13/08/2018

Vol réussi pour le premier avion hypersonique chinois !

Hypersonic_plane_750.jpg

 

L’Académie chinoise d’aérodynamique aérospatiale de Beijing a mis au point et testé avec succès son premier avion hypersonique.

Selon l’Académie chinoise d’aérodynamique aérospatiale de Beijing, la Chine a mis au point et testé avec succès un avion hypersonique à la pointe de la technologie qui chevauche ses propres ondes de choc.

L’Académie, qui fait partie de l’entreprise spatiale chinoise d’Etat China Aerospace Science and TechnologyCorp, a annoncé le 3 août que le premier test en vol de son « StarrySky 2 » (Ciel Etoilé 2 »), qu’elle qualifie de premier « waverider » expérimental hypersonique du pays, a été conduit ce matin-là sur un terrain d’essai non identifié dans le nord-ouest de la Chine, ajoutant que le test a été un « énorme succès ».

Un « waverider » est un avion hypersonique doté d’un fuselage de forme cunéiforme conçu pour améliorer son rapport supersonique de portance en traînée en utilisant les ondes de choc générées par son propre vol comme force de levage.

Le véhicule hypersonique a d’abord été transporté par une fusée à propergol solide puis séparé au fur et à mesure que son propre système de propulsion prenait le relais. Selon un communiqué de l’Académie, au cours de son vol indépendant, l’engin d’essai a maintenu des vitesses ultra-rapides au-dessus de Mach 5,5 pendant plus de 400 secondes et atteint une vitesse de 6 à 7 344 km/h.

Les Etats-Unis ont déjà testé un waverider expérimental de 2010 à 2013 conçu pour atteindre Mach 6.

DkAJ6egVsAEu9Ab.jpg

Qualifié d’avion le plus rapide jamais construit, le US HTV-2, qui lui n’était pas un waverider, a atteint une vitesse record de Mach 20, soit 24 480 km/h, lors de son premier vol en avril 2010.

Lors du test en vol annoncé vendredi, le waveriderchinois a atteint une altitude de 30 km et a effectué des manœuvres à grand angle. L’aéronef a également testé tout un ensemble de technologies de pointe telles qu’un système de protection thermique par équilibre thermique développé au niveau national, a encore indiqué le communiqué.

La recherche, parrainée par China Aerospace Science and TechnologyCorp, vise à faire la démonstration de nouvelles technologies aérodynamiques. La conception de « StarrySky 2 » a pris trois ans.

Ce test marque la première fois que la Chine confirme officiellement ses recherches et son développement d’un « waverider », un concept futuriste qui pourrait aussi être transformé en une arme de frappe hypersonique capable d’éviter tous les réseaux de défense anti-aérienne existants.

Les Etats-Unis et la Russie étudient et testent des waveriders depuis des années, dans le but d’exploiter le potentiel de ces véhicules dans des applications militaires.

Le test confirme que la Chine possède des technologies fiables et avancées pour un véhicule hypersonique, car elle s’est appuyée sur sa propre propulsion pour un vol hypersonique de 400 secondes.

195265_1F.jpg

Photos : Le StarrySky2 chinois @ Chine nouvelle

12/08/2018

Qatar, les F-15 en production !

 

21364548_0.jpg

Dans le cadre du projet « Ababeel », le Qatar a commandé un premier lot 36 avions de combat F-15QA « Eagle » dans le cadre d’un contrat de vente de matériel militaire américain d’une valeur de 6,2 milliards de dollars. Le Qatar a reçu l’approbation du Congrès pour l’acquisition de 72 avions, qui comprend l’assistance logistique et les armes, et il est probable que des commandes supplémentaires seront passées à l’avenir.

Début de production :

Au début du mois, le vice-Premier ministre du Qatar et le ministre d’État aux affaires de défense, son Excellence Khalid bin Mohamed al-Attiyah, a visité l’usine de Boeing Company à St. Louis, au Missouri, pour inaugurer officiellement la production du F-15QA « Eagle » commandés pour l’aviation aérienne du Qatar Emiri (QEAF). Les 36 avions doivent être livrés d'ici 2022.

Un F-15 amélioré :

Les F-15 du Qatar sont la version la plus avancée du chasseur encore développée. Basé sur le F-15SA fourni à l’Arabie saoudite, le F-15QA (Qatari Advanced) dispose d’un capteur infrarouge de recherche et de suivi, d’une suite de guerre électronique numérique et du radar AESA APG-82 (V) 3 de Raytheon. Contrairement aux anciens F-15, les nouvelles versions SA et QA ont des systèmes de contrôle de vol « fly-by-wire ». Le système de navigation à basse altitude et de ciblage infrarouge de nuit LANTIRN : Low Altitude Navigation and Targeting Infrared for Night), monté à l'extérieur sous les entrées d'air des moteurs, permet à l'avion de voler à basse altitude, la nuit et dans toutes les conditions météorologiques, et d'attaquer des cibles au sol avec une variété d'armes guidées et non guidées.

boeing,f-15qa,qatra air froce,blog défense,aviation et déffense,les nouvelles de l'aviation

De plus, les avions du Qatar auront un nouveau design d'aile qui conservera le profil aérodynamique, mais une nouvelle structure interne pour une durée de vie plus longue. Les nouveaux affichages de poste de pilotage incluent un affichage tête basse de BAE Systems. Le plus remarquable est l’adoption d’un écran tactile large, similaire à celui du F-35 Lightning II.

