05/05/2012

Gripen F : Pilotes suisses très satisfaits !

 

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C’est dans un ciel bleu que les pilotes suisses d’armasuisse ainsi que des Forces aériennes en compagnie d’une équipe d’ingénieurs se sont rendu chez Saab à Linköping, en Suède, dans le but d'effectuer des vols d'essai avec le Gripen E/F (Demonstrator).

Les négociations sont toujours dans les délais et les vols d'essai en Suède font partie des préparatifs en cours.

Le programme de trois jours entre le 2 et 4 Mai inclus des vols en simulateurs d'entraînement et quatre vols d'essai. Les vols d'essai ont principalement ciblé la défense aérienne et la surveillance de l'air avec des armes diverses, comme les missiles IRIS-T et AMRAAM-120C7 et le METEOR (systèmes d’armes sélectionnés par la Suisse sur le Gripen E/F).

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Les réactions des pilotes :

«Nous avons testé les performances de vol, nous avons simulé une mission de défense aérienne complète. Sur le vol, il y avait beaucoup de points de test. Nous avons été en mesure de terminer l’ensemble des vol avec succès! », dixit, le lieutenant-colonel Fabio Antognini  des Forces aériennes suisses.»

"Nous avons pu testé les performances de vol dans un scénario de surveillance de l'air. Nous avons simulé une alarme spéciale (Quick Reaction Alert) et une utilisation de puissance de à haute altitude et à une vitesse supersonique. Nous avons testé le moteur et l’ensemble de l’enveloppe de vol, et nous sommes très satisfaits des résultats », Bernhard Berset, chef pilote d'essai chez Armasuisse.

Le Gripen-E/F se déroule selon le plan. Dans la phase des prochains essais, permettra de qualifier les nouvelles technologies de pointes. En outre, le système radar particulièrement performant de type  AESA permet d’envisager l’entrée des Forces aériennes suisses avec sérénité dans un avenir en performances inégalées jusqu’ici .

L’ensemble des améliorations du Gripen E/F notamment en ce qui concerne la nouvelle motorisations du GE F414G et une augmentation des charges en armement couplées  avec  l'introduction de nouveaux capteurs (IRST) et de l'avionique de nouvelles  génération font du Gripen E/F un appareil ayant un rapport coût/efficacité sans pareil.


Très bonne collaboration suédo-suisse:

La coopération entre les deux équipes était vraiment fantastique. Nous avons effectué quatre vols d'essai avec le Gripen-E/F. Les différents scénari imaginés ont démontré l’excellence des systèmes. Nous étions en mesure de démontrer les capacités croissantes de cet avion ainsi que les performances, la maniabilité et la durabilité », explique Richard Ljungberg, chef pilote d'essai chez Saab.

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Photos : Gripen F @ Saab/Armasuisse

 

Commentaires

Le capteur irst ne semble pas encore installé sur la cellule de développement à en croire les photos.

Écrit par : Laurent | 05/05/2012

Le capteur IRST est en test sur un autre avion mais ceci n'est pas grave car le gripen va d'ici sa livraison finale en suisse et en suède en 2018 avoir encore des améliorations en équipements.

Le plus important est la stabilité de l'avion (cellule) par sa robustesse, son aérodynamisme, place interne pour l’ajout de matériel (en majorité on remplace de l’ancien par du nouveau donc le volume diminue par une technologie plus petite et performante)

Quant à l’ajout de matériel externe sur la cellule, ce n’est qu’une question d’équipement qui ne va pas influencer la qualité de l’avion.

Écrit par : michel | 06/05/2012

D'excellentes nouvelles qui montre (enfin) que le dossier avance malgré une polémique qui n'avait pas de raison d'être si ce n'est que de la part de quelques opposants.

Écrit par : Serge | 06/05/2012

Oh oui Serge des bonnes nouvelles.

Mais on le sait que l’armée a toujours été un sujet tabou et qu’il faut l’écrasé, on peut donner des dizaines de milliards au développement à l’étranger là c’est bien mais l’armée pas la même donne, le problème on donne ailleurs et en parti ce sont ceux qui en ont pas besoin qui reçoivent, notre gouvernement comme tous les autres doivent faire pression contre le pouvoir a fin qu’il nourrisse leur peuple mais au lieu de ca on ferme les yeux.

Bref revenons au sujet.

L’avancement montre bien que le programme E/F on est très proche de la présérie mais là on y est déjà ou pas avec la version démo ?

Les opposants sont moins nombreux je pense car il y a du concret mais aussi le programme avance doucement mais en même temps mieux réfléchie sur l’évolution de ce qui est entreprit.

Écrit par : michel | 06/05/2012

Content que nos pilotes le soient...

La Suisse va équiper ses Gripen d'Iris-T?
Les AIM-9X sont compatibles, pourtant?

Est-ce qu'ils sont moins chers, plus performants où est-ce juste pour diversifier les fournisseurs?

Écrit par : Jo-ailes | 07/05/2012

je pense que la suisse s'équipe d'Iris-T comme pour la suède afin de réduire les coûts,un achat groupé entre la suisse et la suède vont faire réduire le prix unitaire du missile.

mais peut-être aussi que dans 10ans nos missiles AIM-9X devront avoir une cure de jeunesse et quel sera la meilleure solution ? ou comme vous le dites sur un choix de disversiter de missiles ?

la suisse a décidé l'achat du gripen et la suède a proposé une mise en place d'un partenariat en therme de pièces détaché et armement ce qui réduira les coûts.

Écrit par : michel | 07/05/2012

Noter que l'IRIS-T peut, avec les modifications adéquate, équiper les F/A-18 Hornet. C'est le cas des australiens et des canadiens.

Écrit par : Laurent | 07/05/2012

Effectivement, deux raisons semblent conforter ce choix : d’un l’IRIS-T sera monté en commun sur les Gripen suédois et suisses permettant ainsi une simplification du câblage et offrira une politique commune d’achat et de maintenance notamment avec le viseur de casque COBRA). De plus, l’IRIS-T offre une allonge non négligeable vis-à-vis de l’AIM-9X.

Le choix des missiles sera donc : IRIS-T, AIM-120C-7 (les mêmes qu’installés en rattrapage sur nos Hornet et les Gripen C/D suédois) et surtout à terme l’arrivée du METEOR.

Écrit par : PK | 07/05/2012

Donc ces vols en plus de vérifier l'état de l'avancée du radar AESA ont également permit de valider l'emploi de ses missiles ... connais-tu pascal le type de pod sélectionné ?

Écrit par : LIv | 07/05/2012

Hello Liv, cela devra te faire plaisir, il semble que l’on se dirige vers le pod israélo-américain l’AN/AAQ-28(V) LITENING G4 de Northrop-Grumman & Rafael ! Cependant je n’ai pas encore de confirmation.

Écrit par : PK | 07/05/2012

D’après les infos sur le web, l’IRIS-T serait plus performent que l’AIM-9X en terme de distance d’acquisition d’objectif (mais pas des masses) mais serait mieux protégé envers les contre-mesures mais aussi d’un prix plus bas.

Divers types d’avions sont en cours d’acquisition d’IRIS-T ou modification pour que l’avion en soit compatible, notamment pour l’eurofighter, F16, tornado, gripen et bien d’autres.

Écrit par : michel | 07/05/2012

Merci pour les infos.

