24/02/2018

Confirmation de l’arrivée de Sukhoi Su-57 en Syrie !

186775.thumb.jpg.cc38d6aff5ebb656bf37acf35f2b4f47.jpg

Moscou, la Syrie continue d’être le terrain d’essai pour les armes russes avec le récent déploiement du nouvel avion de combat Sukhoi Su-57. Cette information est maintenant confirmée par les israéliens ainsi que de la part du Pentagone et de la Russie.

Deux ou quatre ?

 Une vidéo montre une paire de Sukhoi Su-57 se poser sur les installations de l’aérodrome russe de Khmeimim. Un information transmise par l’armée israélienne fait état d’un possible total de quatre appareils. 

Ces appareils de cinquième génération étaient accompagnés de 4 Sukhoi Su-35 « Flanker-E », ainsi que de quatre Su-25 « Frogfoot » et d’un avion de surveillance et d’alerte lointaine A-50 « Mainstay ».

Préoccupation américaine :

Dans un premier temps, le département américain de la Défense a refusé jeudi de confirmer le déploiement des derniers avions furtifs russes en Syrie, mais a exprimé sa préoccupation malgré le fait qu'il minimisait la menace. Puis, dans une seconde intervention les USA ont annoncé que l’ajout de combattants de la cinquième génération russes en Syrie ne constituait pas une menace pour l’instant.

Pour autant, le général américain responsable des engagements aériens en Syrie a commenté : "la présence des avions furtifs russes Su-57 en Syrie augmente le niveau de complexité à traiter par les équipages des forces aériennes américaines”.

Justification et avertissement de la Russie :

Vladimir Gutenov, président de la Commission de l’Industrie Militaire au Parlement russe (Duma), a commenté, vendredi 23 février, le déploiement des Su-57 en Syrie, comme destiné à envoyer un message, servant la dissuasion “à l’intention des avions de chasse des états voisins qui, volent périodiquement au-dessus de la Syrie sans y être invités” (suivez son regard). Le Député russe a ajouté que ces avions “ont besoin d’être testés en conditions de combat réel, en conditions de résistance de l’ennemi”. Les sources des renseignements militaires relèvent que le “message politique” transmis par le déploiement de deux avions furtifs Su-57 de 5ème génération, sur la base aérienne de Khmeimim dans la province de Latakia, est clair comme le cristal. C’est une mise en garde à l’intention des Etats-Unis, d’Israël et de la Turquie contre leur propension à envoyer leurs forces aériennes effectuer des survols de l’espace aérien syrien. La référence au “besoin de tester ce nouvel avion en conditions réelles de combat” indique que Moscou n’hésitera pas à lancer ces jets de haute-technologie dans la bataille.

 

3129498_1000.jpg

Photos : 1 Su-57 avec armement @ Alex S. 2 Paires de Su-57 @ Marina Lystseva

L’hélicoptère H160 en grande première aux USA !

H160-EXPH-1776-1_.jpg

Le prototype de l’hélicoptère H160 a atterri à Las Vegas et sera en tête d'affiche de la présence d'Airbus Helicopters pour la toute première fois lors d'un meeting aérien international au Heli-Expo du 27 février au 1er mars au Las Vegas Convention Center.

"Nous sommes fiers de montrer le prototype H160 à Heli-Expo pour la première fois", a déclaré Ben Bridge, vice-président exécutif pour les affaires mondiales. «Cet hélicoptère est emblématique de la transformation de l'entreprise dans tous les domaines, depuis le concept et la conception jusqu'à la modernisation du modèle de production industrielle permettant une maturité industrielle accrue de la mise en service et capitalisant sur les technologies numériques clés pour un meilleur support client. Tout cela a été fait en tenant compte des priorités de nos clients, et nous sommes ravis qu'ils puissent découvrir le H160 sous peu avec la tournée de démonstration américaine qui débutera après le spectacle », a-t-il ajouté.

Des démonstrations de maintenance sur le H160 seront effectuées quotidiennement pour montrer comment la maintenance a été optimisée et facilitée grâce à son design unique et à de nouveaux processus comme la campagne "Opérateur Zéro".

Parallèlement au deuxième prototype du H160, sur le stand N1915, Airbus Helicopters présentera sa gamme de facilitateurs de mission HGeneration, notamment les services HCare qui permettent aux clients de se concentrer sur leurs opérations de manière sûre, efficace et rentable. Sur l'affichage sera un H125 dans une configuration d'application de la loi, le H135 équipé d'Helionix, et le H145 dans une configuration d'aviation privée et d'affaires.

