11/09/2021

F-35, le suisse Montana rachète le belge Asco !

IMG_7774.jpeg

Le choix suisse du F-35 avait une seule faiblesse, celui de ne pas avoir complètement rempli son carnet de compensation industrielles. Celui-ci doit être réglé d’ici quatre ans après la signature du contrat, auquel cas Lockheed Martin serait contraint de payer des pénalités.

Intérêt de l’industrie

Les industriels suisses commencent à se presser au portillon des investissements. Cette semaine le fournisseur de l'industrie aéronautique suisse Montana Aerospace a racheté le belge Asco Industries, spécialisé dans les composants pour ce secteur et notamment engagé dans la production de pièces pour le F-35. Le montant de la transaction n'a pas été divulgué. Asco est basé
à Zaventem, près de Bruxelles, l’entreprise dispose de sites de production en Belgique, en Allemagne, aux Etats-Unis et au Canada et compte près de1’200 collaborateurs.

La société suisse Montana Aerospace en achetant le fabricant de pièces d'avions Asco Industries élargit ainsi son offre et se positionne sur le F-35 en Europe. Asco Industrie est notamment spécialisée dans la fourniture de volets de bord fuite, soit le dispositif hypersustentateur pour l’industrie civile et militaire avec par exemple l’A400M d’Airbus.  

view.jpeg

"Avec l'acquisition d'Asco Industries, Montana Aerospace renforcera encore ses compétences en matière de conception de produits, de tests et de fabrication de composants et d'assemblages en métal dur pour les structures d'aile et de fuselage", a déclaré Montana Aerospace dans un communiqué. 

La société suisse Montana Aerospace compte 5’000 employés sur 28 sites sur quatre continents. Avec l’acquisition d’Asco Industries, la société suisse Montana Aerospace va pouvoir disposer d’un atout majeur dans la conception et la fabrication de dispositifs hypersustentateurs, d'assemblages mécaniques complexes et de composants fonctionnels majeurs pour l'industrie aérospatiale. Asco Industries fabrique en effet les ailerons haute-vitesse (Flaperon Spars) du F-35 en Belgique.

RUAG engagé sur le F-35

De son côté la société RUAG Australie, une division de RUAG Suisse travail sur le système d'actionneur de verrouillage qui ouvre et ferme les portes de la baie en quelques secondes pour permettre au F-35 de déposer sa charge utile plus rapidement et de maintenir sa capacité de furtivité. Le composant comprend 27 références et est assemblé dans le système d'entraînement de la porte de la baie.

L'amélioration de l'excellence concurrentielle et la réduction des délais qui en résultent ont permis à RUAG de répondre à la totalité de la demande de volume de production pour le programme F-35, dans les trois variantes d'avions. Des améliorations continues ont été mises en œuvre tout au long de la chaîne d'approvisionnement, de l'approvisionnement en matières premières à l'usinage, au traitement spécial, à l'assemblage, aux tests et, enfin, à l'emballage et à l'expédition au client.

Le système d'actionneur de verrouillage ouvre et ferme les portes de la baie en quelques secondes pour permettre au F-35 de déposer sa charge utile plus rapidement et de maintenir sa capacité de furtivité. Le composant comprend 27 références et est assemblé dans le système d'entraînement de la porte de la baie.

L'amélioration de l'excellence concurrentielle et la réduction des délais qui en résultent ont permis à RUAG de répondre à la totalité de la demande de volume de production pour le programme F-35, dans les trois variantes d'avions. Des améliorations continues ont été mises en œuvre tout au long de la chaîne d'approvisionnement, de l'approvisionnement en matières premières à l'usinage, au traitement spécial, à l'assemblage, aux tests et, enfin, à l'emballage et à l'expédition au client.

dgo3je52ac431.jpg

À propos du F-35

Le F-35 « Lightning II »  est le chasseur multirôle de 5ème génération le plus avancé au monde. Trois variantes du F-35 remplacent les anciens chasseurs de l'armée de l'air, du Corps des Marines et de la marine des États-Unis, ainsi que des forces aériennes d'au moins douze autres pays du monde, dont les membres européens de l'OTAN que sont le Royaume-Uni, l'Italie, les Pays-Bas, le Danemark et la Norvège, la Pologne et  s’ajoutent également l’Australie, le Japon, Israël, Singapour, la Corée du sud et la Suisse.

Plus de 690 avions F-35 ont été livrés et sont utilisés à partir de 29 bases dans le monde. Plus de 1’ 460 pilotes et 11’025 techniciens de maintenance ont été formés, et la flotte de F-35 a dépassé les 430’000 heures de vol cumulées. A ce jour, 2’595 appareils sont en commandes.

Photos : 1 F-35 @Sgt Alex Cook  2 Pièce fabriquée par Asco @ Asco 3 Portes des baies ouvertes @ LM

 

 

30/08/2021

Les coûts du F-35 sous la loupe !

unnamed.jpg

Les débats sur les coûts de l’avion de combat F-35 de Lockheed Martin sont devenus légion, d’une part à causes de ses nombreux succès à l’exportation qui font grincer des dents la concurrence et de l’autre les nombreuses critiques du GAO américain (Government Accountability Office). Pour celles et ceux qui me suivent depuis longtemps, vous savez que je n’ai pas épargné le F-35 en ce qui concerne son développement. J’ai également été un des premiers, il a y 10 ans à décrire le F-35 comme l’avion qui allait permettre aux USA de revenir sur le devant de scène en matière d’exportation.

