11/06/2012

Gripen E/F l'avis du rédacteur de Cockpit!

Cockpit_D_200x300.jpg

 

Rédacteur en chef du magazine aéronautique Cockpit, Max Ungricht, nous livre ici son avis, son humeur sur la question du Gripen "Griffon" E/F pour notre pays, à suivre également l'édition de mai du journal !

 

Roger Federer ne mesure pas 2,06 m comme John Isner, dont le service puissant fuse com­me un boulet de canon. Il n’est pas non plus un paquet de muscles comme son concurrent es­pagnol Rafael Nadal, ni une machine de guerre obstinée comme le Serbe Novak Djokovic.

Roger Federer dispose de tous les atouts né­cessaires à un bon joueur de tennis. Il domine tout, il joue parfaitement du fond du court, il sait smasher, slicer et placer un amorti. Son ser­vice est excellent et il est invincible au filet. Roger Federer est un joueur de tennis complet, qui dispose cependant d’autres atouts, très différents: il est astucieux et il est polyvalent.

 

Le Gripen ne porte pas de missiles nucléaires comme le Rafale français. Il n’est pas surmotorisé, sursophistiqué et surarmé comme l’Eurofighter. Et le Gripen n’est pas l’avion de combat ultime comme le F-35 américain.

Le Gripen est doté de tous les atouts utiles dont disposent ses concurrents. Il maîtrise tous les rôles qu’on exige d’un avion de combat moderne; il peut assurer des missions de police du ciel, combattre des avions ennemis et servir d’appareil de reconnaissance ou d’appui au sol. Le Gripen, qui est un multiplicateur complet, dispose aussi d’autres atouts, très différents: il est astucieux et constitue une plate-forme polyvalente.

 

L’époque du dogme privilégiant le plus grand, le plus fort et le plus rapide est révolue. Les concepts de puissance du siècle dernier sont des résidus de la Guerre froide. Bien sûr, les Etats ayant des ambitions mondiales continuent de s’offrir de tels avions de combat – à des coûts astronomiques. C’est le cas des Etats-Unis, avec son F-35 JSF, dont nul ne sait vraiment combien il finira par coûter (très cher!). Ou de la France dont la Force de frappe exige un chasseur de dissuasion. Ou de la Grande-Bretagne dont l’Eurofighter est censé compenser la dramatique perte d’influence de ce pays sur les mers du globe. Trois avions de combat qui relèvent du dogme «plus grand, plus fort, plus rapide». Et dont le coût est exorbitant, comme celui de tous les concepts issus de la Guerre froide. Dans l’esprit des développeurs de l’époque, l’argent n’était pas un facteur véritablement déterminant. Seules étaient jugées suffisamment bonnes les solutions les plus chères.

Les Suédois, toutefois, ont perçu les signes de notre temps. Ce n’est plus le «hardware» qui distingue l’avion du futur. Les cuirassés bardés d’armes dont les coûts d’exploitation dévorent la moitié d’un budget militaire n’ont plus de raison d’être. C’est le cerveau qui fait la différence. C’est-à-dire le radar, les autres capteurs, l’intégration dans un système ISTAR. Vitesse ascensionnelle, rayon d’action, vitesse – certes, tout cela est important. Mais la différence se fait sur le «software», le logiciel, qui en toute circonstance peut s’adapter en souplesse aux exigences de l’utilisateur et qui est capable d’intégrer l’évolution fulgurante de la technique des processeurs. C’est là que réside la véritable force de l’avion suédois! Sans oublier son coût modéré.

 

Au cours des années passées, Cockpit a chaque mois fait une large place au remplacement partiel du Tiger. Nos lecteurs réguliers sont bien informés du processus de sélection. Ils savent qu’en raison de sa «frenchness» le beau Rafale ne convient pas à la Suisse. Il serait désastreux de dépendre de la France en matière d’armes, d’électronique, d’avionique et de motorisation. Dassault n’a toujours pas de client à l’exportation. Les négociations avec l’Inde ont été temporairement gelées pour des raisons «d’incohérence des coûts d’exploitation». L’Eurofighter, construit par un consortium européen, n’a jamais eu la moindre chance – quelles qu’en soient les raisons. Pourtant, avec son assise industrielle (Airbus, Eurocopter, etc.), EADS aurait certainement pu offrir les meilleures affaires compensatoires.

