21/10/2011

Eurofighter, Gripen, Rafale le choix avant Noël !

 

 

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Le Département fédéral de la défense, de la protection de la population et des sports (DDPS) soumettra au Conseil fédéral, avant la fin de cette année, la proposition de décision relative au type des nouveaux avions de combat.

Réalisation finale :

La phase final du choix du nouvel avion de combat vient de commencer, sur demande du Département fédéral de la défense (DDPS) les constructeurs aéronautiques, EADS/CASSIDIAN (Eurofighter ), Dassault Aviation (Rafale) et SAAB (Gripen) doivent actualiser leurs propositions au gouvernement suisse d'ici fin octobre, afin que ce dernier puisse effectuer son choix pour l'achat de nouveaux avions de combat. Cette actualisation prévoit une mise à jour technologique ainsi que du prix demandé pour 22 avions de combat avec l’équipement connexe.

Puis, le choix du DDPS sera soumis à la fin de l’année au Conseil fédéral pour validation puis sera entériné par le parlement. L’avion choisi devrait être commandés dans le cadre du programme d'armement 2012 ou 2013.

 

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Le DDPS en position de force :

Les trois constructeurs européens doivent absolument vendre et se retrouve face à une demande claire de la Suisse : 22 avions pour un budget maximum de 5 milliards de francs suisses, des spécificités avancées en matière de technologie et un partenariat cadre en ce qui concerne l’industrialisation et l’entrainement !

Pas de discussion en parallèle comme cela se fait sur d’autres marchés en cours, les trois concurrents connaissent les besoins et les limites de notre offre. Pour eux, il s’agit donc de répondre en tout point au cahier des charges, soit un appareil moderne capable de supériorité aérienne, attaque au sol tactique et capacité de reconnaissance (avion omnirôle) jusqu’en 2040. Partenariat industriel complet dépassant la valeur d’achat et entrainement conjoint.

Partenariat industriel une chance :

Armasuisse, le centre de compétence de la confédération pour les achats d'armes, attend des fournisseurs étrangers qu'ils concluent des achat en Suisse pour le 100% de la valeur des contrats.

Les affaires compensatoires sont les participations industrielles de toutes sortes en relation avec des achats d'armes à l'étranger pour notre armée. On les appelle aussi affaires "offset". C'est par elles que les dépenses d'acquisition d'armes sont balancées. Les offsets ont un grande impact économique, elles permettent un maintien de la compétitivité internationale de l'industrie suisse et contribuent au maintient de la place industrielle Suisse et à la défense de places de travail.

Les offsets directes sont les affaires compensatoires qui sont liées à la participation des entreprisses suisses à la production de biens militaires commandés à l'étranger. Des compétences et du savoir faire sont ainsi acquis, ce qui permet d'assurer l'entretien autonome de ces biens d'équipement, de permettre de garder leur valeur ainsi que de permettre de futures améliorations et contribuer à garder le potentiel industriel essentiel à une défense nationale.

Les offsets indirectes sont les compensations du fournisseur étranger, des contrats à l'industrie civile suisse, accès à des technologies de pointe, développement communs en relation à des transferts de technologie, accès à des nouveaux marchés etc. Nos hautes écoles en profitent aussi, ainsi que leurs étudiants, avec le transfert de savoir-faire et les possibilités de stages.

Les affaires compensatoires sont possibles dans douze branches, parmi lesquelles l'industrie des machines, du métal, électronique, horlogère, automobile, aviation légère et moyenne, informatique ainsi que la coopération avec les hautes écoles et la recherche.

Dans la phase d'évaluation d'une acquisition d'armement, les premiers éléments des offsets sont apportés par l'offre du fournisseur étranger. Ces portefeuilles d'offsets sont ensuite transmis aux entreprises suisses, complétés par armasuisse en matière de prescriptions de sécurité et de politique d'acquisition.

 

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Les programmes d’Offsets concerne plus de 300 entreprises de tous les cantons. Il bénéficierait non seulement aux industries de la défense, de l’aéronautique et du secteur spatial, mais aussi à des entreprises d’un grand nombre d’autres secteurs notamment civil.

Ces perspectives s’adressent également aux acteurs incontournables du processus d’innovation qui se situent en amont de la phase d’industrialisation : les instituts suisses de recherche comme l’ETH Zurich, l’EPF Lausanne ainsi que les universités cantonales. L’approche proposée contribuera à renforcer le «Pôle d’Excellence Aéronautique», réseau d’entreprises industrielles et de centres de recherche avec nos voisins et permettra de renforcer les liens déjà existants en matière de coopération du développement aéronautique.

 

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L’importance du choix, la valeur de l’investissement :

Un avion de combat coûte cher, mais ne voir en cela, qu’une luxueuse dépense est en soi, une grave erreur de jugement ! Un avion de combat représente un investissement à plus d’un titre : la sécurité, pour combler le départ à la retraite des vénérables F-5, appuyer en binôme les F/A-18 et garantir l’avenir des Forces aériennes une fois ces derniers devenu obsolètes.

Mais c’est aussi l’occasion grâce au partenariat exceptionnel en matière d’industrialisation de développer notre industrie et ceci justement, car nous sommes en période d’incertitudes. Jamais notre pays n’a eu, comme c’est le cas aujourd’hui, l’opportunité d’un partenariat aussi large en matière de recherche et développement (R&D). L’informatique, l’optronique, la communication les matériaux composites et la mécanique ne sont que la pointe de l’iceberg qu’un tel contrat peut rapporter non seulement dans le domaine militaire mais civil. N’oublions pas que les brevets qui en découlerons ouvrirons la voie à de nouvelles technologies dans une large palette de domaines.