Mardi 31 août les opposants aux avions de combat vont officiellement lancer leur campagne « STOP F-35 » qui va nous amener à un nouveau vote, comme lors de l’achat des Boeing F/A-18 « Hornet ». Précisons d’emblée que la gauche aurait lancé une initiative quel que soit le choix de l’avion ! Une partie des arguments sont basés sur les coûts du F-35, l’occasion de remettre l’Eglise au milieu du village.

Les coûts annoncés 

Le conseil Fédéral sur la base des résultats de l’évaluation « air2030 » va proposer au Parlement d’acquérir un paquet comprenant 36 avions Lockheed Martin F-35A, ainsi que l’ensemble des systèmes connexes (armement, simulateurs, pièces de rechange, moteurs de rechange, formation des équipes de maintenance et des pilotes) pour un montant de Chf 5'068 milliards de francs, soit un volume financier très inférieur au budget cadre de 6 milliards de francs suisses approuvé par les citoyennes et les citoyens, lors de la votation du 27 septembre 2020. En ce qui concerne les coûts d’exploitation et de maintenance, le projet est devisé à 15,5 milliards de francs sur 30 ans, soit 2 milliards de moins que l’avion suivant évalué.  

Coûts d’achat

Le prix pour le « paquet complet » de Chf 5'068 milliards de francs est le plus bas des quatre offres. Il s’explique par le fait que 680 F-35 sont déjà en service dans le monde, pour un total actuel de 3'423 commandes à ce jour. 14 pays ont commandés le F-35. Les coûts « nus » d’un F-35A sont aujourd’hui de 77,9 millions de dollars.

Coûts d’exploitation / maintenance

Les coûts d’exploitations pour la Suisse atteignent 15,5 milliards de francs sur 30 ans. Soit un coût direct de 9,4 milliards de francs auquel il faut ajouter les coûts pour le personnel navigant, la préparation et l’exploitation, la maintenance des avions, la supervision des systèmes et la maintenance des appareils par l’industrie, y compris les charges de matériel, abonnements systèmes de logistique (ODIN), le carburant, y compris l’impôt sur les huiles minérales ainsi que la TVA.

En ce qui concerne les heures de vols, il possible de réduire sensiblement celles-ci. En effet, selon les australiens et les israéliens le « système » F-35 permet une formation très différente des autres appareils, une préparation plus poussée en simulateur permet de réaliser plus rapidement des exercices complets en vol réel, alors qu’il fallait plus de vols avec un aéronef de génération plus ancienne pour arriver au même résultat.

Différence USA / Suisse

Ce montant peut paraître faible par rapport aux nombreuses critiques du GAO américain sur ces mêmes coûts. Pour autant, il faut faire une importante distinction. En effet, le Pentagone achète ses avions « nus », soit sans armement, sans pièces détachées, sans compter les surcoûts dû aux opérations extérieures. Ces derniers font partie de commandes séparées. Cette manière de faire augmentent les coûts de l’ordre de 20 à 30% et explique notamment les problèmes de maintenance dû au manque de pièces détachées et de moteurs de réserves.

Cette constatation n’est pas juste le fait du F-35, on retrouve les mêmes problèmes pour l’ensemble des appareils  en service, démonstration : les chiffres de l'US Air Force pour le nouveau F-15EX établissent le coût de cet avion à 87,7 millions de dollars l'exemplaire. Mais ces chiffres concernent les avions de base et n'incluent pas l'équipement supplémentaire requis pour les rendre aptes au combat. Lorsque vous ajoutez la suite de contre-mesures électroniques (ECM) et les nacelles de ciblage qui permettent au F-15EX de voler en combat, son prix grimpe à 101,1 millions de dollars, 22,5 millions de dollars ou 29% de plus qu'un F-35A prêt au combat. Les coûts supplémentaires requis pour exploiter et maintenir l’avion et ses sous-systèmes ne sont pas pris en compte dans l'évaluation du coût par heure de vol du F-15EX. De manière déconcertante, ces coûts d'acquisition ne sont jamais pris en compte dans l'évaluation par le Pentagone. Certains médias européens adorent taper sur le F-35, mais ils ont volontairement, ou non, oublier de préciser ces éléments qui sont fondamentaux dans la compréhension des différences de coûts.  

Au final, les pressions du GAO rendent service à tous les utilisateurs quelques soit la méthode d’achat et permet de réduire encore les coûts du programme F-35.

Exemples étrangers

Les pays qui comme la Suisse achètent un paquet complet et non un avion « nu » s’en sortent mieux que les USA, quelques exemples :

Pays-Bas : 37 F-35 pour 4,5 milliards d’euros soit 140 millions l’avion complet en 2013. Depuis les coûts ont baissé à 111 millions.

Norvège : Le F-35 a non seulement répondu aux attentes budgétaires, mais les a dépassées. Vegard Norstad Finberg explique : « Le prix de l'avion était nettement inférieur à celui que nous avions calculé en 2012. « La dernière livraison nous a coûté moins de 80 millions de dollars par avion ».

Tant pour les Pays-Bas que pour la Norvège les coûts d'exploitation sont stabilisés et sensiblement moindre que prévu, des baissent additionnelles sont mêmes envisagées dans les années avenir.

