21/11/2010

Le Musée des Forces aériennes Israéliennes

 

 

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Beer Sheva dans le désert du Negev (haut Negev) est une ville peu connue de l’Etat Hébreu, pourtant, elle abrite le plus grand musée d’aviation de la région, soit le musée de l’IAF (Israeli Air Force).

Situé à une heure de route de Tel-Aviv (via l’autoroute 6 en direction d’Eilat) l’IAF Museum est situé à 20 minutes en dehors de la ville de Beer Sheva et jouxtant  une base aérienne servant à l’écolage des pilotes de l’IAF. Le site est principalement externe et se compose de plusieurs sites d’expositions.

 

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La zone centrale présente l’ensemble des aéronefs ayant servi dans l’IAF, on y retrouve l’ensemble des appareils d’origine française vendu dans les années 50/60 (Vautour, Mystère, Fouga Magister, Mirage IIIC, Super Frelon. Puis, suite au retournement de veste de la France, ce sont les Etats-Unis qui fourniront les Phantom, A4 Skyhawk, Hughes 500,  Huey Cobra, Stallion.  On y retrouve également plusieurs versions du Kfir dérivé des Mirage.

 

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L’IAF disposait à ses début de Spitifire et de Me-109, ainsi que de P-51D Mustang dont des exemplaires magnifiques sont également présents. 

Le Musée offre également une grande panoplie d’avion lourd dont un B707, des Noratlas, un Hawkeyes, Dakota. L’intérieur du B707 permet de visionner un film sur l’histoire de la Force aérienne. Une zone est également réservée aux drones ayant servi durant les divers conflits.

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Avions et systèmes ennemis :

Une des zones du musée retrace les différents conflits de l’Etat Hébreu avec la coalition arabe et de nombreuses prises de guerres sont ainsi exposées : Mig-17 Syrien, Vampire Irakien, Hunter Libanais, MI-8 Egypthien, Mig-23 Jordanien. Des carcasses de dérives de Su-7/17 et Mig-21 abattus complètent le tableau.

Sans oublier de nombreuses pièces de DCA russes (ZSU-23, SAM-7, SAM-9 et divers canons, radars).

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Histoire et organisation :

Le musée retrace l’histoire l’IAF au travers des pilotes et de l’ensemble du personnel ayant servit celle-ci, on y découvrira son organisation et son évolution, ses structures de fonctionnement, les divers As, ainsi que de nombreuses présentations sur le sauvetage des pilotes et  la maintenance des appareils. Armement, missiles et  pièces de moteurs complètent le tout !

 

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Il est également possible d’entrer dans un Super Frelon de s’asseoir au commande d’un Fouga Magister ou d’un MD-500.

Le site étant vaste, il vous faudra au moins 2 heures, pour pouvoir tout visiter, mais l’on peut compter sur les militaires sur places, pour compléter les informations, un restaurant et un shop, sont également présents.

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Photos : 1 Phantom, Mirage IIIC, KfirC2 et même un des premier F-15 2 A4 Skyhawk 3 KfirC2 4 Mystère IV 5 Huey 6 SAM-6 7 plan @ Pascal Kümmerling

 

Commentaires

Génial, j'avais entendu parlé de ce musée et je pensais qu'il se trouvait à Tel Aviv.. Merci pour l'info !!

Écrit par : David | 22/11/2010

génial le mot est faible,mais pourquoi cet endroit empli des cris d'enfants et de personnes âgées fuyant Ariel Sharon et ses escadrons de la mort,si c'est pour lui rendre hommage, ,Israel aurait pu choisir un autre endroit,ou alors y'a-t'il une autre raison?je suis dubitative,cependant ces images sont magiques!

Écrit par : Elena | 22/11/2010

Juste une remarque sur "...suite au retournement de veste de la France, ce sont les Etats-Unis qui fourniront les Phantom,...".

Il est bon de rappeler que le Général De Gaule avait prévenu les dirigeants israéliens: Si Israël attaquait ses voisins alors la France décréterait un embargo sur ses ventes d'armes à destination de ce pays. Mirage III, entiers ou en pièces détachés, navires, etc.

Et Israël attaqua la première en juin 1967 en envahissant le Sinaï égyptien !