Le choix du type d’avion de combat sera déterminant en matière de sécurité à l’avenir, mais aussi en ce qui concerne notre industrie et ses places de travail. L’avion devra être le meilleur techniquement et l’offre du constructeur répondre de manière complète et diversifiée en matière d’Offsets.

Le DDPS et le Conseil Fédéral doivent mesurer la responsabilité de leur décision et donner les moyens à notre pays d’aller de l’avant !

 

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Lien récent sur le sujet :

http://psk.blog.24heures.ch/archive/2011/10/02/d8dc9d4367261c1f838bc8c963734780.html

http://psk.blog.24heures.ch/archive/2011/09/14/suisse-le-rafale-en-grand-favori.html

 

 

Photos : 1 badge des pilotes d’essais, réalisation Aviapic.ch (Laurent Baudillon, Christophe Moduli) 2 Rafale @ Dassault Aviation 3 Gripen @ SAAB 4 Eurofighter @ EADS

 

Commentaires

Un choix très corsé pour la Suisse, mais les constructeurs seront sans doute prêt à faire de très sérieux compromis surtout pour Dassault et son Rafale qui n'a jamais encore été vendu à l'exportation et EADS avec les derniers informations concernant la baisse de production de leur fleuron Eurofighter alias Typhoon

Écrit par : Gerard | 22/10/2011

Notre Micheline a été très déçue de cette décision sur le montant annuel militaire, on le sait elle est meilleure pour lécher tous ces pays étranger et leur donné des milliards pour le développement juste pour faire bonne figure et pour rattraper le déficit en augmentant ou diminuant les prestations du peuple.
J’espère que l’on verra plus les budgets militaire ce faire couper les pieds comme ca, nous devons avoir une armée performante et de dire qu’on pas besoin actuellement de tel ou tel matériel et on verra plus tard est une très grave erreur.
Tous ceux qui sont contre sont tellement naïf, car un jour quand on aura une catastrophe ce seront eux les premiers à monter dans les rues.

Écrit par : michel | 22/10/2011

Concernant l’eurofighter il n’est plus réellement dans la course si on peu le dire car il est déjà bien plus cher et il y a cas voir les anglais donc le pays est bien plus riche que la suisse, il ont du faire de sérieuse coupe budgétaire dans la navy et l’air force que ce soit en argent ou matériel par secteur a fin de contrer le budget total mais aussi on le sais que la maintenance de l’eurofighter est l’un des points de départ à tous ces problèmes budgétaire mais aussi leur pays est sur des territoires stratégique qui leur coûte cher.
L’eurofighter reste en course question diplomatie.
La décision qui va ce prendre ces prochains jours, ce sera soit le rafale ou le gripen.
Je pense que le gripen sera gagnant avec sa version NG et de dire que ce n’est qu’un avion sur papier est faux
1. Même si le gripen NG n’est pas encore un avion finalisé, la cellule de l’avion est la même que celle de la version C et D donc là je ne vois pas ou est le problème car il y aura juste quelque modification à apporter à la cellule qui est déjà faites sur la version test d’un gripen C et D actuellement.
2. Pour la suède ca sert à rien d’acheté la version NG si sa flotte d’avion est complète.
3. La Suède na pas de gripen NG ca ne veut rien dire car quand le NG sera opérationnel, elle transformera ses avions C et D en NG lors des updates au fil des années.
4. Le gripen aura un plus grand choix sur l’armement que le rafale.
5. Il y a pas besoin dans l’immédiat d’acheté des missiles car on peut prendre sur les réserves aux F18 ou F5.
6. Les deux avions sont multi-rôle et pour la suisse ca lui sert à rien d’avoir un rafale qui peut transporter des charges comme un bombardier car cet fini la guerre froide s’il y aurait eut un conflit de voir des centaines de chars, hélicoptères, avions arrivé en même temps.
7. La façon de la guerre est bien différente aujourd’hui, déjà on s’attaque au pays sur son réseau richesse (banque, bourse, etc.) a fin de le faire basculé et il y aura aussi sur l’effet de la peur avec le terrorisme sur le pays et bien d’autres chose.
8. La suisse a besoin d’un avion pas très grand mais rapide.

Écrit par : michel | 22/10/2011

Excellent article, nous avons besoin d'un signal fort en matière d'investissement, le meilleurs avion et les meilleures compensations !

Écrit par : Robin | 23/10/2011

Parfaitement, il nous faut le meilleur avion et le meilleur partenariat aéro-industriel !
PS : Michel, pour un pays petit comme le notre la vitesse n'a pas d'importance, l'accélération, elle est primordiale :-)

Écrit par : Steeve | 23/10/2011

des images comme celles-ci valent largement une séance psy ou le non moins célèbre sermon sur la montagne,magnifique et merci car c'est toujours agréable de pouvoir contempler ces magnifiques oiseaux

Écrit par : lovsmeralda | 23/10/2011

HIHI : L'Ecologiste du GSsA Jo Lang, le pourfendeur de l’armée, qui s’était encore battu lors de la dernière session contre l’achat des nouveaux avions de combat, est renvoyé à la maison. Pas réelu, le Bisounours !!

Écrit par : Mathias | 23/10/2011

Le Gripen NG: Pas de radar AESA pour l'instant, mono réacteur (c'est moche pour un pays montagneux), n'a pas fait les test effectués par armasuisse.
Faudra m'expliquer comment un avion qui n'a pas été testé peut être retenu?