«Ce qui est bon pour la Suède est forcément bon aussi pour la Suisse», a déclaré le conseiller fédéral Maurer à propos de la décision relative au système – raisonnant juste, mais avec un bon sens de pilote. Lorsque Saab développe le concept du 21e siècle, nous, les Suisses, avons aussi notre mot à dire – un changement de paradigme tout à fait remarquable! La Suisse n’est pas seulement un client, comme au cours des 60 dernières années d’acquisition d’avions de combat. La Suisse contribue désormais à façonner l’avenir. Ce ne sont pas les fournisseurs américains, français ou britanniques qui nous dictent ce qu’il nous faut; non, nous définissons nous-mêmes nos besoins. Nous nous sommes émancipés, dans le droit fil de notre politique de neutralité.

 

Le futur Gripen E/F est adapté à nos besoins. Tous les experts l’ont reconnu. Les experts? Dans les forums, lettres de lecteurs et blogs, les discussions vont bon train, mais restent unidimensionnelles. Qui achète une voiture sur le seul critère de sa puissance? Quelle entreprise s’offrirait un calculateur Cray, quand un ordinateur plus modeste répond à son cahier des charges? Quel contribuable blogueur est prêt à payer, sur trente années d’exploitation, trois ou quatre milliards de plus en entre­tien? Quel connaisseur du théâtre d’opérations est véritablement informé de la doctrine d’engagement des avions de combat russes? Et quel rédacteur de lettre de lecteur appréhende les relations entre performance, coût, adaptation à l’usage de la troupe et indépendance? Indépendance par rapport à des centaines de millions de redevances de licence en cas de mise à niveau? Indépendance vis-à-vis de pays potentiellement peu ragoûtants, membres du même groupe des utilisateurs? On a souvent la mémoire courte: Nicolas Sarkozy avait proposé «son» Rafale aussi à Monsieur Kadhafi.

 

Avec l’achat de nouveaux avions de combat, nous entrons dans une ère nouvelle. Nous abandonnons le plus grand, le plus fort, le plus rapide. Pour moi aussi qui, à 64 ans, ai connu la période du Vampire au F/A-18, la révisi­on de mes conceptions a été progressive. Je comprends donc parfaitement que d’anciens pilotes de chasse façonnés par le Hunter rêvent de puissance et de performance. A l’époque, le plus fort était le meilleur. Tempi passati. Le meilleur, c’est désormais le plus astucieux! Selon le principe Federer.

 

Max Ungricht, rédacteur en chef du journal Cockpit

Commentaires

Article etrange et assez confus qui repose sur pas mal de contre verités et qui n'aborde pas les vraies questions.
Exemple de contre verites:
-les negotiations entre Dassault et l'inde ne sont pas gelees et vont bon train. l'inde (HAL) a meme annoncé officiellement ce week end un lourd investissement dans 2 usines pour contruire le Rafale. En fait parmi les 3 avions, le Gripen E/F est le seul a avoir zero commandes fermes au compteur.
- mais surtout cette idee inepte que le software l'emporterait sur le hardware , l'avance technologique c'est le hard et rien d'autre , le soft n'a rien de revolutionnaire et n'est qu'une mise en musique qui en aucun cas ne permet de compenser le manque de performance ou le retard technologique ..

Quant au "desastre" (le choix du mot est excessif et decredibilise l'auteur) qui consisterait à travailler avec la France, ce monsieur devrait plutot demander l'avis des gens concernés : Ruag , qui ne tarit pas d'eloges a propos de ses relations avec Dassault , ou Armasuisse qui a plebiscité l'avion Français dans ses evaluations.

Il aurait été plus interessant de mettre en balance l'atout d'avions de combat performants et eprouvés comme le Rafale ou L'EF face a des prototypes comme le Gripen E/F qui ont encore tout a prouver y compris qu'il seront capables de tenir leurs promesses en matière de prix et de performances. Au fait , pour le F35 c'est deja perdu et c'est plutot avec le Gripen qu'il faut le mettre en parallele , pas avec l'EF ou le Rafale pour lesquels aucune mauvaise n'est a attendre en matiere de performance ou de prix. Mais pas un mot bien sur ...