C'est amusant, sur le net, les infos que j'avais eues étaient justement que l'AIM-9X avait une portée supérieure et était moins cher que l'Iris-T. Comme quoi, selon les sites, ça change! ;o)

Écrit par : Jo-ailes | 07/05/2012

De très bonnes informations sur le sujet, je ne sais pas si vous avez lu le journal le Temps de ce weekend et si vous avez accès à celui-ci en ligne, mais voici l’intégrale de l’interview faite du patron de Saab :

Hakan Buskhe, patron de Saab Samedi5 mai 2012
«Le regroupement des commandes suisse et
suédoise du Gripen serait bénéfique pour les deux
pays»
Par Propos recueillis par Willy Boder
Hakan Buskhe, patron de Saab, s’exprime sur la marche des affaires et la
commande suisse de l’avion de chasse Gripen
La concurrence, dans le monde des marchands d’armes, est impitoyable. En ce moment, les
constructeurs d’avions de chasse sont très présents sur la scène politique et économique suisse,
puisque, tant que le parlement, et sans doute le peuple, n’auront pas donné leur feu vert à l’achat
d’un nouvel avion de combat, la partie n’est pas terminée.
Le patron de Saab, Hakan Buskhe, le sait bien et ne vend pas la peau de l’ours avant de l’avoir tué. Il a
accordé une interview au Temps lors d’une visite en Suisse au sein du tissu industriel. Les contacts
pris lui permettront de mieux apprécier le volume et l’orientation technique et géographique des
contre-affaires directes et indirectes qui accompagneront le nouvel équipement de l’armée suisse.
Saab, qui réalise un chiffre d’affaires annuel de 23,5 milliards de couronnes suédoises (3,18 milliards
de francs) obtenu à 90% dans le domaine militaire, dispose d’une situation financière stable malgré la
crise de la dette en Europe. Le groupe suédois fabriquant le Gripen, entièrement séparé de son
homonyme automobile en procédure de liquidation, emploie quelque 13 000 personnes. Hakan
Buskhe n’envisage aucun programme de restructuration, alors que le secteur est en mutation, à
l’image de British Aerospace qui a annoncé, l’automne dernier, la suppression de 3000 emplois.
Le Temps: Le Conseil fédéral a récemment annoncé son intention de reporter de deux ans le plan de
livraison de 22 chasseurs Gripen E/F. Quel sera l’impact sur la marche des affaires de Saab?
Hakan Buskhe: Je n’entends pas m’immiscer dans les décisions prises ou attendues en Suisse. Ce type
d’évolution du dossier fait partie d’un processus habituel auquel nous sommes parfaitement préparés.
Cela dit, ce report me paraît raisonnable. Saab, qui dispose d’une situation financière solide, ne sera
pas touché outre mesure par un report de livraison. Nous avons effectué d’importantes améliorations
sur le Gripen et sommes en train de procéder à l’élaboration de la deuxième batterie de tests de ce
chasseur qui suscite un énorme intérêt. La procédure qui nous permettra de livrer l’avion dans les
délais se poursuit donc normalement.
– 3,1 milliards de francs pour
22 avions, c’est votre dernier prix?
– Je ne commente pas ce chiffre débattu dans les médias. Le prix de vente réel de l’avion n’a jamais
été communiqué publiquement. Le chiffre que vous avancez est celui délivré par le ministre de la
Défense Ueli Maurer concernant l’ensemble du programme d’acquisition, et non le prix net de l’avion.
– Quel est le prix de vente net pour 22 appareils?
– Je ne peux pas dévoiler ce chiffre qui fait partie du secret d’affaires entre le vendeur et l’acheteur.
Communiquer ce prix serait, en outre, rendre le meilleur service imaginable à nos concurrents.
– L’idée consiste à grouper les commandes de la Suisse et de la Suède pour obtenir une meilleure
offre. Quel est votre avis à ce sujet?
– C’est en fin de compte une décision qui concerne les deux gouvernements. Si je me mets à la place
des clients, c’est clair qu’il est possible d’obtenir un meilleur prix en coordonnant les plans
d’acquisition. Ce serait bénéfique pour les deux pays car l’économie d’échelle est importante si vous
construisez, par exemple, une série de 102 appareils au lieu de 22. La chaîne d’approvisionnement et
les structures de maintenance peuvent aussi, dans ce cas de figure, être notablement améliorées.
– Pensez-vous que cette solution commune aboutira?
– Encore une fois, la balle est dans le camp des autorités politiques. Le gouvernement suisse dispose
déjà d’une offre solide de Saab, mais si nous pouvons proposer une solution encore meilleure, nous le
ferons.
– Vous connaissez bien Ruag, qui a par exemple acquis, en 2008, la division spatiale de Saab. Cette
entreprise de la Confédération sera-t-elle la principale bénéficiaire du contrat d’achat du chasseur
Gripen?
– Ruag est une société très compétente et performante. Elle fait de l’excellent travail, comme la
plupart des entreprises industrielles suisses. Nous avons des relations d’affaires avec eux, et le
rapport de confiance est solide. Ruag fait partie des entreprises prises en considération pour établir,
dans le cadre du paquet global d’acquisition du système Gripen, des coopérations beaucoup plus
étroites avec l’industrie suisse, très diversifiée, qui recèle de grandes compétences technologiques en
mécanique de précision et en électronique.
– Ruag étant la plus grande société suisse spécialisée dans le domaine militaire, certains prévoient
qu’elle bénéficiera du plus gros des retombées économiques, au détriment de petites entreprises
romandes…
– L’affirmation selon laquelle nous privilégierions la Suisse alémanique au détriment de la Suisse
romande est absolument sans fondement. Cela ne correspond pas du tout à notre manière de
travailler. Il y a énormément de coopérations industrielles possibles, avec Saab, mais également dans
le cadre du grand groupe industriel suédois Wallenberg, qui possède la société Investor, principal
actionnaire de Saab. J’envisage donc des collaborations industrielles très importantes dans de
nombreux cantons et dans toutes les régions de Suisse. Plus de 300 entreprises figurent déjà sur
notre liste.
– Comment jugez-vous la situation des affaires dans l’aéronautique?
– Le cycle conjoncturel est encore en croissance dans l’aéronautique civile. Saab, en tant que client de
Boeing et Airbus, en profite. D’autre part, la société s’est fortement développée dans l’apport de
technologies et de services pour la gestion du trafic aérien de plus en plus congestionné. Les besoins
sont donc importants, par exemple aux Etats-Unis, où la croissance du groupe, notamment par
acquisitions, a propulsé Saab dans les cinq premières sociétés mondiales du secteur.
– Le domaine des commandes militaires souffre-t-il de la crise de la dette et des restrictions
budgétaires?
– Le nombre d’appel d’offres semble stable en ce moment. Les besoins d’avions de chasse dans les
cinq à dix ans sont estimés à 6000 appareils dans le monde. C’est un énorme marché qui nous
échappe en partie en raison des liens politiques entre les nations et du rôle joué par les
superpuissances. La Suède n’a pas de président fort qui peut courir le monde et faciliter la vente de tel
ou tel avion produit par l’industrie de son pays.
– Quels sont donc vos atouts?
– Boeing, Dassault ou l’Eurofighter sont nos principaux concurrents, mais acheter Saab c’est choisir la
troisième voie, celle d’un pays neutre qui contrôle strictement ses exportations d’armes. Notre offre
correspond globalement à celle de nos concurrents, mais à un prix plus abordable et détaché de toute
pression politique. Il existe donc un potentiel de croissance, comme le prouve le vif intérêt que
suscite, par exemple, le système de défense intégrée associé au Gripen.
– L’an dernier, Saab a souffert du phénomène de report de commandes. N’est-ce pas inquiétant pour
l’avenir de la société?
– Il faut relativiser cette tendance. Saab a réalisé, en 2011, les meilleurs résultats de son histoire. Le
niveau du bénéfice a atteint un record, et l’apport de liquidités correspondait au deuxième meilleur
résultat après celui de 2010. Nous avons bouclé l’exercice avec un apport de liquidités net équivalant
à 1 milliard de dollars. La baisse des entrées de commandes s’explique surtout par la crise de la dette
en Europe qui pèse lourdement sur l’ensemble de l’industrie de l’armement. Cependant, Saab, présent
dans 32 pays, réalise 50% de son chiffre d’affaires hors d’Europe.
– L’Asie est devenue, pour Saab, un marché plus important que l’Europe, Suède exclue. Cette tendance
est-elle durable?
– Oui, elle se poursuivra. Nos ventes en Europe, sans la Suède, représentaient habituellement 20% du
chiffre d’affaires. C’est tombé à 10% l’an dernier, alors que le chiffre d’affaires en Asie et en Australie
a dépassé ce niveau.

