06/06/2009

Airbus : 40 ans d’expérience !

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Du 15 au 21 juin lors du Salon du Bourget, Airbus fêtera le 40ème anniversaire de l’accord franco-allemand officialisant le lancement de son tout premier programme avion, l'A300. Le 29 mai 1969, le ministre français des Transports, Jean Chamant, et le ministre allemand des Affaires Economiques, Karl Schiller, signaient un accord en vue du développement de l’A300, le premier biréacteur court/moyen courrier à deux couloirs européen. Cet événement historique a eu lieu lors du Salon Aéronautique du Bourget.


L’A300, le début d’une longue série :

 

L'A300 a révolutionné le secteur de l'aviation civile. Surnommé “l’avion générateur de profits”, l'A300 était le premier biréacteur court/moyen courrier à deux couloirs, offrant pour la première fois l'ensemble des services et des atouts des long-courriers, notamment le confort d'un large fuselage, de faibles niveaux de bruit, une consommation de carburant et des coûts d'exploitation réduits. Fort de la réussite de ce concept initial, Airbus a développé sa première famille d'avions, la famille A300/A310, et leurs versions cargo dérivées. La famille A300/A310 a défini des standards entièrement nouveaux, qui ont été adoptés par la suite pour tous les appareils civils modernes.

Au total, Airbus a produit 822 appareils de la famille A300/A310, soit un nombre bien supérieur aux prévisions initiales de seulement 300 unités. Cet appareil a été livré à plus de 80 clients. Au fil des ans, ces avions ont totalisé plus de 30 millions d'heures de vol et effectué plus de 15 millions de décollages. Aujourd’hui, plus de 620 de ces appareils sont encore en service.

Le partenariat européen :


Le programme A300 a été en outre le point de départ d'une coopération européenne couronnée de succès. Dès le début, le partage industriel était établi : la voilure était produite au Royaume-Uni, le fuselage en Allemagne, et le poste de pilotage en France où était également implantée la chaîne d'assemblage final. Dix-huit mois plus tard, le 18 décembre 1970, Airbus Industrie était créé sous la forme d'un Groupement d'Intérêt Economique (GIE) régi par la loi française, regroupant les partenaires industriels européens du programme : la SNIAS (Société Nationale Industrielle Aérospatiale), Deutsche Airbus, Hawker-Siddeley et VFW-Fokker. Au cours des années suivantes, de nouveaux avionneurs sont venus rejoindre le GIE : l’espagnol CASA en décembre 1971 et British Aerospace en janvier 1979.

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Airbus et l’innovation :

 

Pour pouvoir contrer ses concurrents américains (Lockheed, McDonnell Douglas et Boeing) au milieu des années quatre-vingt, Airbus se devait d’être innovant, pour ce faire il fallait inventer les avions de demain et les technologies connexes. Deux éléments ont servi de ligne de conduite aux ingénieurs d’Airbus, les commandes électriques et la communauté de pilotage entre avion de la même famille ! La révolution fut sans aucun doute l’A320. Certes, l’appareil connu pas mal de déboire de mise au point notamment du point de vue de l’électronique, et il fallut attendre le milieu des années nonante pour que la famille A320, A321, A318, A319 puis A340 et A330 trouve sont équilibre et ne devienne pleinement concurrentielle, au point non seulement de jouer à armes égales avec Boeing, mais en écrasant les deux autres constructeurs qu’étaient Lockheed et McDonnell Douglas, le premier ne produisant plus que des avions militaires ( F-22 et F35) le second ayant été racheté par Boeing. Airbus aujourd’hui dispose d’une gamme d’avion civil et militaire totalement efficient.

 

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Photos : 1 le premier avion d’Airbus l’A300, @ Airbus press. 2 l’A380, ici le premier assurant le vol Singapour – Paris à CDG le 3 juin dernier. @ Paul Marais-Hayer. 3 A350, A330 et A330Cargo. @ Airbus press.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Commentaires

Dommage, mettre tout ce savoir faire et cette technologie dans les mains de SGS Thompson, un petit processeur qui restera à jamais inachevé, tout ça pour économiser les quelques dollars que coûte la technologie Intel 8086 et qui jamais planté depuis plus de 40 ans.
C'est étrange de mettre en œuvre autant de moyens pour finir dans des complots militaro-politiques !
J'espère que Sarko, mettra fin à cette malheureuse aventure !

