05/01/2009

Modernisation du Simulateur de F/A-18

 

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L’année 2009 est là, et nous ammène déjà quelques nouveautés, dont le simulateur de F/A-18 amélioré : le TOFT !

Utilisation du SIM :

 

Le simulateur revêt une grande importance dans la formation de base sur le F/A-18. Après un bloc théorique de deux mois, les participants effectuent  leurs premières expériences en simulation. Les deux "vols"  initiaux sont axés sur les manipulations de la machine. Au début, 40 minutes sont nécessaires pour la prise en main de l'avion, ceintures de sécurité et harnais, mise en marche  des réacteurs, checklistes jusqu'au décollage. Après quelques entraînements, 20-30 minutes seulement suffisent déjà. Les exercices principaux de la première phase  sont le vol aux instruments, les pannes simulées et les géométries BVR (Beyond Visual Range).

 

 

 

 

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Heures de vol pendant la transition F/A-18 - SIM/avion:

  -Sim:     60 h./36 sorties

-Dual:    25 h./31 sorties

-Solo:    26 h./34 sorties  

 Chaque pilote doit exécuter 8 exercices. Ces exercices comprennent 1 vol avec simulation de pannes et un vol de contrôle aux instruments. D'autres exercices sont  à leur tour entraînés  en simulateur :   EW training (electronic warfare) Malfunction training Multi bogey scenarios Night flight training Weapon engagement training A/A & A/G (Gun) Air-to-ground attack supersonic flight interception low altitude Instrument flight training Preparation for foreign campaigns

 

 

 

 

 

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Dès 2009 :

 

Intégration U21 (MIDS/Link 16, CIT, Tammac, JHMCS & AIM-9X) Entraînement aux exercices tactiques complexes (4vX)   Sans parler de la réduction des coûts un autre avantage du simulateur consiste dans le fait  que les exercices difficiles peuvent être répétés indépendamment de la situation météorologique. Cela permet également  aux instructeurs  responsables d’analyser chaque phase en détails. L'inconvénient étant le fait que les exercices ne correspondent  pas exactement à la réalité. En effet, les charges psychiques et physiques ne peuvent être simulées. Le WTT est un Weapons Tactical Trainer et non pas un programme de simulation de vol.

 L'avenir du simulateur de F/A-18: TOFT

 

Le nouveau simulateur TOFT devrait être opérationnel courant 2009, l’idée est de créer un nouveau simulateur contenant 2 à 4 cockpits dans le bâtiment existant. L'image ne sera plus projetée sur un dôme mais sur une sorte d'écran plat se situant devant le cockpit.

 

Il sera possible de simuler des exercices complexes tels que des 4vX avec 2 à 4 pilotes. Le temps nécessaire pour un tel engagement sera aussi élevé que pour un exercice réel, c'est-à-dire, environ une journée. Plus d'un instructeur sera nécessaire pour manipuler les différentes consoles. Une liaison directe avec la centrale d'engagement EZ à Dübendorf est prévue, ce qui veut dire qu'un IND pourra conduire les combats aériens en direct depuis sa console. Cette liaison est d'une grande importance pour simuler des combats BVR proches de la réalité.  En dehors de ces aspects physiques, la capacité du logiciel du simulateur est bien entendu un élément clé de sa fonction et à l'heure actuelle, sa situation géographique permet à l'équipage d'être formés dans un monde virtuel d'atteindre le Grand Nord comme le Royaume-Uni, en Italie, dans le sud, de la France à l'ouest et l'Allemagne de l'Est. Ceci permet aux Forces aériennes suisses d’avoir  une formation couvrant pratiquement la totalité de son domaine  d’exploitation actuelle, la seule exception notable étant celui de la Norvège.
 
La base de données peut également simuler des saisons et des
des conditions météorologiques, tels que l'été, hiver, neige, brouillard etc, et ces éléments peuvent également être combinés et simulé à différents moments de la journée. Dans le cadre de sa capacité tactique, il peut reproduire tous les modes de guerre électronique (EW) d’un F/A-18radar et systèmes d'armes, y compris des missiles et de l’utilisation du canon de bord.


En termes de requête, la simulation est presque constante dans l'usage quotidien dans une variété de fonctions de formation. L'une des plus importantes sont les
cours la conversion  au F/A-18.


 
Ainsi que la formation de base de vol F/A-18 et les systèmes de connaissance, le simulateur a une tactique d'une importance vitale dans la formation
et, à cet égard, les pilotes sont formés à toutes  manœuvres de base Fighter (BFM) en passant par de plus en plus complexes au-delà de la portée visuelle (BVR ). Ce type de tactique peut également être intégrée dans une variété de missions allant de la base aérienne soit : les opérations de police, les interceptions supersonique avec multiples cibles d’engagement. 
 
Bien sûr, dans le monde réel, certains de ces types de mission ne sont tout simplement pas possible  en Suisse en raison de la situation géographique et de restrictions environnementales. Ainsi, le simulateur fournit non seulement une
Option environnementale plus sûr mais également un compte rendu quasi parfait. Les vols de nuits ainsi que les vols à basse altitude pouvant être entraîné à volonté les nuissances à la population sont en réduction.     
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  Le remplacement : 


 
Ces facteurs, combinés avec un haut taux d'usage et de plus élevé  et  la technologie en date, a fait que la mise à niveau ou le remplacement du simulateur a été un impératif pour l'armée de l'air au cours des dernières années. À la fin de 2002 de travail initial a donc commencé à examiner cette question et en 2003, trois sociétés ont été chargée  de procéder à une étude de faisabilité pour évaluer la viabilité d'une mise à niveau ou de remplacement. En fin de compte, la décision est tombée en faveur de cette dernière et deux sociétés ont été sélectionnées à des propositions et appels d'offres dans ce contexte. Il s'agit de Boeing et de L3 Communications.