Écrit par : Steeve | 07/05/2012

Sauf erreur, on parle d'une portée de 25km pour l'Iris-T et de 18km pour l'AIM-9X, mais il faut tenir compte que ces chiffres offciels sont certainement sensiblement inférieurs à la réalité.

Écrit par : Serge | 07/05/2012

Bon bon bon, voici un article très etoffé qui confirme qu on ne developpe pas un avion et ses composantes sans de gros problemes quand il s agit de la grandir.

http://www.lematin.ch/suisse/suisse-veut-98-retouches-gripen-7/story/25116550

Faudrait reprendre un peu de distance avec la com du ddps vus les éléments affligeants qui sortent de la sous commission.

Écrit par : Crys | 12/05/2012

Satisfaits ?

"Sur les 98 améliorations exigées par la Suisse, seules 7 ont pu être installées sur le prototype du futur Gripen testé la semaine passée. L’avion pourrait ne pas être livré avant 2023 et ses faiblesses resteront telles qu’elles remettent en question les procédures pour protéger l’espace aérien. "


http://www.lematin.ch/suisse/suisse-veut-98-retouches-gripen-7/story/25116550

Écrit par : Paul Morali | 13/05/2012

Intéressant article du Matin, mais qui comprend passablement d'erreurs : L'AMRAAM pas au point, sauf que l'on en a sur nos Hornet et que la version C-7 vient d'être commandée, Il n'a jamais été question d'atteindre Mach 2 lors des vols en Suède.

La comparaison d'une interception lors de l'évaluation de 2008 avec le modèle "Delta" plus rien à voir avec l'actuelle version "Fox".

Qu'en est-il réellement me direz-vous (avec raison)? Les informations disponibles de manière officiels (DDPS, Armasuisse, Saab) démontres l'avancée des travaux et la tenue de ceux-ci. De l'autre une série de critiques qui mélange un peu tout.

A mon sens il y a des menteurs, restent à savoir les quelles, et a qui profite le mensonge !

Précisons enfin, qu'une deuxième série de vols est prévue en Suède avec des pilotes suisses au troisième trimestre de l'année. Ceux-ci doivent vérifier le reste de l'enveloppe de vol.

Écrit par : PK | 13/05/2012

Monsieur PK , je ne suis pas aussi tranché que vous , ce qui est interessant dans cet article est qu'il cite ses sources et que les critiques qui sont faites (risque industriel , performances moyennes voire faibles ...) sont assez repandues parmi les experts et sont loin d'etre peu credibles car elles correspondent points par points aux differentes evaluations officielles actuellement en cours ou recemment faites sur le Gripen (Pays bas , Norvege , Inde , Bresil et meme Suisse ...)

Et il semble que les gens qui conduisent cette enquete au parlement disposent d'informations et de temoignages beaucoup moins positifs que ce qui est mis a la disposition du public par U. Maurer et son departement...

Alors on peut toujours essayer de discrediter le messager en pinaillant sur tel ou tel point ou en interpretant les propos du journaliste comme vous le faites (non evidemment l'AMRAAM n'est pas encore operationnel sur le demonstrateur E/F, ce qui est logique) mais la vraie info ,que l'on en peut pas balayer d'un revers de la main, est qu'une sous commission parlementaire officielle et multi partite, ayant travaille plusieurs mois sur le sujet , s'apprete a rendre un rapport recommandant de relancer la procedure... et ça c'est plus qu'interessant , n'est ce pas.

Écrit par : Paul Morali | 13/05/2012

L article du matin mélange un peu tout avec d anciens fait avérés faux teintes d erreurs grossières, le profane ne manquera pas de tomber dans le panneau. Si le choix du Gripen ne est mauvais pourquoi le ddps et armasuisse continue sur cette lancée? Car au final si l'on devait revenir en arrière le ddps, armasuisse perdraient toute crédibilité . Donc pas d avions du tout !
Alors pourquoi cette guerre de l information? Simplement le fait de la gauche et des antimilitaristes, bon nombre de politiques de gauche siègent dans les commissions et ont interets à brouiller les cartes. Le but étant de préparer une éventuelle votation sur le sujet, troubler la population c est une victoire assurée!

Écrit par : Steve | 13/05/2012

je ne crois pas qu'ils melangent tout et ils sont plutot tres tres tres bien informés sur la base de documents officiels :

http://files.newsnetz.ch/upload//1/4/14487.pdf

Écrit par : Paul Morali | 13/05/2012

Monsieur Paul Morali, effectivement, les critiques sont là, mais dans le cas de cet article, elles sont mélangées en reprenant de vieux problèmes qui sont aujourd'hui réglés, avec les développements en cours.

D'autres vols vont avoir lieu afin de tester l'ensemble de l'enveloppe de l'avion.

Le vrai problème aujourd'hui et de faire la part de chose entre les infos officiels et les autres ! Partons du principe que le DDPS, armasuisse et Saab nous fournissent une information tronquée sur le sujet : A force, la vérité compromettra ces trois entités. Souvenez-vous de la conférence de presse ou Maurer était accompagné du chef de l'armée, du cmdt des FA et des FT ainsi que le responsable d'armasuisse pour déclarer en commun que ce choix était le bon !

Revenir en arrière et déclarer que finalement ils sont trompés, c'est le "clash" absolu, une démission garantie et la fin pure est simple de l'achat d'un nouvel avion. Car même, si le Rafale devait revenir et du même coup satisfaire bon nombre d'entre nous, la crédibilité de l'armée et des ses organes d'évaluation en seraient compromises pour des années!

Nous avions là un des scénarios possible, l'autre consistant en une forme de désinformation chronique pour tenter de faire capoter l'achat !

Quoi qu'il en soit, nous devons attendre les résultats des enquêtes des commissions, suivre le déroulement des prochains tests.

Écrit par : PK | 13/05/2012

Monsieur PK vous n'etes quand meme pas naif au point de croire que la mise en scene a laquelle vous faites allusion n'est pas orchestree par un pouvoir politique auquel les militaires sont subordonnes !! Cela ne prouve rien du tout. Si j'etais un ministre contesté dans ses décisions, j'aurais fait la meme chose que U. Maurer.
Je ne crois pas qu'on puisse tenir rigueur aux militaires d'obeir au pouvoir politique. Quant a Armasuisse and co , souvenez vous, ils ont rendu des rapports limpides sur la question et qui ne laissent guere de doutes quant a leurs preferences. Reste le ministre ...

Pour le reste , si vous regardez le graphique que j'ai donné plus haut et dont on nous dit qu'il provient de documents officiels , vous vous apercevez que pratiquement rien n'est reglé, et que la majorité des upgrades demandés n'ont pas encore commence a etre developpé sur le Gripen !

Ceci dit vous avez raison , on ne peut qu'attendre la suite...
mais il semble bien que la commission va recommander d'obtenir une nouvelle offre sur la base d'un prix fixe ...
Si toutes ces infos etaient fausses ou manipulees nous aurions deja eu un dementi des parlementaires...

nous verrons...

Écrit par : Paul Morali | 13/05/2012

Sur le fond et la forme, je trouve l'article du matin très rationnel.

PK, j'ai un service à vous demander, pouvez-vous nous donner pour quelques types d'avion récents, la date initiale prévue pour la mise en service, et la date effective? Par exemple :
F22 ? Rafale ? Eurofighter? A400 M ? Tigre? A380 ? B787 ?
Personnellement, TOUS les programmes aéronautique sur lesquels j'ai travaillé on connu du retard...