Le Typhoon: Pas multirôle, plus cher.

Reste: Le Rafale.

Écrit par : syntaxerror9 | 24/10/2011

Le Gripen NG: Pas de radar AESA pour l'instant, mono réacteur (c'est moche pour un pays montagneux), n'a pas fait les test effectués par armasuisse.
Faudra m'expliquer comment un avion qui n'a pas été testé peut être retenu?

Le Typhoon: Pas multirôle, plus cher.

Reste: Le Rafale.

Écrit par : syntaxerror9 | 24/10/2011

Le Gripen NG: Pas de radar AESA pour l'instant, mono réacteur (c'est moche pour un pays montagneux), n'a pas fait les test effectués par armasuisse.
Faudra m'expliquer comment un avion qui n'a pas été testé peut être retenu?

Le Typhoon: Pas multirôle, plus cher.

Reste: Le Rafale.

Écrit par : syntaxerror9 | 24/10/2011

Le Gripen NG: Pas de radar AESA pour l'instant, mono réacteur (c'est moche pour un pays montagneux), n'a pas fait les test effectués par armasuisse.
Faudra m'expliquer comment un avion qui n'a pas été testé peut être retenu?

Le Typhoon: Pas multirôle, plus cher.

Reste: Le Rafale.

Écrit par : syntaxerror9 | 24/10/2011

Le Gripen NG: Pas de radar AESA pour l'instant, mono réacteur (c'est moche pour un pays montagneux), n'a pas fait les test effectués par armasuisse.
Faudra m'expliquer comment un avion qui n'a pas été testé peut être retenu?

Le Typhoon: Pas multirôle, plus cher.

Reste: Le Rafale.

Écrit par : syntaxerror9 | 24/10/2011

Le Gripen NG: Pas de radar AESA pour l'instant, mono réacteur (c'est moche pour un pays montagneux), n'a pas fait les test effectués par armasuisse.
Faudra m'expliquer comment un avion qui n'a pas été testé peut être retenu?

Le Typhoon: Pas multirôle, plus cher.

Reste: Le Rafale.

Écrit par : syntaxerror9 | 24/10/2011

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Faudra m'expliquer comment un avion qui n'a pas été testé peut être retenu?

Le Typhoon: Pas multirôle, plus cher.

Reste: Le Rafale.

Écrit par : syntaxerror9 | 24/10/2011

Le Gripen NG: Pas de radar AESA pour l'instant, mono réacteur (c'est moche pour un pays montagneux), n'a pas fait les test effectués par armasuisse.
Faudra m'expliquer comment un avion qui n'a pas été testé peut être retenu?

Le Typhoon: Pas multirôle, plus cher.

Reste: Le Rafale.

Écrit par : syntaxerror9 | 24/10/2011

Le Gripen NG: Pas de radar AESA pour l'instant, mono réacteur (c'est moche pour un pays montagneux), n'a pas fait les test effectués par armasuisse.
Faudra m'expliquer comment un avion qui n'a pas été testé peut être retenu?

Le Typhoon: Pas multirôle, plus cher.

Reste: Le Rafale.

Écrit par : syntaxerror9 | 24/10/2011

Le Gripen NG: Pas de radar AESA pour l'instant, mono réacteur (c'est moche pour un pays montagneux), n'a pas fait les test effectués par armasuisse.
Faudra m'expliquer comment un avion qui n'a pas été testé peut être retenu?

Le Typhoon: Pas multirôle, plus cher.

Reste: Le Rafale.

Écrit par : syntaxerror9 | 24/10/2011

Le Gripen NG: Pas de radar AESA pour l'instant, mono réacteur (c'est moche pour un pays montagneux), n'a pas fait les test effectués par armasuisse.
Faudra m'expliquer comment un avion qui n'a pas été testé peut être retenu?

Le Typhoon: Pas multirôle, plus cher.

Reste: Le Rafale.

Écrit par : syntaxerror9 | 24/10/2011

Le Gripen NG: Pas de radar AESA pour l'instant, mono réacteur (c'est moche pour un pays montagneux), n'a pas fait les test effectués par armasuisse.
Faudra m'expliquer comment un avion qui n'a pas été testé peut être retenu?

Le Typhoon: Pas multirôle, plus cher.

Reste: Le Rafale.

Écrit par : syntaxerror9 | 24/10/2011

Le Gripen NG: Pas de radar AESA pour l'instant, mono réacteur (c'est moche pour un pays montagneux), n'a pas fait les test effectués par armasuisse.
Faudra m'expliquer comment un avion qui n'a pas été testé peut être retenu?

Le Typhoon: Pas multirôle, plus cher.

Reste: Le Rafale.

Écrit par : syntaxerror9 | 24/10/2011

Le Gripen NG: Pas de radar AESA pour l'instant, mono réacteur (c'est moche pour un pays montagneux), n'a pas fait les test effectués par armasuisse.
Faudra m'expliquer comment un avion qui n'a pas été testé peut être retenu?

Le Typhoon: Pas multirôle, plus cher.

Reste: Le Rafale.

Écrit par : syntaxerror9 | 24/10/2011

Le Gripen NG: Pas de radar AESA pour l'instant, mono réacteur (c'est moche pour un pays montagneux), n'a pas fait les test effectués par armasuisse.
Faudra m'expliquer comment un avion qui n'a pas été testé peut être retenu?

