26/11/2021

Canada, une short list avec le F-35 et le Gripen !

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Surprise à Ottawa, l’offre de l’avionneur Boeing avec le F/A-18 « Super Hornet » Block III ne répond pas aux exigences de la demande de la Royal Canadian Air Force ! L’avion est éliminé du choix. En soit, il s’agit d’une surprise. Particulièrement difficile à avaler pour Boeing.

De manière informel, le F/A-18 E/F « Super Hornet » ne répondait pas à un ou plusieurs exigences du cahier des charges canadiens. Surprenante affirmation, pour autant, cette manière de faire semble confirmer une saine concurrence dans ce dossier qui a été très souvent critiqué. 

Lié au F-35

On ne peut oublier que le Canada est lié depuis un certain temps avec le programme F-35. Le pays participe financièrement depuis 1997 à ce dernier. Ottawa a déjà dépensé 613 millions de dollars  en contrats pour rester dans le « Cercle de pays de l'ACI. A l’époque, le gouvernement conservateur de Stephen Harper s'était engagé à acheter 65 F-35 en 2010. Un retour en arrière serait désastreux pour les investisseurs canadiens dans ce dossier.

Une situation étrange pour le gouvernement Trudeau qui avait martelé lors de la campagne électorale qu’il ne voulait pas du F-35 américain et ferait tout pour se détacher de ce dernier. 

Ce même gouvernement d’affirmer par l’intermédiaire du porte-parole du ministère de la Défense nationale, Daniel Le Bouthillier : "La participation du Canada au programme F-35 permet aux entreprises au Canada de bénéficier de contrats". « Notre dernier paiement continuera de fournir au Canada la possibilité d'acheter l'avion à moindre coût et avec un accès prioritaire à la chaîne de production, si le F-35 réussissait dans le processus concurrentiel pour la future flotte de chasseurs ».

Lointaines sont les promesses électorales de l’époque ! Car l'actuel gouvernement canadien pouvait se retirer du programme ACI F-35, mais il ne l'a pas fait, bien au contraire. 

Le programme ACI

Le programme d'avions de combat interarmées de modèle F-35 englobe la conception, la production et l'entretien d'un chasseur furtif polyvalent. Le programme d'ACI est le programme d'avions de combat le plus important au monde. Le Canada est l'un des huit pays partenaires du programme d'ACI, aux côtés des États-Unis, du Royaume-Uni, de l'Italie, des Pays-Bas, de la Norvège, du Danemark et de l'Australie. D'autres pays, comme le Japon, la Corée du Sud et Israël, achètent également l'avion par l'entremise du programme de vente de matériel militaire des États-Unis (É.-U.) à l'étranger (Foreign Military Sales). 

Le Canada participe au programme d'ACI depuis 1997. Cette participation affirmée très tôt dans le processus a permis à l'industrie canadienne de s'installer solidement dans la chaîne d'approvisionnement des ACI F-35.

En 2006, Innovation, Sciences et Développement économique Canada a signé un protocole d'entente, qui comprenait les plans de participation industrielle, avec chaque entrepreneur principal, soit Lockheed Martin et Pratt & Whitney. Ces ententes permettent aux entreprises canadiennes de concurrencer les autres entreprises pour obtenir des travaux dans le cadre du programme d'ACI, notamment pour la cellule, les systèmes, les moteurs et les services connexes. Ces possibilités incluent d'offrir un large éventail d'activités de fabrication et de services au chapitre des grands assemblages structuraux, des systèmes électroniques, des composites de pointe, de l'usinage haute vitesse, de la simulation et de la formation, de l'outillage, et du soutien.

Le Canada est l'un des neuf pays qui ont accepté de couvrir chaque année une partie des coûts de recherche et développement, de plusieurs milliards de dollars, du chasseur furtif, en échange de la possibilité d'en acheter éventuellement à moindre coût. Ces pays se positionnent aussi pour soumissionner sur les travaux de construction et d'entretien de cet appareil conçu par le géant américain de la défense Lockheed Martin. 

Difficile pour le Gripen

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L’avion suédois Gripen E reste en course, l’avion est bon, mais il correspond à une génération 4++ qui n’aura bientôt plus sa place dans la révolution du combat aérien qui se prépare. Du moins, pour les nations de premier plan. Il faut ajouter que politiquement le dossier suédois n’a malheureusement pas la portée de son homologue américain.  

