19/10/2017

L’A330neo s’est envolé ce matin !

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 La nouvelle génération du célèbre A330 d'Airbus s’est envolée ce matin pour son vol inaugural. Le premier A330neo a décollé à 10 heures de Toulouse pour effectuer un premier vol d'essai de quatre heures au-dessus de l'Europe. Ce décollage donne le coup d'envoi de la campagne d'essais en vol, afin d'aboutir à la certification de l'appareil long-courrier d'ici à six mois. Airbus prévoit de livrer le premier client, la compagnie portugaise TAP, qui en a commandé 14 exemplaires, au premier semestre 2018.

L’A330Nneo est équipé des réacteurs de nouvelle génération Trent 7000 de Rolls-Royce, et offre différentes optimisations au niveau de l’aérodynamique et de la cabine. Tout en bénéficiant de la rentabilité hors pair, de la polyvalence et du haut niveau de régularité technique de l’A330, l’A330NEO assure une réduction de la consommation de carburant de 14% par siège, devenant ainsi le gros-porteur moyen-courrier le plus rentable du marché. Outre la réduction supplémentaire de la consommation de carburant, les opérateurs de l’A330neo bénéficieront également d’une augmentation du rayon d’action de quelque 400 nm, et de tous les avantages liés à la similarité opérationnelle de la famille Airbus. 

 

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Photos : L’A330neo ce matin lors de son décollage @ Airbus

 

18/10/2017

Grèce se dirige vers le F-16 Viper !

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La Grèce vient de faire un pas de plus en avant en direction de la version « Viper » du Lockheed-Martin F-16. L’objectif étant de moderniser la flotte actuelle de F-16 au standard le plus élevé disponible.

Le oui des USA :

Le département d'Etat américain a approuvé un ensemble de mises à niveau évaluées à 2,4 milliards de dollars pour porter la flotte de l'armée de l'air hellénique au standard F-16V, selon une confirmation de l'Agence de coopération pour la sécurité de défense.

Le Premier ministre Alexis Tsipras a souligné en début de semaine aux Etats-Unis que la modernisation future de la flotte de F-16 a été saluée par l'Organisation du Traité de l'Atlantique Nord. Par ailleurs, on notera que le président Trump a critiqué une nouvelle que certains alliés de l'OTAN ne s’engagent pas en faveur d’un budget militaire de l’ordre de 2% du produit intérieur brut pour assurer la sécurité du continent.

Une mise à niveau au standard « Viper » Block70 représenter un coup de pouce décisif pour le ministère hellénique de la Défense nationale, à court d'argent, qui a fonctionné dans un budget contraint depuis la crise économique de 2009. Pendant ce temps, la Grèce a vu son rival régional, la Turquie, avancer avec le Lockheed-Martin F-35 « Lightning II » et prépare maintenant son chasseur furtif de prochaine génération TF-X.

Le F-16 « Viper » Block70 » :

Le Lockheed-Martin F-16 « Viper » Block70 est le dernier et le plus avancé de la famille des « Fighting Falcon ». La configuration F-16V comprend de nombreuses améliorations destinées à maintenir le F-16 à la pointe des avions de combat. Selon Lockheed-Martin, cette nouvelle version va fournir des capacités de combat de pointe tout en restant une solution évolutive et abordable pour le client.

Le F-16V dispose d’un nouveau radar à antenne électronique Electronically Scanned Array (AESA) Northrop-Grumman APG-83 « Radar Scalable Agile Beam ». L'APG-83 fournit aux pilotes une vision inégalée en matière de détail de la zone de cibles et d’affichages cartographiques numérique couplé à un système IRST. Les capacités opérationnelles sont améliorées grâce à un nouveau système de liaisons de données Link-16 « Theater Data Link », l’adjonction de la dernière version de la nacelle de désignation « Sniper », d’un nouveau système de navigation et de précision par GPS. L’avion est également doté du système automatique Ground Collision Avoidance (Auto GCAS).

La Grèce utilise un mélange de standards Block30 et 50 doté de la motorisation General-Electric F110, ainsi que de la version Block52 alimentée par le Pratt & Whitney F100.