Coûts de développement & partenariat

Dans le calcul des coûts d’exploitation du F-35, il me faut vous parler des frais de développent de l’avion. Pour les initiateurs de l’initiative STOP F-35 la Suisse devra payer chaque année des frais additionnels de développement c’est FAUX ! Seul les pays membre du Partenariat (3 niveaux) Royaume-Uni, Italie, Pays-Bas et Canada participent aux coûts de développement de l’avion, la Suisse n’en fait pas partie ! Nous ne paierons pas un centime de plus.

Le prix du mensonge à 25 milliards

Selon l’initiative STOP F-35, les coûts du F-35 en Suisse seront de 25 milliards de nos francs et même bien plus. Ce chiffre est faux car nous atteignons un coûts total achat / exploitation de 21 milliards sur 30 ans et plus. Si l’on tient compte d’une mise à jour mie-vie (MLU) du F-35 en prenant un montant fictif exagéré de 1 milliard de nos francs, nous sommes toujours en dessous du montant des opposants. Sachant qu’un autre choix d’appareil par le Conseil Fédéral aurait couté plus cher pour un rapport coût/efficacité moindre.

Garanties et processus

Il faut préciser que le « paquet » du F-35 sera acquis à travers le programme américain Foreign Military Sales (FMS) aux conditions qui s’appliquent à l’État américain. Ce dernier gère l’acquisition à travers ses propres contrats avec les entreprises. Les prix et les conditions contractuelles y sont fixés de manière contraignante et soumis à un contrôle strict. En cas de dépassements des coûts, l’État américain interviendrait auprès du constructeur au profit de la Suisse afin de faire respecter le caractère contraignant des prix.

Les offres et leurs montants sont contraignants. L’offre du fournisseur reste valable dix ans pour les coûts d’acquisition comme pour les coûts d’exploitation. Au-delà d’un tel délai, aucune offre ne serait considérée comme sérieuse. Pour calculer les coûts d’exploitation, le DDPS se fonde donc sur l’offre et sur ses propres expériences des différents avions de combat que la Suisse a acquis jusqu’ici. Il tient compte notamment du vieillissement des systèmes qui, au fil des ans, accroît les frais de maintenance.

Afin de s’assurer de la viabilité des résultats, la conseillère fédérale Viola Amherd a commandé auprès du cabinet d’avocats zurichois Homburger SA une étude de plausibilité en vue de l’acquisition des nouveaux avions de combat. Cette étude portait sur la méthodologie d’évaluation, les critères d’adjudication ainsi que l’évaluation financière des offres, Homburger est arrivé à la conclusion que le classement des soumissionnaires selon l’analyse coûts-utilité faite par armasuisse dans le rapport d’évaluation était réaliste.

Sources : DDPS, GAO, Joint Programme Office, The White House Gov., LT Gen, Eric FICK USAF, V.N. Finberg NAF. RAAF, IAF.

unnamed-1.jpg

Photos : F-35A @ LM

 

 

11/08/2021

Le projet Air2030 en finale d’un concours international de management !

72532472.3.png

Armasuisse s'est qualifié pour la finale de l'IPMA World Congress avec son projet "Prochain Avion de Combat (PAC)" dans la catégorie des grands projets. Le lauréat sera désigné parmi les trois finalistes le 22 septembre 2021. L'association internationale de management de projets (International Project Management Association IPMA) organise chaque année depuis 2002 ce concours international destiné à récompenser des équipes pour leurs prestations exceptionnelles en matière de management de projets et de programmes.

armasuisse procède à l’acquisition du matériel de l’armée par le biais de projets, et il veille à appliquer des méthodes de développement continu et à apporter des améliorations aux processus déjà en place. Cela implique notamment de se mesurer au marché et de pouvoir s’améliorer grâce à du benchmarking, par exemple par le biais d’une évaluation indépendante par des évaluateurs expérimentés dans le cadre du concours de l’IPMA. En décernant une distinction à certains projets, l’IPMA entend reconnaître et saluer l’excellence de leur gestion de projet. Le fait que le projet PAC ait été retenu comme finaliste démontre qu’armasuisse est sur le bon chemin.

Une distinction qui récompense le leadership, l’orientation vers les objectifs et des processus clairement définis

En s'appuyant sur un modèle qui est décrit dans la norme Project Excellence Baseline (PEB) de l’IPMA, les assesseurs évaluent le projet notamment par le biais d'audits et d’entretiens avec le mandataire du projet, la direction du projet, les membres de l’équipe de projet et d’autres parties prenantes. Pour l’évaluation, il n’est pas nécessaire de donner accès à des informations concernant le contenu du projet. Les données sensibles sont donc protégées. Le résultat est consigné dans un rapport du jury à l’intention de l’IPMA, celle-ci désignant par la suite les finalistes du concours et les projets qui remportent les trois premiers rangs. Les projets qui accèdent à la finale se distinguent par une conduite efficace, une orientation claire vers les objectifs et des processus solides. Les processus appliqués sont régulièrement évalués et améliorés si nécessaire. Au-delà de la reconnaissance qu’apporte une place de finaliste, la participation à ce concours et l’évaluation externe obtenue par ce biais servent également de base pour une amélioration constante de la conduite et des processus pour les prochaines phases du projet.

