01/12/2022

avia news déménage !

Après 14 années au sein des blogs de 24heures, « avia news » va s’arrêter ici, pour mieux renaître en tant que site internet.

En effet, cela fait un certain temps que je réfléchis au développement plus large qui n’est pas possible à travers cette plateforme. Or, cet automne, la nouvelle est tombée, la rédaction de 24heures a décidé de supprimer l’espace réservé aux blogs au 31 décembre 2022.

Tout ceci, m’a naturellement amené à préparer de manière plus rapide le nouveau site :  

www.avianews.ch

Le site est déjà en ligne, il offre en plus des articles l’occasion de consulter également une partie des différentes interviews télévisées et radiophoniques que j’ai eu l’occasion de réaliser. Le référencement sera également plus facile pour les articles.

A l’avenir, il me permettra également de mettre en avant mes futures conférences.

Pour les professionnels, un espace communications sera réservés pour me contacter.

Forum : Cependant, dans un premier temps il ne sera pas possible de laisser un commentaire. La plateforme travaille à cet effet, en vue d’un système de sécurisation avec identification qui n’est pas encore en ligne. Mais patience, la possibilité de laisser un commentaire sera, dès que possible, mise en ligne.

Bien à vous

PK

19/09/2022

La Suisse devient officiellement client du F-35 !

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Le 19 septembre 2022, le directeur général de l’armement Martin Sonderegger et le chef de projet Darko Savic ont signé chez armasuisse à Berne le contrat d’acquisition avec le gouvernement américain. L’achat de 36 avions de combat de type F-35A a ainsi été entériné contractuellement après l’adoption du crédit d’engagement par le Parlement le 15 septembre dernier. La livraison des avions, qui remplaceront la flotte actuelle de F/A-18 Hornet et de F-5 Tiger, s’échelonnera entre 2027 et 2030.

La Suisse devient ainsi le 9ème pays européen et le 16ème au monde à opter pour l’avion de 5ème génération le plus moderne en Occident.

Le contrat d’acquisition concernant l’achat de 36 F-35A représente un montant de 6,035 milliards de francs (ce montant prend en compte les marges de taux de change et d’inflation par sécurité) et se situe ainsi dans l’enveloppe de financement maximale acceptée par la population suisse dans les urnes. Le contrat a été signé par le directeur général de l’armement, Martin Sonderegger, et par le chef du projet d’acquisition des nouveaux avions de combat, Darko Savic. Les autorités américaines avaient quant à elle signé le contrat d’acquisition en octobre de l’année passée déjà.

Les coûts d’acquisition du F-35A englobent, en plus des avions, des équipements répondant à des usages spécifiques, des armes et des munitions, des packs logistiques, des systèmes de planification et d’évaluation des missions, des systèmes d’instruction ainsi qu’une formation initiale. De plus, les coûts de l’intégration aux systèmes suisses de conduite et d’information (notamment les adaptations aux systèmes logistiques existants) et des prestations de soutien par l’industrie, un montant pour les risques, le renchérissement dans le pays de production (États-Unis) et la TVA sur les importations sont également compris.

Les prix sont contraignants

La Suisse achète les avions aux États-Unis par l'entremise du programme « Foreign Military Sales » (FMS), aux mêmes conditions que celles qui s’appliquent à l’État américain. Ce dernier règle l’acquisition avec le constructeur Lockheed Martin au moyen de son propre contrat, accessible au DDPS. Les prix et les conditions contractuelles y sont fixés de manière contraignante et sont soumis à un contrôle strict.

De plus, la Suisse et les États-Unis ont négocié une clause spécifique et signé une déclaration séparée établissant le caractère contraignant des prix.

Contrat d’affaires compensatoires conclu en parallèle du contrat d’acquisition. Dans le cadre de la signature du contrat, il ne s'agit pas seulement de l'achat du F-35, mais aussi du contrat offset qui oblige le constructeur Lockheed-Martin à effectuer des transactions compensatoires. Les affaires compensatoires (offset) sont un élément important pour renforcer notre économie. Pour le F-35A, 60% de la valeur du contrat doit être compensée par l'attribution de commandes en Suisse. Dans la situation économique actuelle, ces commandes supplémentaires arrivent à point nommé. Plusieurs emplois hautement qualifiés seront garantis dans les décennies à venir. L'Alliance pour la sécurité en Suisse s'attend à ce que toutes les régions du pays soient prises en compte, de même que la large base industrielle liée à la sécurité. L'industrie est l'épine dorsale de toute armée et est donc indispensable à notre sécurité.

