes :


 

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Le référendum contre le «Gripen» n’est pas la première tentative des opposants à l’armée d’affaiblir nos forces aériennes en tentant de leur retirer les moyens financiers. En 1992 déjà, le «Groupe pour une Suisse sans armée (GSsA)» a combattu l’achat des 34 «F/A-18» par une initiative populaire: les «F/A-18» étaient, disait-il, trop coûteux et inutiles. Mais la majorité des citoyens ont senti que l’initiative du GSsA n’était qu’un premier pas dans la «suppression de l’armée par étapes». L’initiative fut rejetée par la majorité des votants et les 34 «F/A-18» furent achetés conformément à la volonté du peuple. Cette attaque contre la capacité de défense et la souveraineté de la Suisse avait fait long feu.

La situation actuelle est très comparable. En réalité, les adversaires roses-verts du «Gripen» utilisent cet avion pour atteindre leur but de toujours, la disparition pure et simple de l’armée suisse. Bien entendu, ils ne le disent pas ouvertement, préférant camoufler leurs objectifs. Ainsi, lors d’une des émissions de télévision «Arena», la conseillère nationale socialiste Evi Allemann a rejeté le reproche d’être hostile a l’armée en jouant les indignées, comme si elle n’avait pas lu le programme de son parti politique.

 

Manipulation au lieu d’arguments objectifs : 



 

Le fait que les citoyens aient des opinions diverses ne pose aucun problème en démocratie. Mais en Suisse, il est de coutume de les présenter de manière correcte et argumentée. Ce n’est malheureusement pas le cas dans la campagne anti-«Gripen». Les adversaires du «Gripen» opèrent à l’aide de manipulation et de propagande.  Ils tentent par exemple de faire croire qu’il existe un «consensus» contre le «Gripen». A cette fin, ils ont fait «monter au front» certains Vert’libéraux (anciennement membres des Verts) qui, grâce à leur image bourgeoise, devaient faire monter des parlementaires bourgeois à bord du camp anti-«Gripen». Raté! «Les Vert’libéraux n’ont guère trouvé de personnalités pour leur lutte contre le «Gripen», dixit Der Bund. Les parlementaires bourgeois ont voté presque sans exception en faveur du «Gripen».

 

Un truc de propagande :

 

Un autre truc de propagande des Verts a consisté à lancer le slogan «Krippen statt Gripen» [«Des crèches plutôt que des Gripen»]. Les rimes ont toujours un effet hypnotisant [en l’occurrence, ça ne joue qu’en allemand, ndt.]. Ce slogan pleurnichard est censé apporter un caractère «émotionnel» à la discussion et la faire dévier du vrai sujet. Le mot «Krippen» provoque une représentation de bienveillance à l’encontre des enfants et des familles tandis que le nom «Gripen», par son opposition artificielle au nom «Krippen» place automatiquement l’avion militaire sous une lumière négative. Cette opposition est évidemment un non-sens. Des forces aériennes aptes à défendre le pays servent au bien commun, tout comme une offre suffisante en places de crèches. Le fait que les adversaires de l’armée doivent recourir à des trucs émotionnels bon marché montre qu’ils ne disposent pas d’arguments objectifs.

 

Ridiculiser, une technique psychologique :

 

Le fait de ridiculiser une chose (ou une personne) est une autre technique de manipulation visant à dissimuler les faits. Les adversaires de l’armée ridiculisent le «Gripen» en parlant d’«avion en papier».

En réalité, l’avion de combat suédois a été présenté en automne 2012 lors d’une démonstration remarquable et satisfaisante à tous égards. A cette occasion, le «Gripen» s’est révélé être le résultat d’un travail d’ingénierie convaincant, offrant une relation prix/prestation excel- lente. Il s’agit d’un avion polyvalent de haut niveau et contenant déjà dans son ordinateur de bord les logiciels nécessaires à assurer des missions diverses (observation, chasse, soutien de combats au sol).

Déjà lors de l’achat des «F/A-18», la version testée n’était pas celle qui fut livrée ultérieurement. Pour autant, on n’a jamais parlé d’«avion en papier». Un tel processus est habituel pour des avions de ce genre, car, durant leur utilisation – comme durant la période d’acquisition – ils subissent continuellement des améliorations. Si ce n’était pas le cas, le GSsA aurait dénoncé l’acquisition de vieux clous! C’est pourquoi, au moment de leur livraison, les «Gripen» disposeront de la technologie la plus récente.