Et le Général français tint parole.

Donc la France ne fit aucun retournement de veste !

Écrit par : Safi | 22/11/2010

@elena : sharon commandait la 3e division blindée qui repoussa les armées Egyptiennes hors du Negev sans celà Israel n'existerait plus ! Par ailleurs, chaque famille juive à perdu un menmbre dans les camps de concentration, certaine ont perdu des frères lors des attentats et durant les divers guerres !

@Safi : Si Israel attaqua en premier c'était pour prendre de cours les armées de la coalition arabe qui se préparait à détruire totalement Israel ! Il est vrai que la couardise de De Gaule est à l'image de la France de 39 ! Si celle-ci avait prit de cours l'allemagne la situation aurait été différente ... !!

Écrit par : Liv | 22/11/2010

@Liv,ne vous sentez pas visé personnellement je suis très attachée à Israel,j'ai eu de nombreux amis israélites et pro israel,concernant Sharon et l'endroit choisi par Israel ,c'était juste pour un complément d'information,un membre de ma famille ayant aussi disparu dans les camps de l'horreur,je comprends votre peine aussi!
bien à vous et bonne journée!

Écrit par : Elena | 23/11/2010

A Liv,

Le fait est que les relations internationales sont basées sur des règles claires: celui qui attaque le premier est l'agresseur !

Ce qu'on imagine être les intentions de l'adversaire ne sont en aucun cas des preuves pour leur lancer des bombes !

C'est le passage à l'acte qui renseigne sur qui tombe la responsabilité de la guerre.

Et lorsque vous dites que la guerre décidée par Israël en 1967 c'est : "pour prendre de cours les armées de la coalition arabe qui se préparait à détruire totalement Israel", cela n'est pas conforme à la réalité.

En effet, le Général israélien Matityaha Pelet précise: "La thèse d’un danger d’un génocide qui nous menaçait en juin 67 et qu’Israël se battait pour son existence physique était seulement du bluff, créé et développé après la guerre"(journal Haaretz, 19 mars 1972).

De Gaule eut donc raison de suspendre ses ventes d'armes à Israël car il n'y a pas eu de motifs sérieux pour attaquer.

Quant à votre propos que "la couardise de De Gaule est à l'image de la France de 39 ! Si celle-ci avait prit de cours l'allemagne la situation aurait été différente" est vraiment déplacé.

C'est la France qui déclara la guerre à l'Allemagne le 3 septembre 1939, après que celle-ci attaqua la Pologne deux jours auparavant.

SVP, renseignez-vous avant d'accuser les gens de couardise.

Écrit par : Safi | 23/11/2010

Entièrement d'accord avec Liv ! Croire que la coalition arabe de 67 et celle de 73 n'avait pas pour but l'élimination de l'Etat Hébreu relève d'une naïveté enfantine ! Or d'ailleurs vu l'exiguité du territoire Israélien il était necessaire afin de protéger la population de tenir les combats le plus loin possible et de ce fait sur territoire des assaillants, la décision de frapper en premier en 67 et très clair à ce sujet d'ailleurs, on a vu le résultat inverse en 73 !

Un épisode peut connu de la Seconde Guerre mondiale montre qu'une intrusion des Forces françaises depuis la Belgique vers l'Allemagneeu eu lieu 6 mois avant l'offensive Allemande, si la France avait poursuivit celle-ci Hitler n'aurait pu déployer ses forces et il est évident que cette guerre aurait eu en europe un tout autre visage !

Couardise et manque de vision stratégique ! Oui le résultat de 60 ans de politique française !!

Écrit par : Steeve | 24/11/2010

Mais oui les troupes de Naseer faisaient juste du tourisme à la frontière Israélienne.. !! Non mais...


Splendides photos, merci !!!