On sent une personnalité assez egocentrique et qui ressemble un peu par son manque de recul et d'objectivité a ces amateurs qu'on lit dans les forums , et qui voudrait faire croire que le choix du Gripen est le choix de l'emancipation face au dictats des grandes puissances .. en fait c'est tout le contraire ..le Gripen est parmi les trois avions le seul a integrer des composants américains essentiels qui soumettent de facto le futur avion suédois a l'exigeante et incontournable reglementation ITAR.
Quant à cette histoire d'alignement et de neutralité , elle n'amene qu'un seul constat : il n'y a rien a attendre politiquement de la Suede la ou des negotiations habiles avec l'Allemagne ou la France auraient pu apporter à la Suisse des compensations politiques importantes

et pour reprendre l'analogie tennistique sur laquelle repose cet article ; la verite oblige à constater que la puissance de Nadal est bien plus efficace que l'"astuce" de Federer. (18 victoires pour Nadal contre seulement 10 pour Federer en rencontres officielles) ;)

Écrit par : Eagle1 | 11/06/2012

Hmmm...
Les arguments laissent rêveur.
* Le rafale non acceptable au premier chef car français ;
* Le rafale dont seule la dimension pré stratégique est rappelée ;
* L'Eurofighter non acceptable car pas assez sophistiqué un coup, et trop le suivant ;
* EADS critiqué pour ne pas vouloir faire profiter la Suisse de sa puissance industrielle pour ce qui reste pour lui un (très) petit marché pas rentable de surcroît pour un client qui se montre gourmand sur des domaines bien plus rentables que sont l'aviation civile ou les hélicos ;

et évidemment pas un mot sur les risques industriels et militaires liés à la Suède. On appelle ça un argumentaire à charge, un plaidoyer, voire, s'agissant de la chose militaire, de la propagande.

La seule bonne défense de la Suisse, ce sont la France, l'Italie et l'Allemagne , pour le reste mieux vaut qu'ils évitent une guerre.

Écrit par : v_atekor | 11/06/2012

Analyse saine, réfléchie et exprimant l'avis de personnes compétentes dans le domaine aéronautique. Toutefois, revenons en arrière et voyons que notre industrie avait les capacités de fabriquer d'excellents avions de combat mais, malheureusement, suite à la perte des prototypes, le monde politique a coupé net à la poursuite du développement. Ce gâchis a été repris par de grandes puisances qui nous ont vendu leurs avions.
Alors, que faire, que dire ? imposer ou subir ? la logique risque d'être perdante face à l'incompétence de certains décideurs.
Ayons le courage de dire non aux détracteurs et osons le pari !!!

Écrit par : DELITROZ PA | 11/06/2012

Notre amis Ungricht nous offre une synthèse à sa manière, on apprécie ou pas ! Nos amis amis français, visiblement pas ! Certes, le rédacteur de Cockpit, journal particuliement sérieux en matière aéronautique, nous offre ici à sa manière une diatribe peu un trop anti- Rafale à mon goûts ! Mais cela n'engage que lui et finalement cela compense les attaques incessantes et partiales de certains.

Hé non, RUAG ne jure pas à travers Dassault, la firme aux mains de la Confédération n'a jamais porté le moindre jugement sur le sujet, le reste n' est que petite phase de la communication de ceux-ci.

L'idée de comparer Federer n'engage également que l'auteur, par contre je retiens que la compétence en matière de rapidité de calcul avait déjà été signifie par PK en début d'annee, confirmée par le DDPS, ainsi
Que par le magazine Skynews et maintenant par Cockpit.

Le Gripen correspond à nos attentes et permet une utilisation depuis nos bases de montage et autoroutes à un prix excellent.
Mais pour ceux qui lisent l 'allemand je vous invite à lire l 'exemplaire de Cockpit de mai, il confirme l' équipement de celui-ci et les investîgations déjà présentées ici .