 

Connaissances spécialisées simulées :

 

Un autre truc que les adversaires de l’armée utilisent pour tromper le public consiste à utiliser des termes spécialisés et des détails techniques, le Vert Joe Lang a fait usage de cette manipulation lors de l’émission «Arena» de la Télévision suisse alémanique SRF du 20/12/13. Lang est membre fondateur du «Groupe pour une Suisse sans armée/GSsA» et en même temps vice-président des Verts suisses.

 Attaque contre notre souveraineté, même s’ils n’ont pas la moindre connaissances en la matière: ils peuvent compter sur le fait que la plupart des gens ont tout aussi peu de connaissances qu’eux-mêmes. La politicienne socialiste Evi Allemann objecta lors de l’émission «Arena» dans une tirade donnant l’impression qu’elle était une connaisseuse: «Et il n’a qu’un seul réacteur!». Elle considéra le public d’un air triomphant. En réalité, le fait que le «Gripen» n’ait qu’un seul réacteur ne pose aucun problème à la Suisse. Seuls les avions de la marine doivent posséder deux réacteurs, pour répondre à certains scé narii d’urgence propres à de tels avions. En règle générale, les avions des forces aériennes n’ont qu’un réacteur. Le fait que le Gripen n’ait qu’un seul réacteur constitue un avantage pour la Suisse, en ce que cela contribue au prix relativement avantageux de cet avion.

Un autre point fort du réacteur du «Gripen» est le fait que son réacteur soit pratiquement identique à celui des «F/A-18» que nous utilisons déjà, ce qui est un avantage important pour la logistique. Lui reprocher d’être monoplace est tout aussi absurde. Ce n’est pas un problème pour un avion de combat. Ce type d’avion n’a besoin de deux sièges que pour l’instruction. Avec le «Pilatus PC-21», nous disposons déjà d’un système d’instruction révolutionnaire sur lequel les pilotes d’avions à réacteur peuvent être formés. Il suffit d’adapter le logiciel à un avion de combat monoplace. Le «Gripen» monoplace correspond parfaitement aux besoins de la Suisse et réduit de surcroît son prix.

 

Jeu d’embrouille avec les chiffres : 

 

Dire que le «Gripen» est trop cher relève aussi de la propagande. Le «Gripen» est non seulement le plus avantageux des trois avions évalués, mais son financement sera alimenté, à l’aide du «fonds Gripen», pendant dix ans par le budget régulier de l’armée. 

 

Pas de suppléments pour le contribuable :

 

Afin d’empêcher le «remplacement partiel des Tiger», les adversaires du «Gripen» répandent des chiffres inventés. Ils prétendent que l’avion ne coûte pas les 3,126 milliards de francs officiels mais dix milliards.24 Ils parviennent à ce montant vertigineux en intégrant les frais d’exploitation et d’entretien pendant 30 (!) ans. Les adversaires de l’armée savent parfaitement qu’on ne calcule jamais ainsi. Leur jeu d’embrouille avec ces chiffres n’a qu’un but, celui d’insécuriser les électeurs. On doit espérer que la plupart des Suisses ont suffisamment les pieds sur terre pour ne pas tomber dans ces artifices bon marché.

 

Alliance contre nature :

 

Personne ne sait exactement d’où provient la rumeur que le choix du «Gripen» était entaché de corruption. Ce qui est certain, c’est qu’une lettre anonyme a été remise aux médias, il y a quelques mois, lettre qui contenait cette accusation. Elle était rédigée en français et plusieurs noms suisses-alémaniques comportaient des erreurs, ce qui fait penser à des auteurs français. Certains politiciens, spécialistes de la politique de la sécurité, supposent que l’entreprise Dassault, voulant nous vendre le «Rafale», pourrait en être l’instigateur. S’agirait-il d’une «complicité objective» entre l’alliance gauche-verte des adversaires de l’armée et certains cercles financiers et économiques internationaux?

Qui tire les ficelles?