International Project Management Association

Fondée en 1965, l’IPMA (International Project Management Association - Association internationale de gestion de projets), qui a son siège en Europe, est la première association de gestion de projets à avoir été active à l’échelle internationale. Aujourd’hui, l’IPMA regroupe environ 70 associations nationales et compte plus de 40 000 membres de par le monde. L’IPMA a édité un certain nombre de normes. À côté de l’IPMA Project Excellence Baseline (PEB), l’IPMA Individual Competence Baseline (ICB) sert de base pour les programmes de certification nationaux des chefs de projets; grâce à elle, quelque 350 000 personnes ont été certifiées à ce jour. En organisant et en décernant les Global Project Excellence Awards, l’IPMA soutient les équipes de projet dans leurs efforts d’amélioration constants. (Sources DDPS).

72532472.2.png

Photos : 1 Les quatre avions qui étaient en concours 2 les deux systèmes sol-air en concours

 

30/06/2021

La Suisse sélectionne le F35A !

IMG_5535.jpeg

Air2030, le choix du futur avion de combat est définitivement connu, le Conseil fédéral va proposer au Parlement l’acquisition de 36 avions de combat de type F-35A de l’avionneur américain Lockheed Martin. Retour sur ce choix controversé, l’occasion de faire le point entre le positif et le négatif d’un appareil qui continue de faire parler de lui.

Les raisons du choix

Deux éléments ont joué en faveur du F-35, le prix d’une part et de l’autre les performances lors de l’évaluation.  

Un prix « canon »

Le budget pour le programme de l’avion de combat était de 6 milliards de franc suisse au maximum. L’offre de Lockheed Martin pour 36 avions est de 5,068 milliards de francs soit un particulièrement attractif par rapport à la concurrence. En matière de coûts à l’heure de vol (exploitations et maintenance) sont de 15,5 milliards de francs sur 30 ans. La différence avec le deuxième candidat le moins cher est de l’ordre de 2 milliards de francs. Les autres concurrents sont nettement plus chers.  

Le F-35 a écrasé ses concurrents

air2030,f-35,nouvel vion de combat,blog défense,les nouvelles de l'aviation

Mais là où le F-35 s’est encore démarqué, concerne les essais. Si, tous les candidats ont rempli les exigences posées par la Suisse. Lors de l’évaluation, un candidat s’est à chaque fois détaché en affichant l’utilité globale la plus élevée tout en présentant les coûts les plus faibles. Il s’agit du F-35A pour les avions de combat. Avec 336 points, il atteint le score le plus élevé en termes d’utilité globale, avec un écart net de 95 ou plus par rapport à ses concurrents. Il obtient aussi le meilleur résultat pour trois des quatre critères principaux :

En termes d’efficacité, le F-35A obtient le meilleur résultat grâce à son avance technologique notable sur les autres candidats. Il dispose de systèmes innovants, très performants et largement connectés pour la protection et la surveillance de l’espace aérien. Le F-35A atteint la supériorité pour ce qui est de la maîtrise de l’information, et permet aux pilotes, mieux que les autres candidats, d’avoir une perception plus aiguë de la situation dans tous les domaines d’activités. Cela s’applique en particulier aussi aux tâches quotidiennes du service de police aérienne. 

De plus, le F-35A est le seul candidat à avoir été développé dès le départ en vue de rendre son interception difficile par d’autres systèmes d’armes. Il jouit ainsi d’une grande capacité de survie, ce qui représente un avantage particulier pour les Forces aériennes suisses.

Le résultat du F-35A dans le domaine de l'efficacité repose sur une nette avance technologique sur les autres candidats, avec lesquels les capacités sont considérablement élargies ou nouvellement créées dans de nombreux domaines.
Sur cette base, le F-35A dispose de nouveaux systèmes très puissants et entièrement interconnectés pour protéger et surveiller l'espace aérien. De cette façon, le F-35A obtient une information supérieure et permet aux pilotes d'être plus conscients de la situation dans tous les domaines d'activité qu'avec les autres candidats. Ceci s'applique également en particulier au service quotidien de la police aérienne.

air2030,f-35,nouvel vion de combat,blog défense,les nouvelles de l'aviation

En outre, le fonctionnement relativement simple du système et la supériorité de l’information du F-35A entraînent des modifications au niveau du contenu de l’entraînement et changent le rapport entre les heures de vol et les heures sur simulateur.

Au niveau du support du produit, le F-35A affiche le score le plus élevé en raison de l’efficacité de l’exploitation et de la maintenance, de l’instruction avancée et de la grande sécurité d’approvisionnement pendant toute la durée de vie de l’appareil. Cela est également dû au fait que le F-35A est produit dans le plus grand nombre d’unités et est également utilisé en Europe par le plus grand nombre de pays.

IMG_1023.jpeg

Un changement de paradigme

Le F-35 à littéralement repoussé les limites des tests. Il faut comprendre que cet avion offre des capacités en termes de capteurs et d’analyse des données inégalées à ce jour. Le viseur de casque permet une vision quasi à 360° et permet par exemple de voir sous l’avion grâce aux nombreuses caméras connectées avec les différents capteurs. Avec quatre F-35, il est possible d’offrir une surveillance de l’espace aérien et du sol tel un système embarqué AWACS. Mais avec la capacité d’engager immédiatement l’adversaire tout en restant très discret.

La furtivité en Suisse ?

Que faire de la capacité furtive dans notre pays ? La furtivité n’est pas une « cape  d’invisibilité » mais un camouflage qui permet de rester discret plus longtemps face aux capteurs adverses. Un F-35 pourra donc rester « cacher » en cas d’agression et surprendre alors ses adversaires. Le F-35 ouvre la porte à de nouvelles tactiques encore impossibles jusqu’ici.