Écrit par : David | 24/11/2010

Mon Cher Safi je reviens sur votre méconnaissance du sujet :

Le Major Général Pelet « Matti » était lors de la guerre de 67 en charge de la Division de l’approvisionement et au moment où le gouvernement de Levi Eshkol semblait hésiter ou non de lancer une attaque préventive contre les armées égyptiennes qui se concentraient dans le Sinaï, Peled était parmi un groupe de généraux qui ont exigé que le gouvernement déclenche l’offensive afin de prendre l’accendant sur l’ennemi ! Peled a affirmé,qu’ il avait le devoir de dire au gouvernement que le pays ne pouvait se permettre une mobilisation à long terme et qu'il fallait trouver "un coup décisif», après quoi les réserves pourrait être libérée !

je ne sais pas d’où vous tenez vos infos mais elles fausses et je vous invite à revoir votre histoire ! Je confirme également que De Gaulle s’est montré « couard » dans le but ne pas se fâcher avec les pays Arabes et ceci dans le but de préserver les exportations françaises notamment de matériels militaires !!

@Elena : bien à vous !

Écrit par : Liv | 24/11/2010

Oui Lev,

je vois qu'on est d'accord sur les faits mais pas sur leur interprétation !

Vous dites: "lancer une attaque préventive contre les armées égyptiennes"...."un groupe de généraux qui ont exigé que le gouvernement déclenche l’offensive afin de prendre l’accendant sur l’ennemi". Or, là mon cher ami, se trouve tout le danger !

La Corée du Nord peut donc lancer une guerre préventive contre la Corée du Sud qui abrite des bases américaines. Prendre les devants, comme l'a fait Israël en 67 !

Aussi, la Chine peut envahir l'Inde qui a donné l'asile au Dalaï-lama qui est son opposant. Car l'Inde milite pour un Tibet Libre. La Chine peut faire comme Israël: se déclarer en danger et lancer des bombes sur New Delhi!

Les USA aussi ont fait une guerre préventive contre l'Irak en 2003 car on disait: Il faut vite attaquer car l'Irak peut utiliser contre nous ses Armes de Destruction Massive. Les attaquer avant qu'ils nous attaquent !

500.000 morts plus tard, aucune trace des ADM !

La guerre préventive ? C'est l'argument de ceux qui déclarent les guerres mais rejettent la responsabilité sur les autres.

Écrit par : Safi | 24/11/2010

Il faut différencier la situation tactique et stratégique, l'Etat Hébreu se savait menacé par une coalition arabe disposant de 4 fois plus d'avions et de troupes, la question d'agir en premier pour stoper dans l'oeuf une offensive est ici purement tactique ! Par contre votre exemple de la guerre en Irak est différence car le but était stratégique (contrôle déffinitif de la région) les ADM étant le prétexte. De même que le risque d'une agrssion Chinois contre l'Inde et un exemple vide de fondement, une agression du Pakistan contre l'Inde serait alors à prendre au sérieux sauf que le verrou stratégique ici se situe au niveau de la dissuasion nucléaire que possède les deux pays !

D'un point de vue purement tactique les généraux israéliens ont choisi de prendre à contre-pied leurs ennemis, on reconnaît ici pour ceux qui on étudier en école militaire l'un des fameux enseignements de Sun Tsu (Général Chinois 434 Av.JC) !

A propos Liv est une charmante demoisselle ! .-)

Écrit par : Pascal Kümmerling | 24/11/2010

C'est clair en effet, on n'attaque personne mais lorsque l'on est en phase de se faire agresser, il est parfois necessaire de frapper le premier pour s'en sortir !

Au fait tu as dû en croiser des jolies israéliennes Pascal ???

Écrit par : Steeve | 24/11/2010

Je ne sais pas si Liv est une charmante demoiselle mais un tantinet agressive...et ignorante de certaines choses. La France de 39 n'était absolument pas préparée à cette guerre. Nos grands responsables de l'époque considéraient la guerre probable comme une réplique de 14-18, malgré les avertissements répétés de certains stratèges, dont De Gaulle. Les termes d'incompétent et d'irresponsable s'appliquerai donc beaucoup mieux à l'adresse de ces personnes et non pas au Pays dans son ensemble.
D'autre part, concernant Israël, après l'embargo décrété par De Gaulle, les échanges techniques ont toujours été maintenus entre la France et Israël. Il semblerait que si les Israéliens ont à ce jour certaines connaissances en nucléaire... c'est en partie gràce à la France.