Le H160 :

Le H160 est un hélicoptères bimoteurs de moyen-tonnage, capables d’effectuer les missions les plus variées, du transport de passagers aux évacuations sanitaires, en passant par la desserte des plate-formes pétrolières. Un segment de marché qui représente plus de 30 % des ventes d’hélicoptères civils. Le H160 est un condensé de technologies, avec notamment le nouveau moteur Arrano de Turbomeca qui offre un gain de consommation de carburant de 10% à 15% comparé aux hélicoptères actuels.  Le H160 dispose d’un fuselage 100% composite plus léger. Les ingénieurs d’Airbus ont opté pour un rotor de queue décentré et un stabilisateur biplan. 

1689516068.jpg

Photos : 1 Le H160 de la tournée US 2 prototype du H160@ Airbus Helicopters

23/02/2018

Canada, on reprend les mêmes !

3233.jpg

La nouvelle saison du remplacement des Boeing CF-18 « Hornet » est ouverte, le gouvernement canadien a annoncé que avionneurs sont annoncés pour entamer peut-être la dernière ligne droite en vue de la modernisation de la Royal Canadian Air Force.

Boeing en course :

La liste officielle des fournisseurs du FFS (Future Fighter Capabilities Project) confirme le retour de l’américain Boeing. Le litige entre les deux pays à propos des CSeries de Bombardier étant clos, plus rien n’empêche l’avionneur de concourir aujourd’hui.

Consultations de l’industrie canadienne :

Le Canada continuera de mobiliser les intervenants de l’industrie afin de recueillir et d’échanger des renseignements généraux en lien avec ce marché. Ainsi, les industries canadiennes de l’aérospatiale et de la défense seront bien positionnées pour y participer.

Innovation, Science et Développement économique Canada peut faciliter l’établissement de partenariats entre les gouvernements étrangers et l'industrie canadienne. Il peut aussi, sur demande, faciliter les contacts avec les sociétés d’État, comme la Corporation commerciale canadienne ou Exportation et Développement Canada.

Évaluation des propositions relatives :

Les propositions seront rigoureusement évaluées en fonction des coûts, des exigences techniques et des avantages économiques. L'évaluation des soumissions sera assortie d’une évaluation de l'incidence globale des soumissionnaires sur les intérêts économiques du Canada.

À l’étape de l'évaluation des soumissions, tout soumissionnaire jugé responsable d'un préjudice causé aux intérêts économiques du Canada sera nettement désavantagé. Ce critère, ainsi que les lignes directrices qui en régiront l’application aux grands projets comme outil d’approvisionnement permanent, font actuellement l’objet de consultations distinctes. Les responsables à cet égard ont déjà rencontré les représentants des associations des industries de l’aérospatiale et de la défense, et au cours des prochains mois, ils continueront de consulter différents intervenants sur l’amélioration du critère. Tous les fournisseurs seront assujettis aux mêmes critères d'évaluation.

Mais pour les avionneurs annoncés, il faut encore attendre de connaître le nouveau cahier des charges canadien avant de décider de répondre à celui-ci avec des offres. Par ailleurs, le nouveau calendrier pour l’attribution du futur contrat est prévu pour 2021 ou 2022. Le gouvernement canadien prévoit de commencer à recevoir de nouveaux chasseurs en vertu du contrat en 2025, avec une capacité opérationnelle initiale prévue six ans plus tard.

Une question subsiste : 

L'actuel gouvernement n'a pas commenté l'épineuse question de l'engagement financier du Canada par l'ancien gouvernement Harper en ce qui concerne le F-35, ni de l'impact de celui-ci sur l'avenir et le choix de la compétition.

Les avions potentiellement engagés :

On reprend les mêmes, soit deux américains et trois européens :

Lockheed-Martin F-35A « Lightning II »

Boeing F/A-18 E/F « Super Hornet »

Dassault Aviation Rafale

Airbus DS Eurofighter « Typhoon II »

Saab JAS-39 Gripen E

gx2014-0048-017-1180.jpg

 

Photos : CF-18 Canadiens @ RCAF

 

 

Saab/Bombardier dévoilent le premier GlobalEye pour les EAU !

IMG_0692.JPG

 

 

L’avionneur suédois Saab et son partenaire canadien Bombardier ont dévoilé hier le premier exemplaire de l’avion de surveillance et d’alerte lointaine « GlobalEye » Airborne Early Warning & Control (AEW & C) sur le site Linköping, en Suède.

Ce premier avion est équipé et préparé pour les essais au sol et vol pour recueillir des données aérodynamiques dans le cadre du programme de développement et de production en cours. Saab produit actuellement le « GlobalEye » AEW & C, combinant la surveillance aérienne, maritime et la surveillance au sol dans une seule solution. Le « GlobalEye » combine une gamme complète de capteurs sophistiqués, y compris le puissant nouveau radar de longue portée (Erieye ER), installé sur le jet de gamme ultra-longue, le Global 6000 de Bombardier. 