Sinon, ne reste-t'il pas tout simplement l'hypothèse que Ueli Maurer ne veut pas d'avions et cherche simplement à couler le programme?

Écrit par : pascal (l'ing) | 13/05/2012

@Steve: quelles erreurs grossières svp?

Écrit par : Filou | 14/05/2012

Là, la situation touche à son comble, si c'est bien le cas d'une désinformation volontaire du DDPS, Armasuisse et Saab: comme je le décris plus haut, non seulement si cela devait s'avérer exacte nous aurions une crise extraordinaire mais en plus l'ensemble des fonctionnaires qui travaillent dans l'ombre du DDPS et d'armasuisse ne pourraient rétablir la confiance auprès de la population avant longtemps. Je m'étonne d'ailleurs, que si tel était le cas des allégations actuelles, certains d'entres eux ne présente pas leur démissions.

Concernant d'éventuelles retards, il est évident que le programme E/F à déjà prit au moins deux ans. J'en veux pour preuve le fait qu'en définitive la livraisons a été retardée à 2018.

Bref, un "clash" total, les informations que l'on peut obtenir, il est difficile pour l'instant d'y voir véritablement claire.
Sans oublier qu'à Berne, les politiques se livrent à une guerre acharnée : entres ceux qui ne veulent pas d'avion, ceux qui ne veulent pas du Gripen mais du Rafale par exemple, ceux qui veulent le Gripen et ceux qui veulent le Gripen mais pas tout de suite !

Vous l'aurez comprit la cacophonie ambiante n'est de loin pas terminée ! Il faudra bien que l'abcès crève un jour !

Une bien mauvaise image de notre pays, j'en conviens !

Écrit par : PK | 14/05/2012

@Pascal l'ing:
Vous avez tout à fait raison; aucun programme moderne a réussi à tenir les délais...
- F22 difficile à dire exactement, car à l'époque le programme était "TOP SECRET" mais d'après certaines sources 6 à 8 ans me paraissent plausibles...
- Rafale entre 4 et 7 ans selon les sources...
- Eurofighter idem
- A 400M idem (ici le fait de devoir s'aligner sur 8 pays différents a compliqué la tâche...)
- Tigre 6 à 10 ans selon les sources...
- A 380 environ 4 ans
- B 787 idem

D'autres sources +/- fiables vous donnerons d'autres délais...

Écrit par : forêt10 | 14/05/2012

Monsieur PK , mauvaise image de la Suisse ? comme vous y allez fort !
C'est bien pire ailleurs ! comme au Bresil ou on tourne en rond depuis 10 ans a cause de la lutte entre le pouvoir politique et les militaires , comme en Inde ou il a fallu aussi 10 ans pour obtenir un resultat que desormais le moindre lobbyste corrompu conteste avec succès.

Je trouve la competition suisse presque exemplaire dans sa conduite, à une exception pres qui en est le veritable grain de sable : un ministre de la Defense ubuesque qui a poussé une bonne partie du lobby militaro industriel suisse a faire directement campagne dans la presse et aupres du parlement pour contourner le contourner.. (c'est quand meme bien plus efficace et moins couteux que de casser sa carriere en proposant sa demission)

Je suis aussi assez permeable a l'hypothese soulevee par Mr pascal(l'ing) que Mr Maurer voudrait juste couler ce programme qui souvenons nous lui a été imposé par le parlement.

Écrit par : Paul Morali | 14/05/2012

Attention je ne parlait pas de la compétition mais bien de l'image actuelle !
Côté compétition en effet, je partage totalement vos avis pour l'avoir suivie dès le début.

Le problème avec l'idée que M. Maurer voudrait couler le projet, vient du fait que si cela était le cas, c'est tout le département de la défense qui coulerait vu le nombre de personnes impliquées.

Écrit par : PK | 14/05/2012

PK : je ne pense pas que c'est tout le département qui risque de couler. Si ils le soutiennent, c'est que c'est le chef et eux des militaires ou des ex-militaires. Dans ce genre de situation, le fusible qui saute, c'est le chef. Mais bon, il en est pas à son premier couac : système informatique, experts externes payés à prix d'or...

Je pense que
-soit il veut couler l'achat (le but de l'UDC zurichoise, c'est moins d'état/dépenses), et alors c'est un choix purement politique
- soit il a fait un choix anti-européen : Rafale = France = non. Eurofighter = Allemagne = encore moins. Reste le Gripen, on prend le Gripen et à nouveau, c'est un choix purement politique.

Les arguments techniques dans tout ça, ben à mon avis, ça le dépasse! J'en veux pour preuve les arguments genre: C/D à E/F: c'est comme tunner sa BMW (?!). Ca montre une incompréhension totale!
Les faits relevés par Le Matin (si on peut s'y fier) concernant l'autonomie (CD incapable d'intercepter un avion au sud des Alpes, EF >seulement< 33% d'amélioration) sont des show stopper / no go!!! Donc de manière rationnelle, au niveau technique, comme intercepteur, c'est pas possible. A moins que l'info du matin soit de l'intox.

En tous cas, pas fini d'en parler!

Écrit par : pascal (l'ing) | 14/05/2012

U. Maurer n’est pas content du tout, suite à la presse du matin de ces jours passé sur l’histoire des tests fait en Suède donc la presse en a versé de l’huile sur le feu sur le nombre de mise à jours, etc…

Tant que le contrat ne sera pas signé, ce sera le cirque de propagande.

Écrit par : michel | 14/05/2012

Effectivement, nous n'avons pas finit d'en parler, pour info, je vous livre ici le contre-information de Saab :

Déclaration de Saab à des articles dans les journaux du dimanche

Dans les journaux du dimanche dernier deux articles publiés contenaient des informations fausses. Saab AB est soucieux de constater les faits suivants:


La conception flexible et modulaire permet au Gripen un développement à faible risque et à faible coût et ainsi qu'en ce qui concerne les amélioration. Le Gripen E / F est basé sur la plate-forme éprouvée du Gripen C / D, qui a jusqu'à présent réalisé plus de 160.000 heures et a été prouvé lors de plusieurs exercices internationaux et dans des opérations dirigées par l'OTAN «Unified Protector".
Le programme Gripen test E / F est déjà validé 230 séries de tests qui fonctionnnent et ceci en respectant le calendrier. En fait, la quasi-totalité des "98" modifications qui ont été décrites dans les articles, sont pleinement intégrées et testée lors d'opérations de vol. Le développement est à un stade avancé.

Richard Smith, directeur régional Europe à l'exportation du Gripen, Saab AB

Écrit par : PK | 14/05/2012

Mais qu'il est maladroit ce Mr Maurer !!! Il se tire une balle dans le pied ! de la maniere dont il reagit (en se plaignant de fuites et de propos tenus par des responsables d'Armasuisse qui feraient mieux de s'adresser a lui plutot qu'a la presse) il ne fait que confirmer que ce qui est écrit par le Matin provient de fuites réelles et qu'au moins une partie de son administration conteste ses choix.

Écrit par : Paul Morali | 14/05/2012

Communique interessant:

"En fait, la quasi-totalité des "98" modifications qui ont été décrites dans les articles sont pleinement intégrées et testée lors d'opérations de vol."

Qu'est ce que cela veut dire ?

Cela signifierait que:
37 a 39 : Le gripen E/F peut tirer des bombes air sol
41 a 53 : Le nouveau radar Raven du Gripen E/F est operationnel
54 a 56 : le viseur de casque est operationnel
93 a 96 : les capacites avancees pour les Gripen F biplaces suisses sont operationnelles

j'en doute !
En fait, je crois que Monsieur Saab joue sur les mots a l'extreme limite de ce qui est possible : EXEMPLE : un armement X est monté sur le prototype Gripen, donc on peut dire qu'il est "integre" et "testé en vol".
Certes ! mais d'un point de vue operationnel il n'y eu qu'un test d'integration aerodynamique , il reste a faire l'essentiel a savoir l'integration dans le systeme d'arme or celle ci n'est possible qu'en dernier lieu une fois l"ensemble l'electronique de bord (radars ...) integree et validée dans sa version finale.