Quant à Steeve, il était plus inspiré concernant ses interventions en aéronautique.
Je cite "Couardise et manque de vision stratégique ! Oui le résultat de 60 ans de politique française !!" dire cela d'un pays qui a perdu plus de 1,5 Millions d'hommes, sans compter les estropiés, en 14-18 est une honte. Et la défaite de 40 y prend ses racines. Tant mieux pour la Suisse qui à la chance d'être neutre depuis Marignan et qui a pu échapper à ces deux grandes tragédies humaines (l'horreur des tranchés en 14-18 et 39-45 avec son immonde génocide).
Alors de grâce, épargnez nous vos considérations géo-stratégiques à deux sous.

P.Collin

Écrit par : P.Collin | 24/11/2010

Je ne sais pas si Liv est une charmante demoiselle mais un tantinet agressive...et ignorante de certaines choses. La France de 39 n'était absolument pas préparée à cette guerre. Nos grands responsables de l'époque considéraient la guerre probable comme une réplique de 14-18, malgré les avertissements répétés de certains stratèges, dont De Gaulle. Les termes d'incompétent et d'irresponsable s'appliquerai donc beaucoup mieux à l'adresse de ces personnes et non pas au Pays dans son ensemble.
D'autre part, concernant Israël, après l'embargo décrété par De Gaulle, les échanges techniques ont toujours été maintenus entre la France et Israël. Il semblerait que si les Israéliens ont à ce jour certaines connaissances en nucléaire... c'est en partie gràce à la France.

Quant à Steeve, il était plus inspiré concernant ses interventions en aéronautique.
Je cite "Couardise et manque de vision stratégique ! Oui le résultat de 60 ans de politique française !!" dire cela d'un pays qui a perdu plus de 1,5 Millions d'hommes, sans compter les estropiés, en 14-18 est une honte. Et la défaite de 40 y prend ses racines. Tant mieux pour la Suisse qui à la chance d'être neutre depuis Marignan et qui a pu échapper à ces deux grandes tragédies humaines (l'horreur des tranchés en 14-18 et 39-45 avec son immonde génocide).
Alors de grâce, épargnez nous vos considérations géo-stratégiques à deux sous.

P.Collin

Écrit par : P.Collin | 24/11/2010

Petite contribution de ma part, qui cetes n'a rien à voir avec ce splendide article sur le Musée de l'IAF, mais en effet à la lecture des commentaires, il me semble important reprendre un fait d'arme de la Seconde guerre Mondiale peu connu et qui aurait pu si il avait été mené à terme, changé passablement la donne et confirme qu'une attaque éclair contre son assaillant peu permettre un revirement :

Alors que les bombardiers en piqué Ju-87 Stuka décollaient pour de vertigineux plongeons sur des objectifs polonais, le général français Maurice Gamelin ordonna à ses Troisième, Quatrième et Cinquième armées de commencer l'opération Sarre. Les armées françaises s'avancèrent dans les saillants de Cadenbronn et de la frontière de Wendt, la où la frontière allemande s'enfonçait en France. Des unités légères de reconnaissance traversèrent la frontière le 7 septembre, suivies deux jours plus tard par des forces lourdes d'infanterie et mécanisées.



Une offensive devenue promenade

De manière surprenante, il n'y eut absolument aucune réponse des Allemands, et les fantassins passèrent devant des positions ennemies vides. La Ligne Siegfried tant vantée semblait abandonnée. Malgré ses débuts agressifs, l'intrusion française en Sarre se transforma en une telle promenade que les soldats et fonctionnaires allemands eurent le temps de rassembler leurs affaires et de partir bien avant les légions de Gamelin. Dans d'autres secteurs de chaque côté de l'incursion française, les fonctionnaires allemands et français habituels bavardaient par dessus leurs barricades routières en bois comme si de rien n'était. Malgré la déclaration de guerre, des villes frontalières en France continuaient à recevoir un approvisionnement ininterrompu en électricité en provenance de stations électriques allemandes. La nouvelle guerre en Europe, apparemment, était loin de l'horrible massacre de la Première guerre mondiale 25 ans plus tôt.