Une grande partie des médias ont rapporté avec satisfaction que nos forces aériennes n’étaient pas opérationnelles lors de l’atterrissage à Genève d’un avion de passagers éthiopien détourné. Certains lecteurs en ont rapidement et faussement conclu que l’achat des «Gripen» n’avait donc pas de sens. En réalité, ce dysfonctionnement était connu. Des travaux ont été entrepris pour y remédier. Pourquoi les médias ne s’y intéressent-ils que maintenant, trois mois avant la votation sur les «Gripen»? Qui tire les ficelles et décide de ce qui doit être publié et à quel moment? Pourquoi les médias ne rapportent-ils pas de la même manière détaillée le fait que des propositions de spécialistes ont été émises pour rendre à l’armée, par étapes réalistes, sa pleine capacité de défense? L’acquisition des 22 «Gripen» en est un aspect central.


 

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Le rôle des services secrets :

La Basler Zeitung suppose même que certains services de renseignements se mêlent de la campagne anti-«Gripen». Par des «indiscrétions» ciblées, ils essaieraient d’«ébranler la Suède et la Suisse» et d’empêcher l’achat des «Gripen». La Neue Zürcher Zeitung est également d’avis que les adversaires du «Gripen» ont préparés encore d’autres buzz destinés à influencer la votation dans un sens négatif Vont-ils nous annoncer, ce qui ne serait pas nouveau non plus, qu’en Suède égale- ment, des cercles d’opposants contestent sa capacité de défense afin de pouvoir faire entrer ce pays dans l’OTAN? Néanmoins, en Suède aussi, toujours plus nombreux sont ceux qui refusent d’entrer dans ce jeu, d’ailleurs contraire à la volonté populaire.

 

La jeune génération soutient la Suisse :

 

Les affaires compensatoires créent des places de travail

L’acquisition du «Gripen» devrait profiter à l’économie suisse. La Suisse et la Suède ont négocié des «affaires compensatoires» s’élevant à 2,5 milliards de francs. Cela signifie que des entreprises suédoises passeront des commandes à des entreprises suisses pour une valeur de 2,5 milliards de francs. Quelque 518 affaires ont déjà été conclues avec 125 entreprises suisses.

Les affaires compensatoires liées à l’achat des «Gripen» garantiront à la Suisse des emplois correspondants à 10’000 hommes/jours, avec des recettes fiscales, la TVA et les cotisations AVS. Si l’on tient compte de tout, il est juste de lier ces flux d’argent à l’achat des «Gripen».

La Suisse bénéficie d’une grande expérience de tels accords compensatoires. Elle en a réalisés avec succès à plusieurs reprises avec l’aide de «Swissmem». Les commandes ont toujours été réparties correctement sur les cantons.

 

Le Brésil s’est également décidé pour le «Gripen» :

 

Le Brésil, conscient de sa propre valeur, s’est également décidé en faveur du «Saab Gripen E» et s’en procurera prochainement 36 exemplaires (soit une première tranche sur un potentiel de 100 avions) . Les spécialistes de l’Armée de l’air brésilienne sont parvenus à la conclusion, après une évaluation interne, que le «Gripen» s’était révélé être le meilleur et le plus avantageux des avions à choix.34 Cette décision parle également en faveur de la qualité du «Gripen». La présidente socialiste de l’Etat brésilien Dilma Rousseff a déclaré: «Le Brésil est un pays pacifique et doit donc pouvoir se défendre de manière adéquate.» Elle a cité explicitement les riches ressources en pétrole de la côte brésilienne qui pourraient éveiller des convoitises étrangères.

 

Signe des temps :

 

L’argument du Brésil, selon lequel un Etat pacifique doit pouvoir se défendre de manière adéquate et disposer d’une armée de l’air forte, vaut aussi pour la Suisse. La Suisse possède également des richesses qui doivent être défendues, les cols alpins, son château d’eau, ses finances et ses installations industrielles.

La capacité d’un pays à se défendre est particulièrement importante dans une situation mondiale où les tensions augmentent chaque jour, en Ukraine, par exemple, c’est-à-dire à nos portes.