Le Typhoon: Pas multirôle, plus cher.

Reste: Le Rafale.

Écrit par : syntaxerror9 | 24/10/2011

Le Gripen NG: Pas de radar AESA pour l'instant, mono réacteur (c'est moche pour un pays montagneux), n'a pas fait les test effectués par armasuisse.
Faudra m'expliquer comment un avion qui n'a pas été testé peut être retenu?

Le Typhoon: Pas multirôle, plus cher.

Reste: Le Rafale.

Écrit par : syntaxerror9 | 24/10/2011

Une bonne dizaine de fois le même message, désolé!
Un bug?!

Écrit par : syntaxerror9 | 24/10/2011

Effectivement sytaxerror9, normalement on peut partir du principe que le Rafale devrait l’emporter à la condition toutefois que l’offre en matière de prix correspondent aux possibilités soit 22 Rafale pour 5 milliards au maximum !
Mais il ne faut pour autant négliger les deux autres, certes, Gripen est en retard mais quelle est l’offre des suédois en matière de développement ?
L’Eurofigter n’est pas encore onmirôle, mais pas pour longtemps, EADS peut également proposer à l’industrie suisse de participer à ce développement justement.. ! Finalement beaucoup de question pour l’instant et peu de réponse !

Écrit par : Magellan | 24/10/2011

désolé pour la traduction anglais-français, le traducteur avait bien fait son boulot mais ca pas suivit lorsque j'ai validé sur le site

Écrit par : michel | 24/10/2011

Nous voici arrivé dans la dernière ligne droite, avant l’annonce du choix de l’avion qui compensera le départ à la retraite des F-5 et permettra d’augmenter la dotation de nos Forces aériennes en matière d’avions tout-temps, susceptibles de renforcer la surveillance de l’espace aérien et à plus long terme, d’assurer la transition au-delà du départ à la retraite des F/A-18. Vous l’aurez compris lors des dernières dispositions votées par les chambres à Berne, l’armée disposera de 5 milliards et devra réduire ses effectifs à 100.000 hommes. Le DDPS va donc devoir mettre en place une réorganisation qui comprendra également le financement des nouveaux avions. De fait, la marge de manoeuvre en matière d’argent est faible. Le possible référendum sur cet achat de la part de la gauche est possible et l’achat devra être porté d’ici au plus tard à 2014, les offres des trois candidats, seront dès lors échues puisque valable jusqu’à la fin de l’année. Le Chef du DDPS va demander des offres retravaillées !

Ce qui est clair aujourd’hui, c’est qu’un des concurrents, l’Eurofighter se retrouve mal placé du fait de son prix. Et, EADS ne pourra pas sauf un miracle offrir un prix qui puisse se calquer avec les possibilités financières de notre pays. Dommage, car la contrepartie en matière d’Offsets étaient la meilleure soit près de 8 milliards !

Deux concurrents se retrouvent donc au coude-à-coude pour le choix final, je vous propose un récapitulatif concernant le Gripen et le Rafale avec les avantages et désavantages de chacun !

L’offre des suédois pour le Gripen :

Nombre de caractéristiques du Gripen sont intégrées au niveau logiciel. Les changements et les améliorations peuvent donc en général être développés et mis en œuvre sans modifications onéreuses du matériel. Une décision formelle prise récemment par le gouvernement suédois a confirmé que le Gripen sera développé et maintenu au niveau le plus avancé de la technique, afin qu’il puisse être efficacement mis en œuvre par les Forces aériennes suédoises au moins jusqu’en 2040. Cette décision était basée sur la facilité et le coût avantageux de l’ajout de nouvelles fonctions opérationnelles ainsi que sur le faible coût avéré du Gripen en termes d’exploitation, de maintenance et de cycle de vie total. Le développement du Gripen se poursuit de manière continue.

La configuration proposée à la Suisse est similaire à celle mise en service par les Forces aériennes suédoises, ce qui implique que toutes les nouvelles fonctions et capacités introduites durant le cycle de vie de l’appareil seront également mises à la disposition de la Suisse. Le Gripen correspondra ainsi aux les exigences actuelles et futures des Forces aériennes suisses. Le Gripen est conçu et constamment mis à niveau en vue d’évoluer dans l’environnement de combat du 21e siècle, la guerre réseaucentrée (Net Centric Warfare – NCW). Flexible et modulaire, la conception de l’avion permet d’en assurer l’amélioration et le développement permanents dans des conditions de faible risque et de coût performant.

Le programme Gripen actuellement en cours garantit que le Gripen restera à la pointe de la technologie pendant de longues années. Le but du programme Gripen est de présenter les fonctions susceptibles d’être intégrées dans les versions actuelles ou futures du Gripen. Outre son aptitude déjà avérée à la croisière supersonique. La version proposée à notre pays est accueillera un certain nombre de systèmes tactiques de nouvelles générations, tels que le radar à balayage électronique AESA, le ES-05 «Raven» un nouveau système de communication satellitaire et un système électro-optique de détection des missiles en approche.

Le Gripen multirôle est apte à utiliser les armes de dernière génération, ce qui garantit que toutes celles détenues par la Suisse pourront être mises en œuvre facilement avec un effort minimal et l’avion sera optimisé pour l’adjonction de nouveaux missiles comme le METEOR.

