12/11/2013

Modernisation des F-16 et nouvel avion pour Bahreïn !


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Bahreïn, la Royal Air Force de Bahreïn va procéder dès l’année prochaine à la modernisation de sa flotte d’avions de combat Lockheed-Martin F-16 en service depuis 1990. Mais en parallèle, le petit Emirat va également procéder à l’acquisition d’un nouvel avion de combat dont la sélection est attendue d’ici ce printemps.

 

Modernisation des F-16 :

 

La première étape de la modernisation de la Force aérienne va débuter d’ici deux mois avec la mise à jour de la flotte de 20 F-16C/D actuellement en service. La modernisation comprend l’ajout d’un radar AESA, deux modèles sont en compétition, le RACR  de Raytheon et le SABR de Northrop-Grumman. L’Emirat va doter ses F-16 de missile AIM-120D «AMRAAM», de l‘AIM-9X «Sidewinder» ainsi que du pod de désignation laser «SNIPER» afin de mettre en oeuvre des bombes à guidage de précision. L’avionique sera également modernisée et l’ajout d’une liaison16 (Link16) est prévue.

 

Les quatre premiers chasseurs modernisés sont susceptibles d'être remis en service à la fin de 2016 ou au début 2017.

 

Remplacement des F-5 Tiger II : 


 

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Le second objectif de la modernisation vise le remplacement des 16 Northrop F-5E/F «Tiger II» en service par un appareil de combat multirôle. Trois appareils sont en compétition, le Cassidian Eurofighter «Typhoon II», le Dassault Rafale et Lockheed-Martin avec le F-16E/F «Viper».



 

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Une fois de plus, on retrouve les deux adversaires que sont l’Eurofighter et le Rafale. L’Eurofighter bénéficie de quelques avantages avec le choix dans la région de l’Arabie Saoudite et plus récemment celui du Sultanat d’Oman. De plus, Cassidian à réduit considérablement les coûts de son avion tant du point de vue de la mise en oeuvre qu’à l’achat. Sans oublier qu’avec la nouvelle version T3 (F3) l’avion atteint sa pleine capacité.

De son côté Dassault peut faire valoir également le dernier standard du Rafale qui va entrer en service très prochainement. Reste à savoir si le non-développement du viseur de casque «Gerfaut» et des équipements jugés parfois «trop français» ne vont pas une nouvelle fois péjorer celui-ci ?

Le trouble fête pourrait venir des Etats-Unis avec Lockheed-Martin qui offre son F-16 «Viper». Avec très probablement l’offre la moins chère et la possibilité de mettre en place une flotte homogène. Trop peut-être ? l’image des USA est écornée dans la région et Bahreïn pourrait tout aussi bien hésiter à devenir par trop dépendante de l’Oncle Sam !

 

Début de réponse peut-être déjà, lors de l’Edition 2014 du Bahrain International Air Show du 16 au 18 janvier prochain !!


 

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Photos : 1 F-16 C Bahreïn @ Royal Air Force de Bahreïn 2 Eurofighter F2/T2 RAF@RAF 3 Rafale @Armée de l’Air 4 F-16 Viper @ Lockheed-Martin

Commentaires

pas le Grippen ?
Chez Dassault on parle de 2014 comme un tout ou rien pour le Rafale ; 0 ou 300 commandés Inde, Brésil, EAU, Bahrein, Quatar, Malaisie

Écrit par : françois | 13/11/2013

Bonjour François,

Non, pas de Gripen à Bahreïn, les Suédois n'ont pas l'influence suffisante dans la région.

Il y aura un juste milieu pour le Rafale, tout ou rien, me paraît ne pas convenir. L'Inde, le contrat se fera, mais probablement après les élections (sauf, accélération de dernières minutes).

Au Brésil, rien n'est joué, entre la mauvaise image des USA, le très bon deal des suédois et un travail de fond de la part de Dassault.

Les autres compétitions ne sont pas plus simples, la Malaisie n'a pas beaucoup d'argent et le lobbying russe se fait pressant. EAU/Quatar s'est un jeu de poker menteur avec l'Eurofighter.. Bien malin, celui qui entrevoit la solution aujourd'hui.

Écrit par : PK | 13/11/2013

De quoi fait-on référence lorsque l'on parle " d'équipements trop français" ?

Écrit par : kévin | 13/11/2013

Bonsoir Kévin,
Le Rafale est doté de la norme "stanag" (Normes Otan (ex AAP-4)) lui permet en principe d'opérer normalement n'importe quel armement ou nacelles de type OTAN. Sauf, que ces systèmes n'ont pas été validés, ni mis en conformités logiciels pour installation, ce qui fait que, si un client désire par exemple remplacer le pod de désignation laser français "Damocles" par un ATFLIR, il doit lui-même faire les essais de qualification et prendre les coûts à sa charge. De plus, les équipementiers français font un peu de protectionnisme. Ce qui n'aide pas à la vente de l'avion. Ce problème avait été évoqué, lors du choix en Suisse.
En comparaison, le Gripen E ou l'Eurofighter T3 permettent un choix libre et validé pour divers systèmes européens, US ou Israéliens.