La voie royale pour le F-35 

Avec le programme ACI, le Canada verra ses investissements en direction du programme F-35 récompensés. Soit une acquisition plus rapide et avec des coûts diminués. Question technologies, le F-35 n’a pas de concurrence en Occident et Ottawa là compris. Un choix en direction du F-35 devient naturel.

Photos : 1 F-35 aux couleurs du Canada @ LM 2 Gripen E @ Saab

 

 

25/11/2021

Premier H225M de combat pour la marine brésilienne !

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Airbus Helicopters a livré le premier H225M en configuration de combat naval à la marine brésilienne. Stationné à la base navale de São Pedro d'Aldeia, l'appareil renforcera les capacités de mission de la marine brésilienne, notamment la guerre antisurface et la surveillance maritime.
 
Développée par l'équipe d'ingénierie d'Helibras (filiale brésilienne d'Airbus Helicopters), cette version navale du H225M est la configuration la plus complexe jamais réalisée pour cet hélicoptère multirôle. Les systèmes embarqués  comprennent l'EWS IDAS-3 (système de contre-mesure), les missiles MBDA Exocet AM39 B2M2, le radar tactique APS143 et le système de mission navale N-TDMS (Naval Tactical Data Management System) développé en partenariat avec Atech et Airbus Defence and Space , qui est chargé d'assurer le commandement et le contrôle de tous les systèmes embarqués, y compris le système de missiles.

« Nous sommes très fiers de cette réalisation, qui prouve la capacité industrielle et technologique des équipes d'Airbus Helicopters en France et au Brésil à fournir l'une des solutions les plus modernes au monde aux forces armées brésiliennes », a déclaré Alberto Robles, responsable de Latin America chez Airbus Helicopters. « Conçues pour répondre aux exigences les plus exigeantes de la marine brésilienne, les capacités avancées de guerre antisurface et tactique ouvrent de nouvelles capacités de mission pour l'hélicoptère utilitaire H225M. »
 
La dernière étape de la campagne de tir avec les missiles Exocet AM39 B2M2 s'est déroulée avec succès en juin dernier, représentant une étape majeure du programme qui a ouvert la voie à la qualification et à la livraison.

Le H225M naval fait partie du contrat signé par le gouvernement brésilien en 2008 et qui comprend 50 H225M qui seront exploités par les trois forces armées. Jusqu'à présent, 39 H225M ont été livrés aux forces armées brésiliennes, tous assemblés localement par Helibras.

 

Photos : H225M @ Eny Miranda

 

24/11/2021

Le Gripen E entre en phase de livraison !

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Ce 24 novembre, l’avionneur suédois Saab a tenu une réunion de haut niveau avec les autorités du Brésil et de la Suède pour présenter les six premiers avions de type Gripen E de série, qui ont quitté l'usine et sont entrés en phase de livraison. Les délégations des deux pays ont également eu l'occasion de discuter d'activités communes qui seront bénéfiques au programme Gripen.

La réunion a été suivie par : le général Carlos de Almeida Baptista Junior, commandant de l'armée de l'air brésilienne ; le général de division Carl-Johan Edström, commandant de l'armée de l'air suédoise ; Micael Johansson, président et chef de la direction de Saab et Jonas Hjelm, vice-président principal et chef du secteur d'activité Saab Aeronautics.

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« Ces livraisons constituent une partie importante du renforcement de nos capacités et de la défense de la Suède. Le JAS 39 Gripen E augmentera la capacité de défense de la Suède, nous permettant de construire une armée de l'air plus forte et tactiquement supérieure pour chaque situation », a déclaré le général de division Carl-Johan Edström, commandant de l'armée de l'air suédoise.

« C'est un plaisir de suivre l'accomplissement d'une nouvelle étape dans le processus de livraison de l'avion F-39 Gripen, qui dirigera l'évolution de la capacité de combat de l'armée de l'air brésilienne. Ce projet représente un nouveau niveau technologique pour le Brésil et il est d'une importance fondamentale dans le développement de notre base de défense industrielle », a déclaré le général Carlos de Almeida Baptista Junior, commandant de l'armée de l'air brésilienne.

