22/07/2007

Démonstrateur furtif NEURON

Le programme NEURON est le premier démonstrateur de technologie d’avions de combat sans pilote européen. Le but étant de réunir le meilleur de chacun afin de pouvoir contrer l’industrie Américaine, et pouvoir développer à terme un Drone de combat furtif.

 

En effet, ces quinze dernières années, le développement d’aéronef sans pilote fut particulièrement fulgurant, et si un grand nombre de difficultés technologique durent être résolues, la création de Drone de reconnaissance, non armé, de première générations tel que l’ ADS 95 RANGER (Israël & suisse) en service dans nos Forces aérienne, et notamment vendu à la Finlande ne posait, en soit pas de grand défi technique.

 

La problématique en est totalement inversée lorsque l’on se penche sur la futur génération de Drone d’attaque et reconnaissance armé et devant répondre à des capacités furtives (Unmanned Combat Aerial Vehicule). Ce type d’engins est destinés à des missions de pénétration à grande vitesse afin de traiter, avec l’homme dans la boucle décisionnelle, un objectif dans la profondeur, voire à un horizon plus lointain d’assurer des missions de défense aérienne.

 

En ce début de nouveau millénaire, l’industrie aéronautique militaire européenne doit faire face à quatre grands défis :

 

a)     Le développement des ses compétences stratégiques.
b)    Le maintien des ses pôles d’excellences.
c)     Le maintien du plan de charge de ces ateliers de production et d’études.
d)    Maintenir une indépendance industrielle militaire de qualité.

 

C’est sous l’initiative du gouvernement français, que ce programme fut lancé en 2004, et associe la France à l’Italie, l’Espagne, la Suède, la Grèce et la Suisse.
Le maître d’œuvre ayant été choisit il s’agit de la firme française Dassault Aviation.

 

NEURON est un démonstrateur technologique dont l’objectif n’est pas de répondre dans l’immédiat à un besoin militaire, mais de démontrer la maturité et l’efficacité de solutions technologiques et de capacités industrielles dont bénéficie l’europe. Il s’agit entre autre de valider certaine technologies en faisant appel à un système d’avionique modulaire fiable, basé sur des calculateurs embarqués faisant eux même appel à des logiciels de haut niveau.

 

 

 

Les objectifs de démonstrations sont :

 

a)     L’exécution d’une mission air-sol, insérée dans un réseau de commandement, communication, contrôle, renseignement.
b)    La réalisation d’une plate-forme furtive, tant dans le domaine de la signature radar que celui de la signature infrarouge.
c)     Le tir d’armements air-sol à partir d’une soute interne avec délai très courts.
d)    Assurer la modularité de la soute pour l’armement et/ou du matériel de reconnaissance.
e)     Validé les systèmes de télé pilotage et de maintenance.

 

Il est clair qu’à travers ces missions. Le but est de démontrer la validité de commandement et de contrôle d’un aéronef sans pilote d’une taille équivalente à celui d’un avion de combat, avec tous les modes de secours nécessaires assurant la sécurité requise. Ce système aérien d’un nouveau genre, devra être capable d’échanger des informations avec l’ensemble de la bulle aéroterrestre.

 

Les scénarios qui seront validés sont :

 

a)     mission subsonique air-sol. La distance franchissable au cours de cette mission n’est pas considérée comme paramètre critique.
b)    Insertion dans l’espace aérien d’un polygone d’essais.
c)     Tir d’un armement air - sol à partir de la soute après désignation externe de l’objectif.

 

 

Calendriers des étapes :

 

2004 : Création du projet.
2005 : Signature des différents accords entre les gouvernements.
2006 : finalisation de l’attribution du contrat principal jusqu’en 2009, les partenaires concevront, construiront et essayeront le démonstrateur.
2009 : livraison du démonstrateur final.

 

 

Côté Helvétique, quelle participation ?

 

Financière tout d’abord soit de l’ordre de 6 millions de nos francs, notez que le projet total est estimé à 600 millions francs.
L’industrie n’est pas en reste puisque RUAG qui bénéficie d’un important savoir-faire en la matière (drone ADS 95) est associé au développement ce qui permettra également les échanges de technologies soit dans le but de participer à la fabrication d’un UCAV issu directement de ce démonstrateurs ou d’engendrer des perspective de développement d’engins similaire et d’acquisitions.

 

Et du point de vue militaire ?

 

Quelque soit les choix stratégiques avenir, la menace traditionnelle et la dissuasion n’ont guère change la donne, depuis le retrait de nos chasseurs-bombardiers HUNTER en 1994,  nos Forces ne peuvent plus compter sur un appuis feu aérien. Par conséquent, il est impératif de combler cette lacune et il est clair que la perspective engendrée par les UCAV permettra de combler celle-ci. De plus ces même engins étant à même d’emporter du matériels de reconnaissance dans leur soute, l’on pourra du même coup remplacer le trou créer par le retrait de nos MIRAGE IIIRS.

 

 

Participations industrielles par pays :
France : Dassault Aviation
Suède :SAAB
Grèce : Hellenic Aerospace industry
Italie : Alenia & Finmeccanica
Espagne : EADS CASA

Suisse : RUAG Aerospace

vue d'artiste d'un drone NEURON sur les alpes

Neuron3[1].jpg

 

 

 les drones NEURON pourront également évoluer a plusieurs

    

Neuron15[1].jpg

                                                                     

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

15:15 Écrit par Pascal dans aviation | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook | |