29/06/2012

Comment assurer la transition vers une Force aérienne entièrement professionnelle ?

 

1664599248.jpg

Cette question est en suspend depuis un certain temps, pourtant elle résulte du départ à la retraite des avions de combat Northrop F-5 E/F Tiger II qui sont actuellement mis en œuvre par des pilotes de milice.

 

La fin de la milice :

 

Le départ des F-5 d’ici 2018/2020 coïncide avec la fin dans notre pays d’un système quasi unique « les pilotes militaires de milices ». Si ceux-ci ont pu contribuer aux diverses missions des Forces aériennes à travers de nombreux types d’avions (Vampire, Venom, Hunter, Mirage III, F-5) l’arrivée du F/A-18 Hornet et prochainement des JAS-39 Gripen E/F sonnera le glas de cette spécificité de notre pays.

 

L’arrivée du futur jet de combat se fera dans un contexte ou il faudra donc augmenter le nombre de pilotes professionnels et compenser le départ des derniers miliciens. En effet, jusqu’au départ à la retraite des Hornet les trois escadrilles continueront de fonctionner en appuis des deux escadrilles prévues sur Gripen.

 

Quelle solution :

 

Une proposition encore à l’étude vient d’être rendue public ce matin sur l’aérodrome de Meiringen. Le chef du Département de la défense (DDPS) Ueli Maurer qui vient de recevoir pour une visite de travail  son homologue suédoise Karin Enström estime qu’il serait possible de recevoir en prêt une dizaine d'avions de combat Gripen C/D suédois, qui se ferait pour une période transitoire. Cette solution pourrait permettre de former les pilotes et de remiser les  F-5, ce qui éviterait leur entretien toujours plus coûteux.

 

Cette solution permettait d’assurer la formation de nouveaux pilotes militaires professionnels  de 2016 à fin 2017. Les Gripen E/F devant être livré dès 2018.

 276488148.png

 

Photos : 1 F-5 Tiger II @ David Studer 2 Gripen F et Gripen D @ SAAB

 

 

 

28/06/2012

Quel avion école pour le Canada ?

 

CK2006-0294-33.jpg


 

OTTAWA,  Les responsables canadiens de la Force aérienne examinent  les options en vue  d’acheter un avion d’entraînement pour remplacer la flotte vieillissante de BAE CT-155 Hawk.

La position officielle du Canada sur le projet d'achat d’un nouvel avion école reste incertaine, mais le gouvernement du Premier ministre Stephen Harper se penche sur le sujet depuis quelques mois déjà.

Le Gouvernement canadien désire aux dernières nouvelles renforcer la compétence de formation en vue de la préparation des pilotes pour une transition sur les futurs Lockheed-Martin F-35 Lightning II Joint Strike Fighter. Deux options sembles cependant se profiler, la première consisterait en une mise à niveau de l’actuelle flotte de Hawk CT-155 alors que la seconde serait une achat complémentaire avec un avion spécifiquement destiné à cette transition. Le reste de la flotte servant à l’entrainement de base et assurerait les dernières formations sur CF-18 «Hornet» qui resteront en service au minimum jusqu’en 2025.

Dans le cas de la seconde solution, les Forces aériennes canadiennes ont présélectionnés trois types d’aéronefs pouvant répondre à leurs besoins. On retrouve presque naturellement les trois modèles les plus en vues dans la catégorie des «jets», soit le BAe Hawk AJT, l’Alenia M-346 et le KAI T-50 «Golden Eagle».

Les trois appareils :

Hawk Hawk T2 (MK128) AJT :

RAF Hawk AJT Air.jpg


 

Le BAe Hawk T2 (ou MK128) fait partie de la nouvelle génération de jet (AJT) destiné au départ pour la Royal Air Force et la Royal Navy.  Le T2 comprend un affichage moderne de type LCD à la place de l'instrumentation classique, et permet la préparation pour le vol des avions de combat modernes, en particulier le tout "en verre"  comme le Typhoon dont l’Arabie Saoudite à commandé 72 exemplaires. Il utilise un moteur  Rolls-Royce Adour 951.

Trois pays ont également déjà opté pour ce modèle, l’Afrique du Sud, l’Inde et très récemment l’Arabie Saoudite.

Alenia Aerospace M-346 :

img_45_1025_8.jpg


 

L'Aermacchi M-346 se présente comme un monoplan à aile delta construit essentiellement en alliage d’aluminium. L’empennage horizontal est entièrement mobile et l’appareil, biplace en tandem, repose sur un train d’atterrissage tricycle. Les deux réacteurs Klimov DV-2S ont été remplacés par des Honeywell/ITEC F124-GA-200 de 2 880 kgp produits sous licence par Fiat- Avio. Le M-346 dispose d’un groupe auxiliaire de démarrage (APU) MicroturboRubis. Le cockpit est pressurisé et climatisé sous une verrière articulée à droite, doté de sièges éjectables « zero-zero » Martin-BakerMk 16D. Il dispose également d’un système embarqué de génération d’oxygène (OBOGS) éliminant le besoin de bouteilles, d’écrans multi-fonctions et d’un affichage HUD (Head Up Display), d’un équipement digital Fly-by-Wire programmable en fonction du niveau de l’élève ou simulant différents types d’avions. Un équipement de navigation à longue distance est prévu, ainsi que 3 points sous chaque aile pour une capacité de 1 800 kg et des rails en bout d’aile pour missiles air-air. Un bidon largable peut être emporté sous chaque aile, un bidon de convoyage sous le fuselage, et une perche de ravitaillement en vol est prévue en option.

