05/03/2013

Gripen, les stratégies politiciennes !

gripen_ef__saab_.jpg

Le Conseil des Etats a accepté le crédit pour les 22 avions de combat suédois par 22 voix contre 20.Mais,  il n'a pas libéré les 3,126 milliards faute d'une majorité de 24 sénateurs pour lever le frein aux dépenses. Le projet Gripen revient de loin, et quelques trâces subsistent encore et de la désinformation subie dands les médias, mais il faut aussi affronter maintenant les stratégies de couloir de la Berne Fédérale.

La bataille du financement :

A gauche on ne veut pas d’avion, peut importe qu’il porte le nom de Gripen, Rafale ou Eurofighter, d’ailleurs à gauche on ne veut tout simplement pas d’armée et puis, si jamais le besoin s’en faisait sentir, en trois semaines, il serait aisé de monter une armée de toute pièce !!

A droite, les choses sont inverses, on veut bien d’un avion pour la majorité et du Gripen de surcroît. Par contre la problématique concerne le financement de celui-ci. En effet, deux variantes sont possibles :

a)     Celle proposée par le Conseil Fédéral qui propose un budget de 4,7 milliards avec un fond spécial pour l’achat de l’avion.

b)    Celle de la commission de sécurité du National s’appuie sur la décision du parlement en octobre 2011 qui consiste en un montant de 5 milliards.

Pour un certain nombre d’observateurs, la variante  « a » est insuffisante pour compenser les baisses de budgets de l’armée entre 2003 et 2010 soit un manque à gagner de 500 millions par année.

La variante  « b »  a pour but de permettre l'achat de 22 nouveaux avions de combat et garantir une armée de 100'000 militaires et combler les lacunes en équipement.

En conséquence, la grande question avenir concerne donc la variante qui sera finalement retenue pour non seulement financer l’achat des 22 avions Gripen E, mais l’ensemble de l’armée.

On imagine à peine la situation, si le DDPS avait choisi un avion plus cher à 4 milliards par exemple !

Soutien «officiel» à droite :

Les orateurs de droite ont quasiment tous plaidé la nécessité d'acquérir de nouveaux avions afin que l'armée assure ses missions de surveillance et défense de l'espace aérien. La vieille flotte de 54 Tiger ne sera plus utilisée (les moderniser coûterait trop cher) et les 33 F/A-18 restants ne suffiront pas, selon Hans Hess.Après une analyse détaillée, la commission préparatoire a jugé limités les risques techniques, financiers, politiques et de calendrier liés à l'achat des Gripen. La Suède est un partenaire à qui l'on peut faire confiance, selon le président de la commission préparatoire.Cette dernière n'a pas non plus remis en cause le recours à la location d'appareils, en attendant le dernier modèle commandé. Les premiers onze Gripen de type D seraient remis entre mi-2018 et 2019. En attendant la livraison complète, Berne louera de 2016 à 2020 huit Gripen C et trois Gripen D.Les partisans du nouvel avion ont également mis en avant les affaires compensatoires qui profiteront à l'économie suisse. Et d'appeler à ce que l'objectif de répartition entre les régions linguistiques (65% en Suisse alémanique, 30% en Romandie, 5% au Tessin) soit tenu.

La mauvaise foi :

Retenons également la mauvaise foi de certain : A gauche, on soutien qu’il faut bien de l’argent mais pour des avions de transport ! C’est pourtant la gauche qui ‘s’était opposée à l’achat d’avions de transport en 1997 ! On apprécie !

La dernière en date, l'interview de L. Recordon (Verts) qui déclare à propos du besoin d'un avion de combat : "Cela nécessite un intercepteur relativement rapide, mais pas un chasseur de combat" (.) ! Je vous laisse juge de ce genre de déclaration ! 

Ne pas faiblir :

Combattre les dernières fausses idées sur l'avion, mieux informer nos élus et la populations sur les besoins des Forces aériennes, tels sont les points qu'il va falloir poursuivre dans les semaines avenirs.

