01/07/2012

Rafale F3 AESA, léger retard annoncé !

 


DSC_0725.JPG

 

 

En début d’année, Thales à livré à Dassault Aviation le premier radar RBE2 (Radar à Balayage Electronique 2 plans) à antenne active de série, monté sur le Rafale de série no : C137 ce premier RBE2 AESA (Active Electronicaly Scanned Array) de sériea réalisé une campagne d’essais en vol de trois mois sur la base d’Istres.

Selon le calendrier prévu à cette époque, ce premier appareil aurait dû,ensuite être livré à l’Armée de l’air fin août et être suivit de cinq appareils d’ici la fin de cette année.

Mais,  il faut malheureusement compter sur un décalage du programme, avec la livraison de l’appareil fin septembre sur la base aérienne de Mont-de-Marsan, avant de rejoindre son affectation au sein de l’EC-5/330 «Côte d’Argent», soit le centre d’expérimentation, le CEAM.

Si les raisons officielles, de ce retard ne sont pour l’instant pas connues, à la décharge du constructeur, toute nouvelle technologie peut à un moment ou un autre demander quelques rectifications ou approfondissement de la mise en oeuvre.

Quoi qu’il en soit, si ce retard ne remet pas en cause le programme de développement du Rafale ni son bon déroulement général, il en résultera un décalage en ce se qui concerne l’arrivée du radar AESA au sein de l’Armée de l’air. De fait, les prochains Rafale livrés seront, donc, encore équipés du radar RBE2 PESA (Passive Electronically Scanned Array) et ceci jusqu’à fin 2013.

L'armée de l'Air devrait continuer à percevoir des avions équipés de radars PESA jusqu'à la fin 2013 environ, et déclarer une première mise en service opérationnel de l'AESA début 2014.

Rappel :

Le radar PESA :

Cette technologie fait suite aux radars à antenne mécanique, les radars PESA (Passive Electronically Scanned Array) représente miniaturisation croissante des composants liées au radar qui a permis son émergence. Sa technologie est difficile à maîtriser (miniaturisation) mais apporte de très nombreux avantages par rapport aux anciennes technologies de radar :

- Radar d'une extrême flexibilité. Les modules peuvent être divisés en "sous-radars" ayant chacun une tache différente (air-air, air-sol, brouillage ...)

- Accroissement de la portée. La puissance émise et leur portée sont augmentées de 20 à 70 % par rapport à un radar PESA.

- Discrétion et résistance au brouillage (travail simultané sur des fréquences différentes).

- Fiabilité (pas de mécanique, redondance des antennes).

- Nombreuses applications potentielles (arme à énergie dirigé, transmission de haut débit ...).

Le radar AESA :

Thales_0812lv_200.jpg


 

- La portée augmentée permettant la pleine utilisation de nouveaux armements comme le missile METEOR et permet une  détection  accrue de cibles à signature réduite.
- La fiabilité accrue permettant d’envisager 10 ans d’utilisation de l’antenne active sans intervention de maintenance.
- L’agilité des formes d’onde permettant d’obtenir des images à ouverture de synthèse (SAR) de grande résolution et d’augmenter la résistance du radar au brouillage.

Photos : 1 Rafale du Solo-Display à Sion en 2011 @ Pascal Kümmerling 2 Photo monatge du RBE2 AESA @ Dassault Aviation


 

Commentaires

Je vois que chaque constructeur d’avions a son retard.

Les Américains avec leur F35 donc ces n’est pas fini avec pleins de divers problèmes à résoudre et pour finir ce programme leur aura coûté des milliards et au final, les pays utilisateur du F35 en seront équipé d’un plus petit nombre prévu qu’au début avec quelques dizaines d’avions et il ne sera plus le fer de lance de leur aviation car ils devront avoir un 2ème avion de combat pour compléter leur flotte.

EADS avec sont eurofighter qui a du mal en général.

SAAB avec son gripen E/F qui avance très bien dans son programme mais aussi avec du retard qui est très critiqué dans l’ensemble du public.

Le retard en soi n’est pas grave s’il ne dépasse pas des années sans un succès au final, après faut aussi les moyens pour les accomplir.

Dassault avec son rafale F3 est aussi comme les autres constructeurs en retard pour son AESA de série mais lui a la chance d’avoir déjà depuis des années une avance du côté radar.

Écrit par : michel | 02/07/2012

Un Rafale Marine de la flottille 12F s’est abîmé en mer Méditerranée le 2 juillet à 14h03 (heure de Paris).

L'appareil effectuait un entraînement au combat aérien avec un F/A-18 américain qui opérait à partir du porte-avions USS Eisenhower. L'accident s'est produit au large des côtes espagnoles.

Le pilote a réussi à s’éjecter. Il a été récupéré par un hélicoptère américain et amené sur le Charles de Gaulle, où il a été soigné par l’équipe médicale. Ses jours ne sont pas en danger.

Les circonstances exactes de l’accident ne sont pas encore connues, une enquête a déjà été ouverte pour en déterminer les causes.

Écrit par : Robin | 03/07/2012

En fait le Radar ASEA a bien été livré dans les délais par Thalès, mais c'est la DGA qui en ralentit la mise en oeuvre (comme l'indique ce rapport)

Rafale : l'AESA en septembre à Mont-de-Marsan

Le premier Rafale équipe d'un radar RBE2-AESA à balayage électronique actif devrait finalement gagner la base aérienne 118 de Mont-de-Marsan à la mi-septembre, alors qu'il était initialement attendu plus tôt pendant la période estivale. Un retard qui pourrait être en partie justifié par la nécessité d'une prise en main préalable par la DGA, à Istres, avant que l'avion ne soit versé pour expérimentation au sein de l'EC-5/330 "Côte d'Argent" du Centre d'expériences aériennes militaires (CEAM).

Un chantier d'expérimentation opérationnelle d'environ 18 mois s'ouvrira ensuite afin de défricher les performances du nouveau radar et d'en rédiger les concepts d'emploi. Avec une portée doublée en air-air par rapport au RBE2-PESA, l''AESA imposera en effet de revoir certains concepts d'engagement, tout en anticipant l'arrivée du futur missile à longue portée Meteor dont l'AESA permettra d'exploiter pleinement les performances.

L'appareil en question - le monoplace C137 - est en cours de finition chez Dassault Aviation, à Mérignac. S'il sera bien équipé des capteurs des avions de la future 4ème tranche de production (radar AESA, OSF-IT, DDM-NG), ce Rafale reste dans les faits un avion de la 3ème tranche. Mais ses équipements avaient été commandés au titre du marché "feuille de route" de 2006, qui avait financé l'essentiel de la configuration de la 4ème tranche - essentiellement l'AESA - afin de soutenir l'export. L'armée de l'Air devrait continuer à percevoir des avions équipés de radars PESA jusqu'à la fin 2013 environ, et déclarer une première mise en service opérationnel de l'AESA début 2014.

Écrit par : forêt10 | 03/07/2012

Les commentaires sont fermés.