Écrit par : Paul Morali | 14/05/2012

Il y a cas voir dans le passé la propagande à bien fonctionnée et là on est sur une autre ampleur que l’on y pense même pas.

Je pense que certain de nos politiciens, pilotes, entreprises et concurrent comme Dassault ou EADS ne sont pas innocent sur toutes ces informations a fin de discréditer le choix du gripen et de rendre c’est avion inapte pour notre aviation a fin de placer leur avion.

Mais qu’un est t’il du rafale pour le Brésil ? il est le vainqueur et toujours pas de contrat final signé ? il me semble que ca va rien donné au final … juste un non merci pour les 120 rafales.

Par contre du côté du gripen on avance bien je trouve, malgré les attaques d’incompétence de journaliste écolos qui ne font la différence entre un taureau et une vache.

Écrit par : michel | 14/05/2012

Amusant, donc il vaut mieux croire un article écrit dans un journal populaire par un journaliste antimilitariste qui a déjà démontrer par le passé qu il ne faisait pas la différence entre le Gripen c/d et le e/f, qui mélange des essais en vol de 2008 avec ceux de 2012.Pire, l AMRAAM est en série sur le Gripen c/d par conséquent l adoption sur le NG n est en soi pas un problème. Comme si les Mica posaient problèmes entre la version f2 et la f3 du Rafale !
Le seul point théorique concerne le METEOR mais cela reste pareil pour le Rafale tout comme l Eurofighter ! Mais personne ne remarque cela dans l article, on voit les écrits sans la moindre réflexion!
Le Gripen e/f n est pas encore totalement opérationnel dans sa version définitive, ça nous le savons et d autres vol vont être effectuer, cela se passe de même pour le Typhoon, le Rafale arrive enfin au terme de sa version définitive !

Le vrai problème concerne la livraison exacte dur Gripen, si celle ci devait encore être retardée delà de mettrait effectivement qu'il a eu empressement ! Nous verrons bien!

Pour ceux qui lise ce blog depuis quelques années vous devez vous rappeler qu a l'origine je préférais le Rafale, mais ce n est par pour autant que je crache sur le Gripen. Croyez vous que si le Rafale avait été choisit les choses seraient plus simple ? Regarder la gabegies actuelle en Inde et soyez sûre que l'on aurait ici le même cirque !

Écrit par : Steeve | 14/05/2012

Monsieur Steeve, le journaliste en question tient ses informations des militaires suisses eux memes !!!, C'est ce cher Mr Maurer , tout penaud , qui nous l'a avoué cet apres midi :
http://www.letemps.ch/Page/Uuid/be1ba6de-9e01-11e1-9b7e-133af2371ffc/La_cr%C3%A9dibilit%C3%A9_dUeli_Maurer_est_en_jeu
Et il semble tout aussi bien implanté au sein du parlement que chez les militaires... ce qui n'est pas si mal pour un journaliste soi-disant antimilitariste, n'est ce pas ?

Pour le reste,vous croyez vraiment qu'il y a aussi peu de diffences entre Gripen C/D et E/F qu'entre Rafale F2 et F3 ? vous n'etes pas serieux ? 70% de pieces nouvelles !!, nouveau moteur!! nouvelle cellule !! nouveau radar !! nouvelle electronique !! nouveaux logiciels !! Il est evident qu'il faut repenser completement l'integration de l'AMRAAM dans la nouvelle architecture.
Et ce genre de menus travaux prend des mois et des mois et coute beaucoup de jour/hommes et d'argent. Je pourrais presque vous faire une evaluation detaillee sur la base d'un projet equivalent en complexite , mais rien qu'en frais de personnel il faut savoir que cela represente des millions d'euros (prestataires exterieurs MBDA et autres + informaticiens et ingenieurs de Saab). Et la on ne parle que du point 8 (il y en a 97 autres)

Contrairement a ce que voudrait nous faire croire Mr Maurer pour lequel tout va bien dans le meilleur des mondes possibles, je crois que le but de cet article est de dire que l'essentiel du developpement reste a faire et que cela presente d'importants risques industriels et financiers qu'il est pueril de nier; ces risques ne concernent pas les Rafale et Typhoon auxquels vous faites allusion et qui sont eux produits en serie , volent et effectuent des missions operationnelles !

Mais le probleme n'est meme pas d'être pro ci ou pro ça, mais de dire la verite et de ne pas essayer de faire prendre des vessies pour des lanternes ! et cela ira deja bien mieux pour tout le monde ! pour les journalistes qui arreteront peut etre de chercher la petite bete ! et aussi pour les militaires et les gens d'armasuisse qui arreteront peut etre alors de contester leur ministre !

Écrit par : Paul Morali | 15/05/2012

@Paul Morali: Quand vous dites: "Mais qu'il est maladroit ce Mr Maurer !!!", je ne vous crois pas, désolé. Pour être au Conseil Fédéral, j'imagine que l'on ne peut pas l'être à ce point.
Je rejoins assez l'idée de Pascal (l'ing.) en me disant qu'il ne voulais pas de cet avion et qu'il se débrouille au contraire très bien pour s'en débarrasser. Preuve qu'on ne peut pas l'obliger à faire ce qu'il ne veux pas... Na!

L'avenir nous le dira peut être... ou peut-être pas!

Écrit par : Jo-ailes | 15/05/2012

D'accord JO-ailes, mais alors que penser du chef des Forces aériennes qui est lui même un pilote et défend l'avion ? Là ça ne tient pas la route (enfin, le ciel).
Que Maurer veuille patienter faute de moyens financiers est évident en 2010, mais là, on a plus le choix et seul le Gripen E/F correspond à nos moyens. Finalement se sont les caprices d'enfants gâtés qui dictent pas mal de commentaires, le tout additionné d'une presse de gauche !

Écrit par : Serge | 15/05/2012

Un autre éclairage sur cette affaire...

http://www.aviationweek.com/Article.aspx?id=/article-xml/AW_05_07_2012_p32-454278.xml&p=2

Écrit par : forêt10 | 15/05/2012

petit lien vidéo sur ces essais en vol :

http://www.vbs.admin.ch/internet/vbs/fr/home/themen/defence/tte/foto.html

Écrit par : PK | 15/05/2012

J'aurai une question...
Pourquoi SAAB n'a pas encore changé les entrées d'air de son Gripen Demo? Est ce qu'ils attendent les nouvelles ailes pour ça? Je trouve dommage d'avoir déjà le nouveau réacteur fonctionnel, mais de ne pas pouvoir utiliser tout son potentiel, pas vous?

Écrit par : Jo-ailes | 15/05/2012

@Mr Serge ; je crois qu'en ce moment le chef des forces aeriennes doit lui faire ce qu'il peut ou ce qu'il pense efficace pour obtenir enfin un avion de combat !!, quitte a avaler des couleuvres et a affirmer le contraire des rapports qu'il avait lui meme signé. Et c'est je trouve une attitude responsable !
Quant aux moyens financiers limités , la future proposition (supposée) du comité parlementaire me parait parfaitement saine, elle consisterait à requerir des 3 constructeurs une offre pour un montant identique (celui que la Suisse peut payer), en tenant compte les capacités des avions et des besoins des troupes d'aviation.