Quatre pays ont opté pour cet appareil : l’Italie, Singapour, les EAU et Israël.

Le KAI T-50 «Golden Eagle»:

AIR_T-50_Side_Left_lg.jpg


 

Les T-50 Golden Eagle et largement dérivé du Lockheed Martin F-16 Fighting Falcon et dispose de nombreuses similitudes, les ingénieurs de KAI se sont largement inspiré de la production sous licence des F-16 pour la ROKAF. La gamme T-50 dispose par contre d’une avionique entièrement coréenne mais couplée à un certain nombre d’élément d’origine américaine comme le GPS fournit par Honeywell.

Le plafond pratique est de 14.600 mètres (48.000ft) et la cellule est prévue pour une de durée de 8000 heures de vol. Question motorisation les deux versions sont dotées d’un General Electric F404-102 à double flux-produit sous licence par Samsung Techwin. Le T-50 atteint la vitesse maximale de Mach 1,4.

Seul la Corée du Sud est utilisatrice de cette appareil pour l’instant.

Photos : 1 Hawk CT-155 canadiens @ RCAF 2 Hawk AJT @ BAe  3 M-346 @ Alenia 4 T-50 Golden Eagle @ KAI Aerospace

 

27/06/2012

Les AW-119 de la Police de New-York ont atteint les 20’000H !

 


800px-Agusta_a119.jpg

 

 

AgustaWestland, vient d’annoncer que la flotte d'hélicoptères AW-119 exploités par la police de New-York vient d’atteindre les 20.000 heures de vol. La Police de New-York exploite quatre AgustaWestland AW-119 depuis 2004.

En reconnaissance de cet exploit Giovanni Cecchelli, vice-président de Soutien à la clientèle pour AgustaWestland de Philadelphie, a déclaré: "AgustaWestland est fier de notre relation avec la police de New York. Le soutien à la clientèle qu’ AgustaWestland fournit à la police de New York revêt une importance cruciale. AgustaWestland est honoré de jouer son rôle en aidant ce client à maintenir un haut niveau de service aux citoyens de la ville de  New York.

L’AW-119 « Koala » :

Durant les années 1970 Agusta étudia une version allongée de son célèbre A-109 pour 11 passagers. Cet appareil baptisé A.119 ne donna pas lieu à réalisation et la désignation A.119 fut reprise en août 1994 pour un autre projet, mais destiné aux opérateurs privilégiant les coûts d’exploitation au confort et à la flexibilité apportée par la formule bimoteur. L’appareil se distinguait par un fuselage particulièrement large pour une machine de cette taille, avec un volume utile d’environ 30% supérieur à ses concurrents. Ainsi trois passagers pouvaient prendre place côte à côte, et en version sanitaire, la cabine pouvait recevoir 2 civières et 2 assistants médicaux.

Deux prototypes furent construits, le premier « Koala »  étant utilisé initialement pour des essais statiques, tandis que le second prenait l’air en février 1995 avec une turbine Tubomeca Arriel 1 de 800 ch. Le premier prototype rejoignit les essais en vol un peu plus tard mais avec une turbine Pratt & Whitney PT6B-37A, soit le type de motorisation retenu finalement pour l’hélicoptère.

Photo : AW-119 de la Police de New-York @ AgustaWestland

 

Un Falcon 900 pour la Confédération (STAC)!

 694373069.jpg

Le Conseil fédéral veut s'offrir un nouveau jet. Il a chargé mercredi le Département fédéral de la défense via Armasuisse de remplacer en 2013 le Falcon 50 par un Falcon 900 d'occasion. L'acquisition ne devrait pas coûter plus de 35 millions de francs.

 

 

 

Depuis le 1 janvier 2005 les activités du STAC dépendent des Forces aériennes et ceci depuis la réorganisation décidée par le Conseil Fédéral le 12.11.2004. Précédemment le STAC appartenait à l’OFAC, mais pour des raisons d’économies et de simplification des structures un nouvel organigramme a été planifié.

 

Les missions du STAC :

-          le transport des VIP (Conseil Fédéral, secrétaire d’Etat et toutes délégations officielles) de la Confédération en Suisse et à l’étranger.

-          Transport de passagers mandatés dans le cadre de mission telle que l’OSCE.

-          Transport de personnels dans le cadre de mission pour la Paix.