« Le démarrage de la phase de livraison en série de ces quatre avions pour l'armée de l'air brésilienne et deux pour l'armée de l'air suédoise est une réalisation extrêmement importante pour le programme Gripen. Cela montre que nous avons un produit mature et que nous remplissons nos obligations contractuelles », a déclaré Micael Johansson, président et chef de la direction de Saab. « Tout cela a été possible grâce à nos méthodes de travail intelligentes, nos technologies de production innovantes et notre étroite coopération avec les clients », a-t-il ajouté.

Durant cette présentation, plusieurs avions de série et d'essai ont été présentés aux autorités, qui ont également eu l'occasion de tester le nouveau simulateur d'entraînement de mission Gripen et de voir une démonstration aérienne avec des Gripen suédois et brésilien.

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Première livraison

La Force Aérienne Brésilienne (FAB) a réceptionné officiellement 4 F-39E à Linköping en Suède.  
Cet événement marque non seulement la livraison officielle du premier F-39E à la FAB en tant que  premier opérateur de l’avion au monde. Les avions seront transférés par voie maritime au premier semestre de 2022, entrant en service dans le 1er groupe de défense aérienne (1er GDA) dans le quartier 2, à Annapolis d'ici le milieu de l'année prochaine.

Le calendrier initial prévoyait la livraison d'ici la fin de l'année. Cependant, certains retards et ajustements ont dû être apportés en reportant la livraison. Par ailleurs, on apprend qu’il faut encore mettre en place un cursus spécifique au Brésil pour former les nouveaux pilotes, en vue d’une conversion en direction du Gripen  E. Actuellement, les pilotes brésiliens s’entraînent avec le Gripen C/D.
 

Le programme Gripen E/F

Le partenariat avec le Brésil a débuté en 2014, avec un contrat pour le développement et la production de 36 avions Gripen E/F pour l'armée de l'air brésilienne, y compris les systèmes, le support et l'équipement. Un vaste programme de transfert de technologie, en cours depuis dix ans, stimule le développement de l'industrie aéronautique locale par le biais de sociétés partenaires participant au programme brésilien du Gripen.

Pendant cette période, plus de 350 techniciens et ingénieurs brésiliens participeront à une formation théorique et pratique en Suède pour acquérir les connaissances nécessaires pour effectuer les mêmes tâches au Brésil. Jusqu'à présent, plus de 230 professionnels ont suivi les cours et la plupart d'entre eux sont de retour dans le pays pour travailler au Gripen Design and Development Center (GDDN, du réseau anglais de conception et de développement Gripen).

Le Saab JAS Gripen E MS21 

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Radar AESA : le radar AESA (Active Electronically Scanned Array) ES05 « Raven » offre une ouverture exceptionnelle et unique au monde sur 200°, l'avion suédois peut voir là ou les autres sont aveugles et ceci grâce au système SWASHPLATE, alors que les radars concurrents ouvrent sur 140°. L'antenne radar produite par Selex-ES est de même conception que celle de l'Eurofighter.

IRST: (Infra-Red Seach and Track) le système de capteur passif/actif infrarouge Skyward-G produit par Selex-ES  est synchronisé (transmission de données d’acquisition entre les appareils) et offre également la capacité d’accrocher des missiles en rapprochement pour les combattre.

Electronique : le Gripen E dispose d’une nouvelle architecture électronique (Net Centric Warfare - NCW). Jugée dix fois plus rapide que ses concurrents. Le nouveau système central PPLI (Precise Participant Location and Identification) et relie l’ensemble aux pistes des capteurs internes et externes (RAVEN, IRST, EW39, pod ATFLIR) pour ensuite offrir les meilleures réponses aux menaces. 

Large palette d’équipement : la famille « Gripen » est optimisée pour un choix d’armement et d’équipements connexes particulièrement large. Un utilisateur peut donc choisir, entre différents systèmes d’armes européens, américains, israéliens et brésiliens et sud-africain. Il en va de même pour les nacelles « recco » et de désignation laser. 