Spécialement conçu pour une utilisation au sein d’un environnement d’opération en réseau, le Gripen dispose des systèmes de liaison de données les plus aboutis du monde. Le pilote bénéficie ainsi d’une appréhension totale de la situation dans tous les scénarios de combat. L’interaction fluide avec les chasseurs F/A-18 existants des Forces aériennes suisses et le système de surveillance de l’espace aérien FLORAKO est garantie à tout moment.

La Suède offre à la Suisse un partenariat dans le programme de mise en pool des pièces de rechange du Gripen qui se traduirait par de substantielles économies en termes de stockage et de maintenance. Toutes ces opportunités de coopération qui s’ouvrent aux deux pays ne compromettent en rien leur neutralité et leur non-alignement.

Par ailleurs, la Suède a besoin de remplacer ses actuels avions d’entraînement Saab SK60/105 et est en train d’étudier l’acquisition d’avions d’entraînement PC-21 de Pilatus Aircraft.

Comparé à celui de ses concurrents, le coût d’acquisition du Gripen est nettement moins élevé. Le même montant permettra donc d’acheter davantage d’appareils. Qui plus est, les frais d’exploitation annuels ne représentent qu’un quart de ceux de ses concurrents, ce qui s’explique par:

les importants avantages en termes de coûts de maintenance et de consommation de carburant grâce à l’efficacité de la conception monoréacteur,
le personnel relativement réduit nécessaire à la maintenance,
la taille du Gripen, qui correspond à celle du F-5 Tiger et permet d’utiliser les infrastructures existantes sans modifications onéreuses,
le temps moyen comparativement long entre deux pannes,
le temps moyen de réparation comparativement faible,
les mises à niveau techniques qui s’effectuent, pour la plupart, sur une base logicielle, n’entraînant que peu de modifications matérielles.

L’offre française pour le Rafale :

Face à l’évolution constante du spectre des menaces dans les années à venir, seul un avion de combat doté d’un radar à balayage électronique actif, d’un système d’identification visuelle efficace, d’un système d’autoprotection performant, et d’une endurance conséquente pourra garantir une police du ciel crédible permettant en toute circonstance de préserver la maitrise du ciel. Le radar à balayage électronique actif est un élément incontournable dans l’approche moderne de la défense aérienne. Il offre une capacité d’interception très largement supérieure aux radars classiques. Capable de traiter simultanément un nombre important d’aéronefs, ce radar est couplé à un système optronique de dernière génération agissant comme de véritables jumelles intégrées au Rafale, pour apporter au pilote un zoom très performant sur un aéronef inconnu et pour permettre son identification en un temps record. Grace à un système d’autoprotection unique, complètement intégré à l’avion et couvrant l’ensemble des menaces existantes.

Le Rafale proposé soit le standard 04T comprend une optique frontal de deuxième génération (OSF) une liaison Link16, la fusion des données (NCW) le radar à antenne active AESA RBE2-AA couplé avec le système SPECTRA d’autoprotection.

Le Rafale a été pensé dès le lancement du programme pour remplacer les sept types d’avions en service en France et pour remplir toutes les missions dévolues à ces appareils: missions de police du ciel et de défense aérienne missions de reconnaissance > missions air-sol > missions anti-navires.

Le Rafale est équipé d’un large éventail de capteurs de dernière technologie: le radar antenne active à balayage électronique, le système d’auto-protection intégré et l’optronique secteur frontal forment avec la liaison 16, un ensemble de capteurs incomparables qui fournissent au pilote, au travers d’une fusion de données optimisée, une image complète et précise de la situation tactique.

Le Rafale peut emporter simultanément un grand nombre d’armements et de réservoirs externes. Il peut ainsi réaliser au cours du même vol plusieurs types de missions de manière optimale et apporte de ce fait une grande flexibilité dans la planification et l’exécution des vols.

Des armements et des optionnels pour tout type de mission, le système d’armes du Rafale a été conçu pour permettre l’utilisation sans restriction d’une gamme complète d’armements performants: Missile d’Interception, de Combat et d’Autoprotection MICA, dans ses versions IR et EM, utilisables indifféremment en combat rapproché ou en interception BVR (beyond visual range)> armement air sol modulaire AASM > bombe guidée laser > armement air-sol conventionnel > missile stand-off à longue portée SCALP > missile anti-navires EXOCET

Le POD multifonctions DAMOCLES donne une efficacité redoutable au Rafale dans les missions air-sol et de reconnaissance de jour et de nuit. Par ailleurs, la nacelle de reconnaissance AREOS permet la prise d’images de jour et de nuit à toute altitude, avec la capacité de transmission immédiate en vol des photos vers une station sol.

Le programme de participation industrielle (Offsets) offert par la France comprend la recherche et le développement du Rafale avec les principaux acteurs que sont Dassault Aviation, Snecma, Thales et MBDA. De plus, l’industrie suisse sera intégrée dans les programmes des moteurs civils CFM56, avions d’affaires Falcon. La France garantit un retour sur investissement de l’ordre de 6 milliards.

En été comme en hiver, une patrouille de Rafale peut décoller le matin de sa base en Suisse, rejoindre en trente minutes une zone d’entraînement supersonique, se poser sur une base française d’où elle peut redécoller en début d’après-midi ou en soirée pour un deuxième vol d‘entraînement avant de rallier sa base de départ.

En parallèle, la proximité des deux pays rend possible l’échange et la formation des techniciens sans la contrainte de déploiements de longue durée. Le Rafale offre une haute technologie permettant à chaque personnel d’enrichir son savoir faire dans un environnement de maintenance simplifiée: pas d’indisponibilités de longue durée, diagnostics de panne précis et rapides réduisant le nombre d’équipements de test au sol.