Je viens aussi de découvrir une chose, c'est que Dassault , par la voix de son vice president Mr Trappier a recemment affirmé au quotidien français Les Echos qu'il attendait le resultat de l'enquete parlementaire pour savoir si les conditions de l'appel d'offre avaient ete respectées . Il etait d'apres lui clairement stipulé dans l'appel d'offre que l'avion proposé à la Suisse devait etre en service operationnel au moins dans son pays d'origine. Mr Trappier laisse entendre que dans le cas ou l'enquete parlementaire revelerait que l'avion sélectionné est un prototype ou un avion de papier (ce qui me semble plus que probable), l'avionneur pourrait avoir recours a la voie juridique.

Rappelons que les appels d'offres publics internationaux doivent, entre autres, garantir l'equite entre les concurrents, et ce en fonction de legislations nationales mais aussi internationales (comme par exemple l'Accord sur les Marches Publics de l'OMC ... )

Mon avis personnel est que si ce genre de procedé n'est peut etre pas le meilleur moyen de se voir selectionné au final (...) ,les français de Dassault , mais aussi les allemands d'EADS, pourraient tenir la de quoi torpiller toute la procedure.

Écrit par : Paul Morali | 15/05/2012

Eh bien je ne partage pas votre vision, des choses, d’abord pour avoir croisé à mainte reprises le CMdt M. Gygax,à l’armée celui-ci n’est pas du genre « malléable ».

Et puis, l’évaluation a été rigoureuse, Saab a proposé depuis 2009 la version E/F se que savaient Dassault et EADS. Les trois constructeurs proposaient d’ailleurs au final des versions très améliorées qui n’étaient pas disponibles à 100% en 2008!

Écrit par : Serge | 15/05/2012

Navré de vous contredire mais si des simulations d’engagement avec AMRAAM ont pu être menées à bien, il faut impérativement que l’intégration soit maitrisée, auquel cas, les dites simulations ne donneront pas de résultats.

Vous semblez négliger à tort que le Rafale tout comme L’Eurofighter ont eu aussi et continue d’évoluer notamment avec d’important changement au niveau radar (mécanique à AESA pour l’un, PESA à AESA pour l’autre). Eux aussi connaissent des besoins d’améliorations.

Mais le vrai problème n’est pas à ce niveau d’ailleurs, mais concerne bien plus une guerre de communication dont l’un des buts et la chute d’Ueli Maurer et accessoirement le non achat d’avion.


Concernant l’idée émise par une commission, elle pose de nombreux problèmes, le nombre d’avions ne serait pas le même d’où une problématique en ce qui concerne ce qu’on appelle la dotation minimale. De plus même avec cette proposition qui serait je vous l’accorde, une belle sortie de crise, un gros problème subsisterait, dans le cas peu probable d’un changement de choix, tant le Rafale que l’Eurofigther obligeraient un surcoût pour adapter l’infrastructure des aérodromes sans oublier un coût de maintenance plus élevé !

Mais là aussi, nous verrons d’ici juin ce que le dossier cachait ou pas !

Écrit par : Steeve | 15/05/2012

@Mr Serge , mon experience personnelle me fait plutot dire qu'un chef militaire discipliné est toujours trés "malleable" pour ses supérieurs, mais beaucoup moins pour ses subordonnés ;)

Pour l'evaluation elle meme , vous avez, je pense, une vision un peu simpliste.
Qu'elle ait été en elle meme rigoureuse, c'est plus que probable; mais ce n'est pas aux "évaluateurs" de vérifier ce qui rentre dans le cadre contractuel; c'est le role de cellules juridiques spécialisées qui épluchent toutes les étapes d'un processus afin de verifier sa conformité réglementaire ou contractuelle.
Et c'est un travail fastidieux et ingrat ou l'on est ecartelé entre :
- les "industriels" toujours pret a offrir davantage , et parfois plus que ce qui est prévu, afin de remporter le contrat!
- les "évaluateurs", c'est a dire les pilotes, ingenieurs ou conseillers techniques qui eux bien sur veulent le meilleur pour leur pays/administration, et parfois au dela de ce qui est permis!
- Les "décideurs" (financiers, fonctionnels, politiques..) pour lesquels l'aspect contractuel est generalement secondaire. Ils ont souvent d'autres priorités, legitimes, mais s'en mordent parfois les doigts plus tard.

Et de fait, les "évaluations" qui ont été annulees du fait d'un manquement contractuel sont légions (tres recemment les Tucanos d'Embraer par les Etats unis ou les ravitailleurs Airbus par L'inde et par les Etat-unis pour ne citer que des exemples importants)

Enfin, ne demandez surtout pas à des industriels pour lesquel des milliards sont en jeu d'être de bonne foi, la bonne foi n'a aucune valeur contractuelle !

Écrit par : Paul Morali | 15/05/2012

Bonjour,
voici quelque chose d'intéressant également, provenant d'un journaliste israélien.
Bonne lecture.
Pierre

http://www.slate.fr/story/10011/le-rafale-na-jamais-eu-davance-technologique

Écrit par : PRossi | 16/05/2012

Votre explication correspond effectivement à une des possibilités, je vous l’accorde, cependant, connaissant M. Gygax je ne le perçois pas ainsi. De plus un chef peut très bien se mettre en opposition avec sa haute hiérarchie (c’est moins courrant) comme l’avait fait à la fin des années 80 début 90 le Chef des FA qui avait démissionné, car celui-ci était en opposition avec la décision d’achat retardée d’avion de combat de l’époque. Comme quoi !!

Écrit par : Serge | 16/05/2012

@PRossi: Il date un peu comme article, non?
Le Rafale est vendu (noralement) à l'Inde et surtout, si je ne me trompe pas, Israël ne sera jamais équipé de F-22 Raptor: aucun contrat n'a été signé et les chaînes de montages sont actuellement fermées, non?

Écrit par : Jo-ailes | 16/05/2012

@PRossi: cet article n'est pas récent, même s'il a été remis à jour en 2010
Mon avis sur la décision du Conseil Fédéral concernant l'achat du Gripen:
- C'est une décision purement politique, la qualité intrinsèque de chaque appareil n'a eut qu'un effet secondaire.
- Mr. U. Maurer penchait plutôt pour les deux avions non choisis, avec une léger préférence pour le Rafale.
Toutefois au vu des rapports politiques entre les deux pays vendeurs et la Suisse, il ne pouvait décidément pas choisir l'un ou l'autre.
- En désespoir de cause, il laissa faire le lobby le mieux pensant politiquement, en ignorant pas le tollé général que cela allait provoquer.
(La preuve nous ne parlons que de cela depuis 6 mois!)
- Une première conséquence est le report des commandes effectives d'au moins deux ans.
La mise en service des nouveaux avions, quand à elle est reportée aux environs de 2018-2020.
Que vaudra le Gripen à cette date, par rapport à ses concurrents actuels, auxquels j'ajouterai le F-35? (à cette date, il devrait être opérationnel)
Toujours à mon HUMBLE avis, nous allons vers une nouvelle évaluation...

Écrit par : forêt10 | 16/05/2012

@Jo-ailes: Vieux l'article ? oui, certes, mais l'analyse reste pertinente. L'implication de développeurs étrangers et son utilisation en conflit armé a rendu le Mirage très performant. La volonté de Dassault de vendre son seul avion à des acheteurs de pays ennemis d'Israël empêche la répétition de l'histoire. Et d'ailleurs vous ne répondez pas à l'affirmation (provocation !) du journaliste: "Le Rafale n'a jamais eu d'avance technologique"

Et en ce qui concerne l’achat suisse, voici quelque chose de plus récent, une analyse de la situation, vu de l'extérieur, du même journaliste:

http://www.slate.fr/story/49375/rafale-dassault-inde

Il semble donc bel et bien, et cela confirme les commentaires précédents, que le choix de l'avion de combat soit avant tout politique et économique. Cependant, sur ce dernier point qui pourrait nous rappeler le rapport des heures de vol effectif/heures de maintenance du Rafale ? en d'autres termes, avons-nous de quoi nous offrir le Rafale ?