En même temps que le contrat d’acquisition, le chef du programme Air2030, Peter Winter, et le chef du projet pour le F-35A, Darko Savic, ont signé le contrat d’affaires compensatoires avec Lockheed Martin. Celui-ci fixe cadre de référence à partir duquel le constructeur américain peut conclure avec l’industrie suisse des affaires qui compensent les coûts d’acquisition encourus par la Suisse. Les entreprises suisses engrangeront ainsi des commandes pour un volume de près de 2,9 milliards de francs. (sources armasuisse).

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Photos : 1 F-35A italiens à Emmen en mars dernier @ P.Kümmerling 2 Signatures suisses du contrat@ DDPS

15/09/2022

Feu vert pour l'achat des F-35A « Lightning II » !

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Ce n’est pas une surprise, l'achat des avions de combat F-35A a été acté ce matin . Après le Conseil des États, le National a donné jeudi matin son feu vert au Conseil fédéral par 128 voix contre 67. Le vote concernait également l’acquisition du système sol-air Raytheon Patriot.

« Le F-35A américain est le bon avion pour la Suisse », a rappelé Jacqueline de Quattro (PLR/VD) au nom de la commission. Il a obtenu la meilleure note lors de l'évaluation. "C'est l'avion le moins cher, le meilleur du point de vue technologique." De plus, a-t-elle ajouté, il est l'avion le plus répandu dans l'OTAN et l'UE.

Les rapports des commissions de gestion et du contrôle fédéral des finances n'ont pas fondamentalement remis en cause cet achat. "Nous avons pu vérifier que la Suisse a pu négocier des prix fixes", a précisé Jacqueline de Quattro. Les incertitudes ont pu être levées. La Suisse acquerra 36 avions pour 5,091 milliards de francs. En ce qui concerne les risques financiers, ceux-ci sont inclus dans les risques du projet pour le nouvel avion de combat. Dans le cadre de l’acquisition, le prix de base du programme F-35 reste le même soit CHF 5.091 milliards, qui est garanti par le gouvernement Américain (Foreign Military Sales), cependant, il faut prendre en compte le taux de change en dollar US et la situation de l’inflation. L’acquisition s’étendant sur plusieurs années, il faut donc calculer les plafonds des variables avec une marge de sécurité vers le haut.

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Du côté du rapport sur l’évaluation Commission de contrôle du Conseil national (GPK-N) ont a confirmé la semaine dernière que l'évaluation technique était « juridiquement correcte », les quatre fournisseurs ont été traités de manière égale et suivaient une procédure "objectivée, compréhensible".

Rappel

Le choix du F-35 est clair du point de vue de la technologie. Durant les essais l’avion a devancé le second appareil soit le Super Hornet de 95 points sur un total de 336 points, le Rafale et l’Eurofighter occupants les dernières places (ordre non divulgué). Un score net, qui ne souffre d’aucune discussion. Le résultat du F-35A dans le domaine de l'efficacité repose sur une nette avance technologique sur les autres candidats, avec lesquels les capacités sont considérablement élargies ou nouvellement créées dans de nombreux domaines.
Sur cette base, le F-35A dispose de nouveaux systèmes très puissants et entièrement interconnectés pour protéger et surveiller l'espace aérien. De cette façon, le F-35A obtient une information supérieure et permet aux pilotes d'être plus conscients de la situation dans tous les domaines d'activité qu'avec les autres candidats. Ceci s'applique également en particulier au service quotidien de la police aérienne. L’apport d’une bibliothèque des menaces en constante évolution permet par exemple d’identifier immédiatement n’importe quelles menaces air-air ou sol-air et de les combattre spécifiquement.