En traversant les villages allemands, les poilus trouvaient d'étranges affiches où figuraient des messages tels que "Soldats français, nous n'avons aucune dispute avec vous. Nous ne tirerons pas à moins que vous le fassiez." Au lieu de projectiles d'artillerie hurlants, les Allemands déversèrent sur les lignes françaises des messages de propagande avec des fourgons équipés de haut-parleurs ou érigèrent des panneaux d'affichage portant des messages de paix et de bonne volonté.




A l'allure d'un escargot

Les soldats français reçurent toutefois des accueils plus mortels. Pendant leur paisible repli, les Allemands saturèrent la zone frontière avec des explosifs. Des champs étaient minés, des portes étaient piégées et certaines enseignes nationales-socialistes sur les murs abritaient des explosifs cachés. Le moindre indice d'un obstacle explosif suffisait à stopper l'avance française à l'allure d'un escargot pendant des jours. Dans un cas, le général Gamelin ordonna personnellement à des soldats de dégager un passage à travers un champ de mines soupçonné en lançant un troupeau de porcs à travers. La rapide succession des détonations et le carnage qui en résulta ne fit rien pour encourager les soldats à s'avancer plus profondément dans le Reich.

Le 9 septembre, deux divisions motorisées, cinq bataillons de chars et de l'artillerie étaient rassemblés dans un fraction de territoire allemand occupé. En dépit d'une puissance de feu écrasante, la plupart des forces de Gamelin restaient en vue du territoire français. Leurs tanks, lorsqu'ils étaient employés, étaient engagés dans de petits raids de compagnie sur des points d'appui ou des casemates inoccupées, à la frontière allemande, pendant que des VIP de France observaient à distance de sécurité.



La doctrine blindée française

En 1939, l'armée française possédait parmi les meilleurs chars au monde. Dotés d'une mécaniques solide et puissamment armés, ils avaient un blindage plus épais que celui de n'importe quel char allemand et des équipages bien entraînés. S'il y avait un seul défaut dans la doctrine blindée française, il était lié aux principes d'engagement des chars. Dépourvus d'entraînement dans les manœuvres de chars à grande échelle, les Français tendaient à employer leurs blindés dans des attaques par petits paquets, sans coordination avec l'infanterie, l'artillerie et l'aviation.

Dans les rares exemples où les chars français se traînèrent à travers la frontière à portée des canons ennemis, les obus antichars allemands de 37 mm rebondissaient sans effet sur le blindage des Chars B-1 bis de 33 tonnes. Les chars français répliquèrent avec leurs canons de 47 mm sur tourelle à haute vélocité ou de 75 mm sous casemate. Les échanges isolés, toutefois, s'achevaient généralement par un match nul. Les Allemands disparaissaient et repositionnaient leur canons de petit calibre pendant que les charistes français se retiraient derrière une ligne protectrice d'infanterie. Ces escarmouches mirent en lumière une faille dans la conception des blindés français : le Char B-1 bis avait ses ouvertures de radiateur sur le côté, à un point où un impact d'obus antichar de petit calibre pouvait mettre le char hors combat.




La faiblesse de la Wehrmacht

Si le service de renseignements militaire français avait su qu'aucun panzer ne leur faisait face, la situation aurait pu être différente. Non seulement il n'y avait aucun blindé chenillé allemand à l'ouest du Rhin, mais en plus la Wehrmacht ne possédait aucune arme antichar capable de rejeter une invasion de blindés. La plus forte défense allemande s'avéra être les actualités filmées du blitzkrieg, qui intimidèrent et trompèrent les services de renseignement français.

A l'opposé de la propagande nazie prétendant à un potentiel militaire sans limite, l'armée allemande manquait d'équipements de combat. Ses unités étaient spectaculairement à court de mitrailleuses, de fusils d'assaut, d'artillerie et de chars. L'arme blindée tant vantée ne comptait qu'à peine 200 chars moyens Mark IV – le char plus moderne dans les stocks allemands – équipés de canons de 75 mm à basse vélocité. Le reste de la force comprenait des chars légers Mark II produits à la hâte et équipés de canons de 20 mm ou de mitrailleuses en tourelle, et même des Mark I faiblement blindés et armés de deux mitrailleuses. Conçus pour l'entraînement jusqu'à ce que des modèles plus lourds soient disponibles, ces chars légers étaient au mieux adaptés à des reconnaissances mécanisées. Le temps que des unités blindées puissent rapidement faire la navette jusqu'au front occidental, les Français auraient déjà pu occuper la Rhénanie.