-          Acheminement de matériels pour la Confédération.

-          Opération de cartographie de la Suisse dans le cadre de Swisstopo.

-          Transport de militaires dans le cadre d’exercices à l’étranger (tests de tir RAPIER & STINGER).

-          Accompagnement du personnel lors de déplacement des Forces aériennes en démonstrations à l’étranger (Patrouille suisse, F/A-18, Super Puma) ou en exercices ( Nightway, Tigermeet, Norka)

-          Simulations au profit des Forces aériennes.

-          Mise à disposition pour répondre à diverses urgences de transport (plan catastrophe).

 

Reste encore à trouver la perle !

 

Photos :  1 Falcon 900 @ Dassault Aviation 2 L'actuel Falcon 50
276836027.jpg

26/06/2012

Inédit : Boeing va collaborer avec Embraer sur le KC-390 !

 

498725144.jpg


 

SÃO PAULO, Brésil, il y a parfois des nouvelles qui ne manquent pas surprendre, et celle-ci en est- une ! Boeing Company et Embraer viennent d’annoncer en fin de journée un accord de collaboration sur le programme KC-390 d’avions de transport tactique.

En vertu de cet accord, Boeing et Embraer se partageront une certaine connaissance technique spécifique et afin d'évaluer les marchés où ils peuvent  joindre à leurs efforts de vente pour ce type d’appareil de transport militaires.

"Boeing possède une vaste expérience dans le transport militaire et des avions de ravitaillement en vol, ainsi que la connaissance approfondie des marchés potentiels pour le KC-390, en particulier ceux qui n'ont pas été pris en compte dans notre plan de marketing originale», a déclaré Luiz Carlos Aguiar, président et chef de la direction d'Embraer Defesa e Segurança. "Cet accord va renforcer le KC-390 dans sa position de premier plan dans le marché du transport militaire mondial."

La collaboration sur le  KC-390 s'inscrit dans le cadre d'un accord plus large que Boeing et Embraer ont signé en Avril. Les entreprises déjà annoncé qu'ils étudient les moyens de coopérer en matière d'efficacité d’avion commercial et en ce qui concerne la sécurité, la recherche et la technologie, et les biocarburants durables de l'aviation.

Boeing et Embraer procéderont  à une évaluation des marchés communs pour le

transport de moyen militaire et d'analyser les modèles de collaboration d'affaires. L'évaluation du marché comprend les clients potentiels qui n'avaient pas été pris en compte dans les perspectives du marché initial pour le KC-390.

Rappel :

Il faut remonter en 2006, pour  trouver les premières études de faisabilité chez Embraer sur la conception d’un avion de transport de type cargo ayant des applications civiles et militaires. De la  taille d’un Hercules C-130, mais doté de réacteurs, sous l’appellation C-390. De taille moyenne, l’avion doit permettre de remplacer les C-130, C-160 et autres AN-12. Développer avec des technologies modernes issus des Embraer E-Jets, le futur cargo sera moins chère que la concurrence, soit un prix avoisinant les US $50 millions.

Le programme prit définitivement son envol en mars 2008, avec la décision du gouvernement brésilien d’investir US$ 30 millions pour soutenir le lancement du projet. En parallèle, le service postal brésilien s’est porté client de la version cargo civil pour 25 appareils.  A la suite de cette première commande, le gouvernement ajouta US$ 470 millions pour soutenir de manière définitive le programme et annonça du même coup que l’avion serait utilisé par l’ensemble des Forces armées du Brésil.

Capacités de l’avion :

L’avion aura une capacité de décollage d’environ 72 tonnes avec une charge maximale de 20 tonnes. D’une longueur de 33,4 mètres et d’une hauteur de 11,4 mètres l’avion dispose d’une envergure de 33,9 mètres. Doté d’une porte cargo  à l’arrière, l’avion pourra être également aménagé rapidement pour le ravitaillement en vol, ainsi que pour des missions spécifique comme l’écoute électronique par exemple.

Embraer estime que 700 appareils militaires de type KC-390 seront livrés dans le monde pour une valeur de plus de 50 milliards de dollars d’ici à 2025. Fin mai, Thales qui fournit les systèmes de guidage inertiel et le GPS de l’appareil brésilien, avait estimé que les ventes pourraient atteindre quelque 250 exemplaires dans le monde. L’accord avec Boeing doit augmenter ce potentiel.

Il totalise à ce jour 60 engagements d’achat de la part de 6 pays partenaires : le Brésil (29 exemplaires), la Colomobie (12), l’Argentine (6), le Chili (6) ainsi que deux pays européens, le Portugal (6) et la République Tchèque (2).

Doté de deux réacteurs de dernières générations, probablement des Pratt & Whitney PW6000 et/ou des Rolls-Royce VR715. L’avion se montrera plus rapide que les modèles existants aujourd’hui.

 

1415566063.jpg

 

 

Photos : 1 image de synthèse KC-390 2 plan trois vues @ Embraer