Ecoutons un politicien expérimenté comme Jean-Claude Juncker, ancien président de l’Eurogroupe: «Celui qui croit que la question éternelle de guerre et de paix en Europe ne se posera plus jamais se trompe cruellement. Les démons n’ont pas disparus. Ils ne font que dormir.»35 L’ancien politicien du SPD Egon Bahr est lui aussi convaincu qu’il est tout à fait possible que la guerre réapparaisse bientôt en Europe. A l’adresse de la jeune génération, il précise que lui-même, en 1933, n’avait pas cru son père lorsque celui-ci lui disait: «Hitler signifie la guerre». Aujourd’hui, Egon Bahr estime «que nous vivons dans un temps d’avant-guerre».36 Des économistes prennent des positions dans le même sens. Nouriel Roubini, professeur d’économie américain re- connu et conseiller gouvernemental, affirme: «Je ne prédis pas la troisième Guerre mondiale, mais l’instabilité politique et sociale croissante et menaçante en Europe et dans d’autres économies nationales développées, nous causent de grands soucis.»

 

Nouvelle prise de conscience en matière de sécurité :

 

Cette situation globale a conduit, en Suisse aussi, à un changement dans la manière de voir les choses. La sécurité du pays et de la population est à nouveau perçue comme un élément important. Preuve en soit le résultat de la votation fédérale sur le maintien de l’obligation de servir. Preuve en soit aussi le fait que le Parlement fédéral a de nouveau fixé le budget de l’armée à cinq milliards de francs, après de longues années de réduction du budget, et qu’il a accepté l’acquisition des 22 «Gripen». D’une manière générale, l’armée intéresse de plus en plus la population. Les livres consacrés à l’armée se vendent bien. Une nouvelle génération prend le relais. Elle prend congé des modèles un peu trop faciles et souvent incohérents des années 1990. Elle soutient les institutions suisses, notamment l’armée. De ce fait, les chances que les citoyens suisses approuveront l’acquisition du «Gripen» le 18 mai 2014 sont bonnes.

 

Les auteurs de ce livre  :

 

Franz Felix Betschon

Dr. sc. techn., dipl. ing. EPFZ. Etudes à la Harvard Business School de Cambridge (USA). Ancien colonel EMG, en dernier lieu dans les forces aériennes et au service de renseignements, membre de l’International Institute for Strategic Studies de Londres de 1985 à 2005. Carrière dans l’industrie et en tant que membre de divers conseils d’administration. Auteur de plusieurs livres sur la politique de sécurité.

 

Judith Barben-Christoffel

Dr. phil., psychologue et psychothérapeute FSP. Auteure d’articles scientifiques et éditrice. Ancienne institutrice d’école primaire et d’écoles spéciales. Etudes en psychologie à l’Université de Zurich. Cabinet de psychothérapie. Conférences et publications dans les domaines de la psychologie, de la psychothérapie, de la pédagogie et de l’éthique ainsi que sur la mise en danger de la démocratie directe par la manipulation et la propagande.


Les liens avec les articles sur la votation : 

 

Les mensonges des référendaires :

 

http://psk.blog.24heures.ch/archive/2014/01/14/gripen-les...

 

Gripen, un besoin fondamental : 

 

http://psk.blog.24heures.ch/archive/2014/01/22/gripen-un-...

 

Anti-Gripen un comité de pieds-nickelés : 

 

http://psk.blog.24heures.ch/archive/2014/02/06/anti-gripe...

 

Gripen l’avenir des FA : 

 

http://psk.blog.24heures.ch/archive/2014/02/13/gripen-l-a...

 

L’obligation de police 24/24 : 

 

http://psk.blog.24heures.ch/archive/2014/02/17/l-obligati...

 

Gripen, un contrat béton : 

 

http://psk.blog.24heures.ch/archive/2014/03/02/gripen-un-...

 

Gripen, des radios clean : 

 

http://psk.blog.24heures.ch/archive/2014/03/31/gripen-des...


Gripen E, un choix technologique: 


 

http://psk.blog.24heures.ch/archive/2014/03/30/gripen-e-u...

 

Commentaires

Une fois de plus, le TJ de la RTS de ce dimanche soir revient sur le Grippen et sur les affaires compensatoires. Le reportage émet un doute sur les % des affaires compensatoires .. avec des commentaires du Directeur du contrôle des finances fédérales! C'est vraiment inadmissible, on laisse cette "TV d'Etat" faire ses petits commentaires, jour après jour...et à 2 semaines du scrutin! Cela rejoint les stratégies du PS et du Gssa!