Autonomie des données garantie

Dans sa décision, le Conseil fédéral a également tenu compte des dépendances technologiques du fabricant et du pays de fabrication. Ces dépendances ne peuvent pas être totalement exclues lors de l’acquisition de systèmes. Cependant, il a été démontré que tous les candidats garantissaient l’autonomie nécessaire des données. Le F-35A assure tout particulièrement bien la cyber sécurité car la cyber gestion, la sécurité de l’architecture de calcul et les mesures axées sur la cyber protection sont assurées de manière exhaustive.

Comme tous les autres candidats, le F-35A permet à la Suisse de déterminer elle-même les données qu’elle veut échanger avec d’autres forces aériennes par liaison de données ou les données logistiques qu’elle veut renvoyer au constructeur. Quant à l’exploitation et à la maintenance de l’avion, elles seront effectuées en Suisse par les Forces aériennes et RUAG Suisse. Sur ce point un accord a été trouver.

Vérification des essais

Afin de s’assurer de la viabilité des résultats, la conseillère fédérale Viola Amherd a commandé auprès du cabinet d’avocats zurichois Homburger SA une étude de plausibilité en vue de l’acquisition des nouveaux avions de combat. Cette étude portait sur la méthodologie d’évaluation, les critères d’adjudication ainsi que l’évaluation financière des offres, Homburger est arrivé à la conclusion que le classement des soumissionnaires selon l’analyse coûts-utilité faite par armasuisse dans le rapport d’évaluation était réaliste.

Le F-35A/F4 : 

En 2025, nous devrions recevoir le nouveau standard F4. Ce standard va prendre en compte un certain nombre d’améliorations en ce qui concerne le viseur de casque, l’optronique, les capacités d’engagement.

Le Lockheed Martin F-35A « Lightning II » : 

Le F-35A « Lightning II » est un avion de combat de la 5ème génération doté de capacités furtives. Avion monoplace ne nécessitant pas l’obligation d’une version biplace pour la transition, le F-35 a été conçu spécifiquement autour d’une architecture informatique très puissante pour permettre une totale fusion de l’ensemble des capteurs multispectraux. Il est le premier avion entièrement conçu pour fonctionner dans ce que l’on appelle la guerre en réseau (Network Centric Warfare). Le F-35A peut ainsi effectuer des missions de renseignement, de surveillance et de reconnaissance et menés directement des opérations de guerre électronique, ainsi que la supériorité aérienne sans oublier l’attaque au sol. Doté d’un cockpit de nouvelle génération avec un écran géant central tactile couleurs qui ne nécessite plus le besoin de boutons de sélection. A noter que le traditionnel viseur tête haute (HUD) est supprimé, l’ensemble des informations sont ainsi partagées entre l’écran et le viseur de casque Rockwell Collins ESA Vision Systems LLC, « Helmet Mounted Display System ». Le pilote dispose de la liaison de données TADIL-J (Tactical Digital Information Link) soit une version améliorée de la Link16 de l’Otan. Le TADIL-J a été conçu comme une liaison de données améliorée utilisée pour échanger des informations en temps quasi-réel (NRT). Il s’agit d’un système de communication, de navigation et d’identification qui facilite l’échange d’informations entre les systèmes de commandement, de contrôle, de communication, d’informatique et de renseignement (C4I) tactiques. Le composant d’émission et de réception radio de TADIL-J est le système commun de distribution d’informations tactiques (JTIDS). L’avion est également le premier à disposer d’un système de mise à jour et de logistique en ligne qui répond ODIN (remplaçant d’ALIS). Le système intègre les fonctionnalités suivantes : la maintenance, les pronostics de pannes, la chaîne d’approvisionnement, les services d’assistance aux clients. Actionneurs électro-hydrostatique, le F-35 dispose pour la première fois des actionneurs électro-hydrostatiques (EHA) agissant en tant que commandes de vol principale, ce qui inclut le gouvernail, les empennages horizontaux et la surface de contrôle du flaperon. Les actionneurs des commandes de vol, bien qu’ils possèdent des systèmes hydrauliques internes à boucle fermée, sont contrôlés et alimentés par électricité et non de manière hydraulique, ce qui permet une capacité de survie accrue et un risque réduit.

Radar AESA

Le F-35A est équipé du radar à balayage électronique AESA conçu AN/APG-81conçu par Northrop-Grumman. Le système dispose des modes air-air et air-sol, suivi de terrain, cartographie à haute résolution, détection de véhicules terrestres, de l’écoute passive et des capacités de brouillage. 

L’EOTS

Le système de ciblage électro-optique de poursuite infrarouge (EOTS) AN/AAQ-40 produit par Lockheed Martin est un système de localisation et désignation de cible air-air et air-sol comprenant un FLIR, une caméra TV à haute définition et un système laser (télémétrie, désignation de cible). Le système est composé d’une fenêtre en saphir durable et est relié à l'ordinateur central intégré de l'avion via une interface à fibre optique à haute vitesse. Le système EOTS améliore la connaissance de la situation des pilotes de F-35 et permet aux équipages d'aéronefs d'identifier les zones d'intérêt, d'effectuer des reconnaissances et de livrer avec précision des armes à guidage laser et GPS.

AN/ASQ-239 Barracuda

Le système AN / ASQ-239 conçu par BAe Systems protège le F-35 grâce à une technologie avancée afin de contrer les menaces actuelles et émergentes. La suite offre une alerte radar entièrement intégrée, une aide au ciblage et une autoprotection, pour détecter et contrer les menaces aériennes et terrestres.

