21/01/2020

Inde: entrée en service du missile BrahMos sur le Su-30 !

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Lundi 20 janvier, l'Indian Air Force (IAF) a annoncé la mise en service progressive de son premier escadron de chasseurs multirôle Sukhoi Su-30MKI armé du missile de croisière supersonique BrahMos-A (Air). Avec l’arrivée du nouveau missile associé aux performances exceptionnelles du Sukhoi Su-30MKI, l'IAF dispose dorénavant d’une portée stratégique redoutable pour la région. Le missile BrahMos offre à l’armée de l’air indienne la capacité désirée d’attaquer à partir de vastes champs de bataille éloignés sur toute cible en mer ou sur terre avec une précision extrême jour et nuit et par tous les temps.

Réactivation d’un ancien escadron :

Pour mettre en œuvre le nouveau couple Su-30MkI BrahMos, l’IAF a réactivé un ancien escadron, le n°222 « Tiger Sharks ». L’escadron opérera depuis les installations de Thanjavur Air Force Station (AFS) sur la côte sud-est de l'Inde. Il sera chargé de surveiller les côtes orientales et occidentales de l'Inde et la région plus large de l'océan Indien. L’escadron 222 va recevoir 18 Su-30MKI, dont huit appareils devraient être armés du missile BrahMos-A.

Intégration terminée :

L'intronisation de l'escadron fait suite à trois tirs d'essai réussis du système de missiles BrahMos-A avec l’avion de combat Su-30MKI depuis novembre 2017, dont le plus récent a eu lieu au large de la côte est de l'Inde en décembre 2019. L'intégration de l'arme sur l'aéronef a été un processus très complexe impliquant des modifications mécaniques, électriques et logicielles de l'avion. L’IAF est impliquée dans l’activité depuis sa création. Le développement du logiciel de l'avion a été entrepris par les ingénieurs de l'IAF tandis que HAL apportait des modifications mécaniques et électriques à l'avion.

Les efforts dévoués et synergiques de l’IAF, du DRDO, du BAPL et du HAL ont prouvé la capacité du pays à entreprendre de telles intégrations particulièrement complexes.

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Le BrahMos : 

Le BrahMos est un missile de croisière supersonique pouvant être lancé à partir d'un sous-marin, d'un bâtiment de surface, d'un avion ou d'une station terrestre. Développé conjointement par l'Inde et la Russie. Les deux pays ont créé à cette fin une société commune, BrahMos Aerospace Private Limited.

Utilisé par l'armée indienne depuis 2005, le « BrahMos » est un missile supersonique à propergol solide pesant 2,55 tonnes. Le missile vol à des vitesses comprises entre Mach 2,5 et 2,8. Sa version originale est longue de 8,3 mètres pour 0,67 m de diamètre. Doté d'une ogive de 200 à 300 kg, le BrahMos est capable de neutraliser les cibles à une distance de 290 km avec une charge anti-blindage ou nucléaire. BrahMos est un acronyme composé des premières syllabes du fleuve indien Brahmapoutre et de la rivière russe Moskova.

Le Sukhoi Su-30MKI :

Le Sukhoi Su-30MKI ou « Super 30 » bénéficie des capacités similaires à celle des avions de combat de cinquième génération. L’appareil est doté d’une avionique améliorée, d’un radar AESA de type Phazotron Zhuk-AE en bande X peut suivre 30 cibles aériennes en mode suivi pendant le balayage et engager six cibles simultanément en mode attaque.  Ce dernier remplace sur les dernières versions de l’avion le radar PESA N011M Bars. L’avion dispose d’une certaine capacité en matière de furtivité et ceci grâce à une diminution de la signature radar. L’autre nouveauté concerne l’adaptation des missiles KH-59M Ovod-M. L’avionique dispose d’un mode carte numérique avec une capacité de guidage longue portée TV. L’appareil est doté de la version des moteurs AL-31FP de Saturn Corporation, dont la durée d’entretien est montée à 2’000 heures en lieu et place des 1’000 actuels. Un nouveau logiciel de contrôle de la poussée vectorielle (TVC) permet une meilleure sécurisation en cas de manœuvre extrême.

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Photos : 1 & 2 Su-30MkI doté du BrahMos 3 Tir d’un BraMos depuis un Su-30MKI de l’IAF lors des essais @ IAF

Une troisième chaîne d’assemblage pour l’A321 !

