07/12/2008

Nouvel avion de combat : les enjeux !

 

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Nous voici arrivé au seuil de la phase terminale de l’évaluation des trois prétendants au remplacement partiel de la flotte de F-5. C’est l’occasion de faire le point sur chacun des avions concurrents et de comprendre les enjeux tant du point de vue des constructeurs que de la Suisse. Car il ne s’agit pas là d’une simple vente, mais bien d’une stratégie économique.

 Essais terminés et premières offres :

 

Les essais en vol et au sol sont donc terminés, en parallèle, chaque fabricant a remis une offre détaillée qui comprend : une liste de prix, des précisions sur l’ensembles des systèmes et sous systèmes de l’avion, des possibilités de développement à moyen et long terme. L’offre tient compte non seulement des compensations économiques (pas toujours tenues dans le passé sauf avec le F/A-18, +51%) mais, et c’est là l’important, les garanties de participations à l’évolution de l’appareil directement liées à l’industrie Suisse. Sans oublier les offres de formation et coopération technique et d’entraînement. La répartition du choix se faisant comme suit : les performances opérationnelles 60%, coopération industrielle 25%, servitude 15%. Concernant les radars de type AESA (antenne active), le nouvel avion devra en être équipé, donc, deux options s’offrent aujourd’hui : a)     le modèle choisit utilise un radar à antenne classique (mécanique) et devra être modernisé avec une antenne active nouvelle génération d’ici à 2020. b)     le modèle choisit  reçoit en dotation une antenne active qui comprendra les amélioration en cours actuellement.

 

Deuxième chances :

 Toutes ces offres sont évaluées et les données collectées serviront de base à un second appel d’offres, auprès des fabricants, qui aura lieu en janvier 2009, chacun des constructeurs devra alors rendre sa copie pour mi avril 2009. Il est prévu de procéder au choix définitif  du type d’avion en juillet 2009, sur la base de ces offres et du rapport d'évaluation qui aura été élaboré. On le voit bien, les constructeurs ont ici l’opportunité de pouvoir affiné leurs propositions, tant du point de vue du prix que de la technologie et  de la coopération industriel et militaire.  Car il ne s’agit pas seulement de vendre le meilleur avion, mais bien de fournir le meilleur partenariat possible ! Notre pays se trouve donc dans une excellente position pour négocier, et nous allons voir pourquoi, pour mettre la pression et obtenir l’offre qui satisfera au mieux nos exigences.

 

Un enjeu économique pour les fabricants européens :

Bien que notre pays ne soit pas un client énorme, on estime l’achat à une vingtaine d’avions, les constructeurs jouent ici les dernières possibilités de vendre leurs fleurons ! En effet, les Américains de Lookheed Martin ont prit un sérieux avantage  avec les F-16 modernisés (Pologne, Croatie, Maroc, Chili) et surtout avec le nouveau F-35 (Norvège, Danemark, Grèce, Turquie, Israël, Pays-Bas, Singapour et le Japon). D’un autre côté, les Russes proposent les nouvelles versions de Mig-35 et Sukhoi 30 au Moyen-Orient en Afrique du Nord et  Amérique latine sans oublier l’Asie ! La Chine vient également jouer les troubles fêtes sur ces mêmes marchés ! Bref, pour les trois constructeurs européens, les chances de percer sur des marchés se réduisent de mois en mois ! On comprend mieux dès lors l’importance de cette vente !

 

Clin d’œil au public :

 

Il est toujours bon d’être les favoris du public, pour ce faire chacun des concurrents a lancé à sa manière des opérations de séduction, avec la présentation pour la première fois au meeting de Payerne 04. Depuis,  les trois concurrents se sont essayé à diverses opérations tels que : distribution d’un pack Rafale (sac, casquette, autocollant, pins et DVD) au meeting de Bex07, démonstration d’un Gripen Tchèque et d’un Rafale au meeting de St Stefan 08, EADS ayant prit la peine de mettre en place une maquette de l’Eurofighter. Et dernier coup de maître, EADS a installé un simulateur au Musée suisse des Transports à Lucerne.

 

SAAB et le GRIPEN :

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Premier avion à être évalué, le Gripen C/D Suédois et considéré par certain comme le favori. En effet, Spécialement développé pour être mis en œuvre par des soldats de milices, totalement polyvalent et très compatible, et offrant le prix le plus bas (40 millions de dollars, prix de départ), le Gripen et certes bien placé, mais est-ce suffisant ?  Avec 281 machines vendues à ce jour (Suède, Hongrie, Rép. Tchèque, Afrique du Sud et Thaïlande) SAAB à réussi là de jolies ventes, mais voilà à peine dévoilé le Gripen NG que la Norvège (très intéressée) se tourne définitivement vers le F-35, reste alors le Brésil et l’Inde. Le ciel s’obscurcit pour SAAB, et il n’est même pas sûr que le NG voie finalement le jour, sa technologie devant être rétrocédée pour moderniser les versions précédentes. La Suède joue donc gros, et l’on comprend que celle-ci travaille depuis déjà  4 ans ses contacts avec les industriels suisses. SAAB pourrait donc bien profiter de proposer un Gripen +, soit une version C/D modernisée (radar AESA NORA III et systèmes ECM du NG).