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Avec le standard Block IV, 4 F-35A peuvent fonctionner en meute de loups et une telle capacité offre une capacité de défense à 360 degrés importantes pour la Suisse qui est positionnée au cœur d’une Europe où les débordements des crises peuvent affecter ses intérêts et sa sécurité. En temps de paix, le F-35 continuera d’effectuer les missions de police du ciel 24/24, telles que testées et démontrées lors des essais. La capacité d’engagement multirôle en binôme avec le système sol-air Patriot permettra de créer un véritable dôme de protection face aux diverses menaces actuelles et en devenir. Le F-35A permettra également de reprendre la capacité de frappe d’appuis au sol avec des systèmes à guidages de précision. La Suisse restera souveraine dans ses décisions, mais bénéficiera des avantages du « Club F-35 ». Des échanges de données, de compétences et d’expériences seront réalisées avec nos voisins et les nombreux utilisateurs européens du F-35, tout comme l’accès au magasin central de pièces détachées (ceci en complément de notre propre stock).

Affaires compensatoires

Les propositions d’affaires compensatoires sont en constant développement. L’obligation de compenser 60 % de la valeur de la commande doit être remplie dans son intégralité au plus tard quatre ans après la dernière livraison et en tenant compte de la clé de répartition suivante : 65 % pour la Suisse alémanique, 30 % pour la Suisse romande et 5 % pour la Suisse italienne.

Si, Lockheed Martin ne peut satisfaire à 100% les demandes de compensation, une clause de contrainte sera engagée. L’avionneur devra compenser le montant non atteint avec une proposition de rechange comme une baisse de prix, la livraison de pièces détachées et/ou de cellules d’avions.  Un cumul des trois est parfaitement envisageable.

Maintenance

La Suisse a obtenu la pleine maintenance des F-35 et gardera ainsi la main et les emplois sur le nouvel avion. La répartition de la maintenance sera effectuée sur les sites d’Emmen et de Payerne. De plus, RUAG gérera également la maintenance des moteurs.

Le DDPS va pouvoir signer le contrat prochainement, il sera défini également le nombre d’avion construit en Italie sur le site d’assemblage de Cameri. Entre 24 et 28 appareils devraient être produit chez nos voisins, le reste aux USA. A noter que les premiers F-35 aux couleurs suisses resteront deux ans aux USA afin de permettre la formation de nos pilotes et mécaniciens sur places.

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Lien sur le F-35

http://psk.blog.24heures.ch/archive/2022/05/28/f-35-entre...

 Photos : 1 F-35A italien @ Aeronautica Militare 2 F-35A italien à son arrivée à Emmen @ Philippe Anheuser

10/09/2022

F-35, La procédure d’évaluation validée à l’unanimité ! 

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Le rapport de la Commission de contrôle du Conseil national (GPK-N) concernant la procédure d'évaluation du nouvel avion de combat était très attendu, il en ressort clairement que l'évaluation technique était « juridiquement correcte », les quatre fournisseurs ont été traités de manière égale et suivaient une procédure "objectivée, compréhensible". Une remarque à toute fois été faite en ce qui concerne le domaine politique. 

Ce que dit le rapport

Lors de son inspection de la procédure d'évaluation du nouvel avion de combat, la Commission de contrôle du Conseil national (GPK-N) n'a pas relevé de lacunes significatives dans l'évaluation technique d'Armasuisse. En revanche, il considère que le traitement ultérieur des résultats par le Département fédéral de la défense, de la protection de la population et des sports (DDPS) et le traitement des affaires au Conseil fédéral sont en partie inappropriés.

L'évaluation technique était légale  

L'évaluation technique était juridiquement correcte et Armasuisse a pris les mesures nécessaires pour garantir l'égalité de traitement des fournisseurs et une procédure objectivée et compréhensible. La nouvelle méthode d'évaluation (méthode AHP) choisie était également légitime. Cependant, utiliser cette méthode pour la première fois dans un accord d'armement aussi important comportait certains risques. En outre, la Commission ne peut que partiellement comprendre pourquoi Armasuisse n'a pas inclus autant que possible les expériences des pays qui exploitent déjà l'avion de combat évalué. 

Le GPK-N est d'avis que le processus d'évaluation du nouvel avion de combat s'est déroulé dans la légalité. Cependant, la Commission critique la rapidité de la procédure, notamment en ce qui concerne les conditions-cadres et les spécifications d'approvisionnement, le traitement des résultats d'évaluation au niveau du DDPS et du Conseil fédéral et les relations avec les pays fabricants. Dans ce contexte, elle formule cinq recommandations et demande notamment au Conseil fédéral de préciser en amont pour les futurs achats d'armement dans quelle mesure il souhaite également intégrer des considérations politiques globales et veiller à conserver sa marge de manœuvre. Le Conseil fédéral est invité à commenter les conclusions et recommandations d'ici le 15 décembre 2022. 