Écrit par : PK | 13/11/2013

@ François / Chez Dassault on parle de 2014 comme un tout ou rien pour le Rafale ; 0 ou 300 commandés Inde, Brésil, EAU, Bahrein, Quatar, Malaisie

très bonne question mais le nombre de rafale en 2014 à l'export sera de 0,00000 la France na pas réussi à en vendre et la c'est une page qui ce tourne, tous les futurs acquéreurs n'ont rien fait car ils attendent le vote en Suisse en 2014 sur l'achat du gripen E et après ca commencera à bouger en parti en faveur de l'avion Suédois

Écrit par : michel | 13/11/2013

Le Rafale a largué des bombes guidés laser US sans problèmes au Mali et en Libye.

Je ne pense pas que le Gripen ou le Typhon offre une plus grande diversité. Le Rafale peut tirer l’anti-navire Exocet et des armes nucléaires (Inde).

Les armes françaises sont chères mais offre une alternative pour ne pas dépendre trop des américains ou des russes.

Mais les contrats militaires de ce niveau sont toujours politiques et le ministre français de la défense actuel se débrouille pas mal ce qui est rare voire unique dans ce gouvernement

Écrit par : françois | 14/11/2013

@François, non seulement l'Eurofighter F3 et le Gripen E ont la même capacité, mais en matière d'équipement, ceux-ci sont bien plus large : Missiles: Iris-T, AIM-X,ASRAAM, AMRAAM, Brimstone et les nacelles : RecceLite, Atflir, DRJP,la totalité des bombes Paveway.

Ajouter en plus pour le Gripen E, les missiles Kormoran, Taurus, RBS-15, Python et A-Darter.

Bref, un vaste choix pour satisfaire au mieux le client.

Écrit par : Steeve | 14/11/2013

Michel : je suis plus confiant dans l'avenir du Rafale que celui du Gripen. La santé financière de Dassault contraste avec la fragilité de Saab

Steeve : je ne vois pas de problèmes pour adapter les équipements cités sur le Rafale si un client le souhaite.

D'autre part je répète que le Gripen est un bon avion pour la Suisse mais il n'est pas dans la même catégorie que les deux bimoteurs européens.
Depuis Besançon je vois bien que le débat politicien est tendu en Suisse avec de la mauvaise foi des deux cotés.

Écrit par : françois | 14/11/2013

Bien sur, qu’il est possible d’adapter ses systèmes sur le Rafale, mais ce que vous ne semblez pas comprendre, c’est qu’actuellement, si un client potentiel veut le faire, il doit prendre à sa charge la validation et donc les coûts additionnels.

Hors, en cette période de contraction des budgets, c’est un véritable problème. Tandis qu’avec les autres appareils, le client choisi, la validation est déjà faite = pas de surcoûts ni de temps d’adaptation.

Certes, le Gripen E offre un peu moins de charges d’emport, mais reste multirôle. Amusant cette idée que vous vous faite en France de l’Etat des finances de Saab, les derniers chiffre de la société sont excellent, le cahier de commande est remplit et les investisseurs comme « Wallenberg » sont là !

Je vous rappelle que chez Dassault, sans le Falcon, la société serait aujourd’hui en grave difficulté et que depuis maintenant trois ans le chaine de montage du Rafale tourne au ralentit et cela va perdurer suite à la nouvelle loi de programmation militaire votée dernièrement.

Ceci dit, je pense que le vrai problème n’est pas là, nous avons une chance incroyable en Europe avec trois avions excellents qui devraient normalement pouvoir se tailler la part du lion pour équiper les pays européens et plus loin. Malheureusement, certains gouvernements cèdent aux sirènes d’Obama avec le F-35 qui n’est autres «qu’un système voué à la dépendance » de ses acquéreurs envers les USA !

Écrit par : Steeve | 14/11/2013

L'adaptation d'un missile n'est pas forcement compliqué ni couteux et les charges peuvent être partager entre le client, le missilier et l'avionneur.
C'est surtout votre gouvernement qui demande des garanties de l'état suédois sur le contrat avec Saab.
Dassault c'est aussi de la sous traitance pour Airbus, Boeing et Embraer sans oublier l’électronique et l'informatique. Le groupe peut vivre sans le Rafale comme Thales et SNECMA.
Le point faible et peut être unique du GripenE reste son rayon d'action ce qui ne pose pas de problèmes en Suisse mais soulève des critiques en Thaïlande et Afrique du sud.

Écrit par : françois | 14/11/2013

Pour intervenir dans votre discussion, je préciserais les points suivants :

L’adaptation de missiles ou de nacelles peut être partagée au niveau des coûts, mais la plus grande part incombe au client, se qui peut effectivement dissuader celui-ci si son budget est serré. Ce fut le cas en ce qui concerne le Rafale offert à notre pays.

Attention François de ne pas confondre les versions C/D et E du Gripen, le C/D dispose d’un rayon d’action de 800km alors que le E atteint 1400km. Par ailleurs, même avec la version actuelle C/D, ni l’Afrique du Sud ni la Thaïlande n’ont critiqué le rayon d’action, d’ailleurs la Royal Thaï Air Force vient de transmettre, il y a deux semaines, une demande d’approvisionnement au Gouvernement pour l’achat d’un troisième lot de Gripen C/D.

Écrit par : PK | 14/11/2013

Oui Steeve vous avez totalement raison, mais hélas la Belgique qui envisage également de changer ses F16 a déjà pris contact avec la Hollande pour un achat commun de F35. Pauvre Europe...

Écrit par : forêt10 | 16/11/2013

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