 

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Le RAFALE de Dassault :

 

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Le second avion à avoir été testé, le Rafale et sans nul doute peut-être l’outsider de la compétition ! Avec un design impeccable (un prix de départ d’environs 56 millions de dollars) l’avion franco français cherche toujours acquéreur à l’étranger ! Les chaînes de montage tournent au ralentit chez Dassault et  une exportation et tout simplement devenu une question de survie pour ce programme et son développement futur ! La France joue gros et nous assistons depuis quelques mois à une montée en puissance du point de vue des contactes avec l’industrie et les possibilités de partenariat. Mais aussi avec une communication très soignée. Compatibilité de liaison électronique avec les F/A-18 et le système FLORAKO, partenariat franco suisse avec les exercices en commun et les échanges des écoles de pilotes, Dassault n’oublie rien et déclare : « la Suisse pourrait être le premier pays équipé avec la nouvelle version (nouvelle antenne) du radar AESA prévue pour le Rafale », pas même les possibilités d’entraînements en commun dans l’espace aérien français. Bref, les Français n’ont jamais autant choyé les Suisses, en rappelant les coopérations actuelles (réservoirs du Rafale produit à Emmen, collaboration au futur Drone NEURON et dans le cadre du Falcon) !

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EADS et l’Eurofighter :

 

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Troisième et dernier avions testé, l’Eurofighter et sans nul doute le plus lourd et le plus cher (70 millions de dollars) et ceci bien que quatre pays le produisent en commun (Angleterre, Allemagne, Italie et Espagne). Commandé à ce jour à 707 exemplaires dont 72 pour l’Arabie Saoudite et 15 pour l’Autriche (anciennement pour l’Allemagne) EADS se retrouvent certes avec un tableau de commande non négligeable, mais avec seulement 72 machines en plus en exportation, ce qui n’est en soit pas très brillant et surtout ne permet pas de baisser les coûts exorbitants dû au développement décentralisé. Le consortium européen se trouve là aussi en fâcheuse posture, car le développement à terme, mis à part une modernisation à mi vie pour les utilisateurs, et pour l’instant la seule option envisageable. Dernier dans la prise de contact avec l’industrie suisse et on le comprend, l’ensemble des systèmes étant déjà répartit entre les quatre fabricants, seul des sous éléments pourraient être cédés à un usinage en Suisse. Pourtant EADS essaie également d’attirer l’attention notamment sur d’autre programme auquel la Suisse pourrait participer.  Le 19 novembre dernier, des représentants d’EADS ont visité l’entreprise RUAG Aerospace à Emmen, car celle-ci deviendra le pôle de servitude d’entretien du futur avion de combat (quel que soit le choix).

 

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Conclusion :

Les trois fabricants ont-ils déjà abattus toutes leurs cartes dans cette bataille qui les opposent ? Pas sûr ! Gardent-ils chacun dans leur manche un dernier atout à faire valoir ce printemps ? C’est très possible, nous assistons là à une jolie partie de poker ouvert dont l’enjeu indus trio commercial peut s’avérer décisif, car notre pays offre l’opportunité de part son industrie de participer en tant que partenaire à part entière,  non seulement à la modernisation, mais au développement futur de l’avion choisit. De plus le sérieux de l’évaluation suisse sera certainement exploité à des fins publicitaires auprès des quelques clients potentiels restants.

 Notre pays, peu, ici non seulement faire une très bonne affaire du point de vue des emplois et du transfert de technologie, mais aussi renforcer son partenariat politique et de défense. Il sera donc intéressant, une fois le choix définitif officialisé, de comparer l’ensemble des données. N.B. les prix présenté ici ne sont qu’une estimation générale, ils peuvent variés du simple au double en fonction des options choisies et  de la bonne volonté de remise faite par le constructeur ! Les liens web des trois constructeurs spécialement pour la Suisse :

 

http://www.gripen.com/NR/rdonlyres/2EB0A5A1-C191-4FB9-9C55-B0D5E6A8FDB9/0/GRI9883_factsheetCH_Fra.pdf

http://www.rafale-schweiz.ch/

 http://www.eurofighter.ch/1024/fr/Homepage.html

 

 Photos : Logo : Laurent Baudillon.  Gripen, Rafale, Eurofighter : Milan Rohrer. Cockpit : Armasuisse.