Cette approche fournit une souplesse d’emploi indispensable à l’armée de milice dont les effectifs ne sont disponibles que pour une période limitée d’engagement et d’instruction.

Les points communs :

Saab Gripen tout comme Dassault Aviation doivent absolument vendre leurs appareils, les chaînes de montage tournent au ralentit et il sera donc possible de recevoir rapidement les premiers avions dans l’attente de mise en fonction d’une production en Suisse.

En ce qui concerne le partenariat d’entraînement et la stratégie bilatérale, les deux pays répondent de la même manière soit :

Entraînement conjoint de pilotes/zones d’entraînement communes
Maintenance conjointe des avions de combat
Utilisation partagée de simulateurs
Achats groupés d’armements
Dans les deux cas, la Suisse est son industrie deviennent partenaires dans le développement futur de l’avion.

Points forts & points faibles :

Le Gripen :

L’avion suédois offre le meilleur prix achat/maintenance et correspond parfaitement à l’enveloppe budgétaire fixée par le parlement, son intégration sur les infrastructures de notre pays sera facile. L’avion emporte une panoplie de missiles internationaux qui offre un large choix.

Par contre, il n’est pas sûr que le radar EASA soit disponible d’ici 2015-2018 et les Offsets industriels sont plus faibles.

Le Rafale :

L’avion français est opérationnel immédiatement avec son radar EASA et un standard technique très élevé. Les Offsets industriels sont très bons est garantissent 6 milliards de retombées pour notre industrie.

Par contre, pour l’instant le prix semble dépasser légèrement l’enveloppe budgétaire.

Analyse :

Le budget mis en place à Berne permet la réorganisation de l’armée, mais pourrait tendre à un choix limité en matière d’avion de combat, il faut dès lors espérer qu’un second concurrent puisse répondre en matière de coût fixer par le parlement et laisser ainsi un véritable choix libre, il en va, non seulement, d’une option plus vaste en matière de capacités aériennes mais également en ce qui concerne le futur de notre industrie aéronautique et de ses dérivés !

Écrit par : michel | 24/10/2011

Bah le NG n'a pour lui que son cout supposé plus avantageux (et encore cela reste a demontrer en terme de couts d'exploitation ).
A part ça c'est un avion toujours en conception et développé par un constructeur en retard sur la concurrence en ce qui concerne les performances et la technologie.
Saab offre peu en matière de transfert de technologie car il ne maitrise pas, dans tous les sens du terme, les technologies clé liées a la conception des avions de combat actuels comme les antennes Aesa ou les moteurs...
Ajoutons à cela un faible poids industriel qui annule l'avantage supposé du NG en terme de prix et qui conditionne la faiblesse des compensations (offsets) offertes par le constructeur suédois.

Si Saab à été précocement evincé de plusieurs grandes competitions internationales comme au Pays bas ou en Inde c'est qu'il y a de solides raisons.

Écrit par : Buena | 24/10/2011

Si le Gripen peut encore évoluer avec notamment les divers éléments proposés dans la version NG, on peut effectivement s'interroger sur les réels Offsets qui pourraient composer un partenariat industriel. Certes, un Gripen nouvelle version, et après ? SAAB n'est plus ce constructeur comme dans les année 80/90 capable de lancer des appareils comme le SAAB340 et 2000 ! Avec Dassault, on peut compter sur la gamme de jet Falcon en constante évolution, les motoristes SNECMA et CFM International, le groupe SAFRAN. EADS c'est AIBUS, Eurocopter, CASA !
Pascal à raison de parler ici de "responsabilisation du choix de l'avion" il en va d'un réel avenir !!!

Écrit par : LIv | 24/10/2011

Facture: 3 a 4 milliards de francs selon Ueli maurer
http://www.24heures.ch/actu/suisse/avions-combat-ueli-maurer-parle-facture-3-4-milliards-2011-10-28
De la façon dont il presente cela, cela correspond a la facture du contrat initial avec les constructeurs . Ce qui normalement devrait donc comprendre les avions dernier cri , la formation des pilotes et des techniciens, la mise en place des chaines de montage , un support maintenance garanti avec stock de pièces detachées et peut etre aussi un stock initial d'armement (a voir pour ce dernier point).

Dans ce cas , a mon avis, le Gripen (hypothese basse 3 milliards )mais aussi le Rafale (hypothese haute 4 milliards) sont dans les clous ...

Écrit par : Buena | 28/10/2011

Cela voudrait dire que les offres sont rendues, et que chaque constructeur ou du moins deux d entre eux correspondent aux cahier financier ! Gripen et rafale probablement ... ...? Ou alors une incapacité de certains constructeurs à s adapter si l offre dépasse le montant ! On serait cependant très étonné si un seul prétendant n'a êtes en mesure de répondre correctement en matière financière.

Écrit par : Serbe | 28/10/2011

Cela voudrait dire que les offres sont rendues, et que chaque constructeur ou du moins deux d entre eux correspondent aux cahier financier ! Gripen et rafale probablement ... ...? Ou alors une incapacité de certains constructeurs à s adapter si l offre dépasse le montant ! On serait cependant très étonné si un seul prétendant n'a êtes en mesure de répondre correctement en matière financière.

