12.02.2012

Le second Predator C Avenger à volé !

 

2-2012-2-predator-c.jpg


 

SAN DIEGO -  General Atomics Aeronautical Systems, Inc vient d’annoncer que le second drone à réaction de type Predator C Avenger à effectué son premier vol.  Le premier vol d’un Predator C Avenger  a eu lieu en Avril 2009. Le drone effectue  actuellement un programme d'essais en vol élargi.

Le Predator C Avenger :

Ce dernier fait partie d’une nouvelle génération de drones, motorisé par un réacteur Pratt & Whitney Canada PW545B (le même que celui des Cessna Citation XLS) contrairement aux anciens modèles équipés d’un turbopropulseur.

Du côté des caractéristiques, sa longueur est de 13,5 m pour une envergure de 22 m. Son empennage est en V positif contrairement aux autres qui possédaient un empennage en V négatif. Au niveau des performances, il atteint une vitesse maximale d’environ 400 nœuds (soit environ 720 km/h) avec une altitude maximale de 60 000 pieds (soit 20 000 m). La tuyère du réacteur a été déplacé sur le dessus du fuselage afin de cacher les gaz sortant du réacteur. Ainsi, malgré son réacteur, il reste néanmoins furtif. Sa capacité d’emport en armement est de 3 000 livres (soit environ 1.3 tonnes). Son autonomie est de 20 heures. Quant aux équipements à bord, il intègre une vision infra-rouge similaire à celle développée pour le F-35 Lightning II, ainsi que d’un radar de type AESA.

Une version navale :

La version navalisée de l’Avenger, reprend l’ensemble des équipements de base, du Predator C. Pour répondre au cahier des charges, émis par le Naval Air Systems (NAVAIR), General Atomics Aeronautical a effectué les ajustements suivants : les ailes  sont repliables pour facilité son rangement sur un bâtiment de surface. La structure de l'avion a également été renforcée pour les atterrissages sur pont et permettre l’utilisation  d’un crochet arrière pour l’appontage. Le Sea Avenger sera également optimisé pour les liaisons électroniques (Link16) en lien avec les F/A-18, ainsi que le futur F-35.

La soute modulaire doit permettre la mise en oeuvre des divers systèmes d’armes en services dans la Navy et pourra également transporter de l’équipement de reconnaissance et l’écoute électronique.

Le Sea Avenger, développé en parallèle avec le Predator C représente pour son concepteur un faible risque, car étant similaire, les options d’achat de haute technologie seront partagées entre les deux modèles et devrait permettre une exploitation d’une vingtaine d’année. Deux prototypes du Sea Avenger sont en cours d’évaluation, la Navy espère pouvoir se doter de ses premiers exemplaires d’ici fin 2012.

ec3dbc22-8657-4664-aeff-0110c266bf2b.Large.jpg


 

Photos : Predator C Avenger @ General Atomics Aeronautical Systems

 

Gripen/Rafale : l’ultime bataille !

 

Gripen-Demo-with-large-drop-tanks.jpg


 

Les prochains jours vont être cruciaux en ce qui concerne le choix de l’avion de combat, avec notamment la séance de la commission de la politique de sécurité qui se tiendra demain.

Les vraies questions  concernant la valeur combative du Gripen E/F, ainsi que du Rafale vont être abordées en ce qui concerne l’ensemble du processus. Dans mon précèdent article, je vous parlais de l’équipement et de l’évolution du Gripen E/F. Le but étant de connaître un peu mieux l’appareil en ce qui concerne ses systèmes, son évolution.  Par contre, il était impossible d’entrer en matière concernant ses réelles qualités combatives. Les déclarations obtenues jusqu’à lors, laissaient entendre que l’avion répondait aux besoins des Forces aériennes quant bien même celui-ci est plus modeste que ses concurrents.

Evaluation dans la durée :

Un processus d’évaluation est long et doit tenir compte de l’évolution des appareils dans le temps et ceci jusqu’à la commande définitive. Les différents rapports, enfin, disponibles semblent démontrer de sérieuses lacunes concernant l’évolution des équipements du Gripen E/F, du moins jusqu’en 2009. Qu’en est-il aujourd’hui ? Quelles sont les évolutions depuis ? Chez Saab, on nous assure que l’avion à continuer de progresser. Il est primordial que les rapports tiennent compte des dernières évolutions, car, c’est sur cette base qu’un repositionnement du choix pourrait avoir lieu !

Comment expliquer le choix ?

Si le Gripen ne correspond pas en matière de valeur combative, alors, le DDPS va devoir s’expliquer sérieusement. Certes, le DDPS est tiraillé depuis près de 15 ans avec de nombreuses réformes et des diminutions de budgets à répétition. La projet Armée21 n’a jamais pu être mené à terme, les 4,2 milliards nécessaire annuellement ont été chaque année raboté de près de 500 millions. Le Parlement vient de lancer une énième réorganisation, 100’000 hommes avec 5 milliards. Mais il faut rattraper le temps perdu, plusieurs projet sont en attente. Choisir le Gripen parce qu’il coûte moins cher à l’achat comme à l’usage est en soin une bonne solution, pour autant que sa valeur combative soit bonne ! Là, le DDPS va devoir se justifier.

rafale-3.jpg

 

 

Reprendre le Leadership :

Les diverses commissions de sécurité et la sous-commissions vont pouvoir étudier sérieusement les données et vérifier sur quelle base le choix a-t-il été fait ! Suivant les résultats, il n’est pas impossible que des têtes puissent tomber.

Ceci étant, le DDPS dispose ici l’opportunité de reprendre le «Leadership» et ceci grâce aux nouvelles offres des Suédois mais aussi de Dassault Aviation. On s’étonne également de l’offre tardive de Dassault concernant 18 Rafale pour 2,7 milliards, mais peu importe la manière !

Il grand temps de voir ce projet être rondement mené, un choix doit être fait, et il faut y mettre les moyens, la situation doit être claire !

Ce printemps des pilotes suisses vont se rendre en Suède pour voler avec le Gripen E/F, il s’agit peut-être de la dernière chance pour qualifier l’avion, mais aussi pour le refuser !!

Photos : 1 Gripen NG @ Saab 2 Rafale marine @ Dassault