 

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Photos : 1 F-16 Grec Solo Display @ FAH 2 F-16 Viper @ Lockheed-Martin

17/10/2017

Critiques israéliennes sur le V-22 « Osprey » !

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Tel Aviv, l'armée de l'air israélienne a gelé son évaluation du Bell-Boeing V-22 « Osprey », selon une source de défense de haut niveau. Selon les tests effectués en Israël, le V-22 serait

incapable d'effectuer certaines des missions actuellement menées par l’aviation israélienne à l'aide de ses hélicoptères de transport Sikorsky CH-53 « Stallion ».

De fait l’acquisition programmée de 6 exemplaires du V-22 dans une version non divulguée par l’Etat Hébreu est aujourd’hui gelée. Selon l’Etat Major israélien, le V-22 aurait du venir renforcer les opérations spéciales.

Pour l’instant Israël prévoit d’utiliser le CH-53 « Stallion » jusqu’en 2028. Cependant certains exemplaires de l’hélicoptère ont accumulé plus de 10’000 heures de vol et devront être remplacés avant cette date.

Deux autres candidats :

Il semble que l'armée de l'air israélienne prévoit de tester deux autres appareils, soit le Sikorsky CH-53K « King Stallion » et le Chinook Boeing CH-47F. Le pays espère recevoir un nouvel aéronef pour 2025.

Le V-22 «Osprey» :

Le V-22 Osprey est aéronef de transport multirôle utilisant la technologie du rotor basculant pour combiner  les performances en vol vertical d'un hélicoptère avec la vitesse et la portée d'un aéronef à voilure fixe. Avec ses nacelles et les rotors en position verticale, il peut décoller, atterrir et décoller comme un hélicoptère. Une fois en vol, ses nacelles basculent. Pour se comporter comme  un avion à turbopropulseur capable de haute vitesse et  de vol à haute altitude.

A ce jour, 340 V-22 sont en service sur un total de 360 appareils commandés. Le programme «Joint Advanced Vertical Lift Aircraft» est lancé en 1982 sous la direction de Bell Helicopter et Boeing. Le programme fut plusieurs fois menacé d’abandon pour des raisons budgétaires et le premier prototype commencera ses essais le 19 mai 1989, en vol stationnaire uniquement. Le premier vol horizontal ayant lieu le 14 septembre. En novembre 2000 le fonctionnement depuis un porte-avions est validé.

Il faudra cependant attendre 2005 pour le lancement de la production de pré-série qui devra permettre la mise en service d’une escadrille «test». Celle-ci sera notamment mise à l’épreuve en engament réel en Irak durant l’année 2007.

 

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Photos : V-22 « Osprey » @ USMC

Alliance Airbus Bombardier !

 

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L’annonce du rapprochement entre les avionneurs Airbus et Bombardier en ce qui concerne le programme CSéries vient bouleverser le secteur des transporteurs civiles. Ce nouveau partenariat voit Airbus prendre une part majoritaire du programme d'avions moyen-courrier CSeries du canadien Bombardier.

Selon les termes de l'accord, Airbus détiendra approximativement 50,01% de l'entité qui gère le programme CSeries, alors que Bombardier et Investissement Québec, bras du gouvernement provincial, ne détiendront respectivement plus que 31 et 19%. Si le siège du programme et la ligne d'assemblage principale resteront basés au Québec, une seconde ligne d'assemblage sera établie à Mobile, Alabama (Sud des États-Unis), où Airbus a aussi installé une ligne d'assemblage finale pour sa famille A320.

Un partenariat commercial fort :

Cette alliance aura plusieurs effets importants. D’une part l’ouverture d’une chaîne de fabrication du Cséries aux Etats-Unis aura pour effet de contrer la volonté américaine de taxer l’avion canadien à 220%. A noter que de son côté Boeing a fait savoir que pour lui que ce rapprochement ressemble à « un accord discutable entre deux compétiteurs dépendant grandement des subventions de l'État pour contourner que ce rapprochement ressemble à «un accord discutable entre deux compétiteurs dépendant grandement des subventions de l'État pour contourner la décision américaine d'imposer des droits compensatoires et antidumping au CSeries ».