Écrit par : Maurice | 07/06/2009

En réponse à votre article, voici des informations trouvées dans l'actualité du 06.06.09, sur ce même site au sujet de l'AF 447 qui a disparu au large des côtes brésiliennes:

"Problèmes techniques soupçonnés, voire confirmés

Les découvertes d'hier samedi permettront peut-être de lever une partie du voile sur la disparition mystérieuse du vol alors que l’hypothèse de problèmes techniques a été renforcée samedi. Le Bureau d’enquêtes et d’analyses (BEA), chargé de l’enquête technique française, a en effet confirmé l’existence de problèmes concernant la mesure de la vitesse.

L’avionneur européen Airbus et les exploitants de l’appareil disposent de "programmes de remplacement et d’amélioration des détecteurs de vitesse" des A330, car des problèmes avaient été déjà rencontrés auparavant sur d’autres appareils de la gamme, a révélé le directeur du BEA Paul-Louis Arslanian.

"Sur l’A330, nous avons constaté un certain nombre de pannes de ce type (des détecteurs de vitesse, ndlr)", a-t-il indiqué. Les pannes, jusqu’à présent, ont amené Airbus à diffuser des consignes aux pilotes sur les mesures à prendre dans ces cas-là, a-t-il précisé.

Air France a annoncé samedi avoir accéléré son programme de remplacement de sondes anémométriques (Pitot) sur ses A330 et A340 "sans préjuger d’un lien" avec l’accident.

Le BEA avait révélé vendredi que, selon les premiers éléments de l’enquête, l’A330 d’Air France avait souffert d’une "incohérence" des vitesses mesurées par les calculateurs de l’avion et Airbus avait diffusé à ce sujet une recommandation à ses clients.

Un lien éventuel entre ces problèmes de mesure de vitesse et la catastrophe n’est cependant pas établi et le crash demeure inexpliqué.
Les enquêteurs savent également que l’avion a envoyé 24 messages techniques d’anomalies avant de s’abîmer au milieu de l’Atlantique."

Que dire de cela? On dirait bien que qqch ne fonctionnait pas bien, mais quoi?

Meilleures salutations,

Écrit par : Sissi | 07/06/2009

Les enquêteurs savent également que l’avion a envoyé 24 messages techniques d’anomalies avant de s’abîmer au milieu de l’Atlantique."
Que dire de cela? On dirait bien que qqch ne fonctionnait pas bien, mais quoi?

Si vous mettez votre chat dans la machine à laver, il va mourir. Admettons qu'il mourra étouffé. Allez-vous dire qu'il est mort d'une faiblesse des poumons ?
Si vous avez des doutes sur l'analogie chat - A330, celle entre machine à laver et cumulo-nimbus est sûrement meilleure...

Écrit par : Géo | 07/06/2009

J'ai cherché des informations sur les cumulo-nimbus et les problèmes en lien avec la météo et, en effet, je comprends qu'il soit plus rassurant de penser que quelque chose ne fonctionnait bien au départ. Déjà que je n'aime pas voyager en avion...

http://www.skybrary.aero/index.php/Cumulonimbus

Écrit par : Inma Abbet | 07/06/2009

Bonjour à Toutes et tous, perso, je pense qu’il ne faut pas mélanger le succès et la qualité des avions Airbus et l’actuel Crash de l’A330 Rio-Paris ! D’abord parce qu’il faut avoir un peu d’égard vis-à-vis des proches des victimes et puis les infos transmises à ce jour sont non seulement contradictoires mais n’explique rien ! Et puis n’oublions pas que depuis ce drame des milliers de passagers ont voyagé en avions sans incidents et ceci avec des Boeing comme des Airbus et qui plus est des A330 ! Pensez simplement qu’en ce moment même des centaines d’avions volent normalement ! Par contre, ce qui m’inquiète un peu, et j’espère que ce n’est qu’une coïncidence, c’est le nombre d’accidents grave avec Air France en si peu de temps : le Concorde, l’atterrissage raté à Toronto et ce drame ! Une petite pensée pour le personnel D’AF !!

Écrit par : Eric | 07/06/2009

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