Les nouveaux lanceurs permettront aux avions du Qatar d’avoir 16 missiles AIM-120 AMRAAM et quatre frontaux AIM-9X dans des missions de défense aérienne, avec une gamme de magasins guidés avec précision tels que des bombes de petit diamètre et des JDAM disponibles pour les sorties air-surface.

La renaissance du F-15 :

Avec les premiers avions saoudiens et maintenant qatariens en production, le F-15 connaît une véritable renaissance, grâce notamment aux développements que Boeing a mis au programme ces dernières années, aboutissant au F-15QA d'aujourd'hui. Israël prépare activement sa nouvelle version l’IAF-15.

 

21364548_1.jpg

Photos :préfiguration du F-15QA @ Boeing

 

11/08/2018

La compagnie easyJet continue sa croissance !

yourfile.jpg

 

La compagnie easyJet annonce une nouvelle fois des chiffres qui confirment la bonne croissance du transporteur. Les statistiques de trafic pour juillet 2018, révélant une croissance de 6,2% du nombre de passagers par rapport aux 12 mois précédents, la compagnie a transporté plus de 83,6 million de passagers sur la période. La compagnie aérienne a vu sa capacité augmenter de 4,4% en juillet et son taux de remplissage était de 96,9%. Le nombre de passagers a quant à lui augmenté de 4,5%. Les escapades en Italie, en Espagne et au Royaume-Uni ainsi que vers les plages des Baléares se sont révélées les plus populaires au cours du mois. 51’505 vols ont été opérés en juillet 2018, soit une moyenne de 1’661 vols par jour. Ils ont transporté plus de 250’000 passagers par jour, soit 8,5 millions de passagers par mois sur l’ensemble du réseau européen.

Au cours du mois, easyJet a accueilli son premier Airbus A321neo lors du Salon International de l'Aéronautique de Farnborough. L’A321neo de 235 places offre des avantages significatifs en termes d’environnement, d’exploitation et de coûts. Il s’agit du 308ème appareil à rejoindre la flotte d’easyJet. La compagnie aérienne a également ouvert un plan de recrutement de 1’200 nouveaux personnels navigants commerciaux permanents ou à durée déterminée. Plus de la moitié devraient être basés au Royaume-Uni et le reste dans toute l’Europe.

easyJet a célébré sa journée de vacances estivales la plus chargée, en effet la compagnie a accueilli plus de 301’000 passagers sur 1’862 vols à travers le réseau le 29 juillet 2018. Le précèdent record était le 8 septembre 2017, où plus de 267’000 passagers ont voyagé avec easyJet. Rien qu’au Royaume-Uni, plus de 159’000 clients ont pris l'avion le 29 juillet 2018 depuis et vers les aéroports britanniques d'easyJet sur 983 vols, avec Majorque, Malaga, Faro et Alicante en tête des destinations soleil préférées de cet été.

Concernant les annulations de vols :

easyJet a de nouveau subi un certain nombre d'annulations au mois de juillet, celles-ci sont dues à des actions de grève, des restrictions imposées par le contrôle aérien, la fermeture d’une piste à l'aéroport de Gatwick ainsi qu’à des conditions météorologiques défavorables. Bien que ces perturbations soient principalement indépendantes de notre volonté, nous avons veillé à ce que tous les clients impactés se voient proposer des vols alternatifs et des prises en charge d’hébergements hôteliers. easyJet a également déposé une plainte contre la France auprès de l'Union européenne, afin de protester contre les répercussions des grèves des contrôleurs aériens.

L’arrivée de l’A321neo :

S'exprimant lors de la livraison du 250ème Airbus d'easyJet, le PDG Carolyn McCall  a déclaré que la portée de l'A321 au-dessus de l'A320 pourrait permettre au transporteur d'explorer des itinéraires "plus éloignés". EasyJet dispose d'une flexibilité totale avec son carnet de commandes de la famille A320, ajoute-t-elle. Le transporteur a encore 158 appareils en commande.

 

Photo :A321neo easyJet @ easyJet

09/08/2018

Inde, le Rafale au cœur de la bataille politique !

753421045.jpg

New Dehli, rien n’est simple en Inde et le feuilleton de l’acquisition de l’avion de combat Dassault Rafale se retrouve au milieu d’une bataille politicienne en vue des prochaines élections générales. En effet, l’accord signé de gouvernement à gouvernement en 2016, portant sur 36 avions Rafales attire l'attention du Parlement indien alors que les partis politiques de l'opposition se disputent le contrat qu'ils qualifient de "fraude et de corruption".