Les Emirats Arabes Unis (EAU) ont passé commande pour trois appareils d’alerte précoce et de contrôle aéroporté (AEW&C) de type « GlobalEye » en novembre 2016. Le contrat d’une valeur de 1, 27 milliards de dollars a été signé avec l’avionneur suédois Saab.

3547133561.jpg

Le GlobalEye AEW&C :

Basé sur une cellule de jet d’affaires Global 6000, le « GlobalEye »Offre les plus récentes technologies, cet impressionnant biréacteur peut relier Paris à Tokyo sans escale avec huit passagers et de trois à quatre membres d’équipage (en mode jet privé). Il peut franchir 6’000 milles marins (11’100 km) à Mach 0,85 avec jusqu’à huit passagers. De son côté la Société de Défense et de la sécurité Saab a installé sa nouvelle version du système de radar Saab « Erieye ER ». Le système « Swing Role Surveillance System » (SRSS) capable de détection simultanée et le suivi des cibles multiples dans les airs, sur terre et en mer.

2854457948.jpg

Le système AEW&C « GlobalEye » dispose donc de la nouvelle version du radar « Erieye ER », le SRSS de type AESA qui offre une détection supérieur à 600 kilomètres. Les caractéristiques du système comprennent, la production d'onde adaptative (y compris la compression numérique, codées en phase d'impulsion), le traitement du signal et de poursuite de cible (TWS) tout au long de la couverture angulaire du système à l’aide de fréquences basses et moyennes. Le système permet une capacité de détection avant et en arrière du cap de l'avion.

En matière de détection maritime, le système est couplé avec le radar Selex-ES 7500E en bande I (8 à 12,5 GHz) ventral. Le « GlobalEye » est capable de détecter des navires à environ 400 km et même des contacts plus petits, comme par exemple un jet ski et des bateaux gonflables (CPCR) et un périscope de sous-marin à très longue portée au-delà des 100 nautiques miles. L’ensemble du système est capable de fonctionner dans un environnement de guerre-électronique et de cyberguerre. L’identification de piste aérienne est facilitée par un IFF Mode 5 (ou norme nationale du client).

saab,bombardier,global 6000,globalerye,avions aew&c,avions de surveillance et d'alerte lointaine,avions arcs,blog défense,aviation et défense,infos aviation,les nouvelles de l'aviation,eau

Photos : GlobalEye @ Saab

 

22/02/2018

Arrivée du T-6C pour la RAF !

876.jpg

 

La Royal Air Force a réceptionné ses deux premiers avions écoles améliorés Textron Aviation Incorporated T-6C « Texan II » sur la base aérienne de Valley.

Les deux biturbopropulseurs T-6C font partie d'une flotte de 10 avions prévus pour offrir un entraînement aux pilotes de la RAF et de la Royal Navy à partir de 2019. Leur arrivée représente un développement supplémentaire dans la livraison du système britannique d'entraînement au vol militaire UK Military Flying Training System (UKMFTS). L'UKMFTS est un partenariat entre le ministère de la Défense du Royaume-Uni et Ascent Flight Training Ltd, qui remplacera le système actuel de formation au pilotage militaire par un système de formation moderne mieux équipé pour répondre aux besoins de la prochaine génération d'avions.

Le Textron T-6C « Texan II » :

 Le Textron (Ex Beechcraft) T-6C « Texan II»  est la version la plus moderne disponible de la gamme T-6, le cockpit comprend un Head-Up Display (HUD) couplé avec panneau de configuration Up-Front (UFCP), et Hands-On Throttle and Stick, soit le système mains sur manettes et manche. Le T-6C dispose d’une avionique  avec écrans EFIS et système d’enregistrement des données de vol numérique. Le T-6C est un avion d'entraînement primaire qui permet un enseignement de base aux procédures de vol et aux instruments et permet d’effectuer les figures d’introduction à la voltige, ainsi que l’introduction aux armes.

Le Beechcraft T-6 «Texan II» est un aéronef à turbopropulseur monomoteur construit par la Raytheon Aircraft Company (maintenant Hawker-Beechcraft). Basé sur une cellule de Pilatus PC-9. 

Le T-6 est un développement du Pilatus PC-9, modifié de manière significative par Beechcraft en vue d'entrer dans le système commun de formation primaire d'aéronef (JPATS) prévu pour les Forces aériennes américaines. Des modifications mineures ont été introduites sur la cellule d’un PC-9, mais des conflits entrer l’USAF et la Navy ont entraîné des retards et des augmentations de coûts (par rapport aux estimations initiales de 3,9 millions à près de 6 millions dollars par avion). De plus, le T-6 se retrouve avec un surpoids de 22% vis-à-vis du PC-9 initial.

190896_1F.jpg

Photos : T-6C aux couleurs de la RAF @ RAF