Écrit par : pierre | 27/04/2014

Mouais, avant de dénoncer les approximation des autres ce blog pourrait dénoncer ses propres approximations, notamment quant au Rafale. je me rappelle encore il y a peu un édito signalant que Rafael allait être le premier à proposer des armes non françaises sur cet avion, faisant peu cas des différentes armes américaines déjà testées en opération extérieures (GBU par ex.) La réalité de 2014 n'est plus celle de 2012 ni celle de 2004.


Quant à la sous-traitance / coopération de la défense de la Suisse par l'Europe, ça semble d'une telle évidence que l'on se demande vraiment quels arguments peuvent être avancés, sinon de la politique à courte vue.

Bon, normalement ce message ne devrait pas être publié hein, mais peu importe. Que l'auteur fasse amande honorable et rectifie ses propres approximations avant un tel édito.

Écrit par : v_atekor | 27/04/2014

V. atekor: Pardon ? Je vous signale, que l'équipementier Rafael Systems équipe depuis longtemps la famille "Gripen" avec l'ensemble de ses produits! Oui une collaboration est actuellement en discussion pour "un" système destiné au Rafale.

Quant aux armes GBU d'origines US, elles équipent également le Gripen et l'Eurofighter.

Écrit par : PK | 27/04/2014

Je sais, mais il fut une époque où vos titre étaient que seules les armes françaises équipaient le rafale, ce qui était (déjà) faux, au moins quant à certains systèmes air-sol américains. L'idée étant de dire que les armes des F18 n'étaient coûteuses à adapter au Rafale, ce qui, admettez le, était une approximation franchement orientée.

Le pire étant que certains (au Canada) reprennent allègrement cette fausse info qui commence à avoir un paquet de plomb dans l'aile.

Écrit par : v_atekor | 27/04/2014

Manipulation? Non, ils n'oseraient pas!
Faut que j'arrête de regarder le site NON au Gripen, ça commence à me faire rager...
Ceci: http://stop-gripen.ch/wp-content/uploads/2014/03/De-combien-davions-avons-nous-besoin.jpg en est un bon exemple. Et dire que c'est un contre-argument aux arguments des pro-Gripen!

Écrit par : Julien | 28/04/2014

v-aketor ne dit pas que Rafael équipe le Rafale avant le Gripen, mais que selon un des article du blog, il est fait référence que le Rafale est dépormais capable d'utiliser des armes autres que les françaises.
En regardant cet l'article, il n'est fait mention que de missiles: "Actuellement, l’avion de combat français ne peut emporter que des missiles français, produit à l'époque par Sagem Matra, en l’occurrence la gamme « Mica » et d’ici 2017, le « Meteor » de MBDA." (http://psk.blog.24heures.ch/archive/2014/04/08/coup-de-pouce-israelien-pour-le-rafale-855667.html)

L'utilisation de GBU Paveway par le Rafale avait fait l'objet d'un autre article, il y a près de deux ans: http://psk.blog.24heures.ch/archive/2012/07/08/tir-reussi-d-une-gbu-49-depuis-un-rafale.html

Écrit par : Jo-ailes | 28/04/2014

@√.atekor, lorsque je parlais d'armes purement françaises sur le Rafale, la discussion portait alors sur les missiles et non les bombes.

Pour nos voisins français : effectivement, un grand nombre d'articles tournent sur le sujet, du Gripen, vous devez comprendre que contrairement à vous, nous sommes dans l'obligation de voter sur ce sujet et en conséquence, il est important de maintenir une information large sur ce sujet. D'ailleurs, si nous avions choisi le Rafale, à l'évidence vos petites critiques ne seraient inexistantes, mieux nous aurions une pluie de commentaires pro-Rafale.

Je vous rappelle également, chers amis de France que je ne vous oublie pas avec Dassault, bien au contraire.

Écrit par : PK | 28/04/2014

Tous ces articles en faveur du Grippen ne semblent ils pas provenir d'un puissant lobying opéré par SAAB avant la votation ?
En tous cas cela semble transpirer dans la presse ces jours ci.

Écrit par : Paul de Foucaud | 01/05/2014

Il n'y aucun lobbying de Saab en ce qui concerne la votation du 18 mai prochain. Il y a eu lors de la préparation des votes au parlement des informations qui ont été transmises par l'Ambassadeur de Suède ne Suisse, celles-ci avaient pour but de contrer les fausses-informations organisées par les perdants, afin de tenter de faire passer des contres-offres.