Mode Super Cruise  & bio kérosène : le Gripen E dispose du nouveau moteur General-Electric F-414G avec mode « Super Cruise » qui permet de décoller sans postcombustion à pleine charge et d’atteindre Mach1,2. Avec ce mode, les décibels chutent à 99 contre 123 avec la postcombustion. De plus, le moteur F414G est le seul pour l’instant à être validé avec du bio kérosène. La Suède prévoit d’ici 2025, de fabriquer 25% de bio kérosène à base de compost à des fins écologiques, mais également pour diminuer sa dépendance au kérosène fossile.  

Optimisé pour les drones : les Suédois sont les premiers à avoir anticipé l’usage d’ici 10 ans de drones tactiques en binôme avec des avions de combat, de ce fait le Gripen E est le premier avion a disposer d’une architecture permettant le chargement de logiciel en vue d’un tel emploi.

Leurres actifs de nouvelle génération : le Gripen sera le premier avion a disposer du leurre actif anti-missiles de nouvelle génération « BriteCloud ». Une fois largué, le « BriteCloud » recherche les menacent prioritaires en utilisant la technologie de mémoire numérique autonome (DRFM). Les impulsions radars sont captées dans l'ordinateur de bord du « BriteCloud », puis copiées en utilisant les fréquences de répétitions pour ensuite simuler une « fausse cible ». Cette fausse cible, si convaincante que le système de menace ne peut pas détecter la supercherie. Le « BriteCloud » pourra séduire même les menaces les plus modernes, loin de la plate-forme de tir.

Protection de guerre électronique nouvelle génération : 

Ce système s’intègre dans une architecture complète de guerre électronique (Warfare System) qui comprend les derniers développements avec la détection des missiles en approche de type électro-optique EW39 (ultra-violet) qui fonctionne avec les lances-leurres Saab BOH/BOL de dernière génération (ADIS) couplés avec le système d'alerte aéroporté passif (PAWS-2) d'Elbit Systems. Le PAWS-2 est systèmes d'avertissement de missiles IR (Infrarouge). Il fournit une alerte au personnel navigant de la présence de missiles hostiles et actifs.

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Photos : 1,5,  Gripen E suédois & brésiliens 2 Cérémonie de remise 3 Gripen E 4 Cockpit @Cockpit 

 

 

23/11/2021

Assemblage terminé pour le X-59 !

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Lockheed Martin a terminé l'assemblage final du démonstrateur supersonique X-59 « Low Boom » sur son site de Palmdale, en Californie. La prochaine étape constituera à expédier l'avion expérimental à Fort Worth pour des tests structurels.

Un supersonique presque silencieux  

Le Lockheed Martin X-59 QueSST est un avion supersonique expérimental en cours de développement aau sein du célèbre bureau d’études Skunk Works dans le cadre du programme Low-Boom Flight Demonstrator de la NASA. Le but de cet avion est de mener des expériences afin de réduire le bruit du bang supersonique.

Si les vols supersoniques n’ont rien d’extraordinaire de nos jours, le X-59 doit prouver qu’il est possible de rendre celui-ci presque silencieux. Lors de son premier vol d'essai le X-59 ne devra pas seulement dépasser la vitesse du son, il devra également répondre aux critiques que subissaient Concorde en son temps, notamment au niveau du son émis par l'appareil. On ne devrait ainsi quasiment pas entendre le bang supersonique, ce qui devrait permettre à l'engin de voler un peu partout dans le monde. (Concorde était banni de certaines zones, justement à cause de son bruit jugé trop important).

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Pour se montrer le plus silencieux possible, le design du X-59 a été particulièrement étudié et c'est sa forme qui lui permet de réduire son empreinte sonore. L'avion devrait pouvoir voler à une altitude de 55’000 pieds à une vitesse maximale encore non connue.

Malgré l’utilisation d’outils de conception avancés, l’équipe qui développe le démonstrateur X-59 de la NASA ne peut être sûre qu’elle atteindra ses objectifs de «bas boom » tant que l’avion ne franchira pas la barrière acoustique en vol. Bien que les caractéristiques de conception qui réduisent les bangs soniques soient comprises, l'équipe est confrontée au défi de s'assurer que le X-59 conserve sa forme unique d'adoucissement de la flèche pendant le vol. Il est également difficile de savoir comment le son du jet se déplacera dans l'atmosphère.