Écrit par : Steeve | 11/06/2012

Bonsoir,

C'est une analyse un peu légère, et les comparatifs sont assez basiques.. et j'avoues que je suis proche des propos de V. Atekor.

Par principe on ne fait pas un choix sur les "défauts probables des autres" mais bien par la(les) qualité(s) "avancée(ées) du "gagnant"...

Là, concernant le Grippen NG, j'avoue que j'ai du mal à constater le choix suisse...

De plus, il est quand même bon de vous rappeler chers voisins, que dans vos reliefs montagneux, deux moteurs cela rassurent un peu plus qu'un seul, surtout quand votre demande initiale est de remplacer vos F5 (bi-moteur) et d'apporter un support à vos F-18 (bi-moteur)...

La Suisse a peut être, pour une fois, eu une analyse de "pauvres", dans ces cas là autant axer directement l'achat sur le "best seller" du secteur le F-16... Au moins là, vous auriez fait de réelles économies...

Et désolé de lire Delitroz PA, qui parle de pari, quand vous aurez une panne moteur là haut perchez sur vos montagnes, peut être que vous commencerez à vous demander par quel miracle, le pilote va redescendre... Désolé mais la vie et surtout la sécurité dans ce milieu est loin d'être un pari....

Paul

Écrit par : Paul Marais-Hayer | 11/06/2012

Cher Monsieur Hayer, je ne partage pas votre opinion, bien que je dois vous le dire j apprécié votre travail photographique. Pascal a d ailleurs l'habitude de s entourer de personne de compétence, ce qui votre cas . Par contre, vos remarques sur le sait que le Griffon fusse monomoteur n ont pas de raisons. Depuis 1949 date à laquelle nos FA ont fanchit le pas des avionssoit le Vampire, puis le Venom, le Hunter et un certain Mirage III, tous furent monoreacteur.

Le fait de mettre deux réacteurs ne pas point source de sécurité ( Ou alors Dassault est un menteur avec la gamme Mirage) mais releve d un besoin de puissance par rapport à la masse maximale. Bref, lorsqu un appareil dépasse une masse maximale de 20 t il lui faut 2 moteurs alors qu en dessous un seul suffit.

Pourquoi choisir le F-16 alors que nous plus moderne ? Effectivement nous n'avons pas les moyens du Rafale et ceci est la faute de nos politiques! Mais pourquoi payer plus cher un avion qui dispose de l'ensemble des systèmes de demain.
Perso j adore le Rafale, mais la situation et malheureusement telle qu'elle est! Bien à vous !

Écrit par : Steeve | 11/06/2012

@Steeve:, lorsqu un appareil dépasse une masse maximale de 20 t il lui faut 2 moteurs alors qu en dessous un seul suffit.

LOL.

Donc, le northrop F-5, bireacteur, pèse un peu moins de 5 tonnes
et le F-35, monoréacteur, un peu plus de 20 tonnes en charge...

Donc, ça dépend aussi des moteurs qu'on y met hein, car certains réacteur civil pousse plus que les deux réacteurs militaires de forte puissances.

Écrit par : v_atekor | 11/06/2012

Dans un sens, je suis assez de l'avis de M.Paul Marais-Hayer: faire le pari qu'aucun réacteur ne tombe en panne durant un vol, je préfère ne pas le faire...
Sinon, ce qui me dérange dans le choix du Gripen E/F, c'est que non seulement (comme l'a déjà fait remarquer Eagle1) c'est l'appareil le plus dépendant des USA, mais qu'il n'est toujours pas achevé. L'électronique (c'était déjà le cas avec nos Hornet, mais au vu de la commande des USA, il y avait peu de risque que ça reste en rade) et la structure même de l'appareil ne sont pas encore finalisés, alors qu'à l'époque le Gripen avait été disqualifié pour cette raison justement!