Quant à la presse suisse, elle tente aujourd'hui d'abattre le ministre de la Défense Ueli Maurer et d'atteindre son parti, suite à la votation du 9 février.

Écrit par : PK | 01/05/2014

voici un article d'une personne donnant son avis sur le journal laliberté.ch concernant l'achat du gripen, un grand merci à vous pour une vérité que beaucoup de monde ignore.

Savez-vous que l’armée représente un maillon important pour la coopération suisse au développement? Elle est indispensable à la logistique et l’acheminement dans les pays bénéficiaires que sont la Tanzanie, le Kirghizistan, le Mozambique, la Bolivie, le Kosovo et l’Albanie. Cette aide, importante, coûte aux contribuables suisses 11,3 mia pour 2013-2016, soit près de 3 mia par an. Malgré un contrôle strict de l’utilisation de l’aide financière de la part du DFAE, on ne sait pas toujours ce qu’il advient de la manne octroyée par la Suisse à ces pays souvent gangrenés par la corruption.

Le coût des Gripen est de l’ordre de 3 mia. Les frais de fonctionnement et d’entretien (que certains opposants additionnent subrepticement aux coûts d’achat) entrent dans le budget normal de l’armée, soumis chaque année aux Chambres fédérales. Ces avions ont une durée de vie de l’ordre de trente ans. En trente ans, l’aide suisse au développement aura coûté 85,5 mia aux contribuables suisses et personne n’en fait mention, surtout pas la gauche bien-pensante, d’habitude si prompte à exiger la transparence.

Le Gripen est un élément important de notre armée pour assurer une défense efficace et indispensable de notre espace aérien. A mon avis, notre défense nationale a au moins autant d’importance que l’aide au développement. Je voterai oui pour l’achat du Gripen.

Écrit par : michel | 01/05/2014

Bonjour,

Juste un petit travail sur le tableau des chasseurs de classe FA18 parmi les pays européens:

Nombre de chasseurs de classe FA18 pour 10'000km2:

GRE 17,80
BEL 17,42
NED 15,37
SUI 7,80
DEN 6,98
GBR 4,81
POR 3,80
GER 3,08
TUR 3,07
ESP 3,00
ITA 2,99
FRA 2,42
SWE 2,18
FIN 1,83
NOR 1,48
RUS 0,15

Ça me paraît être une donnée plus intéressante que le nombre absolu de chasseurs.

On pourrait aussi se demander si la Grèce avait besoin d'autant de chasseurs et si elle pouvait financièrement se permettre leur achat.

Écrit par : Fufus | 03/05/2014

connaissez-vous ce journaliste, un spécialiste sur l'armement, voici un article de lui
Bill Sweetman exerce depuis 40 ans la profession de journaliste spécialisé dans les technologies d’armement. Il fait figure d’autorité pour les questions techniques – en particulier pour ce qui a trait aux technologies furtives – et est le principal expert indépendant du programme Joint Strike Fighter. Ses travaux, de même que la revue Aviation Week, ont déjà été récompensés à plusieurs reprises. Ainsi, la Royal Aeronautical Society a décerné à Bill Sweetman le prix de journaliste aérospatial de l’année en 1997, 1999, 2002, 2004, 2006 et 2007.


Lockheed Martin a qualifié le F - 35 un combattant " cinquième génération " en 2005 , un terme qu'il a emprunté de la Russie en 2004 pour décrire le F-22 . Certains de leurs rivaux dégringolé dans ce piège rhétorique et a essayé de faire valoir que " quatrième génération " était tout aussi capable . Que ce soit vrai ou pas , ce qui rend un tel cas est une tâche ardue.

Mais si la «cinquième génération» signifie plus que " la machine de conduite ultime , " sixième génération va émerger . Saab peut faire valoir que le JAS Gripen 39E , plutôt que quelques-uns des concepts follement coûteux prospectifs d'artiste que nous avons vu , est le premier avion.

Le concept Gen 5 est âgé de près de 30 ans . Il date du dernier tournant dans la guerre froide , lorsque l'administration Reagan a accéléré la course aux armements , estimant (à juste titre ) que le moteur économique soviétique jeter une tige en premier. Le F-22 a été conçu pour une guerre difficile, mais simple: Si vous étiez dans un combat de l'OTAN et le nez a été signalé à l'est , à peu près tout le monde a dirigé votre chemin essayait de vous tuer .
La technologie de la défense aérospatiale dirigé à l'époque, et de l'aérospatiale a conduit de nombreuses autres technologies . Jeu , la simulation et les films d'aujourd'hui sont les descendants de 1980 simulateurs militaires .