Écrit par : PRossi | 16/05/2012

@PRossi: Si je n'ai pas répondu, c'est juste que je suis passionné d'avaition, mais aucunement professionnel dans la branche.`Mais puisque vous me le demandez, je dirais qu'à mon avis, le Rafale était (et est toujours) l'appareil le plus en avance en Europe occidentale. Et pour encore quelques années. C'est aussi, si je ne me trompe pas, le premier appareil occidental à avoir possédé un IRST avec fusion de donnée.

Après, avoir ou non les moyens de voler sur Rafale, c'est à voir.
Avoir ou non les moyens de se lancer dans un projet d'avion qui risque de devoir se relayer pour rester en vol durant toutes les périodes d'alertes (on ne sait pas encore si les performances seront assez améliorées), c'est aussi à voir...

Écrit par : Jo-ailes | 16/05/2012

Il n'y a pas eu d irrégularités dans l évaluation des avions, dixit la commission parlementaires ! Le raport final sera remit en août ! bref, la polémique était bidon ! Les journalistes commencent discrètement à changer le contenu de leurs articles sans avouer qu ils ont volontairement ou non fait le jeu des anti avions et des falsificateurs !

Écrit par : Serge | 07/06/2012

Les tests des 3 concurrents ce sont passé à la loyale et chacun a eut sa chance, tous les tests ce sont passé de la même façon pour les 3 avions.
Le choix final a donné raison au gripen pour déjà son aspect financier et ensuite un avion qui correspond mieux à nos besoins.

Un gripen plus petit que ses concurrents qui a été mal jugé comme inférieur et moins performent là je ne pense pas, la presse et tous les autres n’ont même pas eut le courage de comparé ce qui est comparable ?

Tous ce qui a été dit : un réacteur au lieu de deux, plus petit, autonomie plus faible, trop lent en cas d’urgence d’intervention et tout le reste, comme PK la bien dit dans un autre post, lors d’une intrusion sur notre territoire, nos radars sont là pour ca et dès que le risque commence, nos avions décolleront pour l’interception.

Le but de la manœuvre des journalistes est de vendre donc faire du sensationnel dans leur journaux bas de gamme, ce qui compte est la vente mais que ce soit un mensonge ou la vérité ce n’est pas grave, le but est de mettre le doute et au final les ventes augmente.

Nos petits journalistes qui ce sont penché sur la question des 3.1 milliards pour l’achat des gripen et tous les inconvénients que ca va crée derrière en faisant des coupes sur d’autres départements.

Maintenant je vous donne un autre sujet à relevé cher journaliste mais pour le moment vous êtes très discret ? Un budget + de 11 milliards est débloqué pour l’aide au développement, là vous en avez du croustillant et ce n’est plus 3.1 milliards mais presque 4x plus de dépense, qui va avoir le courage de tapé son point sur la table.

Je peu vous donné la réponse si vous le voulez : et bien personne

Cher journaliste quand vous aurez une notion de logique dans vos cerveaux au lieu d’un grand espace de vide, arrêté de vous en prendre a notre armée car elle est bien venu quand elle participe au maintient de la paix ou quelle aide dans notre pays en cas de catastrophe et bien d’autre.

Rester dans ce que vous faites le mieux dans vos articles, la nécrologie, la vie des chiens et des chats.

Écrit par : michel | 08/06/2012

Cher Michel, vous êtes un peu rude avec nos journalistes, certes, certains ont gonflé artificiellement la pseudo-polémique avec des petites phrases péchées ça et là et d’autres ont simplement tout mélangé ! Mais, il m’apparait que le sujet est plus complexe qu’il n’y parait. L’aéronautique est en soi particulière et il est souvent compliquer d’en expliquer les nombreuses spécificités. Ne serait-ce qu’en matière d’aviation, il faut « penser » en 3 dimensions et non en deux ! D’ailleurs, même les plus fins spécialistes sont parfois, eux-mêmes, victimes de confusions.

L’un des grands problèmes concernant le sujet, concerne le fait qu’il ne faut pas juste parler de Rafale, Eurofighter ou Gripen de manière basic, mais d’aller comparer les « standards » de ceux-ci ( ainsi que les évolutions, cela-va de soi). Hors, les appellations « modèles » & « Standards » , « Types » sont définies de manière différente selon les constructeurs.

De plus, il faut toujours considérer que certains systèmes ne sont pas toujours pleinement opérationnels au moment des essais en vol. Ce qui est normal, puisqu’il s’agit de se doter n’ont pas de l’avion d’aujourd’hui et encore moins d’hier mais bien de demain !

En peut dès lors, mieux comprendre les difficultés que rencontrent nos politiques à Berne lorsqu’il s’agit d’entrer en matière sur un sujet particulièrement technique !

Écrit par : PK | 08/06/2012

En même temps c’est dans l’air du temps que de critiquer à tort et à travers sans réellement être au fait des divers éléments. Effectivement, n’attendons pas d’excuses de certains journaux, juste une discrète glissade avec une phraséologie plus positive.

Une chose est évidente, la presse avait dans les années 80 des spécialistes en aéronautique comme par exemple M. Roy au journal la Suisse. Aujourd’hui, plus aucun spécialiste dans aucun domaine d’ailleurs. Notre presse devient livide, la qualité baisse. On ne s’étonnera pas que les derniers sondages montrent un perte de confiance dans celle-ci.

Quant à nos politiques, là aussi, on atteint les limites d’un parlement de milice.

Écrit par : Steeve | 08/06/2012

Cher Pascal
Cher Steeve

Il est vrai que je suis un peut dur avec nos journalistes en général et comme vous le dites, nous n’avons plus de spécialiste dans la matière ce qui est fort regrettable car nous le savons tous le département militaire est la bête noir d’une majorité du peuple et la presse le sait bien aussi donc les articles croustillant pleuve a fin de salir une institution qui a une utilité.

L’armée a toujours été montrée du doigt lorsqu’un programme d’achat important est mis en avant, ca coute trop cher et on devra couper ici et là ce qui rend les gens agressif envers notre armée, par contre que l’on dépense 4x plus ailleurs ce n’est pas grave.

J’en suis fait l’expérience il y a quelque temps en arrière à mon travail lorsque des collègues lisaient ces articles contre l’achat du gripen, c’est comme s’ils lisaient un livre saint sans avoir une connaissance sur le sujet donné leur avis que ca servait à rien, trop cher, mettre l’argent ailleurs, etc………

Par contre un petit article bien caché pour l’aide au développement sur une dépense + de 11 milliards et personne na réagit donc normale.

Par contre je reconnais que notre département militaire a fait une erreur, elle aurait du informée sur l’évolution des tests des trois avions mais au lieu de ca elle a tout cachée, le peuple a pas besoin de savoir ce qui est top secret mais simplement savoir que tout ca passe bien et donnée une analyse globale sur les 3 avions.