OK, on n'a pas besoin d'une bête de course comme le Rafale ou l'Eurofighter (même avec des capacités diminuées comme proposé par Dassault), mais pour faire ce que l'on veut en faire, si après tout ce n'est pas si important, prenons en effet le moins cher: avec le Gripen C/D on sait exactement ce que coûte le développement de l'appareil, de même que l'heure de vol et l'entretient... et ça permettra également à nos pilotes de faire plus d'heures de vol, puisqu'il ne serait pas capable, sur alerte, d'intercepter un appareil relativement rapide volant à haute altitude au dessus de la Suisse... ;o)

Écrit par : Jo-ailes | 11/06/2012

Si je partage l'idée force de l'article, à savoir le choix du Gripen, l'argument contre-Rafale parce que porteur de l'arme nucléaire est superflu.

Je doute que la France ait proposé une telle capacité dans cette conception, donc amener une telle idée au sein d'un argumentaire est faire preuve de mauvaise foi.

C'est si je devais trancher entre 2 voitures, l'une avec boule d'attelage l'autre sans, et que je justifiais le choix de la voiture non-équipée par la présence de cette fameuse boule alors que je n'ai ni remorque ni caravane...

De plus, je ne suis pas sûr que la polyvalence et "l'astuce" d'un Rafale soit moindre que celle d'un Gripen, puisque tous les deux ont pour but de devenir l'appareil standard de leur force aérienne respective.

Écrit par : Kouak | 12/06/2012

Paul, pouvez-vous me dire quel est le taux de panne moteur actuel sur les avions de combats récents ?

Car c'est bien beau de sortir cet argument mais je ne me rappelle pas de dizaines de pilotes morts sur nos Vampire, Hunter et Mirage du a des pannes moteurs. Ah mais j'oubliais, les suédois sont vraiment des novices dans le développement et la construction d'avions...

Écrit par : Dimitri | 12/06/2012

Si le verbe est fort et cependant par trop critique envers le Rafale par exemple, cet éditorial met en avant le ras-le-bol d’une certaine critique inutile voir déplacée venant notamment en majorité de chez nos voisins.

Encore effectivement faudrait-il lire le numéro de Cockpit du mois de mai en entier, enfin pour ceux qui lise l’allemand !

Écrit par : Serge | 12/06/2012

L'auteur de l'article à volé sur un Vampire, puis un Venom, que j'ai vu voler
à Farnborough dans mon enfance. C'est aussi là que j'ai vu le suivant de ces
avions, le DH-110, s'écraser à quelques dizaines de mètres de moi (je suis
Franco-Britannique). Comme marin, j'ai volé sur le Crusader, qui n'avait
bien sur rien à voir avec la Suisse, mais qui reste le meilleur chasseur
embarqué qui ait éxisté.
Je suggère à la Suisse de considérer le nouveau F-18 Super-Hornet.
Nouvelle génération du F/A 18. Cet avion est proche et compatible de celui
dont la Suisse a acheté 34 exemplaires il y a quelques temps. Son prix est
beaucoup plus abordable que celui de ses successeurs ou "semi-contemporains"
comme le F-22 "Raptor" ou le F-35 "Lightning-II". Ces appareils supposés
parfaitement "furtifs", ne le sont pas vraiment et cette supposée furtivité
fait que leur capacité d'emport d'armement est de 40 % inférieure à celle
d'un F-18. Et le F-18, a priori "non-furtif" est en fait beaucoup plus
furtif que l'on croit, surtout dans sa nouvelle version. Quand aux couts de
ces programmes il ne faut pas en parler. La quantité de "Raptor" produite
est 40 % de l'estimation initiale. Pour le F-35 JSF "Multiroles", les
partenaires étrangers commencent à réduire les engagements financiers et
les quantités d'appareils engagées.
Dans les années 90, un autre pays Européen neutre a choisi le F-18; la
Finlande ! Les Finlandais ont gentiment attendu que le Canada fasse faire
développer sa version du F-18, adaptée à son territoire, avec de grandes
zone forestières et lacustres planes, la proximité du cercle polaire, et
des grandes baies, souvent gelées en hiver. Quand le deal du Canada et de
McDonnel-Douglas a été scéllée, les Finlandais sont venus pour acheter 68
F-18, quasi identiques aux Canadiens (et pour moins que les 34 F/A 18
Suisses !).
Aujourd'hui, la Finlande rééquipe ses F-18 avec des missiles air-sol de
400 km de portée avec guidage satellitaire, un nouveau radar multimodes,
et des équipements de contre-mesure électroniques et des moteurs améliorés.
Montant de la note : 1.6 milliards d'Euros, dont plus de la moitié est déjà
engagée. A l'occasion, la Finlande a aussi racheté quelques F-18 d'occasion
pour les mettre dans cette configuration et les intégrer à sa flotte.
Et la Finlande regarde sérieusement vers le "Super-Hornet" pour la suite,
avec un excellent deal financier à négocier.