Le système fournit au pilote une connaissance maximale de la situation, aidant à identifier, surveiller, analyser et répondre aux menaces potentielles. Une avionique et des capteurs avancés fournissent une vue en temps réel et à 360 degrés de l'espace de combat, aidant à maximiser les distances de détection et offrant au pilote des options pour échapper, engager, contrer ou bloquer les menaces.

AN/AAQ-37 (DAS)

Le système d’alerte missile de Northrop Grumman Electronic System DAS (Distributed Aperture System) AN/AAQ-37 comprend 6 détecteurs infrarouges répartis en différents points de façon à fournir une vision à 360° autour de l'avion. Le système est combiné à un brouilleur Sanders/ITT ALQ-214.

Radios & IFF

Le F-35A est doté système de navigation et de combat Northrop Grumman AN/ASQ-242, qui inclut :le système de communication Harris Corporation Multifunction Advanced Data link (MADL)  avec une radio SINCGARS, une radio cryptée HAVE QUICK et un interrogateur/ transpondeur IFF Mode5.

Données techniques & armement du F-35A

Un moteur Pratt & Whitney F135 de 125kN et 178kN avec postcombustion. Masse à vide 13’170kg, maximale 25’600kg. Vitesse Mach 1,6. Plafond pratique 18’500m. Vitesse ascensionnelle plus de 180 m/s. Rayon d’action 1’080km.

Armement

10 points d’emport : 4 internes et 6 externes. 1 canon General Dynamics GAU-22 de 25mm. Air-air : AIM-9X Sidewinder, IRIS-T, ASRAAM, AIM-120 AMRAAM, METEOR. Air-sol : AGM-((AARGM, AGM-158 JASSM Brimstone, AGM-169 JCM. Antinavire : JSM, LRASM. Bombes : Mark 82, Mark 84, Small Diameter Bombe, JDAM, AGM-154 JSOW. 

Points faibles du dossier

Si le F-35 a battu ses concurrents et ceci de manière particulièrement élevée, le choix d’un avion « high Tech » à un prix « canon » ne doit pas faire oublier les points noirs qui péjorent le dossier.

Nous allons entrer dans la phase de négociation du contrat. Il donc très important de tenir compte des éléments suivants :

Les 871 problèmes, doivent selon LM être réglés d’ici 2025. Il ne faut pas seulement des promesses, mais négocier clairement que ceux doivent plus exister à cette date ou alors LM devra prendre entièrement à sa charge les modifications.

Maintenance, selon les coûts estimés la projection de 15,5 milliards de francs sur 30 ans est juste selon les tableaux de LM, mais ceux-ci ont pris du retard. Il faut donc s’assurer que ce retard sera comblé ou alors LM devra payer des pénalités.

La question d’ALIS est réglée, la Suisse recevra le système de logistique ODIN, dont les récents essais aux USA ont montré son efficacité.

Certes le dossier est complexe, et il sera compliqué d’en expliquer les détails à la population, mais il faudra être transparent dans les mois à venir.

EkIEGlnWsAA20xX.jpeg

Photos : F-35 @ LM

 

 

 

20/11/2020

Air2030, remise des offres finales pour les systèmes sol-air !

unnamed-1.png

De la même manière que leurs homologues avionneurs, les deux fournisseurs de système sol-air, Eurosam et Raytheon ont rendu leurs offres finales mercredi dernier. L’occasion de vous présenter ici les versions des systèmes SAMP/T et Patriot qui sont proposées à notre pays et qui diffèrent sensiblement des modèles testés en y apportant les dernières technologies disponibles pour 2025.

Petit rappel :

Les systèmes sol-air en compétition ont été testés entre fin août et septembre 2019 sur l’ancien site de missiles Bloodhound à Menzingen. Les radars testés étaient les modèles en service actuellement, mais comportaient certaines améliorations que l’on retrouvera dans les standards proposés à notre pays pour 2025.

Dans l’ordre alphabétique :

L’Eurosam SAMP/T :

Ground+Fire+300_%C2%A9Thales.jpg

Pour les essais Eurosam a présenté la version actuelle du SAMP/T en service chez nos voisins français avec le radar Thales ARABEL de type AESA. Mais le modèle proposé à notre pays est la nouvelle version SAMP/T « Next Generation » doté du radar Thales Ground Fire 300 et de la nouvelle version du missile MBDA ASTER 30 B1 NT.

Le SAMP/T du consortium européen Eurosam est formé par le français Thales et l’Italien Alenia en collaboration avec le missilier MBDA. Il s’agit d’un système antimissile de théâtre, conçu pour protéger le champ de bataille et les sites tactiques sensibles contre toutes les menaces aériennes actuelles et futures.  Cela prend en compte les missiles de croisière, les aéronefs avec ou sans pilote et les avions blindés. Le SAMP/T a été conçu pour fonctionner dans des environnements extrêmement encombrés (avions civils) et de contre-mesures électroniques. Le système et interopérable avec les systèmes de l’Otan.  Le SAMP/T est déjà optimisé pour les liaisons avec des avions de combat. Le système pourra fonctionner et communiquer avec n’importe lequel des avions que la Suisse choisira. Une prise de position s’effectue en moins de 30 minutes « prêt au tir » selon les critères définis par les pays producteurs. Pour chaque véhicule 2 à 3 hommes suffisent pour la mise en place.