Si Airbus n’injectera pas d’argent directement, sa capacité commerciale permettra à Bombardier de profiter d’un accès sans précédent en direction des transporteurs clients de l’avionneur européen. Par ailleurs, des économies importantes pourront être faites en terme de production chez les deux avionneurs.

 

De l’autre côté Airbus bénéficiera d’un renfort sur le segment des avions monocouloirs de 100 à 150 places. Certes, il y a bien l'A319, mais celui-ci se vend mal depuis cinq ans.

Une mauvaise nouvelle pour la concurrence :

Si Boeing peu grincer des dents, l’avionneur américain ne sera pas pour autant le plus touché par cette alliance. Les acteurs du segment des 80 à 150 places seront les premiers à en faire les frais, Mitsubishi avec son MRJ, Sukhoi et son SSJ100 et d’une certaine manière le brésilien Embraer avec sa gamme ERJ. Mais l’alliance Airbus/Bombardier aura également un poids conséquent sur le marché chinois et les créations locales qui sont en difficultés.

Et après ?

Cette alliance aura-t-elle d’autres développements ? Bombardier pourrait apporter à Airbus une gamme complète d’avions d’affaires (LearJet, Challenger, Global) et en ce qui concerne les petits jets régionaux,  le CRJ et le turbopropulseur Q400 complètent à merveilles la gamme. Peut-on également imaginer un futur partenariat militaire sur l’Eurofighter et même l’après Typhoon ? Tout est envisageable aujourd’hui.

 

Photo : CS100 de SWISS @ Bombardier

 

 

16/10/2017

Canada, des Hornet d’occasions en attendant mieux ?

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Le feuilleton du remplacement de la flotte de Boeing CF-18 « Hornet » de la Royal Canadian Air Force (RCAF) est entré dans une nouvelle phase. On se souvient du choix de remplacement du gouvernement canadien avec une flotte intermédiaire de Boeing « Super Hornet ».

Guerre Boeing vs Bombardier :

Durant l’été, l’avionneur américain a porté plainte contre l’entreprise canadienne Bombardier devant le département du Commerce des Etats-Unis. A l’origine cette plainte est due à la commande par la compagnie Delta Air Lines de 75 avions Cséries auprès de l’avionneur canadien. Cette décision à visiblement vexé Boeing, Alors que celui-ci n’était même pas en concurrence. Mais il semble bien que le succès de la gamme Cséries rende les américains un peu nerveux. De fait, les USA pourraient taxer les avions canadiens de l’ordre de 220% estimant que ceux-ci bénéficient de subventions publiques.

Trudeau se tourne vers l’Australie :

Ne pouvant dès lors, plus opter pour l’instant pour des Boeing F/A-18 E/F « Super Hornet » neufs, le gouvernement Trudeau à esquisser un plan « B ». Pour éviter de retomber dans le piège du F-35, le Canada réfléchit au rachat de chasseurs australiens pour compléter la flotte de CF-18 d’ici à ce qu’on parvienne à une solution définitive. Ottawa a tenu à préciser que les avions australiens qu’il envisage d’acheter sont presque aussi vieux que les CF-18, mais ont beaucoup moins d’heures de vol.

Vers la fin d’août 2017, le Canada a entamé des discussions avec le gouvernement de l’Australie sur la possibilité d’acquérir les chasseurs F/A-18 et les pièces de rechange connexes que l’Australie prévoit de vendre.

Une mauvaise solution :

Cette solution de remplacement en attendant mieux n’est pourtant pas forcément une bonne idée. D’une part, il ne faut pas oublier qu’une possible revente des « Hornet » australiens ne pourra se faire qu’avec l’accord du Département d’Etat américain. De l’autre, il faut rappeler que l’US Navy va progressivement retirer ses « Hornet » à partir de 2023. De fait, Boeing ne livrera plus de mises à jour des logiciels à cette date. Un problème d’obsolescence va venir se poser rapidement pour ces avions en service. Les pays utilisateurs devront avoir trouvé un remplaçant d’ici 2030. Ce problème se pose déjà chez nous en Suisse et le Canada se retrouvera dans la même position inconfortable. Un tel choix ne fera que repousser l’inévitable : trouver un remplaçant aux Hornet !

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Photos : 1 CF-18 canadien@ RCAF 2 F/A-18 B australiens @ RAAF