 

Commentaires

Bonjour Pascal et bonjour aux commentateurs de votre blog !
Il a été très intéressant de suivre les débats sur le NAC et il est bien clair que nombre de paramètres - économiques et politiques notamment - doivent être pris en compte avant le choix définitif.
Il serait aussi intéressant, d'un point de vue "subjectif" aurais-je tendance à écrire, de connaître votre opinion et celle de chacun de vos commentateurs habituels sur ce choix.
Ce serait un précieux indicateur sur l'avis des "hommes de terrain", pilotes ou spécialistes en aéronautique.
Ne pourriez-vous pas publier une sorte de sondage où chacun pourrait noter chacun des avions de 1 à 10 pour:
- adéquation à notre armée de milice
- qualités avioniques (rapidité d'intervention, autonomie, entretien)
- pilotage (facilité pour décollage-atterrissage, maniabilité)
- efficacité air-air, air-sol
- compatibilité des armements avec notre flotte actuelle et éventuellement celle des pays voisins (logistique en cas de...)
- préférence personnelle ("personnelle", je répète !)
Cela permettrait aux citoyens-béotiens comme moi de se faire une meilleure idée pour la suite.
Merci à vous et merci à tous !

:o)

Écrit par : Blondesen | 07/12/2008

En tous cas, mettre en avant les missiles anti-navires exocet dans une bochure de présentation spécialement pour la Suisse, je trouve ça génial... C'est pour être utilisés sur le lac Léman??? :o)

Écrit par : norbert | 07/12/2008

Merci Pascal pour le suivi et les commentaires pour le nouveau NAC ...

je vois que les constructeurs mettent leur gâteau en avant et peut-être une cerise sur le dessus.

maintenant faut voir nos obligations d'avoir un avion gros ou plus petit ... la suisse a toujours été un peut gourmande avec parfois des choix mal étudié si l'on peut dire ...

chacun des constructeurs nous lance des places de travail pour la suisse, entraînement chez eux, etc...
mais là c'est normale car lors de l'achat du F18 la suisse a mise ceci en avant, on achète pour xxx et vous faites pareil en retour et je trouve ceci très bien comme ca les temps pays en question s'entraîde si l'on peut dire ...

quel avion choisir ??? je pense que nous en avons déjà pas mal parlé et vais y revenir un peu sur le sujet car chaque internaute qui est venu avait une préférence pour un tel ou un tel ...

le rafale n'est pas du tout pour nous car ce vend pas donc négatif, il y a qu'a regardé du côté américain lors de la sortie du F20 (version amélioré du F5) l'armée américaine ne la pas choisit mais c'est tournée côté F16 et donc aucun pays extérieur ne la achetée et la suis d'accord que la france en a acheté et bien obligée car un produit nationnal et de plus elle a pas la variétée de modèle comme les USA ... et un rafale à la traîne en therme de technologie car si pas de vente donc peu de fond en réserve pour lancer un suivi correct de modernisation ...

l'eurofighter vu le prix ca fais un peu peur et donc a combien sera sa maintenance et l'équipement ... il est vrai que c'est un bel avion mais un tel achat serais la folie des grandeurs ...

le gripen quand a lui est le mieux pour la suisse, son prix, sa taille et aussi fabriqué dans pays neutre.

maintenant il faut analysé ce qui est le mieux pour la suisse.

un eurofighter a 70 millions de dollars
un rafale a 56 millions de dollars
un gripen a 40 millions de dollars

bon le prix n'est pas tout mais ???

un efa 2000 plus puissant que le rafale soit en avance technologique et en réacteur mais très cher et vaut t'il la peine un tel avion ...
un rafale plus puissant que le gripen en réacteur mais aussi plus lourd que celui-ci mais en technologie pas si sur que ca ??? ...
un gripen plus léger que ces 2 concurents et un réacteur moins puissant mais aussi moins lourd donc est t'il vraiment moins puissant ??? au niveau technologie il est en avance au rafale et similaire au efa 2000 ...

Écrit par : michel | 08/12/2008

Je ne pense pas qu’il y a fondamentalement de grande différence technologique entre ces trois avions, à mon avis ils se valent de ce point vue. Par contre, il semblerait que l’Eurofighter souffre de maladie de jeunesse, seront-elles guéries prochainement ?? Le Rafale lui à un gros problème de disponibilité, 45%, c’est faible ! Le Gripen quant à lui semble ne pas avoir ce genre de soucis, reste à savoir si le Gripen + avec un radar AESA et de nouveaux systèmes ECM sera au point !

Écrit par : Christophe | 08/12/2008

Je ne suis pas un vrai spécialiste du Rafale mais quand je vois les jugements à l'emporte-pièce à l'égard de cet avion
dans les commentaires, il m'est difficile de ne pas intervenir...


"le rafale n'est pas du tout pour nous car ce vend pas donc négatif... et un rafale à la traîne en therme de technologie..."

Bravo ! ça c'est de l'argument !
Même si pour le moment l'armée française est l'unique client du Rafale, le Rafale n'a jamais été
en retard au niveau technologique. Ce serait même plutôt le contraire car il est le premier avion européen à avoir été équipé
d'une antenne électronique (antenne passive RBE-2), il est encore une fois le premier à avoir une antenne
électronique active disponible (RBE-2 version AESA).
Sa suite d'autodéfense (spectra) est aussi la plus développée et la plus élaborée si on compare avec celles du gripen et du l'eurofighter.
De plus, il est équipé d'un OSF (Voie infra-rouge + voie TV) qui permet la détection, l'observation et le suivi de cibles air-air
et air-sol discrètement à des distances de sécurité, alors que l'eurofighter n'a qu'une voie IR et le gripen n'a pas d'équipements de ce type.

Il suffit de regarder les photos des cockpits des 3 appareils pour voir lequel est le plus en avance dans sa conception:
-rafale : manche sur la droite pour un meilleur pilotage comme sur le F-16, F-22, F-35
-gripen et eurofighter : manche entre les jambes à l'ancienne comme sur les appareils des générations précédentes
-rafale : visualisation tête haute (VTH) et visualisation tête moyenne (VTM) collimatées à l'infini pour un meilleur confort visuel et des transitions plus rapides
lorsque le pilote alterne regards à l'extérieur et regards à l'intérieur du cockpit.
-gripen et eurofighter : VTH collimatée à l'nfini mais écrans 'traditionnels'.


En terme d'avance technologique, il est clair que dans la course Rafale vs Gripen vs Eurofighter, le Rafale est le lièvre et les autres lui courent après.

Lorsque les cellules des Super-Etendard, et Mirage auront usé leur potentiel de vol, le Rafale sera le seul avion en service dans l'armée française. Le rafale bénéficiera
donc toujours de mises à jour technologiques (pas d'autres choix) même si elles sont étalées dans le temps. Quand on voit le mal qu'à le(s) constructeur(s) de l'eurofighter pour obtenir les
financements et les signatures des allemands, anglais, italiens, espagnols pour faire avancer le projet, je me fais plus de souci pour cet avion.

En terme de partenariat, je crois savoir que la France propose beaucoup de choses à la suisse au niveau technologique et industriel,
alors que pour l'eurofighter le gateau a déjà été partagé entre les partenaires alors je ne crois pas que vous obtiendrez énormément.
Pour l'offre suédoise, je ne sais pas.


"Le Rafale lui à un gros problème de disponibilité, 45%"

Je vais essayer de me renseigner sur ça, il me semble que cette statistique publiée dans un journal suisse faisait référence
à la première année de mise en service du Rafale (2001) donc aujourd'hui la disponibilité devrait être meilleure.

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Je suis d'accord pour dire que le gripen est le favori dans cette sélection car c'est le moins cher. Mais il faudrait savoir si la Suisse est prête à acheter un avion moins cher (car monomoteur, au lieu de bimoteur) et en échange avoir un taux d'attrition plus élevé durant la carrière de l'avion dans l'armée suisse ?
En effet, les monomoteurs ont un taux d'attrition plus élevé que les bimoteurs en temps de paix et en temps de guerre.
Quand on qu'un seul moteur et qu'on a un problème avec (problèmes mécaniques, ou collision avec oiseau, ou dommages de combat), la gravité reprend ses droits très rapidement.
Les monomoteurs coutent moins cher à l'achat et à l'entretien mais quand on fait le bilan de fin de carrière d'un avion monomoteur
et qu'on compte les appareils qui ont été perdus, au final, est-ce que les monomoteurs reviennent vraiment moins cher que les avions bimoteurs ? Pas sûr.
Pour finir j'ajouterais que le gripen est le moins puissant des 3 avions, donc dans une situation opérationnelle lorsqu'on accroche des réservoirs et des munitions sous ses ailes,
c'est l'avion dont les performances doivent se dégrader le plus.

