27/03/2009

Les Low-cost et la crise !

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Les compagnies aériennes Low-cost se portent bien, malgré la crise, mais pour combien de temps encore ? Quel visage aura le transport aérien d’ici quelques années ? Voici quelques-  uns des grands enjeux du transport aérien !

 
EasyJet et Ryanair se portent bien :


Les low-cost, telles EasyJet et Ryanair, profitent du fait que les passagers font désormais de plus en plus attention aux prix, et cela se vérifie encore plus, avec la crise actuelle. Pour ce faire les Low-cost multiplient les actions de promotions et de diversification (hôtel, location de voiture) tout en reprenant des lignes délaissées par les compagnies classiques. EasyJet, par exemple a multiplié les offres en direction de l’Espagne et l’Italie, deux marchés porteurs en Europe.

Et ceci notamment depuis les déboires d’Alitalia qui a dû se résoudre à  réduire son offre pour limiter ses coûts très élevés, notamment à cause de sa flotte obsolète.

 Ryanair avait de son côté lancé une offre avant Noël, proposant durant 12 jours un million de sièges à partir d'un euro pour ses vols de janvier et février. En décembre, le nombre de ses passagers a progressé de 11%, celui de British Airways a reculé de 4,5%.

Plusieurs compagnies classiques  ont réagi du «  tac au tac » en baissant leurs tarifs, histoire de limiter les dégâts. Une fois de plus, la forte pression administrée au transport aérien par les compagnies à bas coûts à forcer une baisse des tarifs ! Mais n’oublions pas le facteur « kérosène » en baisse qui a joué également un rôle de premier plan ! Généralement, les compagnies achètent le kérosène à un prix fixé à l’avance, histoire de se prémunir des hausses du baril, sauf qu’avec les dernières fluctuations la situation s’est considérablement compliquée.

De profondes transformations ?

L’avenir n’est à court terme pas rose, tant pour les Low-cost que pour les compagnies classiques. Easyjet prévoit toujours d’être bénéficiaire cette année, mais à la condition que les taux de change et le prix du carburant reste actuels.

Le secteur aérien mondial est particulièrement tendu, et l’année 2009 est clairement une année noire pour le transport aérien ! Plusieurs compagnies ont déjà mentionné des pertes importantes. Même une grande compagnie comme Singapore Airlines prévoit de réduire sa flotte de 17% !

Ryanair, vient d’annoncer une diminution de son personnel, soit 200 suppressions d’emplois à Dublin. La compagnie Low-cost Atlas Blue filiale de Royal Air Maroc annonce qu’elle va quitter progressivement le secteur Low-cost pour rejoindre sa maison mère, et ceci pour des raisons économiques. La transformation en compagnie traditionnelle culminera à la fin du mois de mars avec l’introduction d’une classe « Exécutive ». Cette classe affaire sera d’abord installée sur les quatre Airbus A321 d’Atlas Blue, puis sur ses six Boeing 737-400.

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Les voyages d’affaires, une chance !

Les entreprises se portent mal et choisissent de réduire les déplacements de leurs hommes d’affaires, et ceci, d’autant que la vidéo conférence permet d’excellentes économies. Pour les voyages indispensables, on préfère aujourd’hui voyager en « economy class » et même en Low-cost chaque fois que cela est possible ! Hors, ces passagers particulièrement lucratifs pour les compagnies aériennes en « business class » délaissent ce secteur !!

Les low-cost sont donc en première ligne pour répondre aux besoins des vols d’affaires, et en font depuis le début de l’année une priorité. Plusieurs publicités ont été envoyées à de grandes entreprises afin de les sensibiliser à l’attrait économique que représente le low-cost.

Quelles évolutions pour le Low-cost ?

Les Low-cost ont déjà commencé leurs mues, le principe de gagner de l’argent en ayant un avion plein et de réduire les coûts au maximum  (enregistrement, billets, nettoyage de la cabine, temps d’immobilisation réduit, nourriture et boissons payantes) ne suffit plus !

Aujourd’hui on vous propose des hôtels, une location de voiture et toute une panoplie d’artifices qu’il vous faut « décliquer » manuellement lors de votre réservation en ligne pour ne pas augmenter votre facture finale (le bagage en soute). Sans oublier la publicité, nouvelle venue qui rapporte de l’argent à la compagnie ! Bref, ce n’est plus votre billet qui paient votre voyage, mais bien tous les à côtés !

Avec les compagnies en difficultés et celles qui font faillite, les commandes d’avions neufs baissent et les prix aussi. Il est temps pour certain de commander une flotte neuve et moins gourmande en kérosène. De ce fait, les Low-cost vont souffrir comme les autres, et seul les plus forts résisteront. 

Survivront donc à la crise les Low-cost ayant évolué  dans leur formule de business aux côtés des puissantes alliances tel : Star Alliance et One world (elles mêmes sensiblement épurées) et quelques transporteurs (charter)  ayant comme clientèle de grosses agences de voyage ! Il existe également un certain intérêt de la part  de grands groupes à vouloir racheter les Low-cost les plus faibles dans le but d’étoffer leurs offres !

 

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Billet sur la crise actuelle :

http://psk.blog.24heures.ch/archive/2009/03/09/chute-du-t...

 

Photo : 1 Airbus A319 Easyjet à Salzburg, @Peter Sonnenberg

Photo : 2 B737-800 Ryanair à  Helsinky, @ Patrick Borg

Photo : 3 B757-200 Jet2.com à Dublin, @Mike Heller

 

 

 

Commentaires

Merci pour ces informations d'ordre économique très intéressantes, mais également pratique. En effet, je viens comprendre que lors de mes réservations en ligne, je me faisais tout bonnement "avoir" avec l'option "assurance annulation" dont je n'avais pas besoin et qui était déjà "pré sélectionnée" !!

Écrit par : Fabrice | 27/03/2009

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