Écrit par : Eric Fletcher | 12/06/2012

Je trouve le parallèle du tennis assez peu représentatif.
Est-ce que le Gripen correspond vraiment à un Federer? Je suis pas sûr que cet avion aie la classe d'un (ex) n°1 mondial. On devrait plus le comparer à notre cher Stan Wawrinka (meilleur ATP 9e) si on veut un joueur suisse. Federer et Nadal correspondraient à des F-22, F-35, les Rafales et Eurofighter peut-être à Tsonga ou Murray... Enfin, seulement si j'ai bien compris.

Mes connaissances à la Ruag votent pour le Rafale! Mais au final espèrent avoir quelque chose, quitte à ce que ce soir le Gripen...

Et je suis à la fois défenseur du Rafale et brave citoyen suisse :-)

Écrit par : pascal (l'ing) | 12/06/2012

Cher Monsieur Fletcher, je crois que vous prenez "l'avion en vol", si vous me permettez ce clin d'oeil ? concernant la candidature du Super Hornet en Suisse, les gens de Boeing se sont désistés au printemps 2008 faute de ne pouvoir répondre en matière de transfert de technologie et partenariat selon la demande du cahier des charges.

La Finlande n'a par acheté plus de Hornet, mais songe à l'acquisition entre 2020 et 2025.

Écrit par : Serge | 12/06/2012

J’aime bien la comparaison avec les joueurs de tennis bon eux sont cloué au sol mais tire de bon missile contre leur adversaire, l’avis du rédacteur de cockpit est bien je trouve qu’il a du bon sens.

Après soit on met des oullières ou on voit les choses avec objectivité.
Si on compare les biréacteurs et les mono-réacteurs, on ne peut vraiment dire qu’il y a plus de perte d’un coté ou de l’autre car souvent ce sont des problèmes informatique et non un réacteur qui ton en panne tout seul, au final le problème vient de là.

Un avion de chasse n’est pas comme un avion de ligne qui décolle, tient une trajectoire et atterrit, l’avion de chasse ne suit aucune ligne, il fait sa mission du moment.

La suisse a depuis des années au sein de son aviation volé avec des mono-réacteurs de différent modèle et na jamais eut plus de perte et surtout à l’heure actuel donc le niveau de fonctionnement, sécurité, performance est approuvé.

Dire que la suisse ne peut s’offrir un rafale ou un EFA ce n’est pas vrai, seulement les priorités sont ailleurs.

Le choix du gripen est justifié et bien réfléchi je trouve et de dire qu’il est moins performent que les autres et bien ce n’est pas vrais, laissons lui quelques années et vous changerez d’avis, certes il est plus petit mais ce ne veut pas dire qui vaut rien bien au contraire, la suisse ne cherche pas un bombardier mais un chasseur de la police aérienne avec un appui d’attaque au sol en cas de besoin, c’est fini le temps des westerns ou l’on tire sur tout ce qui bouge.

Un biréacteur est mieux qu’un mono-réacteur = faux … prenez le F16 donc il vole dans plusieurs pays du monde avec un nombre de + de 3000 avions construit et les mirages 2000, F1, harrier, corsair et tous les autres mono qui sont là et n’ont pas plus de problème.

Le choix du gripen a aussi dans le silence fait pencher la balance avec les conflits financier en 2011 avec la France mais nous n’allons pas faire de politique.

Moi je vois que le choix de la suisse est le bon partenariat avec la suède mais aussi pour la suisse de pouvoir revenir dans le temps avec son P16 et là de pouvoir faire un futur en version gripen mais aussi l’après gripen entre 2 pays pour un futur avion.

Écrit par : michel | 16/06/2012

Les commentaires sont fermés.