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L’avionneur européen doit faire face à une forte demande pour son A321, il va installer à Toulouse une nouvelle chaîne d'assemblage. Celle-ci sera installée dans le hall Jean-Luc Lagardère qui était jusqu’ici dédiée à l’A380. L’occasion de réaffecté le site, depuis la décision d’abandonner le « Super Jumbo ».

L’A321 est un énorme succès, il représente 40% du carnet de commandes de la famille des monocouloirs A320. Le site sera opérationnel à la mi-2022 et va venir renforcer celui de Hambourg et celui de Mobile en Alabama.

La famille A320neo est le monocouloir le plus vendu à ce jour avec plus de 7’100 appareils vendus à plus de 110 clients. Au sein de cette famille, l'A321XLR est la dernière étape évolutive qui répond aux besoins du marché pour encore plus d'autonomie et de charge utile, créant plus de valeur pour les compagnies aériennes. À partir de 2023, il offrira une Xtra Long Range sans précédent allant jusqu'à 4’700 nm et une consommation de carburant de 30% inférieure par siège par rapport aux avions concurrents de la génération précédente. Pour les passagers, la nouvelle cabine Airspace de l'A321XLR offrira la meilleure expérience de voyage, tout en offrant des sièges dans toutes les classes avec le même confort élevé que sur un gros-porteur long-courrier, avec les faibles coûts d'un avion monocouloir.

Photo : chaîne assemblage à Mobile @ Airbus

20/01/2020

Fin du contrôle des fissures sur la flotte de F/A-18 !

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Grâce aux mesures mises en œuvre, la disponibilité opérationnelle des Forces aériennes dans le cadre du prochain World Economic Forum (WEF) est assurée au terme des travaux de contrôle.

Le 9 octobre 2019, à l'occasion de contrôles, des fissures sur les charnières des volets d’atterrissage des F/A-18 C/D « Hornet » des Forces Aériennes suisses ont été découvertes. Sur la base de ce constat, les Forces Aériennes ont ordonné, parmi autres mesures, l'inspection des 30 F/A-18 C/D « Hornet ».

Réalisés par RUAG MRO Suisse, les travaux d’inspection se sont achevés mardi 13 janvier 2020. Des fissures dues à la fatigue du matériau ont été constatées sur près des deux tiers des charnières contrôlées, chaque appareil en disposant de deux.

Dans l’intervalle, une grande partie des volets d’atterrissage concernés ont été réparés et installés sur les F/A-18 C/D « Hornet ». Les restrictions de vol ordonnées en lien avec les fissures ont été levées pour tous les appareils.

Des travaux de réparation sont en cours sur les volets d’atterrissage restants. La date de clôture de l’ensemble des travaux n’est pas connue pour le moment.

Rappel : 

Une charnière fissurée a été découverte sur un volet d’atterrissage d’un F/A-18C lors d’un contrôle intermédiaire le 29 janvier 2018. Il a été décidé, à titre préventif, de soumettre tous les F/A-18C/D des Forces aériennes à un contrôle des charnières, au moyen d’un appareil spécial permettant de détecter les fissures même minimes. Il s’agit là d’une analyse dite non destructive des microstructures.
Un travail de deux à trois heures est requis par appareil en moyenne, préparatifs compris. La procédure a commencé ce mercredi. Pour ce faire, on utilise un appareil spécial permettant de détecter les fissures même les plus minimes.

Photo : F/A-18 C « Hornet » @ DDPS

19/01/2020

Allemagne, dépôt des offres définitives pour l’hélicoptère lourd !

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A mi-janvier, Sikorsky et Boeing ont déposé leurs offres définitives pour le programme allemand de nouveaux hélicoptères de transport lourd, appelé Schwerer Transporthubschrauber. Les entreprises attendent un contrat de la Bundeswehr en 2021 pour 44 à 60 hélicoptères, y compris des services de soutien et de formation. Pour l’Allemagne, il s’agit de venir remplacer la flotte d’hélicoptères lourds de type Sikorsky CH-53G « Stallion » construit sous licence par VFW-Fokker pendant la guerre froide.