Avec le SAMP/T, il n’y a pas besoin de segmenter l’espace aérien, il est conçu pour travailler avec les différents aéronefs amis en même temps. 

Radar Thales Ground Fire 300 :

Ce radar multifonctions entièrement numérique et muni de capacités anti-aériennes et anti-missiles de pointe, est capable de contrer un large spectre de menaces dont les missiles balistiques. Sa technologie est issue des enseignements de l’ARABEL. Le radar se déploie en moins de 15 minutes, un avantage majeur sur les théâtres d’opération. Il offre une performance et une mobilité à ce jour inégalées avec une couverture sur 360° en azimut, jusqu’à 90° en élévation, dans un rayon de 400km.

Conçu pour détecter et suivre simultanément un vaste éventail de cibles furtives et pour prévenir des attaques coordonnées et saturantes, le Ground Fire 300 (GF300) est doté d’une capacité de guidage des missiles de défense anti-aérienne permettant d’intercepter des cibles manœuvrantes ou balistiques. Polyvalent, il permettra de répondre à de multiples contextes d’emploi tels que la défense aérienne, la surveillance aérienne, la contre-batterie ou la trajectographie. Le GF300 bénéficie dès lors des avancées technologiques de Thales en intelligence artificielle et en cybersécurité.

 Missile MBDA ASTER 30 B1 NT :

Le missile Aster 30 est lancé verticalement, il est équipé d’un propulseur à propergol solide de premier étage en tandem qui est largué après le lancement et le basculement et avant la phase à mi-parcours. Le missile utilise le guidage par inertie à mi-parcours, les données de mise à jour de correction de guidage étant transmises depuis le centre de contrôle des tirs basé au sol via le canal de données de liaison montante du radar. L’agilité du missile repose sur un mode de pilotage innovant dénommé : PIF-PAF : « pilotage en force - pilotage aérodynamique fort », qui donne une grande manœuvrabilité, soit :  12 g et 30 g à toutes les altitudes et une grande précision de trajectoire. Ceci grâce à des gaz au propergol, qui sont expulsés à l’avant du missile et qui augmentent la précision de celui-ci, notamment face à des cibles de petites tailles. Le missile atteint très rapidement une vitesse élevée : 3,5 secondes suffisent pour atteindre Mach 4,5. L’Aster 30 à une portée estimée à plus de 120km en horizontal et 20km vertical. 

L’Aster 30 Block 1NT pour « Nouvelle Technologie » est doté d’un nouvel autodirecteur fonctionnant en bande Ka et pouvant intercepter des missiles d’une portée de 1’000 km. Le nouveau missile est capable d'intercepter les menaces d'entrée du domaine MRBM (Medium Range Ballistic Missiles) ainsi que de traiter des missiles avec des ogives séparables.

Composition d’une unité SAMP/T :  

Le lanceur SAMP/T est monté sur un camion 8x8 portant huit conteneurs de missiles (plusieurs lanceurs peuvent être associés à une unité de tir).  Chaque missile peut être tiré à partir d'un seul lanceur en moins de dix secondes. Le système SAMP/T comprend une unité de conduite de tir basée sur le radar à balayage électronique multifonction GF300, un module d’engagement comprenant des ordinateurs Mara et des consoles d’opérateur Magics. Un module générateur monté sur un camion, un camion de maintenance et de réparation et un véhicule de rechargement de missiles.

Tous les éléments habitables garantissent une total étanchéité NBC.

Formation :

Le SAMP/T a été conçu initialement à une époque où l’Armée française disposait encore de conscrits. De fait, tout a été pensé pour simplifier le travail sur le système. Différents simulateurs sont disponibles pour travailler progressivement les différentes phases tactiques, ainsi que l’engagement avec des aéronefs. La France mettra à disposition des formations pour les cadres sur ses sites avec des retours de compétences. Nos soldats pourront participer aux exercices communs avec la France et l’Italie en ce qui concerne les tirs de validation. Les échanges de données seront facilités entre les trois pays. 

Offsets :

Eurosam offre une participation au sein du système SAMP/T à notre industrie. Actuellement plus de 40 sociétés suisses ont été identifiées comme partenaires potentiels. Plusieurs sont déjà pré-sélectionnées pour produire différents sous-systèmes. 

Le SAMP/T c’est :

  • Une capacité d’engament contre un large spectre de menaces (aéronefs, drones, missiles ballistiques, ICBM).
  • Souplesse d’emploi avec une couverture à 360° et une grande mobilité.
  • Empreinte logistique optimisée.
  • Interopérabilité au standard Otan et une défense aérienne intégrée.
  • Evolution constante vis-à-vis des menaces.

La nouvelle version du SAMP/T « NG » GF300 a été commandée par la France et l’Italie et entrera en service en 2024.

Le Raytheon Patriot MIM-104 PAC-3+ :

img06-007-01.jpg

Pour les essais Raytheon a présenté le radar AN/MPQ-53 en service aux USA et chez divers clients. Le modèle testé disposait de certaines améliorations qui seront disponibles sur le nouveau radar proposé à notre pays soit le AN/MPQ-65.

Le Raytheon Patriot assure le rôle de plateforme anti-missile balistique (ABM, anti-ballistic missile) dans l'armée des États-Unis, ce qui est aujourd'hui sa mission principale. Le système SAM et le radar du Patriot ont été développés par l'armée des États-Unis à l'arsenal de Redstone à Huntsville, Alabama. La version la plus moderne qui est proposée à notre pays, le Patriot PAC-3+ est considéré comme très performant. Le système dispose d’une architecture ouverte qui permet une mise à jour et une modernisation facilitée.