Écrit par : freeman | 08/12/2008

A mon sens, le Gripen et le Rafale sont favori, certes, il y a cette histoire de mono réacteur, mais en définitive on voit que les F-16 ont fait une longue carrière sans trop de problème. Par ailleurs, le nouveau F-35 US est un mono réacteur lui aussi ce qui ne l’empêche pas d’être un grand succès commercial. Finalement c’est l’électronique qui joue le rôle le plus important (voir l’article) Le choix du F/A-18 avait été fait au dépend du F-16 par la déférence de puissance radar notamment. Bref, les améliorations constantes du Gripen et le très bon équipement du Rafale en font deux concurrents les plus sérieux. De plus, la nouvelle antenne radar AESA du Rafale sera la même que pour le Gripen, donc à priori les capacités futurs de ces deux avions seront très proche ! du point de vue économique, la Suède et la France ont à offrir nettement plus et se faisant les problèmes bilatéraux entre la Suisse et l’Europe pourraient jouer en la défaveur de l’Eurofighter, qui aurait tout à gagner à négocier avec un seul partenaire soit : la France ou la Suède.

Écrit par : Sébastien | 08/12/2008

Afin d'éviter des passes d'armes sur du rien, essayez de mettre vos sources ou références quand vous affirmez quelque chose de précis. Cela permettra de faire avancer le débat d'une manière instructive. Merci !

Écrit par : Crys | 08/12/2008

Que le meilleur gagne !! en attendant voici un lien sympa avec des photos de l'Eurofighter :lourdement chargé à Emmen!

http://www.aviapic.ch/forum/viewtopic.php?f=43&t=2900

Écrit par : Frédérique | 09/12/2008

Pour la polémique bi-réacteur / mono réacteur le pilote du F18 qui s'est crashé à San Diego a déclaré avoir eu une avarie des deux réacteurs comme quoi deux ça suffit pas forcement

Écrit par : BiLKiNiS | 09/12/2008

"Pour la polémique bi-réacteur / mono réacteur le pilote du F18 qui s'est crashé à San Diego a déclaré avoir eu une avarie des deux réacteurs comme quoi deux ça suffit pas forcement"
Ca serait sympa d'indiquer le lien ou la source de cet info exclusive que je n'ai retrouvé nul part.

Pour ma part j'en suis resté à cela:
"The plane was going slow but the engine was running,” said one witness, Gil Johnston who lives 2 miles west of the crash scene. “Then I heard a pop."
source : http://www.nbcbayarea.com/news/us_world/Report-Plane-Crashes-Near-UTC.html

Écrit par : Crys | 10/12/2008

Avec U.Maurer au DDPS, qui n’est pas trop européen, se pourrait-il que le choix de l’avion de combat puisse en être influencé ? Le Gripen par exemple ? La suède étant un pays neutre comme nous ! Quelqu’un a-t-il un avis la dessus ?

Écrit par : Yvan | 10/12/2008

Pour les infos sur le f-18 http://www.cbsnews.com/video/watch/?id=4657003n
ils disent que le pilote à declarer avoir perdu la puissance sur les deux réacteur

Écrit par : BiLKiNiS | 10/12/2008

Cela fait un moment que je suis de près cette petite compétition suisse : de toutes les compétitions similaires qui ont eu lieu lors de la décennie passée, c'est sûrement celle qui sera la plus transparente (comparée à celles de Singapour, de la Corée du Sud, de l'Arabie saoudite, de la Norvège, des Pays-Bas, etc. où les enjeux politiques, économiques et géostratégiques étaient assez flous). Là nous avons un pays neutre dans lequel la transparence est une tradition nationale, et la perspective d'un rapport de synthèse permettant de voir au grand jour les qualités et défauts respectifs des avions (notamment d'un point de vue technique) est extrêmement intéressant, notamment pour les compétitions futures.

Voilà ci-dessous ce que je pense être les avantages et inconvénients de chaque avion (j'espère être objectif) :

1) JAS-39 Gripen

+ Tarif unitaire modéré => plus d'avions pour un même budget => plus grand théâtre d'opérations possible
+ Coût opérationnel raisonnable (monomoteur)
+ Neutralité (relative) de la Suède => cohérence politique

- Potentiel d'évolution peu clair (plan d'investissement non budgété)
- Rapport puissance/poids le plus faible (et distance de décollage sans PC la plus longue)
- Capacité d'emport limitée
- Bases d'entraînement éloignées

2) Rafale

+ Meilleur rapport capacité d'emport/prix
+ Meilleures perspectives d'intégration d'un radar à antenne active (impact coût ?)
+ Expérience de Dassault et de l'armée suisse avec le Mirage
+ Expérience du feu (Afghanistan)
+ Souvent finaliste des compétitions internationales (Singapour, Corée, Brésil)
+ Ergonomie du poste de pilotage plus actuelle

- Débuts cahotiques dans le développement du projet
- Risques d'interférences entre Dassault et la DGA
- Intégration limitée des systèmes d'armes (à financer)
- Souvenirs de l'affaire des Mirage III suisses
- Echec à l'export => avion sans image à l'international

