09/10/2011

Exercices de tir d’aviation sur l’Axalp 2011

 

axalp2010_014.jpg


 

Les exercices de tir d’aviation des Forces aériennes dans les Alpes bernoises se dérouleront les :

mercredi 12 et jeudi 13 octobre 2011,

Le programme offre une large palette de démonstrations mettant en scène, outre des avions de combat, des opérations de sauvetage et d’extinction et des ballets aériens effectués par des éclaireurs parachutistes ou des hélicoptères de l’armée. Toutes les présentations sont accompagnées de commentaires diffusés par haut-parleur.

Cette manifestation de deux jours orchestrée dans l’Oberland bernois est l’occasion pour les Forces aériennes de démontrer à un large public leur savoir-faire en milieu alpin. Les Forces aériennes s’entraînent depuis 1942 dans le secteur d’Axalp-Ebenfluh.

Les exercices annuels de tir d’aviation des Forces aériennes suisses se dérouleront les 12 et 13 octobre 2011 (sans jour de réserve) sur la place de tir d’aviation d’Axalp-Ebenfluh au-dessus de Brienz (BE).

Au vu des expériences antérieures, ces exercices de tir d’aviation attireront de nombreux spectateurs.

 

axalp2010_442.jpg

 

 

Informations :


Pendant les heures de fermeture de la route, le stationnement des véhicules est autorisé uniquement sur les places de parc privées et payantes réservées à cet effet à Brienz-Brunnen, lesquelles sont desservies par un service de bus navettes.

Les zones réservées aux spectateurs ne peuvent être atteintes qu’à pied et avec un bon équipement en passant par les chemins de montagne balisés.

Les présentations commencent toujours de façon ponctuelle à 14h00.

Les chemins d’accès sont bloqués à partir de 13h30.

Durée des exercices de tir d’aviation : env. 1 heure et demie.

La présence d’animaux de compagnie n’est pas recommandé lors du tir d’aviation Axalp pour des raisons de protection des animaux. Votre ami à quatre pattes vous en sera reconnaissant !

Voici un aperçu du programme:

Parade de F/A-18 Hornet et de F-5 Tiger II

Présentation de PC-21

Mobilité lors des tirs au canon en montagne

Engagement d’éclaireurs parachutistes

Opération de sauvetage et opération d’extinction

Démonstration des caractéristiques de vol des Cougar

Démonstration des caractéristiques de vol des EC635

Démonstration des caractéristiques de vol des F/A-18 Hornet

Démonstration de la Patrouille Suisse

Le 12 et le 13 octobre 2011, des renseignements sur le déroulement de la manifestation pourront être obtenus au numéro de téléphone suivant :

Service d’infos régional à partir de 08h00 env.
1600, menu 031, rubrique 5.
Possible uniquement en Suisse.

 

axalp2010_265.jpg

 

 

Photos : 1 F/A-18 Hornet 2 Fondue pour les petites faims 3 F-5E @ Peter Stehouwer

 

Commentaires

Si l'aviation a incontestablement été l'arme la plus efficace, tant en défense (bataille d'Angleterre) qu'en attaque pendant la Seconde Guerre mondiale,il en est tout autre après la SGM ou elle n'a servi qu'a attaquer des pays à faible capacité technologique. Ce qui fausse totalement l'analyse sur l'efficacité de cette arme, dépassée d'abord par l'arrivée des missiles (en continuel développement), puis des drones et cetainement de nouvelles technologies encore plus avancées au niveau de l'électronique et de l'électromagnétisme. Ce qui fait donc que l'aviation militaire ne sert qu'a assurer la police de l'air en temps de paix ce qui rend donc totalement absurde le niveau sonore de ces engins soumettant la population à un stress tout simplement inadmissible.
L'aviation militaire, c'est cela l'armée de grand-papa.

Écrit par : Christian Favre | 10/10/2011

Cher Monsieur Favre, votre méconnaissance du sujet touche à l’absurde ! Croire que l’aviation militaire ne sert plus à rien relève de l’utopie pour ne pas dire la « couardise ». En effet, dans pays ou la topographie est celle de la Suisse, les radars au sol ne peuvent tout surveiller, seul un radar aérien peut voir au-delà des montagnes et vers le bas pour acquérir un visuel des vallées. Une armée n’a point de sens sans une couverture aérienne. De plus, ni les drones ni les missiles ne peuvent assurer une surveillance aérienne ni porter secoure ni identifier un aéronef comme le peut un appareil habité.

Un avion de combat moderne peut également détecter et détruire les missiles balistique (en pleine prolifération) de manière efficace et ceci quelque soit la topographie.

Un avion de combat est le seul vecteur susceptible de mener plusieurs mission à la fois et de manière étendue ce que les drones, les missiles ne pourront jamais faire !

Alors quelques décibels sont bien acceptables et ceci du fait que le futur avion sera doté du mode supercruise,(décollage sans postcombustion) par contre, les décibels perçues par des crétins à 2h du matin qui claquent les portières et gueules sous les fenêtres n’ont aucun intérêts !