Les accusations portées contre l’accord de gouvernement à gouvernement comprennent un manque de transparence sur les détails et un coût qui serait beaucoup plus élevé que ce qui a été négocié début 2012. Cette année-là, le Rafale est devenu le vainqueur du programme d'avions de combat MMRCA. Les négociations par le congrès n'ont pas été poursuivies en raison de problèmes non résolus concernant le transfert de technologie et les compensations entre Dassault et Hindustan Aeronautics Ltd.

Pourtant les frais des appareils fournis par Dassault Aviation sont désormais inférieurs à ceux négociés il y a six ans, mais pour les politiciens indiens le problème vient des missiles. En effet, selon eux, les missiles Meteor et Scalp ainsi que l’adaptation aux spécifications nucléaires indiennes ont faits grimpé les prix. Cette différence est devenue, ces dernières semaines, un sujet de controverse en Inde.

De son côté, le chef des forces aériennes indiennes (IAF), le Général Birender Singh Dhanoa, a constamment défendu l'accord comme "n'étant ni trop cher ni controversé" et tient compte des adaptations voulues et négociées par l’Inde. En effet, L’Inde aura mis Paris et Dassault aviation au pied du mur pour obtenir une forte réduction du prix. La transaction s’élève à environ 7,87 milliards d'euros (8,6 milliards de francs suisses) pour 36 avions Rafale.

L'Inde a également négocié un accord de compensation de 50% et la livraison des Rafale dans les cinq ans. La phase de compensation commence une fois que le contrat a été signé et que les compensations doivent être honorées sur une base annuelle et doivent être achevées dans un délai de sept ans, selon les termes du contrat.

L'opposition a accusé la société privée Reliance Infrastructure, connue du Premier ministre, d'avoir été  choisie par le gouvernement indien pour être le partenaire compensateur de Dassault. "C'est l'OEM et non le gouvernement qui choisit le partenaire de compensation indien qui peut être une entreprise publique ou privée selon la politique d'approvisionnement de défense 2016", a déclaré un responsable de la défense indien pour justifier la décision.

De fait, il n’y pas de problème avec le contrat « Rafale » en Inde, mais l’enjeu politique est tel que celui-ci pourrait faire basculer le choix des urnes. Il n’est pas sûr pour l’instant qu’en cas de victoire de l’opposition un report du contrat puisse être possible. Mais du côté de l’IAF, on se montre inquiet, car un nouveau retard serait une véritable catastrophe pour la modernisation de celle-ci.

 

Photo :Rafale aux couleurs indiennes @ Dassault Aviation

08/08/2018

Entrée en service du JL-10H dans l’aéronavale chinoise !

JL-10_47b.jpg

Chine, le premier régiment d’avion école Hongdu JL-10H est entré en service au sein de la marine chinoise. Une cérémonie a eu lieu au sein de l’Université aéronautique navale de l’Armée populaire de libération, pour fêter l’entrée en service du nouvel appareil.

Selon les premières informations disponibles, 12 appareils JL-10H sont opérationnels au sein de l'université, qui  est située près de la ville de Yantai, dans la province du Shandong, à l'est de la Chine, près de la mer Jaune (également appelée mer de l'Ouest). Le JL-10H, dont les premières images publiques ont été lancées en septembre 2017, viendra compléter les Guizhou Aircraft Corporation (GAC)  JL-9A / JL-9H, mis en service en 2014.

Le JL-10H /L-15

Le JL-10H est la variante navale de l’avion école de formation avancée JL-10A/L-15A. Dérivé de la version destinée à l’Armée de l’air chinoise le L-15A, le L10H est doté notamment d’une crosse d’appontage et d’un train d’atterrissage renforcé.

Le L-15/JL-10reprend les lignes du Yak-130 russe dispose d’une capacité supersonique. Ce choix permet aux élèves pilotes de poursuivre entièrement leur entrainement au combat sur un seul type d'avion avant leurs affectations en unités de front. Présenté pour la première fois en 2004, l’avion effectua son premier vol le 26 mars 2006. Motorisé à l’époque par deux réacteurs ZMKB-Progress DV-2 sans PC (Post-Combustion) d'une puissance de 21.58 kN. Pour réponde aux besoins de l’entrainement avancé, les ingénieurs ont finalement opté pour une remotorisation de l’avion avec le Ivchenko-Progress AI-222K-25F (construit sous licence en Chine) d'une puissance comprise entre 49 et 86 kN  et qui  lui permet d’accélérer jusqu'à Mach 1,6. Pour information, le prix d'un exemplaire du Hongdu L-15 avoisine les 10 millions de dollars, la version navale JL-10 est un peu plus chère.

hongdu jl-10h,l15a,marine chinoise,aéronavale chinoise,blog défense,aviation et défense

Photos :   JL-10H @ Hongdu Aircraft