Écrit par : michel | 09/06/2012

Une petite série d’informations prise sur le site Saab
LE Gripen ET LA SUISSE
Le Gripen E/F a été choisi par le Conseil fédéral suisse pour devenir le futur avion multirôle de
la Force aérienne suisse. Il s’agit d’une version considérablement améliorée du Gripen C/D, un avion de combat multirôle éprouvé et actuellement en service. Il est doté d’une technologie de pointe, de
matériaux modernes, de systèmes informatiques intégrés et puissants et d’une aérodynamique
avancée. Le Gripen est équipé uniquement des dernières technologies les plus avancées
provenant de Suède et du reste du monde. La Suède et la Suisse ont de nombreux points
en commun. Ces deux pays, stratégiquement situés et non alignés, partagent des politiques
de défense et de sécurité similaires. Le Gripen a été développé d’après les conditions préalables
de la Force aérienne suédoise et cela explique aussi pourquoi il représente la meilleure solution
pour la Suisse. La relation positive entre nos deux pays est également une plateforme
logique et puissante pour l’établissement de partenariats commerciaux stratégiques où
Saab s’engage à une participation industrielle à long terme. Saab mettra en place un
programme de participation industrielle suisse d’une valeur d’au moins 100 % de
celle du contrat. L’ensemble du territoire helvétique pourra en bénéficier grâce à la
création de nouveaux emplois durables, au transfert de nouvelles technologies de pointe
et d’un savoir-faire supplémentaire, au développement de nouvelles opportunités
à long terme pour l’industrie suisse et à l’ouverture de l’accès aux marchés étrangers.
Le Gripen est le système d’avion de combat multirôle flexible qui présente le meilleur
rapport prix/performance. En redéfinissant l’efficacité des coûts, le Gripen est le seul
avion capable d’effectuer des opérations à un rythme élevé, de jour comme de nuit, grâce à
un concept de disponibilité exceptionnel. Néanmoins, son prix est réellement
abordable en termes de coûts d’acquisition, d’exploitation et de support. La Force aérienne
suisse peut ainsi disposer d’un avion qui répond à ses besoins actuels et futurs, tout en garantissantl’optimisation de la Force de défense suisse et son équilibre dans tous les domaines. Naturellement, dans le cadre de la philosophie suédoise, cet avion de combat monoréacteur offre également des avantages considérables en termes d’économie de carburant, de bruit et d’impact environnemental. Le Gripen E/F est doté des dernières technologies s’agissant de tous les principaux systèmes de capteurs et d’avionique, dont la communication de données, l’autoprotection, l’intégration des armes, ainsi que les améliorations de la cellule et de la propulsion. La conception flexible et modulaire du Gripen permet d’en assurer l’amélioration et le développement permanents dans des conditions de faible risque et de coût performant. Ceci lui permet également de rester à la pointe de la technologie et de répondre à toutes les exigences suisses prévisibles.

Écrit par : michel | 11/06/2012

CARACTÉRISTIQUES DU GRIPEN E/F
Avion de combat centré sur le réseau – Un véritable avion de combat multirôle de génération future conçu pour une utilisation au sein d’un environnement d’opération en réseau grâce au système de liaison de données multifréquences le plus développé et sûr du monde qui permet aux pilotes de maîtriser totalement la situation
dans tous les scénarios. Supériorité de la fusion des capteurs – Un système de mission avionique de dernière génération doté d’une puissance de calculs élevée
fonctionnant sur des bus de données numériques ultrarapides. Cockpit numérique intelligent – Un cockpit sophistiqué intégré, entièrement numérique, équipé de larges écrans couleur multifonctions (MFS) et de commandes de contrôle mains sur manette et manche (HOTAS), assure au pilote une appréhension totale de la situation. Combat aérien – La combinaison d’un radar basse altitude avec un système infrarouge (IR) et de signatures visuelles, un radar à antenne et à
balayage électronique actif (AESA) de seconde génération, un capteur de surveillance infrarouge (IRST) et une fusion de capteurs supérieure, dont des armes de pointe de nouvelle génération telles que METEOR, garantit un taux de réussite élevé lors de tout engagement. Maniabilité exceptionnelle – L’avion le plus agile du monde en combat rapproché. L’alliance d’une conception aérodynamique moderne,
d’une configuration à aile delta et plans canards ainsi que d’un système de commande de vol numérique à triple chaîne. Une capacité de remporter des combats aériens couplée à la dernière génération de missiles HOBS (high off-bore sight) et au viseur à tête haute (HMD – Helmet Mounted Display). Grande disponibilité opérationnelle – La disponibilité opérationnelle élevée du Gripen, sa rapidité de rotation et ses exigences réduites en termes de support lui confèrent un taux de
sortie élevé, permettant aux officiers de réaliser les opérations les plus exigeantes avec un minimum de ressources. Maîtrise des coûts – Le Gripen présente les
coûts d’exploitation les plus bas de tous les avions de combat modernes. Et ce, grâce à l’alliance d’une conception sophistiquée, d’une technologie élevée, de composants modernes prêts à l’emploi (COTS) et du puissant moteur F414G de General Electric. Futur développement – Le Gripen est conçu pour s’adapter aux risques de changement et exigences opérationnelles auxquels est confrontée une force aérienne moderne.

Écrit par : michel | 11/06/2012

La décision du Conseil fédéral suisse de choisir le Gripen est logique et fondée. Outre le système d’avion de combat le plus avancé en opération aujourd’hui, l’offre de Saab comprend un programme de participation industrielle équivalent à 100 pour cent minimum du prix d’achat.
La Suisse et la Suède présentent de nombreux points communs : un nombre d’habitants similaire, des nations stratégiquement situées et non alignées ainsi qu’une tradition d’innovation et de technologie de pointe de plus d’un siècle.
Saab s’engage à développer de nouvelles opportunités à long terme, à créer des investissements, à fournir un transfert de technologie, à développer des programmes de R&D et à sauvegarder et créer de nouveaux emplois sur l’ensemble du territoire helvétique. Tout ceci afin de soutenir l’indépendance nationale et d’assurer la croissance durable des exportations.
Saab et le programme de participation industrielle suisse
Saab possède une longue histoire de coopération industrielle couronnée de succès. En outre, les perceptions suisse et suédoise en matière d’efficacité industrielle et de qualité sont très semblables.
Dans sa proposition du Gripen à la Suisse, Saab s’engage à fournir un programme de participation industrielle Suisse (Swiss Industrial Participation SIP) complet et de grande portée. Au cours de ces quatre années, Saab a rencontré des centaines de partenaires, de sociétés et de personnes clés potentiels suisses afin d’identifier conjointement les projets possibles dans le cadre de la coopération et de la compensation industrielles.
Faits sur le programme SIP de Saab
Conformément aux exigences formulées dans l’appel d’offres d’Armasuisse, Saab fournira un programme de participation industrielle d’une valeur équivalente à 100 pour cent minimum du prix d’achat.
Le programme de Saab soutiendra la distribution régionale de la participation industrielle, construite sur des bases commerciales solides.
La plupart des partenaires suisses participant aux projets du programme de participation industrielle de Saab sont des petites et moyennes entreprises (PME).
La Suisse pourra améliorer et développer son industrie grâce à son investissement dans le Gripen.
Le programme de participation industrielle assurera une croissance durable et viable des activités sur le plan commercial et sur le long terme en établissant une étroite coopération et des partenariats.
Les activités continueront à se développer longtemps après la fin de la participation industrielle.
Le programme de participation industrielle créera des liens économiques, industriels et culturels encore plus étroits entre la Suisse et la Suède, deux pays indépendants et non alignés.
Une expérience solide assure le succès du programme de participation industrielle
Penser au niveau mondial et agir à l’échelle locale est la clé du succès de Saab sur le marché international. Saab s’est implantée localement à Thun en 2007 en créant Saab Dynamics Bofors et détient une participation de 50 pour cent dans SN Technologies à Genève.
Saab renforce ses atouts comme leader sur le marché et s’appuie sur sa solide expérience en Suisse pour développer et fournir un programme de participation industrielle de classe mondiale. Son expérience et de bons résultats en ce qui concerne la fourniture d’une participation industrielle en Suisse sont également obtenus grâce à son programme Combat Vehicle (CV90).
Ayant déjà rencontré des centaines de sociétés en Suisse, Saab est convaincue que, grâce à des principes commerciaux rationnels, de solides partenariats se développeront et permettront d’assurer le succès du programme de participation industrielle.
Le programme de participation industrielle sera composé et dimensionné dans le cadre d’un processus complet et totalement bilatéral. Ces négociations visent à optimiser le programme et à garantir des avantages mutuels pour l’ensemble des parties. Le programme de participation industrielle s’appuiera sur une base financière et technique solide, permettant ainsi de créer des partenariats et d’apporter des avantages au-delà des frontières pendant de nombreuses années.

Écrit par : michel | 11/06/2012

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