La pénurie de transports motorisés en Allemagne amena la Wehrmacht à se procurer en dernière minute des véhicules de toutes tailles et de tous genres. L'acquisition hâtive de 16'000 véhicules supplémentaires accrut le fardeau de la maintenance. De nombreux véhicules provenaient des territoires récemment annexés, l'Autriche et la Tchécoslovaquie. Le problème de l'obtention des pièces de rechange pour les camions prit des proportions cauchemardesques, puisqu'il y avait en service dans l'armée 100 différents types de camions, 52 modèles de voitures et 150 sortes de motos. En conséquence, de nombreuses formations de reconnaissance de la Wehrmacht chevauchaient des side-cars arborant d'éclatantes couleurs civiles.

Écrit par : G. Steinnegger | 25/11/2010

A P.Collin désolé de vous avoir déçu avec ma dernière intervention, ou peut-être me suis-je mal exprimé ??

A G. Steinnegger : Heureux de vous lire sur un évenêment effectivement peu connu de nos jours !

Je pense mais cela, mais n’engage que moi-même que l'armée française avait certainement la force de faire mouvement sur Kaiserslautern. Le long de toute la frontière allemande et ceci car selon mon évaluation elle disposait de 85 divisions qui faisaient face à seule ment 34 divisions nazies sur ces divisons allemandes, toutes sauf 11 étaient des unités de réserve. Mais les Français n'avaient à cette époque, me semble-t-il pas conscience de la balance favorable des forces.

Que pensez-vous des raisons qui ont motivé l’arrêt brutal de cette opération ?

Écrit par : Steeve | 25/11/2010

Historiquement parlant, Gamelin fit la remarque que toute l'opération en Sarre n'était rien de plus qu'un " petit test ". Avec 35 divisions polonaises anéanties une semaine seulement après l'invasion allemande, les militaires français conclurent que le détournement de ressources vers l'ouest n'était qu'une question de temps. Gamelin émit son Instruction Personnelle secrète No. 4, ordonnant à ses forces de suspendre leur avance.
Le 21 septembre, Gamelin renonça à toute perspective de poursuite de l'offensive et ordonna à l'armée française de se replier sur la Ligne Maginot dans l'éventualité d'une contre-attaque allemande. Tous les généraux français ne furent pas d'accord avec cette évaluation. Le général Henri Giraud, commandant de la Septième Armée, voyait une opportunité presque incroyable pour les forces françaises dans la Sarre. Il croyait qu'un corps aurait pu s'emparer de la zone entre Saarbrücken et Trier. Un tel mouvement aurait non seulement embarrassé l'Allemagne, mais également assuré le corridor de Metz vers la France et les routes ouvertes à de nouvelles opérations vers le Rhin en direction de Coblence ou de Mannheim. Dans l'un ou l'autre cas, il semblait possible que les Forces françaises soient capables d'atteindre le Rhin.
Comme quoi je partage, également, l’idée qu’il est parfois très utile d’agir en premier et de ne pas attendre que l’ennemi ne tire le premier coup de canon !!

Écrit par : G. Steinnegger | 25/11/2010

Il est évident maintenant que si les Alliés avaient réagi dès le début au réarmement Allemand, illégal selon le traité de Versailles, l'Europe n'aurait pas connu une nouvelle tragique page de son histoire.
Quand hitler a décidé de réoccupé la Ruhr, en 38 je crois, aucune réaction des Alliés et Français évidemment. Ce triste personnage a reconnu après son coup de bluff réussi, que si nous avions réagi, il aurait pu se faire renverser.
Sans parler du pacifisme irresponsable qui tétanisait nos gouvernements. Oui au pacifisme mais raisonnable. Vis à vis d'individus comme hitler ou bien staline (pas de majuscules, faut pas exagérer tout de même) le pacifisme ou la négociation ne servent à rien.
Comme souligné ci-dessus par G.Steinnegger, que d'occasions perdues d'anéantir les monstres.