Short List:

Dans le cadre du remplacement de la flotte de 68 hélicoptères de transport lourd de type CH-53G « Stallion », l’Allemagne a retenu une « Short List » de deux appareils, soit : le nouveau Sikorsky CH-53K « King Stallion » et le Boeing CH-47F « Chinook ». Pour Berlin, il est important de pouvoir disposer d’un hélicoptère déjà en production, plutôt que de lancer un programme de développement national à travers Airbus Helicopters. Le programme de sélection a pris un an de retard, suite à des discussions sur les priorités du budget militaire. L’Allemagne a l’intention d’acquérir 40 à 60 hélicoptères dans le cadre de l’initiative SHT, qui prévoit un hélicoptère d’une masse maximale au décollage supérieure à 20t.

Les deux concurrents :

Boeing en partenariat avec Aircraft Philipp, CAE Elektronik, Diehl Defence, Honeywell, Liebherr-Aerospace, Reiser Simulation and Training et Rolls-Royce propose une variante du CH-47F Chinook, avec une capacité de ravitaillement en vol, et souligne l’interopérabilité avec d’autres pays européens, notamment l’Italie, les Pays-Bas et le Royaume-Uni.

Sikorsky et ses partenaires Hensoldt, Liebherr-Aerospace, MTU, Rheinmetall et ZF lancent le CH-53K qu’il construit pour le US Marine Corps et qui est le digne successeur de l’actuel CH-53. 

Le Sikorsky CH-53K « King Stallion » : 

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Bien que conçu de la même taille que les CH-53E « Super Stallion », qu’il doit remplacer à partir de 2019, le CH-53K permettra de tripler la capacité de transport de charge externe à plus de 27 000 lbs sur une distance de plus de 110 miles nautiques. Doté d’une nouvelle motorisation General-Electric GE38-1B offrant un meilleur couple surmonté de d’un rotor de quatrième génération en composite. La cellule est également nouvelle, car entièrement en matériaux composites. Encore plus puissante (ses 3 turbines délivreront environ 6’000ch chacune), ravitaillable en vol, équipé de systèmes de communications de dernière génération, le CH-53K est optimisé pour le transport par temps chaud en opérant à partir de terrains peu préparés et deviendra la référence de sa catégorie. En matière de transport, le CH-53K pourra par exemple emporter en interne une Jeep « Humvee ».

Le Boeing CH-47F « Chinook » :

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Les nouveaux CH-47F disposent de caractéristiques améliorées en vue de la survie, avec notamment un système directionnel de contre-mesures électronique à infrarouges, une meilleure protection balistique et un carénage résistant à l'écrasement. L’équipage dispose de sièges blindés. Le CH-47F possède une cellule et une avionique modernisée, ainsi qu'un poste de pilotage automatique et numérique.

Photos : 1 Ch-53K VS CH-47Fle CH-53K « King Stallion » @ Sikorsky Le CH-47F « Chinook » @ Boeing

 

 

 

18/01/2020

Le B737 MAX n’est pas encore totalement prêt !

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Boeing a identifié un problème avec le logiciel du B737 Max conçu pour surveiller les performances d'autres systèmes lors du démarrage de l'avion, ajoutant un autre problème au retour en service du Max.

Le problème est relativement mineur, selon un expert en sécurité aérienne, et n'a rien à voir avec le système de commande de vol impliqué comme un facteur conduisant à deux accidents. Boeing confirme travailler à résoudre le problème, qui a été révélé lors d'un examen final du « Max » par la Federal Aviation Administration (FAA) avant la certification.

"Nous sommes conscients de ce problème", a déclaré Boeing dans un communiqué du 17 janvier. « Nous effectuons les mises à jour nécessaires et travaillons avec la FAA à la soumission de ce changement, et nous tenons nos clients informés. »

Le problème concerne un logiciel qui surveille divers autres systèmes. Il garantit que ces systèmes sont correctement mis en ligne au démarrage lorsque l'électricité passe dans l'avion, soit via l'alimentation au sol, soit en utilisant l'unité d'alimentation auxiliaire de Max. L'un des moniteurs du système s'est avéré ne pas fonctionner correctement, explique Boeing.

Selon la FAA, celle-ci ne devrait pas approuver avant le mois de mars la reprise d'exploitation du B737 MAX et qu'elle pourrait même attendre jusqu'en avril.

Photo : B737 MAX lors de ses vols d’essais @ Boeing