 

 


 

 

 

 

 

 

Commentaires

Cela est juste un léger contre temps pour le Gripen. Ueli MAURER a déjà gagné son pari et l'achat du Gripen NG se fera tôt ou tard.

Écrit par : Kenshiro | 05/03/2013

Recordon, pour lutter contre la piraterie sur les côtes somaliennes, proposait d'augmenter l'aide au développement. On imagine bien la nana en birkenstock proposant du jardinage aux mecs qui se font des millions de dollars juste en montrant leurs kalachnikovs aux marins de passage...
Et il y a des gens qui votent pour ce genre d'individus...

Écrit par : Géo | 05/03/2013

Finalement, pour se limiter à la police aérienne, des F16 dernier cri(voire d'occasion) suffiraient amplement sans avoir à participer à 25% à un programme qui n'a pas d'autres clients que nous.

Écrit par : gilbert | 11/03/2013

A Gilbert, Ce n'est pas exact, il ne s'agit pas de se contenter de la police aérienne, mais bien d'assurer également le reconnaissance tactique, l'attaque au sol, la guerre électronique et la continuité dela sécurité aérienne en profondeur (détection avancée de missiles balistique).

Investir dans des F-16 d'occasion serait ridicule, car le potentiel vie resterait limité à 10 voir 15 ans. Les versions neuves du F-16 avaient déjà démontrés des faiblesses radars, ce qui a laissé l'époque le champs libre pour l'achat des F/A-18.

Le programme Gripen compte 5 clients pour le standard C/D et deux pour le standard E,l'avion est en compétition dans d'autres pays.

Je vous rappelle également que le fait d'être le premier client export pour le standard E, a permi de bénéficier d'un rabais de l'ordre de 20% sur le paquet complet, ce qui de manière générale est très difficile à obtenir.

Écrit par : PK | 11/03/2013

Et pour compléter, il s'agit d'acquérir le missile Meteor, que les F-16 peuvent tirerafin d epouvoir engager très en profondeur. Cette idée de se limiter à la police aérienne vient de nos socialos-bobos dont les connaissances aériennes se limitent aux ulms.

Écrit par : Steeve | 11/03/2013

Des F16 avec des AN/APG-80 AESA radar cela aurait moins couteux peut-être, il aurait fallut comparer.

Écrit par : Norbert | 11/03/2013

Certes Norbert, mais pour comparer des F-16 Block 60-65 il aurait fallut que le constructeur Lockheed-Martin fasse une offre, ce qui n'a pas été le cas.

La différence de prix eu été très proche avec le Gripen E, cependant, le F-16 ne dispose pas d'élément clefs comme le Meteor, l'IRST et le Swashplate associé a l'AESA (20% de plages de détection supplémentaires au minimum).

Et puis dernier point, tout comme Boeing, Lockheed-Martin ne pouvait répondre à 100% de garantie en Offsets à la signature du contrat ni répondre en matière de coopération de développement futur. Seul les constucteurs européens ont répondu favorablement à ces deux points. CQFD.

Écrit par : PK | 12/03/2013

Avec les caractéristiques prévues et les équipements destinés à la version E,
SAAB " GRIPEN "pourrait devenir pour beaucoup de pays un sérieux concurrent aux

" RAFALE ", " TYPHOON " er autres F - 35, au moins trois fois plus chers aussi
bien à l'achat qu'à l'entretien.
Selon ma propre analyse, il y aurait une dizaine de forces aériennes intéres-
sées à la nouvelle version du GRIPEN.
Lors de la signature définitive ( ? )du contrat avec la Suède, je souhaterai
s que le Conseil fédéral permette à l'industrie aéronautique helvétique de
participer à ce marché qui pourrait devenir important

Écrit par : GROPPI Mario | 17/03/2013

Les commentaires sont fermés.