Écrit par : Serbe | 28/10/2011

Un article intéressant sur les Gripen en libye est sorti dernièrement. Ils ont effectués plus de 650 sorties.
Il semble que les pilotes apprécient l'interfaces hommes-machine, mais divers problèmes sont mis à jour (même s'ils ne parlent pas des ennuis avec les carburant).
- Problèmes de compatibilité entre le système de communication du Gripen et les avions de l’OTAN. Visiblement, ils ne pouvaient pas se connecter au réseau sécurisé de l’OTAN, ce qui a obligé les pilotes à utiliser un langage codé dans leurs échanges.
- Les nacelles de reconnaissance pas au top (pas de capteurs IR, par exemple).
- Les pods désignateurs laser Litening III trop imprécis dans certaines circonstances.
Plus deux ou trois autres bricoles.

On va espérer que tout sera mis au point pour les versions E/F...

http://www.aviationweek.com/aw/generic/story_channel.jsp?channel=defense&id=news/asd/2011/11/09/08.xml&headline=Swedish%20Gripen%20Community%20Draws%20Libya%20Lessons

Écrit par : Jo-ailes | 16/11/2011

Oui j’ai lu cet article, il met en avant certains problèmes du Gripen actuel, la question est de savoir si la version plus moderne offerte à la Suisse (4+) aura effacé ceux-ci et sur le même registre, les nouveaux éléments proposés seront suffisaments aboutits ?

Bref le Gripen est moins cher mais pas forcément complètement au point et dans ce cas il faut se tourner vers un appareil, qui lui, à mûrit !

Mais bon là, il n’y qu’Armasuisse qui possède la réponse en ce qui concerne l’ensemble des détails des offres.

Écrit par : Steeve | 16/11/2011

Merci pour c’est info très intéressante.
Il est possible que divers problème en sorte et ceci est formidable pour Saab car elle va les corrigées pour sa version NG et avoir une meilleure comptabilité avec l’OTAN sur ses systèmes.
Il ne faut pas oublier que chaque pays qui engage des avions dans un pays a des problèmes divers mais on en parle que rarement car secret défense.
Ne pas oublié que la version utilisé en Lybie est le gripen C-D, une version moins sophistiqué que la version E-F ou NG qui vol en prototype actuellement.
Un avion est comme votre ordinateur, il faut chaque x temps l’amélioré pour qu’il soit au top.
Pour les problèmes de liaison de communication, ceci sera résolu avec la version NG car il sera équipé de la liaison Link-16 et au sujet du pot litening III si la qualité n’est pas exceptionnelle et bien il en existe d’autres modèle plus performent et plus compatible.
Il faut mettre en compte que le gripen a été développé pour l’armée suédoise et après pour l’exportation, pour le pays il correspond bien mais après dès que l’on sort du contexte exportation, il y des choses qui change.
Regardons simplement les USA avec cette fois l’armée de terre en Afghanistan, elle a remit d’ancien système d’arme qui sont plus performent si on peu le dire que les dernière technologies actuelle.
Dans chaque armée il y a des choses qui sont mal utilisé, peu fonctionnelle, une arme bien pour son pays mais plein de BUG dans des opérations dans d’autres pays.

Écrit par : michel | 16/11/2011

L'ennuyeux c'est qu'il ne s'agit apparement pas de "BUG" mais de problèmes bien plus profonds, mais il est possible que la version "Plus" soit nettement meilleure effectivement !

Bref, si le Gripen proposé n'est pas au top, le choix va se glisser du côté du Rafale !

Écrit par : Robin | 16/11/2011

Le Gripen est un choix aventureux, c'est bien d'etre moins cher mais si cela ne signifie pas pour autant que le client en aura pour son argent.

En parlant de client , ce sont les Emirats qui, en ce moment, sont en train d'en faire voir de toutes les couleurs a Dassault alors que l'on pensait que le denouement etait imminent. D'apres leur prince heritier , Dassault serait trop cher, voire trop arrogant et pas au niveau des relations entre la France et les Emirats. Vu la situation actuelle, c'est imparable comme methode et je crois que chez Dassault on va etre oblige de faire un gros effort si on veut decrocher le contrat ...

Écrit par : Buena | 16/11/2011

Il me semble que les EAU tente de faire baisser le prix du Rafale, cependant il est avéré que l'Eurofighter est le plus cher, malgré tout ! Alors un dernier coup de poker ?
Que penser de l'arrogance de Dassault ? Il me semble que le constructeur affiche plutôt profil bas, alors que les politiques annoncent sans cesse une victoire éclatante du Rafale dans ce pays, tout comme auparavant au Brésil !

Le marché Suisse, plus discret, permet visiblement, plus de retenue et offre aux trois concurrents une possibilité de travail dans le calme ! Ceci dit, on commence à lire dans la press française quelques intérêts pour notre pays.
Le fait que la Suisse devrait annoncer son choix prochainement et ceci avant l'Înde, les EAU et le Brésil relance l'intérêt !!

Écrit par : Steeve | 16/11/2011

Le Typhoon est plus cher (même si visiblement l'offre faite en Inde est seulement 5% au dessus que celle de Dassault, prix par unité), mais il semblerait que les EAU aient aussi reçu des offres de boeing pour le F/A-18 E/F... Et lui est très nettement moins cher, même s'il n'a pas tout à fait les mêmes performances!

Écrit par : Jo-ailes | 16/11/2011

Je viens d etomber sur ceci sur le cite de Ouest-france :
Vente du Rafale aux Emirats arabes unis : négociation bloquée
Économie mercredi 16 novembre 2011
Les Emirats arabes unis ont estimé mercredi que la proposition du français Dassault pour son avion de combat Rafale était « non compétitive et irréalisable », marquant apparemment un blocage dans la négociation.


