05/04/2013

L’AASM laser qualifié sur Rafale !

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Le kit de guidage laser de l’AASM est qualifié pour les tirs depuis les avions de combat Rafale.  La version laser complète la gamme AASM qui comprend déjà une version inertie-GPS et une version infrarouge, toutes deux en service dans les forces françaises et utilisées par les avions Rafale de l’armée de l’air et de la marine.

L’AASM laser allie à une capacité de tir « stand off » la capacité d’atteindre avec une précision métrique des cibles rapides et manoeuvrantes, terrestres ou navales. L’illumination des cibles peut être réalisée par un désignateur aéroporté tel que le pod « Damocles » qui équipe le Rafale, ou par des contrôleurs avancés au sol. Un tir de qualification effectué en décembre 2012, sur le site de Biscarrosse de DGA Essais de missiles, a démontré l’aptitude de l’AASM laser à détruire des cibles mobiles.

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 L’AASM est constitué d’un kit de guidage et d’un kit d’augmentation de portée, permettant de transformer des corps de bombe standard en armements guidés de précision. Son propulseur lui confère une portée supérieure à 50 km, lui permettant d’être tiré à distance de sécurité. Autonome après le largage, il peut être mis en œuvre à basse altitude et franchir des reliefs, ou offrir un fort dépointage par rapport à l’avion tireur.

Modulaire, l’AASM s’adapte à différents corps de bombe (125, 250, 500 et 1000 kg) et dispose de plusieurs kits de guidage en fonction des missions : INS/GPS, INS/GPS/Infrarouge et INS/GPS/Laser. La version à imageur infrarouge permet de s’affranchir des erreurs de coordonnées par un recalage terminal avant l’impact. La version laser permet de frapper des cibles à forte mobilité.

 

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Photos : 1 & 3 Rafale avec AASM laser@  DGA 2 AASM @ SAFRAN

Commentaires

Une bonne nouvelle en France mais en Inde les choses se compliquent :

« La perle est sans valeur dans sa propre coquille », dit un proverbe indien qui résume assez bien à la situation actuelle du groupe français Dassault Aviation. Ce dernier négocie en effet depuis des mois la vente de 126 Rafale à l'Inde mais la signature du contrat, jusqu'ici prévue pour le mois de juillet, pourrait être retardée car les deux parties peinent à trouver un accord sur le rôle de l'entreprise publique Hindustan Aeronautics (HAL), a indiqué vendredi une source proche du ministère indien de la Défense.

Le groupe de défense français est entré en négociations exclusives avec New Delhi en janvier 2012 en vue de remporter ce contrat géant estimé à 11 milliards d'euros. Selon les termes initiaux des négociations, Dassault est censé fournir 18 chasseurs et laisser HAL assembler tous les autres sur le sol indien . Mais Dassault souhaite désormais signer deux contrats séparés, l'un concernant les 18 premiers appareils, l'autre sur les avions restants; ce à quoi s'oppose New Delhi d'après cette source du ministère de la Défense, qui suit le dossier. « Dassault dit que HAL n'a pas la capacité ni les compétences pour assembler l'appareil », a déclaré ce responsable qui souhaite rester anonyme. « HAL est notre principal partenaire du secteur public. Si nécessaire, la capacité et les compétences peuvent être renforcées. Mais la proposition de deux contrats n'est pas acceptable pour le gouvernement indien. » Selon cette source, ce différend va probablement retarder la conclusion du contrat sans le remettre en cause. Les deux parties espéraient jusqu'ici finaliser le contrat d'ici juillet.

Négociations probablement interrompues
Des propos corroborés par le journal « Indian Express » qui rapporte, sans citer de sources, que Dassault refuse toute responsabilité pour les 108 appareils assemblés par HAL. Le ministère de la Défense a « totalement rejeté cette suggestion et a clairement dit à Dassault qu'il serait le seul responsable de la vente et de la livraison de l'ensemble des 126 appareils » écrit le journal. Selon lui, les négociations entre le groupe français et le gouvernement indien sont totalement interrompues en raison de ce désaccord.

Un porte-parole de Dassault en Inde n'a pas souhaiter s'exprimer dans l'immédiat. La finalisation du contrat indien représenterait toutefois un succès considérable pour le groupe français qui n'a jusqu'à présent jamais réussi à exporter son avion de combat « multirôle» à l'étranger".


Ils ont intérêts à signer car l'inde entrera en campagne électorale cet automne et va diminuer ses programmes d'armement dès 2014, sous peine de voir le contrat Rafale s'effondrer.... !

Écrit par : Pierre-Yves | 05/04/2013

L'Inde est en train de profiter du désarroi actuel dans lequel se trouve l'état français pour faire monter les enchères.
Pour mémoire tout se déroulait parfaitement, pour preuve le contrat que Thalès* vient de ratifier pour cette commande, jusqu'au moment ou l'affaire Cahuzac s'est déclenchée.
* Thalès et Bharat Electronics Ltd ont constitué un joint-venture détenu à 74% par BEL. Les deux partenaires se sont entendus sur un point capital: 60% de la charge de travail sera PROGRESSIVEMENT transférée en Inde, 40% restant en France. En outre 15% de la charge ne pourront pas faire l'objet de transferts de technologies.
Comme vous le savez, Thalès (avec Safran) représente une part très importante de ce contrat(>50%). Je ne vois pas comment le seul Dassault peut être un problème au règlement de ce pseudo "conflit"

Écrit par : forêt10 | 05/04/2013

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