3) Typhoon

+ Conception la plus récente
+ Meilleur rapport puissance/poids => meilleur en air-air (de loin le critère prépondérant)
+ Pression politique favorable (4 pays bons partenaires commerciaux, surtout l'Allemagne)

- Expérience minimum d'EADS en termes d'avions de combat
- Défauts de jeunesse et cafouillages dûs à la multi-nationalité de la conception
- Plans canard obstruant une partie de la vue en contrebas à 3h et 9h
- Coopération commerciale limitée avec les industriels suisses
- Tarif le plus élevé => moins d'avions pour un même budget => théâtre d'opérations moins vaste

Bien sûr, il ne faut pas se fier à la simple comparaison du nombre de "+" et de "-" : certaines qualités peuvent être décisives et certains défauts peuvent être particulièrement rédhibitoires !

En tout cas je n'écarterais pas l'Eurofighter trop vite, surtout que 30% des critères de sélection sont basés sur la performance air-air de l'avion, c'est énorme ! Par contre c'est dommage, on ne sait pas quel coefficient est appliqué au tarif unitaire. Par exemple, trois Gripen corrects en air-air valent-ils mieux que deux Typhoon très bons dans ce domaine ? La réponse n'est pas évidente... et ce n'est pas sûr que les autorités suisses veuillent former un maximum de pilotes.

Écrit par : Matthieu | 10/12/2008

Merci Bilkinis pour le lien.

@Mathieu je trouve ton analyse bonne.

Toutefois, il ne faut pas oublier le facteur "transfert de technologie".
Dans ce domaine, le gripen n'a pas grand chose a apporter de nouveau par rapport ce qu'on a acquis avec le F/A 18 en terme de savoir-faire, surtout quand on sait que 40% de l avionique du gripen est de source américaine.

Par contre le Rafale pourrait tirer son épingle du jeu puisque le transfert technologique sera presque totale avec notamment des éléments de passivité furtives,le radar asea, le spectra et l'OSF.

POur le typhoon, le principal souci c'est que les part de la production sont déjà très bien reparties, je doute que la Suisse puisse bénéficier d'un transfert technologique suffisament intéressant sur ce point.

Écrit par : Crys | 10/12/2008

suite au commentaire de Mathieu donc les points de vu sont très correct, le nombre d'avion au final, les équipements supplémentaire pour chaque avion, le prix d'un avion et si on en prend plus à combien sera le prix unitaire, armement supplémentaire ou non ca dependra du modèle choisit, choisir un avion n'est pas si facile.

la question combien la suisse va en achetée est une vingtaine mais il est vrai que si la suisse choisit le gripen elle aura le choix d'un prendre un peu plus que si elle fesait le choix sur un des deux autre concurent ...

il reste un point est le GSSA avec leur pétition qui vont mettre les batons dans les roues, on aime l'armée ou pas mais c'est un choix ... le jour venu quand une catastrophe arrivera ce sera eux les premiers a gueulé mais j'aimerais avoir vu le GSSA faire une pétition contre le prêt de + de 60 milliards pour l'UBS donc c'est argent part sur des pays ou il y a exonération d'impôts et nous pauvres sujet confédérale on nous met sous la loupe pour les quelques sous que l'on a et devons y payer un impôt ... la suisse est aussi bien un pays de corruption que certain autre et il est facile de les montrés du doigts ... on voit des directeurs touché + de 20 millions par année et au bout de quelques années quand le bateau coule on voit ces VIP faire un geste et remboursé quoi 20 millions quand ils ont encaissé pendant leur période +/- 60 millions et bien bravo le fair-play de ces gens car avec 3-4 million on vit comme un petit prince ... et quand l'armée met un programme sur 2 ans (2010-2011) pour un achat d'avions qui est de 2.2 milliards ca pétitionne mais pour 60 milliards rien ??? quelque chose m'échappe et qui va remboursé la BNS ??? l'UBS ou les pauvres sujets par d'autre taxe ... car le programme armement est compris à l'année sur les parts de la confédération : xxx% pour l'armée ... xxx% pour le développement, xxx% pour les routes, ... etc

je suis impatient de lire vos commentaires et ne me jetté pas en bas du pont

Écrit par : michel | 11/12/2008

@Christophe :

désolé, je n'ai pas encore eu le temps de chercher. Mais je pense que le problème ne vient pas du rafale en lui-même, mais à la façon dont les choses sont gérées en France. Dans ce pays, les hélicoptères, tanks et
avions ont des taux de disponibilité qui ne sont pas très impressionnants...
Si on voulait connaître un chiffre fiable et récent pour le rafale, il faudrait trouvé le taux de dispo
lorsqu'il a été déployé en Afghanistan, ou lorsqu'il participe aux exercices aux États-Unis (Redflag et
le dernier déploiement à bord du porte-avion américain USS Théodore Roosevelt). En général, lorsque la France participe à des exercices internationaux, elle met les moyens de ses ambitions (par obligation)......