Heureusement que nous avons eu des Churchill et des De Gaulle, sans oublier leurs troupes.

P.Collin

Écrit par : P.Collin | 25/11/2010

joli débat ! Merci à vous toutes et tous (Liv, Steeve, P. collin, G. Steinnegger) et Bon week !

Écrit par : Pascal Kümmerling | 27/11/2010

@Liv @steeve
quand on habite un pays dit "neutre" qui se contente de regarder, on ne traite pas de couardise un pays qui a perdu 2 millions de soldats au combat lors du siecle passé.

On ferme juste sa petite bouche de mediocre

Écrit par : Buena | 28/11/2010

un petit pays qui a laissé entré une brigade française pour que celle-ci ne se fasse pas massacrer par les allemants, qui a accueillit des juifs, des tziganes et des familles françaises pourchassées par les nazis ! Qui de part ses services de renseignements à transmit des infos sur les déplacements des armées allemandes ! (reseau RADO).... et accueillit durant 10 années après guerre des enfants françois pour leur permettrent d'avoir des vacances... le saviez-vous mon cher Buena !

Écrit par : Liv | 28/11/2010

oui un petit pays qui a surtout accueilli à bras ouvert l'or volé aux juifs par les allemands ...

Écrit par : Buena | 28/11/2010

Mon Cher Buena, certes effectivement, la Suisse à ces points noirs durant cette période, mais Elle a fait son « Mea Culpa » et les institutions bancaires en causes ont rendu l’argent, ce qui n’est toujours pas le cas en France ou plusieurs biens (immobiliers notamment) n’ont toujours pas été rendu !

Sur la question juive, justement, mon Grand-père a été déporté depuis la France et ceci avec l’aide de la police et de quelques « bons citoyens » que l’on appela plus tard des collabos, fort heureusement ma grand-mère et ma mère encore très jeune arrivèrent en Suisse, seule terre d’accueil au milieu de l’europe… !

Écrit par : Liv | 29/11/2010

Mon Cher Buena, certes effectivement, la Suisse à ces points noirs durant cette période, mais Elle a fait son « Mea Culpa » et les institutions bancaires en causes ont rendu l’argent, ce qui n’est toujours pas le cas en France ou plusieurs biens (immobiliers notamment) n’ont toujours pas été rendu !

Sur la question juive, justement, mon Grand-père a été déporté depuis la France et ceci avec l’aide de la police et de quelques « bons citoyens » que l’on appela plus tard des collabos, fort heureusement ma grand-mère et ma mère encore très jeune arrivèrent en Suisse, seule terre d’accueil au milieu de l’europe… !

Écrit par : Liv | 29/11/2010

A buena, en aucun cas nous n’avons salit la mémoire des victimes de la secondes Guerre Mondiale, qu’elles fussent françaises ou d’une autre nationalité ! L’idée selon laquelle il aurait été possible de bloquer les armées allemandes lors de l’intrusion française de Gamelin et parfaitement intéressante et aurait pu sauver de nombreuses vies et notre débat avec G. Steinneger l’exemple. Personne ne remet en cause le rôle du Général De Gaulle durant ce conflit, par contre, nous avons émis une critique quant au fait que celui-ci et non le peuple français avait lâché l’Etat Hébreu lors de la guerre des 6 jours et effectivement dans un but de sauver certain contrats avec les pays Arabes ! Cette prise de position ne remet pas en cause l’entier de la France mais bien un dirigeant à un moment donné de son histoire !

Concernant le premier point et la non décision de poursuivre l’incursion en territoire allemand, le sujet est régulièrement traité à la prestigieuse école militaire de Saint-Cyr ainsi que son parralèle avec la décision de frapper en premier. La Décision israélienne sert d’ailleurs d’exemple en la matière.

Écrit par : Steeve | 29/11/2010

Steeve , on peut toujours réecrire les guerres 60 annees plus tard le cul assis derriere son petit ecran, mais parler de couardise est juste une imbécilité ... (Meme si , par exemple , cela ne surprend pas venant de la part d'une blonde qui fait 5 fautes d'orthographe par ligne...)

Bien vu P Collin.

Écrit par : buena | 30/11/2010

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