21/12/2012

Le Sultanat d’Oman choisit l’Eurofighter !

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EADS/Cassidan vient de confirmer un contrat d'environ 3 milliards d'euros avec le sultanat d'Oman. Elle porte sur la fourniture "à partir de 2017" de 12 avions de chasse Eurofighter " Typhoon II " et de huit avions d'entraînement Hawk à la Royal Air Force d'Oman.

Selon BAE Systems, cet accord repose sur une longue histoire de coopération étroite entre BAE et les forcées armées omanaises". En dépit de la volonté d'Oman de signer un contrat de gré à gré, l'américain Lockheed Martin restait en embuscade et proposait des F-16 C/D Block 50 supplémentaires. Entre 2005 et 2006, l'armée de l'air omanaise a reçu 12 F-16 dans cette version achetés en 2002. Et surtout, fin 2011, le Sultanat s'est à nouveau offert 12 nouveaux F-16 C/D Block 50. Les prémices du contrat avec BAE Systems remontent à 2008. Mais le dossier ne s'est vraiment accéléré qu'en janvier 2012 quand Oman a demandé à BAE Systems de lui soumettre une proposition. Début mai, le groupe britannique annonçait avoir adressé son offre et, début août, les négociations du contrat ont débuté.

 

L'Eurofighter bien placé dans la région :

 

Le gouvernement britannique espère également vendre le Typhoon aux Emirats Arabes Unis. En devenant un avion multirôle avec un radar à antennes actives (AESA) le CAPTOR-E et l’arrivée de missiles Meteor et le nouveau missile air-sol Dual Mode Brimstone en 2016. L’Eurofighter déjà placé en Arabie Saoudite est maintenant à Oman peut se targuer d’être très bien positionner pour les EAU.

 

Hawk T2 :

 

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Oman opte également pour huit avions école de type Hawk T2. Le T2 comprend un affichage moderne de type LCD à la place de l'instrumentation classique, et permet la préparation pour le vol des avions de combat modernes, en particulier le tout "en verre". Le nouveau logiciel OC2 sera le même que celui retenu pour la RAF et l’Arabie Saoudite. Il utilise un moteur  Rolls-Royce Adour 951. Trois pays ont également déjà opté pour ce modèle, l’Afrique du Sud et l’Inde et l’Arabie Saoudite.

 

 

Analyse :

L’évolution technique de l’Eurofighter est en bonne voie, malgré un système industriel de répartition entre les différents pays participants qui reste fort complexe, notamment dans le ralentissement des choix décisionnels.

Mais, dans le cadre de ce nouveau contrat, on peut constater que le lobbying d’Etat à très bien fonctionné. Je m’explique, l’Allemagne à été le levier déclencheur en Autriche via l’ex-chancellier G. Schroeder (+ un petit coup de pouce financier). En Arabie Saoudite tout comme à Oman aujourd’hui , C’est BAe en collaboration avec l’Etat anglais qui à correctement fait jouer ses vieilles, mais toujours actives connections dans la région, et cela malgré, des coûts encore exorbitants par rapport à la concurrence.

Ajoutons également,  le contexte géopolitique avec la situation en Iran et en Syrie qui est notamment un facteur de choix et qui motive des programmes d'équipement militaire. BAe marque de précieux points dans ce pays où la relation politique est primordiale, un représentant de BAe délcarait il a quelques mois  : « Oman est un pays avec lequel nous avons une longue et précieuse relation ! ».

Photos : 1 Eurofighter 2 Hawk T2 @ BAe

 

 

 

Commentaires

Multi rôle, vous allez un peu loin. D'une le radar est pas encore monté et prêt, on sait jamais les soucis qu'il peut y avoir. De deux, c'est pas avec des brimstones qu'on est multi rôle. Quid des bombes GPS/Laser ? De la nacelle de désignation ? D'un pod de reconnaissance ? De missiles de croisières ? De missiles air-mer ? Encore beaucoup de chemin à faire pour devenir multi rôle pour un avion loin d'être prévu pour ce rôle à la base...

Écrit par : eise | 21/12/2012

Oui, cette petite commande va donner un peu de beaume au coeur à l'Eurofighter qui a connu une série d'échec ces dernières années (Inde, Suisse, Japon, Brésil... ) et sans parler des soupscons de pots de vins pour la vente à l'autriche. Néanmoins, on peut reconnaitre que les anglais sont d'excellents vendeurs vus qu'ils arrivent tout de même à placer leur avions dans leur "pré-carré" au Moyen orient. En tout cas, Pascal, je vous trouve un peu trop optimiste pour la vente de l'eurofighter aux E.A.U. En effet, les émiriens sont de redoutables négociateurs à l'exigence tellement haute qu'ils ont épuisé et fait pleurer tout les négociateurs de Dassault depuis des années.
De toute façon, Cassidian/BAE joue une course contre la montre, il faut absolument qu'ils vendent leur fleuron car faute de commandes, les chaines de montage fermeront en 2017.

Écrit par : Kenshiro | 21/12/2012

La première erreur est de ne pas voir (vouloir) l'évolution d'un appareil. l'Eurofighter évolue de manière prépondérente, le CAPTOR-E avance, quant aux éléments de bombes guidées à laser, ils sont disponibles depuis lontemps sur cet avion.

Le gros problème en définitive, vient du nombre de standards actuellement en services avec l'Eurofighter, et des ses coûts de fabrication et d'emplois, bien qu'en réduction depuis quelques années.

Écrit par : PK | 21/12/2012

eise: vous avez du retard sur l'évolution de cette avion :

http://psk.blog.24heures.ch/tag/eurofighter+update

en même temps je vous comprends, je ne l'aime pas beaucoup, mais, les sentiments personnels doivent être laissé de côtés.

Écrit par : Serge | 21/12/2012

Certes, je n'avais pas fait attention à cet article, et j'apprends également que l'intégration du damocles est en cours :
http://www.air-cosmos.com/defense/le-damocles-de-thales-decolle-sur-eurofighter.html

On verra comment évolue l'avion, ça restera un intercepteur capable de délivrer quelques bombes et missiles de croisières, c'est suffisant pour la plupart des pays après tout.

Écrit par : eise | 22/12/2012

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