@bilkinis :

Les biréacteurs ne sont pas à l'abri des ennuis mécaniques. Il arrive que les 2 moteurs tombent en rade même si c'est normalement plutôt rare.
Pour le crash du F-18 à San Diego, je crois qu'il vaut mieux s'abstenir de toutes conclusions avant que l'enquête menée par l'US Air Force ne soit achevée (il y a aussi des rumeurs selon lesquelles le pilote n'avait plus de fuel). En général, en temps de paix comme en temps de guerre, les bimoteurs ont une meilleure survivabilité que les monos.
Je les surnomme affectueusement "une seule chance" car perdre un avion à plusieurs million d'euros, et parfois le pilote avec, à cause d'un piaf ou d'une vis je trouve ça douloureux...
Cela étant dit, je n'ai rien de personnel contre les avions militaires monomoteurs, ils ont leurs avantages et leurs inconvénients.

parenthèse:
Quand je prends un vol long-courrier au-dessus du Pacifique, ou de l'Atlantique, avant d'embarquer je compte
toujours le nombre de moteurs sur l'avion qui va me transporter, c'est plus fort que moi =)
http://www.youtube.com/watch?v=9KhZwsYtNDE&feature=related
http://www.youtube.com/watch?v=sT9LwfK8MZ8&feature=related
Fin de parenthèse



@Matthieu :

Pour le rafale, je rajouterais :
+ transferts techno (la France serait prête à aller très loin)
+ c'est l'appareil avec le rayon d'action le plus grand et l'autonomie en vol la plus importante
donc, si les Suisses veulent un avion qui peut rester en l'air longtemps, ça peut peut-être peser dans la balance.

Pour l'eurofighter, je rajouterais :
- le plus bruyant : c'est la contre-partie d'avoir de gros moteurs et un rapport puissance/poids élevé.


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En ce qui concerne le GSSA, je pense que ce sont eux qui auront le dernier mot !
Et donc toute cette évaluation n'aura servi à rien =)

Écrit par : freeman | 11/12/2008

@Freeman, je suis assez d'accord avec ton analyse sauf sur le derniers point: Le GSsA n'a jamais gagné une seule votation, et le dernier vote sur le bruit des avions de combat a été balayée ! De plus, le côté économique de cet achat et le nombres d'emplois en jeux feront penché la balance en faveur de l'achat de l'avion!

Écrit par : steeve | 11/12/2008

@Yvan :Pour essayer de répondre à votre question, le chef du DDPS quelque soit sa couleur politique, doit en principe se baser sur le cahier des charges. Par ailleurs, c’est le responsable d’Armasuisse et le chef des Forces aérienne qui vont proposer un choix définitif. Le de M. Maurer sera de vérifier la concordance entre le choix proposé et le dit cahier des charges.

Certes, si on se basait uniquement sur la conception de l’armée selon l’UDC « Blochérienne », le choix irait certainement vers l’avion le « suisse » soit « petit pays (neutre) = petit avion » ! Suivez mon regard !

Les dernières déclarations de M. Maurer (Tages Anzeitung) laisse entendre que de toute façon l’achat aura lieu, mais peut-être reporté d’un an ou deux si la technologie la plus récente n’était pas disponible et n’ayant pas atteint un degré de disponibilité excellente. Il précise également que pour l’heure il ne connaît pas suffisamment le dossier.

Écrit par : Léonard | 12/12/2008

@Léonard

je ne pense que selon votre mot de UDC Blochérienne est très joli ... désolé ... il est aussi suisse que nous tous donc parlons simplement de Blocher et non Blochérienne qui fais pensé a des mots dans le passé ...

nous somme en démocratie donc le droit à la parole ... après on est pour ou contre ca c'est notre choix et de son choix politique ou pas ... Blocher disait tout haut ce que les autres pensait tout bas et ca dérangé du monde que la vérité sorte, ma fois je dirais qu'à l'heure actuel on a que des guignols et que l'on bouge la ficelle pour dire oui ou non mais c'est conseillés ou état, le but est de montrer au pays voisin que la suisse fait ceci ou cela pour l'aide ou prend tout ce monde dans notre pays qui travail pas et apporte drogue --- peur --- viol, a certain de nos citoyens.

la politique de Blocher n'étais pas contre les étrangers travailleur mais tout contre ces gens qui viennent ici pour toucher AI et profiter du système.

une question à ceux qui en ont marre de payer pour les autres sans raison ??? vous vous casser le cul à bosser et quand vous voyez tous ce que vous devez payer et que tous ces gens qui sont là à rien faire et qui les payes la confédération et qui remplit les caisses et bien nous.....

après la guerre les étrangers sont venu en suisse (italien - portugais - etc) et ils ont fait quoi ??? et bien ils ont retroussé leur manche et bossé et je dis bravo à tous ces gens qui ont donné de leur sueur pour notre pays ... aujourdhui les étrangers arrivent et disent quoi !!! j'ai faim ... comme on dit tout bon repas mérite sueur ...