Écrit par : Steeve | 10/10/2011

Monsieur Favre semble négliger deux points : en Libye sans l’appui de l’aviation les forces du CNT auraient été balayées par les pros-Kadhafi.

Et qu’un pays qui n’a pas de Forces aériennes ne peut assurer sa sécurité et de fait se fait imposer par la communauté internationale une surveillance étrangère ! Peut-être que ce Monsieur désire que l’Otan nous impose cette surveillance ?

Écrit par : Liv | 10/10/2011

"seul un radar aérien peut voir au-delà des montagnes" ok, et pourquoi pas des radars au sommet d'une montagne ?

"en Libye sans l’appui de l’aviation les forces"
c'est exactement ce que j'ai dit: "ou elle (l'aviation) n'a servi qu'a attaquer des pays à faible capacité technologique"

Il me semble pourtant que les E-U dans leur fameuse "guerre des étoiles" initiée par Regan, misait plus sur des anti-missiles que sur l'aviation ou alors est-ce que ces anti missiles partiraient d'avions ? si vous avez la réponse...merci.
J'en reste que l'on ne peut parler d'aviation militaire sans s'intéresser aux nouveaux développements technologiques en dehors de l'aviation.

Écrit par : Christian Favre | 10/10/2011

Oui les radars sont déjà positionnés sur les montages, mais cela ne suffit pas car les ondes sont à un moment ou à un autre stoppées par celles qui sont voisines et notamment vers le bas et vous semblez négliger le fait que la terre est ronde que de fait à partir d’une certaine distance il existe ce que appelle une zone « 0 » . le complément à ces problèmes reste l’aviation. De plus, la nouvelle génération de radar AESA rend totalement obsolète les avions et drones furtifs d’où l’intérêt d’acquérir un nouvel avion doté de ce type de radar.

Les autres éléments de conflits comme la cyber-guerre, les Psyops (guerre psychologique, le terrorisme doivent également être pris en compte, notez qu’en ce qui concerne les virus informatiques et les effets électromagnétiques seuls les systèmes militaires (radars, avions, communications) sont entièrement protégés.

Écrit par : Steeve | 10/10/2011

Je suis absolument contre ce genre de manifestation! Premièrement ça fait un bruit d'enfer et puis ça pollue un max aussi bien l'air que les sols de nos montagnes et en plus, c'est dangereux, en tout cas pour moi!
Ce qui m'énerve le plu, ce sont ces fondus de "voyeurs" qui font tout un fromage des avions qui passent à la raclette au-dessus d'eux afin de donner l'impression d'avoir la meilleure armée du monde.

Heureusement que, comme l'armée suisse entre 39-45, je me terre dans des galeries creusées dans la montagne où je vais siffler quelques vers.

Écrit par : La Marmotte | 10/10/2011

@ la Marmotte : Mais personne ne vous oblige à vous y rendre ! Extraordinaire cette manière qu'on les bisounours à vouloir systhématiquement interdire tout ce dont ils ne sont pas en adéquation ¨!

Écrit par : Robin | 10/10/2011

"Heureusement que, comme l'armée suisse entre 39-45, je me terre ..."
il n'empêche que les pilotes suisses se sont bien battus en été 40..contre les Allemands.