Exigences politiques

Selon la Commission de contrôle du Conseil national, le domaine technique a donc été correctement traité. Cependant elle entrevoit un potentiel d'amélioration au niveau politique du processus d'approvisionnement. La Commission considère qu'il est "discutable" que le Conseil fédéral n'ait discuté d'aucun aspect de politique étrangère au début de la procédure. De cette façon, le champ d'action a été inutilement restreint. La Commission juge donc discutable que le Conseil fédéral n'ait pas discuté ou clarifié au début de la procédure quelle marge de manœuvre il aurait pour la décision type basée sur la procédure prévue après l'évaluation par Armasuisse. Au lieu de cela, il ne s'est rendu compte que lorsque la décision type a été prise que, compte tenu du résultat clair de l'évaluation technique, il ne pouvait que confirmer la proposition.

De part cette analyse, la Commission recommande que le gouvernement, dans le cas d'importants accords d'armement, vérifie à un stade précoce "la mesure dans laquelle les aspects de politique étrangère doivent être inclus dans ceux-ci" et réglemente en conséquence clairement les responsabilités pour les négociations avec d'autres États.

Le GPK-N s'est réuni à Lucerne le 9 septembre 2022, sous la présidence de la conseillère nationale Prisca Birrer-Heimo (SP, LU) et a approuvé le rapport à l'unanimité.

Commentaire

Ce rapport ne rapporte aucun « scandale », il confirme du point de vue de l’évaluation la bonne maîtrise des éléments pourtant complexes. Aucune anomalie n’a été relevée durant les essais et l’évaluation finale. La Commission confirme donc clairement les résultats des tests et le choix qui en ressort avec celui du F-35. L’avion est le meilleur dans toute les catégories (idem en Finlande avec une méthode différente d’évaluation).

En revanche, la Commission relève la « cacophonie » enregistrée au printemps en ce qui concerne les différents Départements. Pour finir, c’est le manque de collégialité du CF, qui apparaît dans de nombreux dossier qui est pointé du doigt. Les recommandations concernent donc cette partie du dossier uniquement.

Il est vrai de l’extérieur, que beaucoup et moi le premier, pensions que si le F-35 serait devant du fait de sa modernité, les concurrents suivant de près, offrant ainsi un tir assez groupé. Or, il n’en n’a pas été ainsi, le F-35 ayant écrasé ses concurrent dans tous les domaines, il n’était plus possible de jouer la carte d’un choix politique. Imaginez que l’on achète un avion moins bon et plus cher, simplement pour caresser dans le sens du poil un de nos voisins ?

Le rapport aurait été autrement plus critique. La question d’un choix politique n’a donc aucun sens dans ce cas de figure.

Pour résumé, Armasuisse et les ingénieurs aéronautiques ont fait « tout juste », le Conseil Fédéral « aurait pu mieux faire » .

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Photos :  F-35A italiens à Emmen en mars dernier @ DDPS

 

06/08/2022

Les opposants aux avions et la tactique du saucisson !

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Dès le lancement du projet Air2030, les opposants à l’achat d’un avion de combat se sont manifestés. Rien d’anormal dans un pays démocratique, mais le combat politique demande un certain sérieux en matière d’argumentation. Nous l’avons déjà vu, les opposants usent de plusieurs méthodes d’enfumage et cela continue. Petit retour sur le dernier évènement de la semaine et une analyse de la récolte de signature du référendum StopF35.

Le F-35 menaces l’emploi chez RUAG ?

Un article a été repris dans plusieurs journaux suite aux déclarations de Mme la conseillère nationale Marionna Schlatter (Verts/ZH) qui déclare : «J’ai constaté une grande insécurité chez Ruag. La maintenance des jets est d’une importance existentielle pour l’entreprise». Et d’ajouter qu’il est impératif qu’au moins 4 F-35 puissent être construit en Suisse. Ce qui permettrait d’occuper 100 personnes pendant 4 ans. Ce contrat représenterait une somme à trois chiffres en millions.