HA Pascal va faloir mettre un blog sur la politique

désolé si je froisse certain mais le but est pas là mais juste de ouvrir les yeux

Écrit par : michel | 12/12/2008

@Michel: loin de moi cette idée d'entrée en ligne de compte sur les choix politique de l'UDC, mais j'aurais tout au si bien pu écrire UDC Zurichoise..! Il est vrai que le parti est épuré depuis quelque temps et de ce fait il ne parle plus que d'une seule voix. S'agissant de la question d'Yvan, je désirais juste préciser le type de courant de pensée,sans jugement de valeur ! Voilà bon j'espère que nous allons revenir à un sujet plus intéressant qui nous réunis ici = l'aviation ! Bon week à toutes et tous

Écrit par : Léonard | 12/12/2008

Le fait que la Suisse doit revoir à la baisse ses ambitions en matière d’achat, avantage aussi l’offre d’EADS (et partant, celui de Rafale ) parce que cela pourrait mettre à mal l’avantage prix de Gripen. Au début, on parlait en effet encore de 33 avions. Hier, Jürg Weber, le chef du projet d’acquisition, a confirmé que la seconde requête d’offre, qui sera adressée aux constructeurs au début de 2009, ne leur demandera plus que leur meilleure offre pour 22 avions. « On leur demandera en outre quel paquet global – avions et services – ils sont prêts à offrir pour l’enveloppe de 2,2 milliards », précise Weber. Du coup, les capacités individuelles de chaque avion de remplir le plus grand spectre de missions possible prend beaucoup d’importance, avouent les représentants du DDPS. Résultat : les avions à la technologie la plus avancée regagnent l’avantage.

Écrit par : Adrien | 12/12/2008

@Léonard

merci de votre propos , je trouvé un peu injuste ce therme que tous utilise contre Blocher ... car à mon avis c'et homme aurait du resté conseillé fédéral car il avait et a fait de belle chose pour son pays et voir les autres partis lui planté le couteau dans le dos lors de la dernière éléction ... vraiment décevant ces judas même pas le courage de l'affronté à la loyal ...

ma fois c'est comme ca et merci à tous pour leur fair-play concernant mon texte sur la politique

Écrit par : michel | 12/12/2008

Pour Adrien,
alors si la Suisse recherche un avion capable de remplir le plus grand spectre de missions possibles, à mon sens, cela désavantage le Typhoon et avantage Gripen et Rafale. Gripen et Rafale sont axés multiroles, le Typhoon est plus limité et surtout conçu pour le air-air. Pour que le Typhoon diversifie ses capacités opérationnelles, il faudra attendre encore et payer pour le développement. Certains pays qui ont le Typhoon vont aussi acheter le F-35 Lightening II car ils ont besoin d'un avion d'attaque au sol.

Écrit par : maxou | 12/12/2008

A maxou : oui effectivement vous n'avez pas tort dans l'ensemble! Sauf que les pays qui utilisent l'eurofighter et se payent aussi le F-35 en version VSTOL , veulent remplaçer les HARRIER et autres SEA HARRIER (version navale)La version décollage court et atterrissage vertical du F-35 ! Différence donc avec le F-35 classique !
Ce que le DDPS veut expliquer, c'est que le futur avion devra à terme supplenté le F/A-18 D'ici 2025 donc être capable d'être suffisamment moderne face aux avions du moment et surtout suffisament polyvalent pour répondre aux diverses menaces et évolutions de celle-ci à ce moment là ! Un avion trop simple ne pourra dés lors pas être suffisament omnirôle pour s'adapter aux changements.

Écrit par : Adrien | 13/12/2008

de nouvelles infos sur le remplacement des tigers.

http://www.vtg.admin.ch/internet/vtg/fr/home/dokumentation/news/newsdetail.24901.nsb.html

Écrit par : michel | 16/01/2009

On essai d'appater nos amis suisses avec un beau packaging en plus des avions
http://secretdefense.blogs.liberation.fr/defense/2009/08/rafale-la-france-propose-saintdizier-%C3%A0-la-suisse.html

Écrit par : BiLKiNiS | 31/08/2009

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