« Malheureusement, il semble que Dassault ne réalise pas que la volonté politique et tous les efforts diplomatiques ne peuvent pas faire passer des conditions commerciales non compétitives et irréalisables », a déclaré le prince héritier d’Abou Dhabi, cheikh Mohamed ben Zayed, cité par l’agence officielle Wam.


« La France a fait tout son possible aux plans diplomatique et politique pour conclure la transaction » et « Dassault était en tête de nos considérations à la lumière du suivi personnel par le président Sarkozy » de l’affaire, a encore dit le prince héritier, qui est aussi le commandant en chef adjoint de l’armée.


Dassault et les Emirats négocient depuis des années la vente de 60 avions de combat multirôle Rafale en service dans l’armée française mais qui n’a jamais trouvé acheteur à l’étranger.

La France multiplie les efforts diplomatiques pour convaincre Abou Dhabi d’acheter cet appareil, alors que l’armée de l’air des Emirats possède déjà 60 Mirage 2000-9, le modèle le plus avancé de ces appareils. En visite à Dubaï pour le salon aéronautique, le ministre français de la Défense Gérard Longuet s’était montré confiant dimanche sur la conclusion de la vente avant la fin de l’année.

Visiblement le but est de faire baisser le prix de Dassault d'une part et on peut se demander si la machine US ne propose pas autre chose en plus !!

Écrit par : Steeve | 16/11/2011

Ben si, la machine américaine propose des F/A-18E/F, ou des F-15 Silent Eagle, équipés de nouveaux capteurs dérivés de ce qu'il y aura sur les F-35...

http://www.flightglobal.com/news/articles/dubai-boeing-throws-f-15-fa-18-into-uae-fighter-modernisation-mix-364787/

Écrit par : Jo-ailes | 16/11/2011

Oui mais ça c'est un peu normal ,par rapport a un Rafale, ces avions la n'ont ni detecteurs infrarouges ni brouilleurs AESA dans leur configuration actuelle. ils sont loin de ce qu'offre un Spectra.
Les dernieres infos laissent entendre que la negotiation continue ... je crois qu'il va falloir attendre la visite d'Alain Juppe dans le golfe en fin de semaine pour savoir ce qui se passe vraiment. S'il ya quelqu'un capable de remettre les choses en ordre c'est bien lui.

Écrit par : Buena | 16/11/2011

Oui mais ça c'est un peu normal ,par rapport a un Rafale, ces avions la n'ont ni detecteurs infrarouges ni brouilleurs AESA dans leur configuration actuelle. ils sont loin de ce qu'offre un Spectra.
Les dernieres infos laissent entendre que la negotiation continue ... je crois qu'il va falloir attendre la visite d'Alain Juppe dans le golfe en fin de semaine pour savoir ce qui se passe vraiment. S'il ya quelqu'un capable de remettre les choses en ordre c'est bien lui.

Écrit par : Buena | 16/11/2011

S'ils ne sont pas équipés, actuellement, de systèmes comparable à Spectra, il ne faut pas perdre de vue qu'ils sont proposés avec des équipements qui seront disponibles sur le F-35, s'il entre un jour en service.
On ne sait pas encore ce que c'est exactement, mais je suis prêt à parier que ça doit être tout de même intéressant... (Pascal nous avait déjà parlé de nouveaux équipements il y a quelques mois lorsqu'il avait fait un article sur le projet Silent Hornet)

Écrit par : Jo-ailes | 17/11/2011

Les EAU sont peut-être retissant sur le rafale mais pas sur la question du prix mais question diplomatique sur la question Lybie ? on ne connaît pas les relations entre la Lybie et les EAU ? on sait que les pays arabes ce soutienne et il y a peut-être encore des gens qui mène la barque.
Bref pour les EAU le prix d’un avion est pas une chose importante car elle ne subit pas le problème financier, le pétrole est là et il coule à flot, je pense que le problème est ailleurs.

Écrit par : michel | 17/11/2011

Maintenant reste à voir notre armée à faire le bon choix, personnellement suit toujours pour le gripen mais si c’est la rafale qui en sort vainqueur ce sera ainsi pour de bonnes raisons.
On sait aussi que lors de l’achat d’un armement il y a l’aspect financier mais aussi politique et aussi l’entente des deux pays.
L’armée des fois n’est pas non plus très objective sur le choix de l’armement, elle achète des produits américain et ces armes sont Bugée par certaine pièce qui la rende moins précise ou sur la désignation d’objectif … exemple : les M109 n’ont pas le système souche pour le tir sur position et en cas de guerre il faut demander la clef a papy USA.
Notre armée vieillit très mal dans l’ensemble des armes car elle n’est plus adaptée aux nouveaux conflits.

Écrit par : michel | 17/11/2011

Hello Michel, Le cas des M-109 n'est pas exact, ils ont été modernisés est dotés d'un système informatique pour le calcul de tir d'origine israélienne qui permet une installation rapide et de tirer pusieurs types d'obus, notamment à guidage en phase terminale pour la supression des véhicules blindés.

En fait, l'armée ne vieillit pas si mal, le vrai problème est apparu ces 8 huit dernières années avec le fait que la réforme Armée XI n'a jamais eu la totalité des budget annoncé soit -500 millions par années. Ce qui devrait être corrigé avec la réorganisation votée cet automne etqui relance les dépenses mais avec une sensible diminution de l'effectif.

Écrit par : Robin | 17/11/2011

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