Étonnant de constater que cette élue verte se soucie des emplois chez RUAG, alors que cette dernière a combattu l’achat d’un nouvel avion de combat lors de la votation de septembre 2020 et soutient l’initiative STOP.F35 ! Soit aucun avion de combat peu importe le type.

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Pourquoi cette annonce ?

La raison est simple, en demandant une renégociation du contrat F-35 avec le Département d’État Américain pour l’installation d’une chaine de montage dans notre pays, il faut dénoncer l’actuel contrat dont l’échéance est prévue après le 23 mars 2023. Soit l’annulation de ce dernier et donc une relance d’une négociation qui repousse l’achat de l’avion ! L’installation d’une chaîne de montage de montage serait par ailleurs particulièrement couteuse et donnerait une argumentation aux opposants au nouvel avion.

Non, Mme la conseillère nationale Marionna Schlatter ne se soucie guère des emplois chez RUAG, il s’agit même d’un sujet qui ne l’intéresse pas. Seul compte le rejet de l’achat du nouvel avion. Méthode classique d’enfumage politique.

Récolte des signatures

Dans un cadre différent le une analyse vient d’être rendue publique en ce qui concerne le déroulement de la récolte de signature de l’initiative STOP.F35. Le Comité l’Alliance Sécurité Suisse vient de publier le résumé suivant que je vous livre ici dans son intégralité :

Le Parti socialiste, les Verts et le GSsA ont récemment publié un graphique concernant la récolte des signatures pour leur initiative. Il montre clairement que les initiants ont non seulement été peu actifs mais qu’ils ont sciemment accumulé des retards. Contrairement à leurs déclarations annonçant une récolte rapide, ils n’avaient pas plus de 20'000 signatures le 01.10.2021. Pour le F/A-18, ils avaient récolté 500'000 signatures dans le même temps.

Voici le déroulement de la récolte des signatures:

 

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Période entre le lancement et la date limite de dépôt, le dépôt se fera dès que possible.
(gesammelt = récoltées, gültige (geschätzt) = valables (estimées), gültige (beglaubigt) = certifiées valables)

Voici la chronologie complète:

 Septembre 2020: le Peuple décide l’achat des nouveaux avions de combat.

 Juin 2021: le PS, les Verts et le GSsA annoncent leur volonté d’annuler la décision du Peuple et de lancer une nouvelle initiative.

 Juillet 2021: le comité annonce qu’il a déjà 70'000 « réponses positives » pour des signatures.   

 Août 2021: lancement de l’initiative. Mme Priska Seiler-Graf (PS) déclare vouloir déposer l’initiative au printemps 2022 et que si le Conseil fédéral le veut, le Peuple pourrait se prononcer en novembre 2022.

 Novembre 2021: 50'000 signatures sont récoltées.

 Décembre 2021: Marionna Schlatter (Verts) und Lukas Bürgi (secrétaire GSsA) déclarent durant un podium de la Société des officiers Aarau vouloir déposer l’initiative en février 2022.

 Janvier 2022: les initiants citent des chiffres identiques à ceux de juillet 2021 avec 76'000 signatures. Ils annoncent vouloir récolter 110'000 signatures.

 Mai 2022: le comité écrit avoir récolté 100'000 signatures et vouloir atteindre 115'000.

 Juillet 2022: 116'744 signatures sont récoltées. L’objectif est corrigé une nouvelle fois et est porté à 120'000 signatures.

 

La démonstration est évidente: le PS, les Verts et le GSsA ne souhaitent pas vraiment une votation populaire mais veulent tout simplement empêcher l’achat des F-35. L’Alliance Sécurité Suisse, ensemble avec ses membres et ses partenaires, va s’engager contre la tactique du salami des opposants à l’armée. (Souces : l’Alliance Sécurité Suisse)

 

Conclusion

 

Une fois de plus nous pouvons constater comment les opposant à l’avion de combat utilisent la stratégie indirecte du « saucissonnage » par étape. Comment ils adaptent de fausses déclarations dans un but de tromper la citoyennes et le citoyens. Pour le PS, les Verts et le GSsA l’objectif est clair au sein de l’argumentaire : « Tous les types d'avions de chasse doivent être rejetés avec véhémence" . Si vous ne l’aviez pas encore compris ….