 
Photos 1,3,4 :  Sim actuel, vue en combat du viseur tête haute, vue en coupe du sim actuel, @Swiss Air Force

Photo : 2, console de l'instructeur SIM,  Focalplane-photography

22:00 Écrit par Pascal dans aviation | Lien permanent | Commentaires (9) |  Facebook | |

Commentaires

A la fin des années 60, je travaillais pour Canadair à Ville La Salle en banlieue de Montréal. L'armée canadienne venait de déclarer obsolète le F/A 18. En étant au bureau de l'outillage, je me faisais régulièrement prendre à témoin: la Suisse a réussi à transformer le F/A 18 en l'avion le plus cher du monde, alors qu'il est dépassé pour nous (les Canadiens). Je ne sais par qu'elles décisions l'armée suisse a été obligée de prendre cet avion (!) Faire un nouveau simulateur pour un avion qui a plus de 50 ans est tout simplement débile. En lieu et place, il serait plus intelligent de mettre sur pied une équipe d'experts indépendants qui seraient chargées de trouver un avion moderne et mieux adapté à notre situation...

Écrit par : Alain Bettex | 06/01/2009

Réponse Alain Bettex :

"Obsolère le F/A-18 " Le Canada à Reçu ses CF/A-18A/B à partir de 1982 ! Par ailleurs, le Canada, comme les utilisateurs de F/A-18 ont entreprit une profonde modernisation de l'avion (notamment le changement du radar) pour le mettre à niveau, soit celui de la Suisse ! Par ailleurs, le Canada, l'Australie, l'Espagne, La Finlande vont également modernisé leur simulateur de façon similaire à la Suisse.
En ce qui concerne un nouvel avion, je vous rappelle que des essais ont eu lieu l'année passée à ce sujet !

En ce qui concerne la suisse et contrairement au Mirage III, aucune modification particulière n'a été entreprise pour "Suissiser" le F/A-18, toutes améliorations (mise à jour) se fait en parallèle aux autres utilisateur de cet avions!
Quant au fait de déclarer que le F/A-18 est l'avion le plus chère du monde, je vous invite à vous informer de façon plus sérieuse, car ce n'est de loin pas le cas !!

Écrit par : Erich | 06/01/2009

HOHO ! Donc selon vous M. Alain B. : les F/A-18 modernisés ne doivent pas avoir de simulateur mis à jour ? Eh bien! Heureusement que tout le monde ne pense pas comme vous !

Écrit par : steeve | 06/01/2009

Quand les "spécialistes" suisses ont-ils commencé à s'intéresser au F/A 18 ? (au tout début des années 70.)
Ils les ont reçu bien en 82, je ne l'ai jamais contesté. Je vous le répète, c'était à l'époque le chasseur (transformé par les "spécialistes" suisses,) le plus cher du monde. Je vous accorde qu'il a été remplacé par d'autres par la suite.
Et je maintiens mes propos, c'est vraiment du gaspillage que de vouloir faire un simulateur pour un avion qui a plus de 50 ans de conception !

Écrit par : Alain Bettex | 06/01/2009

A Alain B.
Je suis désolé de vous contredire, mais il me semble que vous confonder deux avions : au début des années septante c'est le Nortrop F-5 Tiger II qui intéressait la suisse et qui a été livré dès 1979 et qui devrait être remplacé d'ici 2015!
Le F/A-18 dérivé du YF-17 n'était à cette époque pas encore disponible (a partir de 1980 dans sa première version: A/B)! Le F/A-18 a été testé en suisse en 1988 pour être commandé en 1993 soit dans sa version ultime (C/D)!

Et le F/A -18 n'a jamais été modifié uniquement par la Suisse à contrario des HUNTER, Mirage III et F-5 Tiger !

Écrit par : steeve | 06/01/2009

Oui je crois bien que M. Alain Bettex à confondu les F-5 et les F/A-18 ! Et ceci d'autant plus que le Canada avait également achété à l'époque des F-5 de première génération soit le A/B (année 60) puis des F/A-18 au début des années 80 (également A/B).

Écrit par : Erich | 07/01/2009

Mea-culpa, d'autant plus que j'ai travaillé sur le F-5A ! Mais il n'empêche que le F/A-18 est un chasseur dont la conception date de 50 ans et qu'il serait grand temps d'opter pour un avion plus moderne.

Écrit par : Alain Bettex | 07/01/2009

T'ai vraiment bête Alain Bettex,fais plutôt une recherche sur internet avant de dire n'importe quoi.

Écrit par : possokov | 07/01/2009

les fait d'adapter et de moderniser le simulateur en paralelle à la modernisation en cours des f/A 18 C/D répond aussi à des critères ergonomiques de sécurité. Vous ne pouvez absolument pas vous permettre de chercher un bouton qui se trouvait à un endroit dans le simulateur mais à un autre emplacement dans le véritable cockpit de l'avion . Je rappelles qu'une demi seconde d'hésitation peut coûter très cher quand on vole a 1200km.

Enfin, comme le souligne l article, ce nouveau simulateur permet de travailler sur la coordination et la communication entre les avions notamment avec le link16.

Écrit par : Crys | 07/01/2009

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