Le radar Raytheon AN/MPQ-65 :

Le radar AN/MPQ-65 (PAC-3) fonctionne avec une antenne à balayage électronique (AESA) en bande C à 360° au nitrure de Gallium (GaN) monté sur des semi-remorques. L'ensemble de radar A /MPQ-65 offre des améliorations significatives dans la recherche étendue, la détection des menaces, ainsi que la capacité d'identification et d'engagement. Le volume du secteur de recherche radar a été élargi tandis que le radar utilise un deuxième tube à ondes progressives. Le radar est également utilisé pour le guidage des missiles. Plutôt que de calculer les corrections de cap du missile, en utilisant le processus TVM, le missile transmet ces informations via deux antennes à la station au sol ECS, qui calcule et renvoie les corrections de cap au missile. Le TVM est un hybride de guidage radar et de guidage de commande semi-actif traditionnel. Le principal avantage de l'approche TVM est que la cible est moins susceptible de savoir qu'elle est engagée. Il est équipé des fonctions de contre-mesure électroniques (ECM), d’identification ami/ennemi via l’IFF. Le système est couplé à un interrogateur AN/TPX-46(V)7 qui diffère des autres versions, car son celui-ci régi par l’ordinateur de bord suit une seule cible et utilise l’antenne de son radar principal pour la fonction IFF. L’AN-/MPQ-65 peut faire face aux menaces émergentes, telles que les missiles balistiques manœuvrables, les missiles et les avions, drones de croisière furtifs. 

Missile GEM-T GaN : 

Le missile GEM-T (Guidance Enhanced Missile) de Raytheon est l’un des piliers du système de défense antimissile Patriot de l’armée américaine, utilisé contre les avions et les missiles balistiques et de croisière tactiques. Le missile GEM-T offre une capacité améliorée pour vaincre les missiles balistiques tactiques, également appelés TBM, avions ou missiles de croisière. Il est maintenant devenu le premier missile contenant un émetteur GaN (Nitrure de Gallium). Celui n'a jamais besoin d'être recertifié au cours des 45 années de vie du missile. Les émetteurs connectent le missile au système terrestre, lui permettant de contrôler l’arme pendant le vol. La version GaN du GEM-T utilise l’état solide à la place du tube à ondes progressives conventionnel, qui nécessite un approvisionnement en pièces et une recertification correspondant à la durée de vie du missile. Avec le GaN cette action est devenue inutile. Le nouvel émetteur a la même forme, le même ajustement et le même fonctionnement que l'ancien. Il est également plus robuste, ne nécessite pas de refroidissement supplémentaire et est prêt à fonctionner en quelques secondes après sa mise sous tension. Cela signifie que le GEM-T avec le nouvel émetteur GaN continuera à fonctionner dans les conditions les plus difficiles. Le missile est propulsé par le plus grand moteur mono-étage à propergol solide de sa catégorie. 

Lanceurs :

Le Patriot PAC-3+ est établi autour de 2 camions lanceurs portant chacun huit « tubes » hermétiques M901 contenant les missiles, qui n'exigent aucun entretien extérieur. Le chargement s’effectue à l’aide d’une grue. Le système peut emporter jusqu’à 16 missiles. Chaque lanceur PAC-3+ comprend le système électronique amélioré du lanceur (ELES), une boîte de jonction contenant l'unité de diagnostic de la station de lancement (LSDU), une nouvelle interface et des câbles de lancement du PAC-3+. Le système ELES sert d’interface électrique entre le lanceur et les missiles et l’ECS situé à une distance maximale de 1’000 mètres, en les connectant à l’unité de gestion à l’aide de câbles à fibres optiques ou d’ondes radioélectriques dans la plage VHF (SINCGARS). L’ELES comprend un panneau de commande de démarrage, un panneau de commande de moteur de lanceur, un panneau de commande d’alimentation, un panneau d’interface de connecteur de lanceur et un boîtier de contrôle.  

Stations de commande (BMC4I) :

Afin de contrôler l’ensemble du système, le Patriot PAC-3+ dispose d’une station de commande de tir AN/MSQ-132 (ECS), montée sur un camion de 5 tonnes et une station de contrôle d’engagement (ICC), un groupe de mâts d'antenne pour les communications et le brouillage antiradar d'une hauteur de 31 mètres, monté sur un camion de 5 tonnes. Des groupes électrogènes alimentent l’ensemble du système. Le système est doté d’une liaison de données LInk16.

Formation :

Raytheon offre plusieurs solutions en vue de la formation : 

 Hardware :

  • Dispositif d’entraînement reconfigurable.
  • Simulation hardware du radar, l’ECS et lanceur.
  • Simulation virtuelle du radar et des équipements de tests.

Formation basée sur la réalité augmentée (CAVE) :

- Simulation hardware de la communication

Software :

  • Simulation virtuelle 3D du radar, ECS, lanceurs.
  • Scénarios de formation Hi-Fi.
  • Simulateur de l’opérateur.
  • Leçons interactives sur ordinateurs portables ou tablette.

La version du Patriot PAC3+ / AN/APG-65 proposé à notre pays est en commande pour les USA

Photos :  1 radars aux essais : ARABEL & AN/MPQ53 @ P.Kümmerling 2 Le nouveau radar le GF300 @ Thales 3 Le nouveaux radar AN/MPQ-65 @ Raytheon