11/08/2008

Contrefaçon des pièces d’avion !

 

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Septembre 1989, Un Convair (cargo) reliant Oslo à Hambourg s’abîme en mer, l’enquête démontra l’origine douteuse de certaines pièces ! Et ce n’est là qu’un triste exemple !! Certes, la contrefaçon de pièces détachées d’avion, n’est en rien comparable à celle de l’automobile, des médicaments et encore moins d’articles de luxe qui sont la panacée !

Pourtant, la situation s’est avérée suffisamment préoccupante pour la FAA (Federal Aviation Administration) lance une campagne de sensibilisation auprès des Compagnies aériennes à la fin les années nonante !

Les  menaces :

On distingue trois types de menaces : les pièces dites « vérolées » qui ont été réparées à moindre coût, sans respecter les spécifications du constructeur. Les pièces récupérées frauduleusement sur des avions accidentés voir « crashés »  et  remises sur le marché. Puis les pièces neuves mais,  dites « copies » qui ne respectent en aucun cas les normes de fabrication et de résistance de la pièce originale (plaquettes de freins, câblages divers, pièces de réacteur et même des instruments de vol) !

Par exemple : une pièce coûteuse à travailler comme un rivet en titane dont le prix et d’environ Chf 375.- à pour copie une même pièce pouvant coûter 8 fois moins cher !!

Ces fléaux touchent l’ensemble de l’aviation, un procès est actuellement en cours en Russie, mettant en cause une société qui prélevait des pièces d’avions de combat MIG-29 usagées et tentait de les revendre « comme neuves » à des Forces aériennes utilisatrices de ce chasseur !

Une puce anti contrefaçon :

A fin de lutter contre ce fléau, Airbus & Boeing en tête, ont adopté un système de puce spécialement adapté aux normes de l’aviation, notamment une résistance aux changements de température que subit un aéronef en vol ! Par ailleurs, la dite puce est directement apposée sur la pièce par un procédé spécial évitant toute falsification !

Ces puces réduiront également le petit jeu de certaines compagnies aériennes  qui consiste à échanger des pièces d’un avion à l’autre et de faire croire en falsifiant les documents d’entretien, que l’avion a été réparé, et du coup « bon pour le vol » Si si cela existe !!

Par ailleurs l’arrivée de ce nouveau procédé permet une meilleure gestion des stocks dans les unités de maintenance. De plus, il possible de suivre les modifications apportées à une pièce d’un bout à l’autre de son cycle de vie. Les informations de maintenance, de dépannage, de conditionnement, y compris le lieu de production, sont fixées directement sur la pièce. Cela permet d’accélérer et d’alléger la charge administrative liée au suivi des pièces et d’éliminer le risque d’erreurs lié aux saisies manuelles. D’autre part, en favorisant le suivi automatique des pièces dès leur sortie d’usine, cette application va aider les constructeurs d’avions à renforcer la sécurité de leurs avions en luttant plus efficacement contre la contrefaçon. Ce système et également applicables pour les aéronefs militaire.

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l'utilisation de pièces ou d'instrument contrefaits ont des conséquences dramatiques !

Commentaires

Houla !? C'est donc à ce point-là ?
Les principaux intéressés devraient être les pilotes et copilotes, à moins d'être franchement suicidaires...

Écrit par : Blondesen | 11/08/2008

Inquiétant mais les constructeurs aéronautiques ont vite répondu à ces contre-façons qui sévissent car les conséquences sont plus dramatiques qu'un sac Dior ou Gucci. Par contre la facteur humain qui sert de relais est plus difficile à cerner, comment mieux le contrôler, cela va demander de "resserer encore les boulons".

Écrit par : demain | 12/08/2008

J0avais regardé un reportage la dessus il y'a quelque année, c'était vraiment interressant, certaine compagnie (surtout africaine ou sud américaine achetaient même des pièce d'appareil crashés :-( )
Concernant les voitures, cela est un problème aussi qu'il ne faut pas négligé non plus. Un capot par exemple est étudié pour se plier en cas de choc, hors il est arrivé souvent pour des jeune ayant tuner leur voiture que le capot ne se plie pas et devient une guillotine en rentrant dans l'abitacle.

Écrit par : DdDnews | 12/08/2008

Pas étonnant quand on sait que les compagnies aériennes sont encore plus capitalistes que des banques ou des avocats! Ils font des analyses coûts-bénéfices pour absolument tout. Par exemple, ils connaissent le coût d'une personne décédée lors d'un crash d'avion (indémnités à la famille, etc.), et comparent ensuite ces coûts aux investissements nécessaires pour éviter 100% des crashes...Et il arrive souvent que sacrifier des passagers revienne moins cher, au final, qu'augmenter le niveau de qualité à un point tel qu'il n'y aurait aucun accident. Scandaleux! Mais demandez-vous d'habitude à votre agence de voyage de voler avec une compagnie sécuritaire, ou plutôt une compagnie bon-marché?

Écrit par : FG | 12/08/2008

FG, mais c'est tout à fait normal, car d'après vous qui dit que les personnes n'ont pas de prix mais qui demandent des compenssation financière quand un de leur proche est victime d'un crash.

D'ailleurs les compagnies aeriennes ne sont pas les seuls à analyser leur couts-bénéfices. Certains managers de grandes entreptises utilisent l'excuse de leur couts à$ la société à la mintutes pour avoir leur place de parque la plus près de l'entrée du batiment.
Tout comme certains qui calcule le couts écologique, alors que les seuls couts sont de volontés d'agissement et nons pas lié à la nature.

De plus, les compagnies privée se porte bien mieux que les compagnies étatiques, trop souvent dépendante des budgets du pays, ce qui paralyse beaucoup la sécurité quand le pays va mal. Prenz l'exemple d'aeroflot.

Écrit par : DdDnews | 12/08/2008

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