Le monde a changé un peu . Opération Allied Force en 1999 présageait les campagnes aériennes des années 2000 , lorsque les objectifs étaient doux mais difficile à trouver , et encore plus difficile de choisir de l'environnement civil . Nous pouvons dire peu de certain sur la nature des conflits futurs , sauf qu'il est susceptible d'être conduit par , et tournons autour, renseignement, surveillance et reconnaissance (RSR ) . Pour chaque pilote , marin ou soldat , qui se traduit dans la conscience de la situation .

Démographie et économie se serrent la taille des militaires - nations du monde avec plus de 100 avions de combat sont peu nombreux et devenir moins . Il n'y a pas de chèque en blanc pour les dépassements .

Une grande partie de la technologie de 1995, sans parler de 1985, a un Flintstones regarder du point de vue d'aujourd'hui . ( Mon ordinateur se vantait 1985 310 ko de stockage et communiqué à un criant 300 bits par seconde . . ) Logiciel n'est plus ce qui rend les machines travaillent ; un iPhone est un matériel qui est évalué en raison des applications qu'il prend en charge . Cette technologie est caractérisée par des cycles de développement et de déploiement mesurées en mois . Dans l'aéronautique , le plomb dans les matériaux et la fabrication est allé à l'aspect commercial .

L'énigme face planificateurs de combat est que , cependant smart votre génie , ces appareils sont coûteux à concevoir et construire et avoir une vie du berceau à la tombe produit qui est bien au-delà de l'horizon soit politique ou technologique .

La raison pour laquelle le JAS 39E peut gagner une étiquette 6 Gen est qu'il a été conçu avec ces questions à l'esprit . Software vient en premier : Le nouveau matériel fonctionne Système Mission 21 logiciels , la dernière version à peu près tous les deux ans dans la série qui a commencé avec le JAS 39A / B.

Longue durée de vie nécessite l'adaptabilité , à la fois entre les missions et à travers la vie . Comme A-4 Skyhawk Ed Heinemann , le Gripen a été conçu comme un petit avion avec une relativement grande charge utile . Et en portant la plupart des logiciels de la nouvelle version , l'idée est que toutes les armes C / D et des capacités , et puis certains, sont prêts à aller sur le E.

Les Suédois ont investi dans les capteurs état - of-the- art pour ISR et conscience de la situation ( 17 AW & ST Mars , p . 28 ) , y compris ce que peut être le premier système de guerre électronique en service en utilisant la technologie de nitrure de gallium . Il est significatif que beaucoup d'espace est consacré au système d'identification ami -ennemi . Bon IFF est le plus important dans une situation confuse où les acteurs civils , amical, neutre , douteuses et hostiles partagent le même espace aérien .

La capacité de la Suède à développer ses propres combattants état - of-the- art a longtemps dépendu de mélanger la technologie d'origine locale et importée . La technologie de récolte plutôt que d'inventer , il devient plus important que la technologie commerciale joue un rôle de premier plan et devient plus globale . Le moteur JAS 39E est des États-Unis , le radar de la Grande-Bretagne , et le système de recherche et la voie infrarouge est italien . Une grande partie de la cellule peut être construite au Brésil .

Cependant , ce qui devrait qualifier le JAS 39E pour une étiquette Gen 6 est ce qui convient le plus pour un environnement post -guerre froide . Il n'est pas chasseur le plus rapide , le plus agile ou plus furtif du monde . Ce n'est pas un bug , c'est une fonctionnalité . Les exigences ont été délibérément limités parce que le JAS 39E est destiné à coûter moins cher à développer , construire et exploiter de la JAS 39C , malgré faire presque tout mieux . Comme un ingénieur dit: " L' armée de l'air suédoise ne pouvait pas se permettre de faire ce de manière traditionnelle» et ne peuvent pas non beaucoup d'autres.

C'est un objectif ambitieux , et c'est la première fois que la Suède a entrepris un tel projet dans la scène internationale. Mais si elle est réussie , elle enseigne des leçons que personne ne peut se permettre de ne pas apprendre.

Écrit par : michel | 03/05/2014

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