Werner Rings La Suisse et la guerre

chap. été 1940

L'aviation suisse s'employa avec rapidité et décision à faire respecter le droit des neutres de protéger leur espace aérien contre les incursions d'avions de puissances belligérantes et recourut pour cela à l’emploi des armes. C’est ce qu’on a appelé la protection de la neutralité. L’offensive dans les Pays-Bas et en Belgique débuta à l’aube. Elle avait été fixée à 5h35.
Cinq minutes plus tard, le chasseur Hans Thurnheer décollait avec son escadrille pour effectuer la première patrouille à la frontière. Entre Brugg et Bâle, il rencontra un bombardier allemand. Il somma son commandant d'atterrir, mais le bombardier répondit en ouvrant le feu, Thurnheer riposta. Le bombardier prit feu.
Au cours de quatre semaines, 82 patrouilles de chasseurs suisses engagèrent 41 fois le combat. Durant cette période, l'espace aérien suisse fut violé 197 fois, presque toujours par des bombardiers et des chasseurs allemands. Les escadres allemandes exécutaient des attaques contre l'arrière-pays français. Elles empruntaient l'espace aérien suisse à l'aller et au retour.
Quand bien même les combats aux Pays-Bas et en Belgique se déroulaient à une grande distance, la situation militaire générale paraissait extraordinairement tendue à la frontière Nord de la Suisse, et pas seulement dans les airs. De l'avis du commandement de l'armée, un septième des forces allemandes était concentré en Allemagne du Sud. Au moins dix divisions à l'effectif de guerre étaient stationnées à 30 kilomètres seulement de la frontière. Sept suffisaient pour attaquer la Suisse. Le bulletin secret de l'état-major de l'armée motivait la seconde mobilisation générale de cette guerre, fixée au 11 mai, en disant que la Suisse courait le danger d'être entraînée d'une heure à l'autre dans le tourbillon meurtrier.
Aujourd’hui, maintenant que les historiens militaires ont étudié avec soin les événements d’alors, nous savons que les craintes étaient excessives. Le danger d’une agression allemande était surestimé. Nous en connaissons la raison: le commandement de l'armée suisse, de même que l'état-major général français, ont été victimes d'une duperie raffinée.
Commençons par voir comment la situation se présentait alors pour le Conseil fédéral et le commandement de l'armée.
Le 12 mai, on apprenait que les troupes allemandes avaient été encore considérablement renforcées dans le voisinage de la frontière. Au bord du Rhin, des préparatifs étaient en cours pour jeter des ponts à travers le fleuve. Dans un vaste territoire frontière, les poteaux indicateurs portaient non plus le nom de localités mais la mention exacte de la distance jusqu'à la frontière suisse. Le jour suivant, l'attaché militaire suisse à Paris communiquait ce que le chef du service des renseignements de l'armée française lui avait contié: on était extrêmement inquiet du sort de la Suisse.
Durant la nuit du 14 au 15 mai, le commandement de l'armée Suisse était convaincu que l'attaque allemande était imminente. Le déclenchement des opérations était attendu pour 02 heures. Les troupes de la Wehrmacht à disposition pour cela étaient estimées à 16 divisions à l'effectif de guerre. La situation était si tendue que, dans les bâtiments des représentations diplomatiques des puissances occidentales à Berne et au service des renseignements de l'état-major général de l'armée uisse, on avait commencé, au cours de après-midi, à brûler tous les documents qui n'étaient pas absolument indispensables.
Dans son rapport à l’Assemblée fédérale, le commandant en chef de l’armée suisse écrivait : « Un vent de panique soufflait sur le pays, les faux bruits se répandaient…Un vaste exode se dessinait en direction de la Suisse romande. La nuit du 14 au 15 mai marqua le point culminant de ce mouvement de panique. Ce fut aussi l'époque où, sans que le pays sût exactement pourquoi, nous courûmes un réel danger militaire.»
Lorsque le jour se leva sans que l'attaque attendue se fût produite, le chef du service suisse des renseignements résuma encore une fois la situation en disant qu'à son avis, il fallait se comporter comme si l'attaque pouvait être déclenchée d'une heure à l'autre.
Peu après, au moment où l'on apprit que l'armée des Pays-Bas avait déposé les armes, le général Guisan ordonna l'état de préparation renforcée pour l'aviation. La surveillance aérienne devait être étendue à la région au-delà de la frontière.

Écrit par : Christian Favre | 10/10/2011

Là, je vous rejoinds emtièrement M. Favre !

Écrit par : Steeve | 10/10/2011

Mise à jour :

A la suite des fortes précipitations de lundi, l’armée entreprend, à la demande du canton de Berne, un engagement d’aide militaire en cas de catastrophe. Par ailleurs, les Forces aériennes se chargent d’évacuer par les airs les habitants et le bétail coupés du monde dans le Gasterntal, renonçant ainsi aux exercices de tirs d'aviation sur l’Axalp.
A la suite des violentes précipitations de lundi, environ une centaine de soldats provenant de formations en CR a offert une aide spontanée dans diverses régions sinistrées. Des militaires de la colonne du train 12 ont été engagés dans le Toggenburg, des membres du groupe d'artillerie 54 ont porté secours dans la région de Gampel/Steg (VS), alors que dans le secteur de Kandersteg, ce sont des militaires du bataillon du Quartier général 23 qui ont offert leur appui. Les unités de l'Armée suisse offrent une aide spontanée selon leur propre estimation des besoins. Cette aide est limitée à 48 heures.

Mardi, l'aide spontanée a cédé la place à un engagement militaire d'aide en cas de catastrophe. A la demande du canton de Berne, des militaires du bataillon d'aide en cas de catastrophe 34 se sont mis à l'œuvre avec des machines de chantier pour apporter leur soutien dans la région de Frutigen (BE). Leur mission première est de remettre en état le lit de la rivière Kander. De leur côté, les Forces aériennes se chargent d'évacuer les habitants et le bétail coupés du monde dans le Gasterntal.

Les exercices de tir d'aviation tombent à l'eau

Compte tenu des possibles engagements de l'armée toujours liés aux graves intempéries de ces derniers jours, le commandement de l'armée a décidé, d'entente avec le chef du DDPS, le conseiller fédéral Ueli Maurer, de renoncer aux exercices de tir d'aviation initialement prévus ces mercredi et jeudi sur l'Axalp, dans l'Oberland Bernois. Au vu de la situation actuelle, il est en effet impératif que les moyens nécessaires pour des transports aériens puissent être en tout temps engagés au profit de la population civile s'il devait se reproduire d'autres précipitations ou coulées de boue.

Écrit par : PK | 11/10/2011

Les commentaires sont fermés.