La NASA espère que les caractéristiques de conception à faible flèche du X-59 permettront de répondre aux nouvelles réglementations autorisant le vol supersonique au-dessus du continent américain pour des avions civils

Dans le cadre de la mission plus large de démonstration de vol, le X-59 a pour but de démontrer les caractéristiques de conception qui peuvent réduire les booms et de tester comment le public perçoit un bruit sonore plus doux. La NASA déploiera à terme le X-59 sur des « vols communautaires » au-dessus des États-Unis, collectant des données de perception publique dans le processus. Il a l'intention de communiquer ces données aux régulateurs de la Federal Aviation Administration (FAA), qui pourraient les utiliser pour autoriser une certaine forme de vol supersonique terrestre civil. La réglementation américaine a interdit un tel vol pendant des décennies, mais la FAA a déjà commencé des travaux liés à la mise à jour de ses règles.

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Répondre à une demande

Le développement du X-59 intervient alors que des sociétés privées telles que Aerion Supersonic, Boom Supersonic et Spike Aerospace vont de l'avant avec le développement d'avions d'affaires et d'avions de ligne plus rapides que le son.

Le X-59 de Lockheed Martin

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L'avion est monoplace pour un fuselage d'environ 30 mètres de long et une envergure de 9 mètres. Il est conçu pour naviguer à 55’000 pieds et Mach 1,4. Le X-59 sera propulsé par un seul moteur General-Electric F414-GE-100 de 22’000 lb-poussée (98 kN), qui est une variante du moteur qui propulse le Boeing F/A-18E/F « Super Hornet ». Le moteur est intégré à l'empennage du X-59. Bien que sa conception soit nouvelle, le X-59 utilisera des composants trouvés sur d'autres avions militaires, une stratégie visant à maintenir les coûts au plus bas. Il sera équipé du train d'atterrissage du Lockheed-Martin F-16, du manche du F-117A « Night Hawk » et du cockpit et de la verrière du Northrop-Grumman T-38 Talon. Le défi des ingénieurs est d'intégrer ces systèmes qui ont été conçus pour différents avions.  

L'équipe prévoit que les caractéristiques de conception uniques du X-59 lui donneront un « boom sonore » de moins de 75 décibels perçus au sol, soit l’équivalant un tonnerre lointain ou la fermeture d’une portière de voiture.  

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Photos : 1 & 4 Images de synthèse du futur X-59 @ NASA 2 & 3 Assemblage final du X-59 @ Lockheed Martin

 

22/11/2021

Le B737 MAX bientôt re-certifié en Chine !

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Les régulateurs chinois de l'aviation ont déclaré aux compagnies aériennes qu'ils étaient satisfaits des changements proposés par Boeing pour le B737 MAX. Cette déclaration ouvre maintenant la voie à une re-certification de l’avion.

L'Administration de l'aviation civile de Chine (CAAC) a demandé aux compagnies aériennes de donner leur avis sur une proposition de consigne de navigabilité pour le B737 MAX d'ici le 26 novembre 2021. Pour la CAAC les modifications de conception proposées par Boeing pour les logiciels et les systèmes d'affichage pourraient supprimer les situations dangereuses qui ont conduit aux crashs de Lion Air et Ethiopian Airlines. La consigne de navigabilité proposée donne des informations sur les procédures à suivre par les pilotes en cas de problèmes similaires à ceux qui ont causé les accidents.

Une autorisation fortement attendue

Pour l’avionneur américain Boeing, l’obtention d’une autorisation de voler avec le « MAX » en Chine serait vue comme très importante du point de vue du marché aérien chinois. A ce jour la Chine est l’un des derniers pays à maintenir un arrêt des vols pour le « MAX ».

Un marché à ne pas rater

Pour Boeing, le retour en vol du « MAX » est primordial en termes d’image, non seulement pour ce dernier, mais pour l’ensemble de la gamme du constructeur. L’avionneur veut pouvoir se positionner dans les meilleures conditions possibles pour les besoins du marché chinois estimé à plus de 1'470 milliards de dollars selon les estimations de Boeing. Malgré, le COVID, le marché aérien chinois devrait voir une croissance annuelle de l’ordre de 5,4 %. On s’attend à un dépassement des marchés intérieurs d’Amérique du Nord et européen à l’orée de 2040.

Photo ; B737 MAX@ Boeing